Auteur.e : ChairmanChurch – fanfiction écrite en langue anglaise, publiée sur AO3 – archiveofourown (point) org (/) users (/) chairmanchurch
Traduction française, avec l'accord de l'auteur.e : Sloe Balm
Bêta-lecture française : Ptit Bou alias Trotop – plein de mercis !
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The epitome of weirdness
(L'incarnation de la bizarrerie)
by ChairmanChurch
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Chapitre 3
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C'était son dix-huitième anniversaire et ils pensaient – principalement Freddy – qu'il était temps pour eux d'annoncer qu'ils étaient ensemble à leur famille. Billy aurait voulu repousser encore la chose, mais Freddy avait insisté. Et Billy ne pouvait jamais lui dire non.
« On ne devrait pas faire ça aujourd'hui. » avait dit Billy.
« Si, il faut. » avait répondu Freddy. « C'est clairement aujourd'hui qu'il faut le faire. »
Le fait était qu'ils s'étaient préparés pour ce moment pendant des mois, voire des années, quasiment dès qu'ils étaient devenus secrètement un couple. Le slogan « pas de secret dans la famille Vazquez » commençait à travailler Billy depuis un certain temps déjà. Et Freddy n'arrêtait pas de lui répéter « Je ne peux pas garder un secret plus d'une dizaine de jours », et « Enfin, sauf la somme d'argent que j'ai dépensé pour ma collection de trucs de super-héros. », puis « Mais je me suis fait pas mal de thunes avec les vidéos de toi survivant à plusieurs coups de feu. », et « Mais je ne peux pas leur dire que je me fais de l'argent grâce à toi. », puis encore « Bref, je leur dirai que tu es mon petit ami, ce serait quand même plus approprié que de dire que je me fais de l'argent sur toi… non ? ». Et en voyant la mine perplexe de Billy, il avait dit « Haha. J'rigole. Pas de secret dans la famille. » et il chuchota « et vraiment, j'ai juste envie de pouvoir te tenir la main n'importe quand. »
Et comment Billy pouvait-il ne pas le suivre dans son idée après ça ?
La chose était qu'il n'y arriverait pas. Donc ils écrivirent des scripts sur ce qu'ils devaient dire ou non, ce qui était l'idée de Freddy. Enfin de compte, le script final comptait deux pages et demie. Freddy avait décidé qu'ils ne devaient pas être trop directs au cas où leur famille serait trop submergée et sous le choc. Billy avait dit qu'il ne pourrait jamais se rappeler de tout, et Freddy eu pitié et avait réduit le script à seulement deux pages.
Le script était prêt. Maintenant, ils devaient discuter de la date et du lieu. Le faire durant une des soirées Netflix pouvait être une bonne idée, mais Freddy n'aimait pas l'idée de les interrompre durant un film ou une série. Au petit déjeuner alors ? Suggéra gentiment Billy, mais Freddy le fit taire et lui dit qu'il ne voulait pas qu'ils commencent tous la journée de manière horrible. Le déjeuner n'était pas envisageable puisqu'ils étaient tous soit à l'école soit au travail. Le dîner était l'heure des échanges et des débats, alors c'était fixé.
Et Billy avait tellement attendu ce dîner qu'il était à deux doigts de penser que Freddy, lui, ne serait jamais prêt. Jusqu'à ce que son petit ami annonce un beau jour qu'aujourd'hui était le jour J.
« À mon anniversaire ? » demanda Billy, incrédule.
« Ouep. »
« Pourquoi ? » demanda Billy. Et à cela, Freddy haussa un sourcil comme s'il était le mec le plus stupide qu'il n'y ait jamais eu sur Terre.
« C'est le premier avril, mec. » dit Freddy de façon détachée. « C'est le jour des poissons d'avril. Tout le monde fait des blagues. Si ça tourne au vinaigre, on n'aura qu'à dire qu'on rigolait. »
« Oh. » dit Billy, un peu déçu. Il pensait que pour Freddy, le sujet – cette histoire de coming-out - était plus sérieux. « Ce plan m'a l'air parfait. » mentit-il, parce que Freddy avait l'air tellement heureux et rayonnant - un sentiment qu'il ne partageait pas.
Il se traîna jusqu'au lit superposé et enfouit son visage dans l'oreiller en poussant un soupir.
Est-ce que ma vie sera toujours comme ça ? Une blague ? Ah ouais, la date de mon anniversaire veut tout dire.
Et oui, son anniversaire était le premier avril et ça pouvait faire rire. Quand Eugene avait trouvé cette info grâce à une de ses recherches, ils avaient tous éclatés de rire. Cela avait été drôle sur le coup. Maintenant ? Plus tellement.
« Billy, tu ne vas pas au lycée ? » Entendit-il Freddy demander à côté de son lit. Il était devenu beaucoup plus grand ces derniers temps. Il ne faisait que quelques centimètres de moins que Billy et pouvait facilement se pencher sur le lit du haut et murmurer à ses oreilles comme il le faisait maintenant. « Tout va bien ? »
« Juste un peu fatigué. La ronde d'hier soir m'a un peu claqué. » mentit-il à nouveau. Leur patrouille d'hier soir avait été fun, un des voleurs avait même fait dans son pantalon et Billy et Freddy avaient ensuite eut des tacos gratuits de la part du propriétaire du restaurant - bien qu'ils avaient détruits quelques pots de fleurs durant le sauvetage.
« Mec, c'est ton anniversaire, mais ça ne veut pas dire que tu as le droit de sécher. » dit Freddy, ébouriffant ses cheveux. « Mais bon, étant le meilleur petit ami du monde je vais dire à maman que tu as attrapé mal. »
Puis Freddy partit, laissant un Billy boudeur allongé sur le lit.
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Billy passa sa journée à essayer d'apprendre par cœur les deux pages de script de Freddy. Il n'arrivait pas à se souvenir de tout, alors il écrivit quelques lignes, bon OK, beaucoup de lignes sur ses paumes de main, en tout petit. Tellement petit, qu'il n'était pas sûr d'arriver à se relire sans que cela ne se voit.
Quand l'heure du dîner arriva enfin, Rosa l'appela à travers la porte, disant qu'ils avaient organisé une fête pour son anniversaire. Billy se sentait au bout du rouleau et faillit lui dire qu'il ne voulait pas venir, mais elle avait l'air si enthousiaste. Billy ne voulait pas paraître rabat-joie, alors il sortit de son lit et revêtit un – faux - sourire des plus enjoués.
« Tout le monde empile sa main. » dit Freddy alors qu'ils étaient tous installés autour de la table à manger.
Ils rigolèrent tous, même Pedro laissa échapper un sourire.
« Merci pour cette famille. Merci pour cette journée. Et merci pour faire de l'anniversaire de Billy le jour le plus drôle qui soit, littéralement. »
Malgré sa mauvaise humeur, Billy laissa échapper un rire franc, qui mourut immédiatement dans sa bouche lorsque Freddy continua.
« Maintenant, notre star du jour à quelque chose à dire. » dit Freddy en lui faisant un clin d'œil.
Tous les regards étaient maintenant tournés vers Billy. Il déglutit et baissa les yeux, regardant ses paumes de mains. Après s'être sentit ridicule pendant un instant, il serra les poings et releva le visage pour pouvoir regarder chacun des membres de sa famille dans les yeux. Il se sentit un peu perturbé mais lorsque son regard se posa sur Freddy qui le regardait avec des yeux brillants, cela l'apaisa.
« Bon, alors voila, j'aime Freddy. » balança-t-il comme une bombe, sentant son visage rougir.
Tout le monde le regardait attentivement, même Freddy qui ne savait pas non plus que ce que Billy allait dire ensuite. Tout le monde, sauf Darla, dont les sourcils étaient froncés, elle avait l'air si perdue qu'une pensée horrible le frappa. Pourquoi n'y avait-il pas pensé avant ? Darla était peut-être trop petite pour entendre que Freddy et lui étaient ensemble. Peut-être qu'elle s'était rendu compte que leur relation était plus que celle de simples amis ? Peut-être aussi que depuis ces dernières années, elle les voyait vraiment comme de simples frères. Pendant un moment, Billy fut effrayé qu'elle puisse penser que tout cela était mal. Il essaya de trouver les bons mots pour expliquer cela.
« Je l'aime comme un ami, comme un membre de ma famille et aussi comme quelque chose d'autre. Comme… comme... » Il bégaya. Une boule s'était formée dans sa gorge. Et puis Rosa et Victor lui sourirent et il sut. « De la manière dont Victor et Rosa s'aiment. »
Darla laissa échapper un « Ah. » signifiant qu'elle avait enfin tout compris. Victor lui sourit et lui tapota l'épaule comme s'il avait fait la chose la plus héroïque qui soit. Rosa avait fait le tour de la table pour venir le serrer dans ses bras fortement, une étincelle dans les yeux qui exprimait à quel point elle était la mère la plus fière du monde. Eugene hocha simplement la tête de façon répétée. Il avait l'air satisfait, probablement que cette révélation validait une de ses théories. Ils prirent tous très bien la nouvelle, plus qu'ils ne l'auraient d'ailleurs espérés.
Et Freddy baissa la tête et sourit timidement à la nappe. Il avait l'air d'être l'adolescent le plus heureux du monde. Billy sentit son cœur fondre dans sa poitrine.
« Tout le monde tend la main à nouveau. » annonça Victor. Et ils empilèrent rapidement leurs mains tendues les unes sur les autres.
« Merci d'avoir fait en sorte que Billy soit prêt et nous fasse suffisamment confiance pour se confier ainsi. Désolé qu'il doive dormir à côté d'un ronfleur pour le reste de sa vie. »
« Hé. » dit Freddy, boudeur, alors que le reste de la famille plaignait Billy, acquiesçant en signe de compassion.
Après cela, ils mangèrent entre rires et bonne humeur, comme ils le faisaient toujours. Rien n'était différent. Ils ne regardèrent pas Billy comme un étranger, mais toujours avec le même regard qu'ils lui portaient depuis ces trois dernières années. Et Billy fut infiniment reconnaissant pour cela.
Tout au long du repas, Freddy appuya le bout de son pied contre celui de Billy, et ils échangèrent des sourires radieux. Ils pouvaient se regarder aussi longtemps qu'ils le voulaient maintenant et c'était comme pouvoir enfin respirer après en avoir été empêché pendant trop longtemps.
Pourtant, quand ils arrivèrent à l'heure du dessert et du gâteau d'anniversaire, le sourire de Freddy fut remplacé par une grimace. Billy ne comprit pas pourquoi étant donné que Freddy avait toujours adoré le sucré.
Une fois que Billy fit un vœu et souffla les bougies, tout le monde lui chanta un joyeux anniversaire. Quand la chanson fut terminée, ils éclatèrent tous de rire, si fort que Billy sursauta.
« On t'avait bien dit que Billy ne suivrait jamais un script pareil. » gloussa Eugene.
Avant que Billy ne puisse enregistrer ce qu'il se passait, son téléphone sonna et il vit le numéro de Mary s'afficher.
« Joyeux anniversaire Billy. Je suis tellement désolée de ne pas pouvoir être avec vous, mais avec les examens en ce moment, c'est un peu la folie. Je te souhaite la meilleure des années, à toi et ton petit ami maintenant officiel. Il est parfois pénible mais je te promets qu'il en vaut le coup. »
« Tu sais ? » demanda Billy incrédule.
« Bien sûr. » rigola Mary à travers le combiné. « Freddy nous avait tout dit juste après que l'on soit allés à la piscine, il y a de ça deux ans. Il paniquait tellement, et je te jure qu'il avait l'air au bord des larmes. En fait, il est vraiment pas très doué pour garder des secrets et cacher ses émotions tu vois. Bref, je suis heureuse que vous nous ayez enfin dit cela. Pas de secrets dans la famille, pas vrai ? Oh, et est-ce que tu as utilisé le script ? »
L'esprit de Billy partait dans tous les sens. La seule chose qu'il arriva à murmurer fut un faible « non ».
« Incroyable, à bientôt. » dit Mary avant de raccrocher. Son rire résonnait encore dans les oreilles de Billy.
Ce n'est que lorsque Freddy le regarda d'un air accusateur et sortit son portefeuille Shazam pour en sortir vingt balles et les donner aux autres que Billy comprit ce qu'il se passait.
« Je n'arrive pas à le croire. Je n'arrive vraiment pas à le croire. » grommela Billy. Les sourires se fanèrent sur les visages de chacun et ils regardèrent Billy avec inquiétude.
« Hé Billy, on ne voulait pas te faire de peine. » Rosa posa sa main sur son épaule d'un geste d'excuse. « C'est juste que Freddy était si confiant avec son plan, il n'arrêtait pas de dire que tu faisais tout ce qu'il te demandait, même si c'était stupide, comme cette fois où il avait dit à des criminels de te tirer sur le visage. Donc on a fait un pari, ce qui était aussi son idée. »
Les yeux de Billy se brouillèrent. Il passa son avant-bras sur ses yeux pour essuyer quelques larmes.
« Oh mon chéri, nous sommes vraiment désolés. » Rosa le tira de nouveau dans ses bras, lui caressant les cheveux.
Cette famille était ridicule, amusante et attentionnée. Et Billy l'aimait vraiment.
« Je n'arrive pas à croire que vous ne m'avez pas laissé prendre part aux paris. » déclara Billy, en larmes. Pour la première fois de sa vie, il pleurait des larmes de joie.
Billy se rendit compte que Pedro n'avait pas dit un mot, ce qui n'était pas extraordinaire en soi, mais il n'arrêtait pas de sourire.
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Après avoir lavé la vaisselle ensemble, Freddy et lui montèrent les escaliers au pas de course.
« Freeman, je vais te botter le cul. » souffla Billy en pourchassant Freddy. « Comment tu as osé me faire ça ? »
Freddy se contenta de rire et donna une petite claque sur ses propres fesses pour se moquer de Billy.
Au moment même où ils entrèrent dans la chambre, Billy plaqua Freddy contre la porte, ses deux mains de chaque côté de sa tête. Freddy était essoufflé et riait encore doucement.
« Je vais te punir pour toute cette histoire catastrophique de coming-out. » Billy se pencha jusqu'à ce que leurs nez se touchent presque.
« Espèce de pervers. » Freddy sourit et avança son visage jusqu'à ce que sa bouche effleure la commissure des lèvres de Billy. Et il passa sa langue douce et chaude sur sa lèvre inférieure.
Le souffle de Billy se saccada. Il essaya de ne pas paraître affecté par ce petit démon séducteur, mais il ne pouvait ignorer la vague de chaleur qui submergea tout son corps, spécifiquement une partie située plus bas. Et le fait que Freddy ait commencé à embrasser le cou de Billy et à poser ses mains sur ses hanches n'aidèrent en rien. Alors Billy agrippa les cheveux de Freddy et les tira en arrière pour libérer sa gorge. Il s'attaqua aux clavicules du garçon, espérant ne pas lui faire trop mal tant il contenait mal sa fougue. Et leurs bouches s'écrasèrent encore l'une contre l'autre.
Freddy avait la saveur du gâteau au chocolat, sucré avec une pointe d'amertume. Il grogna doucement lorsque Billy glissa ses mains sous sa chemise pour effleurer sa peau avec ses doigts. Le châtain passa sa main dans le creux de son dos et la fit courir le long de sa taille. Il joua un instant avec le bord de son jean avant de l'empoigner et de le baisser pour saisir les fesses de Freddy.
Les genoux de Freddy cédèrent et il se laissa tomber sur le sol, ses lèvres toujours contre celles de Billy et ses mains tirant ses cheveux. Au sol, ils se pressèrent l'un contre l'autre, écrasant leurs érections avec ferveur.
Le sexe de Billy s'appuyait douloureusement derrière la fermeture éclair de son pantalon. Il avait trop chaud et se sentait trop serré dans son T-shirt. Il y avait définitivement trop de tissu entre eux. Ils stoppèrent le baiser pour enlever rapidement leurs vêtements qu'ils jetèrent sur le sol sans plus de cérémonie.
Quand ils furent tous les deux nus, ils se jetèrent l'un sur l'autre avec passion, comme des insectes attirés par la lumière, excités et aveugles. Freddy enroula ses jambes autour de la taille de Billy pour que leurs hanches se rejoignent, son dos était magnifiquement cambré.
S'ils continuaient comme ça, ce serait fini bien trop tôt. Malgré son désir de se soulager, Billy s'éloigna suffisamment pour pouvoir s'abaisser et embrasser le torse de Freddy. Il lécha tendrement un de ses mamelons puis l'effleura avec ses dents, faisant gémir Freddy tandis que sa main caressait l'autre bouton de chair. Freddy était très sensible à cet endroit. En fait, Billy avait déjà exploré de nombreuses parties du corps de Freddy, et à vrai dire, le garçon était sensible… partout.
« S'il te plaît. » exhorta Freddy quand la stimulation sur son torse devint trop intense. Il tendit la main pour saisir son sexe qui perlait déjà pour en soulager un peu la pression.
Billy donna un dernier coup de langue sur le mamelon dur avant de se baisser pour lécher le nombril de Freddy, ses mains glissant jusqu'à son cou, puis sur son torse et ses côtes. Il touchait chaque centimètre de peau qu'il pouvait avoir.
Freddy poussa un soupir de frustration et baissa la tête, indiquant l'endroit où il avait vraiment envie qu'il soit. Billy rit. Normalement, Freddy était très patient, supportant toutes ses taquineries, mais pas aujourd'hui. En cet instant, son regard était suppliant.
Billy donna un coup de nez contre le membre de Freddy, respirant son odeur. Aujourd'hui, c'était l'odeur de la terre durant les jours de pluie, des forêts, des herbes et des fleurs sauvages. Billy huma l'odeur pour la mémoriser. Et il en voulait encore plus, plus de Freddy, alors il écarta les jambes du garçon, les relevant jusqu'à voir l'entrée rose, humide et tressautante.
Il n'avait jamais fait cela auparavant, alors tout ce que Billy espérait, c'était que Freddy ne lui donne pas un coup de pied au visage s'il l'embrassait là. Ce à quoi il ne s'attendait pas, c'était que Freddy gémisse bruyamment lorsqu'il lécha le sillon. D'habitude, Freddy était si silencieux durant leurs rapports sexuels.
Encouragé, Billy suçota le bord de l'anus alors que sa langue commençait à essayer de passer l'anneau de chair. Freddy était tellement tendu qu'il n'y avait aucun moyen de le pénétrer, alors il posa une main sur son nombril et caressa doucement la peau. Freddy se détendit suffisamment pour que Billy puisse plonger sa langue à l'intérieur de lui, puis il commença à la faire tourner doucement sur la peau, puis à l'intérieur. Le parfum et le goût de Freddy le rendirent ivre.
Billy continua à lécher le trou jusqu'à ce qu'il soit recouvert de salive. Il enfonça deux doigts à l'intérieur de Freddy alors que sa langue continuait de s'affairer, rendant le tout érotiquement sauvage. Freddy se perdait dans le désir. Ses mains agrippées aux cheveux de Billy, il appuya davantage pour rapprocher le visage de Billy plus prêt, jusqu'à ce que son nez ne se presse contre la profondeur de son intimité. Billy réalisa qu'il aimait ce Freddy impatient et avide autant qu'il aimait celui calme et endurant.
Il entra et sortit sa langue et ses doigts à plusieurs reprises, pénétrant et sortant hors de lui, jusqu'à ce qu'il trouve cet endroit qui fit éjaculer Freddy en de longs spasmes. Son sperme jaillit et se répandit sur son propre estomac et sur une des mains de Billy.
Billy s'assit pour admirer son travail. Freddy était sens dessus dessous, et il était magnifique. Billy se pencha pour l'embrasser à nouveau à cet endroit magique, utilisant sa langue, ses lèvres, ses dents jusqu'à ce que Freddy soit dur à nouveau. Il lécha les gouttes qui perlaient sur le gland et qui étaient répandues sur son ventre, puis amena ses doigts à nouveau vers son entrée. Une fois à l'intérieur, il fit quelques mouvements d'ondulation et de ciseaux, ouvrant Freddy facilement jusqu'à ce que ce dernier ne se torde d'impatience.
Quand Billy se retira, Freddy grogna. Son trou se resserra, désireux d'aspirer les doigts à nouveau. Mais Billy se rattrapa rapidement. D'une main, il saisit un des genoux de Freddy, puis avec l'autre il guida son sexe jusqu'à l'entrée offerte. Lorsque le gland gonflé pénétra doucement l'anneau de chair serré, Freddy poussa un soupir de contentement et tira Billy plus près de lui, plus profondément, positionnant sa jambe libre autour de ses fesses. Sachant que son petit-ami était prêt et impatient, Billy s'enfonça jusqu'à la garde, jusqu'à ce que ses testicules ne se pressent contre les fesses de Freddy.
Il commença à bouger avec un rythme assez lent, alors qu'ils continuaient de s'embrasser et de se mordre les lèvres. Freddy l'effleura du bout des doigts, ses mains descendirent jusqu'à caresser les fesses de Billy. Puis il les remonta pour agripper les épaules de Billy lorsque celui-ci accéléra le rythme. La chambre fût bientôt remplie par le bruit des halètements et des claquements des membres qui s'entrechoquaient.
« Je vais bientôt venir. » grogna Billy dans la nuque de Freddy alors que ses hanches faiblissaient.
Freddy encercla ses bras autour de Billy, le serra fort contre lui et murmura à son oreille. « Est-ce que je peux te chevaucher ? »
Billy gémit, parce que Freddy était bien trop sexy et innocent à la fois. Il venait juste de lui demander s'il pouvait le chevaucher. N'était-ce pas juste trop adorable ? Il pouvait lui faire ce qu'il voulait, vraiment.
Ils basculèrent, Billy toujours enfoncé à l'intérieur de Freddy, et ce dernier se mit à bouger immédiatement. Ses muscles tendus, ses cheveux bouclés, absolument tout chez le garçon faisait tourner la tête à Billy. Ce dernier l'aida en agrippant ses hanches fermement, le guidant pendant qu'il se soulevait et s'abaissait pour s'empaler sur son membre. Il rebondissait presque contre lui dans un bruit indécent.
« Freddy, je - »
Ses mots s'étouffèrent dans sa gorge quand Freddy fit pivoter ses hanches, contractant les muscles de son anus comme s'il voulait que le sexe de Billy ne sorte jamais de lui. Billy essaya de retarder son orgasme mais à la vue de Freddy, les lèvres légèrement entrouvertes, une teinte rosée sur le visage et le torse, les yeux plein de désirs et le sexe rebondissant, se frappant encore et encore sur son ventre de manière provocante, Billy se perdit.
Il vint en plusieurs spasmes saccadés. Il serrait si fort les hanches de Freddy, essayant de le maintenir alors qu'il éjaculait profondément en lui, qu'il lui laisserait peut-être des bleus. Freddy caressa, malaxa le torse de Billy pour garder l'équilibre alors qu'il serrait les fesses douloureusement, retenant le sperme en lui jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien à prendre.
Freddy était toujours dur, alors quand Billy eu assez d'air dans les poumons après cet orgasme hallucinant, il attrapa les fesses de Freddy et le tira vers lui pour le faire remonter et asseoir sur son torse. Billy mit le sexe chaud de Freddy dans sa bouche et l'avala, le suçant avec vigueur. Il se moquait bien de savoir si cela paraissait négligé et un peu chaotique, il voulait juste faire du bien à Freddy. Et peut-être que cela lui faisait vraiment du bien parce qu'il faillit basculer, le souffle coupé, se retenant sur le rebord du lit à quelques centimètres de là. Billy lécha la peau lisse du sexe, passa sa langue sous le prépuce et suçota le gland avant de l'engloutir à nouveau jusqu'à la base. Sa langue suivait le rythme de la succion, ses joues se creusaient doucement durant les va-et-vient.
Quand il enfonça à nouveau deux doigts à l'intérieur de Freddy, ce dernier haleta, ses yeux étaient fermés et sa bouche ouverte. Il tenait maintenant la tête de Billy entre ses mains, effectuant ses mouvements de hanches, glissant dans sa bouche d'abord, puis s'enfonçant sur ses doigts ensuite. Billy, la bouche pleine, étouffa un gémissement de plaisir pour l'encourager alors que Freddy lui baisait littéralement la bouche.
Freddy éjacula dans un cri silencieux, son corps se tortillant en plusieurs spasmes. Billy avala chaque giclée et cela le rendit ivre de plaisir, ivre de Freddy.
Comblés, ils s'allongèrent sur le sol, essayant de reprendre leur souffle. Quelques instants plus tard, ils utilisèrent leurs vêtements laissés sur le sol pour se nettoyer et se hissèrent jusqu'au lit pour s'endormir aussitôt. Billy était contre Freddy, son torse pressé contre son dos et il avait posé sa main autour de lui, l'encerclant doucement.
Cette année sera merveilleuse.
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Et ce le fut.
Ils passèrent les vacances d'été en Amazonie. Il y avait trop de moustiques mais c'était fun et cela valait le coup de quelques piqûres.
Peu de temps après, Billy et Freddy entrèrent à la fac. Ils n'étaient pas à la même université mais leurs campus n'étaient seulement qu'à une heure et demie de distance. Billy avait dit que cela ne lui prendrait que quelques minutes pour le rejoindre en volant. Mais Freddy désapprouvait totalement cette idée, disant qu'ils ne devaient pas risquer de dévoiler son identité. Alors ils se voyaient durant les week-ends, quand aucun d'eux ne travaillait ou n'avait cours, et ils profitaient d'autant plus de ces moments. La plupart du temps, ils faisaient des rondes comme au bon vieux temps, ou faisaient l'amour sur le canapé, sur le sol, contre une porte, sur le bureau de la chambre universitaire, sur le lit superposé de Billy ou sur celui de Freddy. En réalité, cela n'avait pas d'importance, tant qu'ils ne se blessaient pas dans leurs ébats. Les jours de beau temps, ils allaient faire de la randonnée. Et si la jambe de Freddy ne tenait pas la cadence, Billy se transformait juste en Shazam et le portait telle une mariée - ce qui était un peu embarrassant mais heureusement personne n'était là pour les juger. Et l'un des moments les plus géniaux fut quand ils rencontrèrent leurs amis respectifs et se présentèrent comme petits amis respectifs. Et cela leur faisait tellement du bien de pouvoir être eux-mêmes.
Quand ils rentrèrent chez eux pour Noël, Darla avait grandi de plusieurs centimètres et avait commencé à mettre du rouge à lèvres, Eugene avait laissé pousser ses cheveux et les attachait en queue de cheval, Mary avait amené avec elle son petit ami, et Pedro aussi avait amené le sien. Et leur famille allait devenir encore plus grande, parce que Rosa et Victor allaient avoir un bébé. Sensationnel.
Freddy venait de quitter la maison pour quelques mois mais tout allait pour le mieux, alors il n'avait aucune raison de se plaindre. La chose qui restait constamment stable dans sa vie était le regard que posait Billy sur lui. Les yeux de Billy pétillèrent quand Freddy s'étonna de tous les changements qu'il y avait eu dans la maison en son absence. Il y avait même un chat maintenant. Évidemment, Billy connaissait toutes ces nouveautés, mais il aimait écouter Freddy parler, s'extasier face à tout cela.
La veille du Nouvel an, Billy reçu un appel de sa mère. C'était un coup de fil assez silencieux, Billy se contenta principalement de hocher la tête, d'acquiescer par quelques mots et de souhaiter également une bonne année. Quand il raccrocha, il se tourna vers Freddy, les yeux pleins de larmes. Freddy le prit dans ses bras et il pleura dans le creux de son cou. La mère de Billy avait divorcé et leur avait demandé s'ils pouvaient garder contact. Elle avait même dit « Bonne année mon fils », quand Billy avait raccroché.
Il y eut beaucoup d'autres choses qui arrivèrent cette année-là, et bonnes ou mauvaises, Freddy était toujours là, avec lui. Et il le serait toujours.
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Fin
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