Pouvez-vous me parler un peu de lui ? "Six VI 6"
Vanitas (lui), Demyx (petit-ami à vie) et Naminé (sœur de cœur) : « Ah, c'est enfin le moment ? On doit parler de « la nuit ». La nuit où tu m'as tué, hein ?
-Tais-toi, abruti.
-J'ai déjà mentionné le Corps de fugue, la dernière fois. Et comme Naminé l'a si bien dit tout à l'heure : non, personne n'a été tué.
-Ouais bah j'ai bien failli !
-Et tu m'as fait super flipper, même ! Nan mais le mec, la nuit, il s'est levé et ça a fait un grand froid dans le lit alors je me suis réveillé. Il est revenu avec plusieurs couteaux dans la main, un grand sourire sur le visage, et les yeux brillant. Une vision de film d'horreur ! Et il s'est mis à me lancer les dessus ! J'aurais jamais cru devoir esquiver des couteaux lancés par mon mec, à même pas deux heures du matin et à peine réveillé. J'aurais pu crever !
-Et tu crois que c'est pourquoi que je me suis barré ?! Ouais, j'ai failli te tuer ! Y'a quand même deux couteaux qui t'ont atteint ! Et pas dans des endroits sans douleur, d'ailleurs ! Je nous ai détruit nos âmes...
-La nuit du grand changement.
-Ouais, le changement. Et t'aurais pu me prévenir, abruti ! Parce qu'après, quand ton mec m'a appelé « ouais, j'suis Demyx, j'peux v'nir ? », bah moi, j'étais paumée !
-Mais calme-toi, Nami ! Et puis, t'es intelligente, t'as compris rapidement, nan ? Surtout que Demyx a bien précisé qui il était.
-Il aurait pu dire « hey, j'suis Myde, mais appelle-moi Demyx », ça aurait été mieux.
-Wow, ça faisait longtemps que j'avais plus entendu mon vrai prénom !
-Bah, six ans, six mois et six jours. Je te rappelle qu'on a choisi de tout dévoiler à cette date exprès pour ces chiffres.
-Oulah, quand tu me dis triple six, je peux pas m'empêcher d'imaginer trois Ienzo à côté de moi... perturbant.
-Euh, mec, j'ai l'impression que tu me trompes avec un mort. Pense pas à lui, s'te plaît.
-Jaloux ?
-Ta jeule.
-Bref, les mecs, vous étiez en train de parler de la mort de Myde.
-Ah ouais, c'est vrai. Bah, j'suis mort quand mon super copain m'a touché avec les couteaux et que, quand il a réalisé ce qu'il a fait, il me les a retirés et s'est caché aux toilettes en n'arrêtant pas de s'excuser. On a considéré que Myde était mort quand Vanitas a arrêter d'essayer de me tuer.
-J'aurais tellement aimé le voir traumatisé dans les toilettes. Ça devait être marrant.
-Pas quand t'as perdu l'usage de ton bras et de ton œil droit. Le sang arrêtait pas de couler, c'était horrible. Le pire moment de ma vie a été quand j'ai dû tout nettoyé... Limite si j'avais pas déjà oublié avoir failli crever pendant la nuit, tellement c'était infâme.
-Tu dis ça comme ça, mais y'a six ans, toi aussi t'arrêtais pas de pleurer. Fais pas genre, hein. T'as aussi perdu ton âme.
-Quand ton mec essaye de te tuer, c'est normal ! Mais quand tu t'es arrêté, je me suis occupé de toi. On aurait dit que tu étais... un croisement entre un phoque vivant et un éléphant mort. T'arrêtais pas de dire « ouin ! Je suis désolé Mydeuh... ouin ! », en prononçant bien toutes les syllabes. Bon, après tu t'es calmé et on a pu avoir une conversation sérieuse.
-T'étais plus Myde, à ce moment-là. T'es plus Myde même maintenant. Myde voyait parfaitement et avait pas un bras qui pendait dans le vide. Du coup, t'es devenu Demyx. Et Myde, c'est le Corps de fugue que t'as enterré sous le saule.
-La prochaine fois que t'essayes de me tuer, tu m'aides à enterrer le faux corps avant de partir. Parce que c'est super lourd, tout seul !
-Au lieu de dire des conneries sur un truc qui ne fait rire que nous, faudrait peut-être expliquer pourquoi tout ça s'est passé. Tu sais, la Volonté des Yeux, tout ça... Ce dont t'a parlé le papillon, quoi.
-Euh, ok. Mais c'est chaud à expliquer. On va dire qu'un démon a pris possession de mon corps et m'a obligé à tuer la personne que j'aimais le plus au monde.
-Ouah, j'aime cette déclaration ! Moi aussi je t'aime, tu sais ?
-Arrêtez de flirter, please...
-Mais en vrai, c'est à peu près ça. Et on peut voir si une personne est possédée en regardant ses yeux. S'ils sont jaunes, oranges, ou d'une teinte similaire, c'est que la personne est possédée. Mais y'en a qui mettent des lentilles. Du coup, trois personnes avec qui j'ai vécu en étaient, mais je l'ai pas su tout de suite.
-Par contre, je sais pas si on nous croira - même si les interviews ne vont pas sortir du cadre de notre cercle d'ami. Parce que, bah, les démons, c'est pas quelque chose de courant. C'est même plutôt inexistant. Fictif.
-Tellement fictif que j'en n'ai pas parlé dans le scénario du film inspiré de ton histoire.
-Je peux savoir exactement en quoi c'est lié à moi, ton film de merde ?
-Bah, le perso principal est un connard. En plus, c'est un rat ! Et personne n'aime les rats !
-Naminé, je te hais.
-Moi aussi je t'aime.
-Mais merde, quoi ! Arrêtez de flirter !
-Tu te fous de ma gueule, Dem' ? Tu faisais pareil tout à l'heure.
-Chut !
-Taisez-vous, les filles.
-Mais. On. T'emmerde !
-Bon, raconte des détails de ton voyage qu'on connaît pas.
-Avant de vraiment partir de la ville, je suis allé sur la falaise.
-Encore un endroit où j'ai failli crever... C'est pas safe de vivre avec toi...
-Tais-toi, laisse-moi parler. Donc, la falaise, l'endroit où je suis allé avec Roxas et Ventus, puis où j'ai emmené Demyx : le plus bel endroit de notre ville.
-Je me sens super exclue, là. Je suis la seule à vivre autre part, en fait !
-En fait, la falaise est trop personnelle, je veux pas en parler. Donc, en partant -à pieds, pour ceux qui veulent savoir- en allant toujours plus à l'ouest j'ai croisé Ephemer, el papillon, et il m'a parlé de ceux qui avaient la même malédiction que moi. J'étais content de savoir que j'étais pas le seul à avoir une vie de merde. Dans la même forêt, j'ai croisé des tarés des fleurs : un mélange chelou entre « il faut absolument protéger les fleurs » et « uah ! J'adore le gigot de fleurs ! ». Pas logique, les gens. J'ai fuis le plus vite possible et un peu plus loin, toujours dans la même forêt -parce qu'elle est immense et quand t'entre dedans, t'as peur de jamais ressortir- j'ai vu un maison bien flippante comme dans les contes où les enfants se font bouffer par tout et n'importe quoi. Mais comme j'suis pas un gosse, je me suis dit que c'était sans danger pour moi. Je suis tout de suite ressorti quand j'ai vu le dessin d'un œil dans un bocal et -encore- des fleurs de partout. Je connais déjà assez de gens chelous pour vouloir en rencontrer d'autres. En fait, il s'est passé vraiment beaucoup de choses dans la forêt, quand j'y pense... j'y suis resté pendant deux ans, quand même. Brrr... y'a des trucs dont je veux absolument pas me souvenir. Bref, on s'en fout du reste, on passe directement à Aqua et son magnifique enfant appelé Xehanort. Ou sexy-boy, si on veut. Ce mec était aussi génial qu'horrible. Enfin, c'était pas de sa faute, hein, mais on pouvait pas coucher ensemble sans que je me mette à vomir. C'est à cause de Demyx, ça ! Je me sentais vraiment comme le pire des connards -je le suis déjà, mais pas avec Demyx- alors que je lui avait déjà fait assez de mal comme ça. « Hé, Dem', j'ai couché avec Xehanort, c'était vraiment trop bien. Sinon ton bras, ça va ? Ah, tu peux plus le bouger ? Dommage ! ». Le retrouver dans ces conditions, ça l'aurait vraiment pas fait, c'est pour ça que j'ai tant de fois côtoyé leurs toilettes.
-Au moins tu respectais ta condition de salopard.
-Je t'emmerde. Je me sentais un peu gêné envers Xehanort et sa mère qui comprenaient rien, mais je pouvais pas leur raconter. Et ils voulaient pas savoir, d'toute façon. Mais si on oublie ce détail plutôt dégueulasse, c'était génial de coucher avec lui, je conseille. Même si Demyx est le best !
-J'ai dit la même chose tout à l'heure, c'est pas bien de copier les autres !
-J'étais aux toilettes pendant que tu faisais ton interview, je savais pas que t'en avais déjà parlé !
-M'en fous, t'es quand même un copieur.
-Les mecs, si vous continuez d'être chiants comme ça, je vais me servir de vous comme modèles pour des toiles illustrant la torture des temps modernes. Et croyez moi, vous allez pas apprécier.
-Oui patron !
-C'était bien de vivre avec eux, loin du monde, de disparaître de la circulation. Ne rien faire de ses journées, c'était vraiment cool. Sauf au début où j'étais en pleine pénitence. Enfin, le début à duré trois ans... plus les deux années dans la forêt... En fait, j'ai à peine passé un an dans un bon mood. Mais j'aimerais bien y retourner. Pas tout de suite, par contre, mes parents péteraient un câble. Six ans de disparition, c'était tranquille. Le plus dur, c'est le retour. »
L'histoire continue pour une partie 2 dans "Que je vous parle de moi" et une partie 3 dans "Juste, parlons d'eux" !
Merci d'avoir lu la première partie !
