Résumé de l'épisode précédent et prologue de celui-ci

Deux semaines plus tôt, Adrien cherchait le moyen de passer du temps avec Ladybug afin de lui parler de ses sentiments envers elle. Il avait inventé un prétexte pour qu'elle passe la nuit dans sa chambre. Ils avaient longuement parlé et elle lui avait laissé entendre qu'elle l'aimait (peut-être). De son côté, il lui avait déclaré toute sa flamme.

Quelques jours plus tard, lors d'un voyage scolaire, Adrien avait dû utiliser les pouvoirs de ChatNoir pour les garder en vie Ladybug et lui. Ils avaient ensuite décidé d'être un couple.

Adrien avait peut-être inventé l'histoire d'une présence dans sa chambre pour justifier sa demande à Ladybug de passer la nuit à le protéger mais il avait vu juste : son père s'était déjà glissé dans sa chambre pour l'observer pendant son sommeil et surtout pour observer encore une fois sa bague.

Une nuit, il décida d'aller la prendre. Était-ce vraiment le miraculous du ChatNoir? Si c'était le cas, il ne lui resterait plus alors qu'à mettre en place son plan pour prendre celui de Ladybug.

Alors qu'il se penchait sur son fils, il remarqua l'héroïne qui dormait à moitié, assise sur le canapé tout près. Sortant de la chambre, il se promit d'être plus prudent à sa prochaine tentative. Son plan tomberait à l'eau s'il était repéré. Et en même temps, le rapprochement entre son fils et son ennemie pourrait lui être profitable. Un meilleur plan pour capturer les deux miraculous se présentait à lui.

Voilà une semaine que Marinette et Adrien connaissaient leur double vie respective, une semaine qu'ils s'affichaient ouvertement ensemble au collège et donc une semaine que Chloé avait la pire des mauvaises humeurs. Et cela les avaient gardés bien occupés. Entre les trois nouveaux akumas qu'elle avait provoqués et toutes les émotions négatives qu'il avait fallu calmer pour en éviter d'autre.

Ils avaient tout de même eu le temps de passer une heure à parler dans la chambre de Marinette, de profiter d'une très longue soirée à discuter au téléphone et la veille, Adrien avait invité Marinette au parc d'attraction.

En public, Adrien était simplement amical, tendre et attentif pour elle, mais lorsqu'ils étaient seuls, il était plus détendu. Il riait plus et la touchait plus aussi. Un jour, il avait lâché sa main lorsqu'il avait remarqué que Chloé les observait. Elle s'était d'abord demandé si Adrien avait honte d'elle mais comme il ne se gênait pas pour faire comprendre à tous qu'ils étaient ensemble, elle en avait conclu que c'était les manifestations publiques de tendresse qui le gênait. Il était tout de même jaloux comme un chat!

De son côté, Marinette était encore très indécise sur la façon dont elle devait se conduire avec lui et devant lui. Elle avait réussi à vaincre sa timidité en présence d'Adrien mais face à ChatNoir, elle était désemparée. Elle ne savait jamais quoi dire et elle avait souvent envie de le toucher sans osé amorcer son geste.

Lorsqu'Adrien était ChatNoir, il flirtait toujours autant avec elle. Il lui avait même volé quelques baisers timides. Mais elle ne savait plus comment lui répondre.

La situation avec Chloé se dégradant et ajoutant à sa nervosité déjà présente, Marinette était de plus en plus confuse. Demandant la permission à Tikki d'utiliser ses pouvoirs à des fins personnelles, elle sortie se promener sur les toits de Paris.

Elle s'élança de monuments en monuments pendant quelques précieuses minutes où elle put respirer et se vider la tête. Puis sa communication avec ChatNoir résonna :

«Dis donc, Buginette, où cours-tu à cette vitesse furieuse? Je n'arrive même pas à te rattraper!» lui demanda son partenaire en guise de salutation.

«Ha!Ha! D'accord, je t'attends.» lui répondit Ladybug.

«J'allais te voir chez toi et je t'ai vu sortir.» s'expliqua-t-il en arrivant près d'elle. Ils s'assirent sur le balcon d'une tour de bureau vide.

«Oui, je suis un peu dépassée par tout ça» admit-elle.

«Tu veux dire nous?» demanda ChatNoir en se tournant franchement vers elle.

«Oui, mais je veux dire nous et notre double vie. Je parle des relations de moi, Marinette et moi, Ladybug avec toi, Adrien et toi, ChatNoir. Et ça c'est sans parler de Chloé!»

«Hahaha! Oui, c'est vrai qu'elle te fait passer de mauvais moments c'est temps-ci. Je vais essayer de mieux te protéger d'elle.» promit-il chevaleresque «Sinon, euh, dis-moi ma Lady, tu viens de prononcer le nom de ChatNoir et ton visage à fait la grimace…»

Ladybug resta silencieuse un long moment. En contemplant le masque de ChatNoir, elle essayait de voir Adrien derrière le masque et comme d'habitude elle y réussit trop bien.

«Quand je te regarde, soit, je vois Adrien déguisé en ChatNoir ou bien ChatNoir déguisé en Adrien lorsqu'on est en classe. Je ne réalise pas encore que vous soyez une seule et même personne. Je pense…qu'il me faut du temps…pour envisager…pour comprendre comment me comporter avec ChatNoir. C'est simplement que ce n'est plus aussi naturel qu'avant. Tu vois, c'était devenu un réflexe de repousser les avances de ChatNoir, peu importe ce que j'en pensais et aujourd'hui ce réflexe est une mauvaise habitude. J'aime vraiment beaucoup ChatNoir mais je n'avais simplement jamais envisagé d'être en couple avec lui.»

«Tu sais» dit ChatNoir avec tous les tics de langage d'Adrien «Il y a longtemps que je suis amoureux de toi, Ladybug, j'ai attendu les moments où je pourrais te voir sous mes traits de ChatNoir et ensuite mes rêves devenaient réalité alors c'est facile pour moi de vivre ce grand rêve de finalement tenir ma Lady dans mes bras.»

«C'est aussi ce que j'ai vécu par rapport à Adrien », dit Ladybug, toute rouge, «J'ai souvent rêvé d'un avenir avec toi.» Plus nerveuse, elle demanda ensuite: « Et tu ne te sens pas coincé d'être le petit ami de Marinette? Tu aurais peut-être préféré que je sois quelqu'un d'autre. Est-ce que tu as été déçu en apprenant qui j'étais derrière mon masque?»

«Tu veux dire, est-ce que j'ai été déçu en apprenant que la fille que j'aimais pour son courage, sa force, son dévouement et son intelligence était en réalité la fille merveilleuse, époustouflante, douce, talentueuse et avec qui il est si facile et agréable de passer du temps? J'aime te découvrir. » Il se pencha et déposa un doux baiser sur ses lèvres. « Non, pas une seconde je ne me suis senti coincé, je me sens même de plus en plus libre. »

«Je crois que je vais suivre ton conseil et rêver de ChatNoir comme j'ai rêvé d'Adrien. C'est juste que, je voudrais tout partager avec mon amoureux mais, c'est difficile pour moi de tous dévoiler à mon co-équipier. Tu occupes soudain tellement de rôles dans ma vie!
Et mes identités ont de la difficulté à retrouver l'équilibre.»

«Je vois ce qui te tracasse. Mais on a qu'à se concentrer sur l'essentiel. N'oublie jamais, même un seul instant, que tu peux avoir confiance en moi, qu'ensemble on est une formidable équipe et que je t'aime plus que tout au monde.»

Le lendemain, avant le début des cours, Adrien était passé prendre Marinette à la boulangerie et ils arrivaient ensemble sur le terrain de l'école.

«Marinette! Regarde ce qu'on m'a envoyé pour le Ladyblog!» Alya montra à son amie une photo sur son téléphone où on voyait les super-héros de Paris assis sur le balcon la veille. Leur baiser avait été immortalisé!

Elle entendit Adrien étouffé un petit rire dans son dos. : «J'ai l'impression que Marinette et moi ne sommes pas les seuls sur la liste des nouveaux couples!»

«Et tu sais ce qu'il y a de mieux?» demanda encore Alya surexcitée.

Marinette murmura tout bas : «Non, je pense qu'il n'y a pas mieux.» Mais Adrien fut le seul à l'entendre.

«Hier, ChatNoir est passé devant ma fenêtre et il m'a entendu l'appeler et il a accepté de me donner une entrevue pour mon blog!»

Marinette se tourna vers Adrien pour avoir sa confirmation sur le sujet. Celui-ci s'excusa en chuchotant : «J'ai oublié de te le dire hier, désolé.»

«Mais c'est génial Alya!» encouragea Marinette en se retournant vers son amie. « Je trouve ça vraiment approprié que tu donnes plus de visibilité à ChatNoir sur le ladyblog. Ça manquait je trouve.»

«Il doit passer chez moi après les cours mais ce matin, mes parents m'ont demandé de garder mes petites sœurs à la même heure. Tu accepterais de venir m'aider s'il-te-plaît?» poursuivit la jeune journaliste.

«Bien sûr! Je peux pas te refuser ça, Alya. Tu m'as dépannée si souvent…» accepta l'étudiante.

«Génial, je vous attends à l'intérieur.» salua Alya.

«J'ai au moins une excuse pour ne pas rater ça!» dit la jeune amoureuse à son amoureux.

Adrien prit un air gêné.

«Adrichou!»

Chloé venait de les découvrir sur les marches et son ton mielleux leur fit faire la grimace. Elle se plaça entre Adrien et Marinette en bousculant celle-ci pour les séparer.

«Chloé! Je voudrais te demander de ne plus m'appeler comme ça. Et s'il-te-plaît, évite de bousculer Marinette.» demanda patiemment Adrien avec fermeté en aidant sa copine à se stabiliser.

«Mais Adrien, dans quelques jours tu seras lassé de cette boulangère du petit peuple et le sort que je lui ferai subir pour t'avoir touché te sera bien égal. Alors, pourquoi t'en faire autant pour elle maintenant?» continua la diva toujours sirupeuse.

«Dis-moi Chloé,» demanda Adrien en contenant sa colère. «Tu as une grande amie qui t'est très fidèle, tu as voyagé dans le monde entier et rencontré des tas de gens ailleurs et dans l'hôtel même où tu habites. Contrairement à moi, tu as grandis entourée d'amis qui à un moment ou un autre t'ont probablement tendu la main et ont voulu faire ta connaissance. Alors pourquoi malgré tout ça, te comportes-tu de manière à éloigner toute personne s'approchant à moins de trois mètres de toi? Toi qui a reçu tellement de la vie, pourquoi n'es-tu capable que de donner si peu?»

Et sur ce, il prit la main de Marinette et laissa Chloé plantée sur les marches.

« Me voilà! Désolé du retard. Aaaaaaaaaaaa! Mais il y a tellement de jolies demoiselles céans mon cœur va flancher! »

ChatNoir avait fait une grande entrée en atterrissant dans le salon des Césaires où se trouvaient Marinette, Alya et ses petites sœurs. Ces dernières éclatèrent de rire aux répliques et aux manières extraverties de ChatNoir. Alya aussi. Marinette retint un sourire et se calma adoptant une attitude plus réservée avec le héros même si elle savait qu'Adrien jouait le rôle de celui-ci. En même temps, elle se demanda où s'arrêtait le garçon et où commençait le rôle. Peut-être simplement, là où il prétendait ne pas être son petit ami?

ChatNoir salua Alya, s'inclina devant ses sœurs en les appelant ''mes dames'' et embrassa la main de Marinette, en l'appelant Princesse.

Lorsque leurs regards se croisèrent, elle eut envie de l'embrasser. Ils venaient de se quitter mais elle avait l'impression de le retrouver après s'être ennuyée de lui.

Déjà, les petites réclamaient toute l'attention et ils passèrent tellement de temps à jouer avec elles, que l'entrevue débutait à peine lorsqu'ils entendirent le père d'Alya revenir. ChatNoir se glissa par la fenêtre en soufflant à Marinette qu'il serait derrière.

Marinette sortie en passant silencieusement derrière M. Césaire et elle dévala l'escalier. Alors qu'elle passait la porte de l'immeuble elle entendit Alya dire à son père qu'elle sortait. Elle courut à l'arrière du bâtiment où ChatNoir l'attrapa par la taille.

«Tu avais compris qu'Alya s'était invitée?» demanda Marinette.

«Marinette? Euh…mais qu'est-ce que tu fais dans ses bras?» s'étonna Alya.

«Euh, merci, ChatNoir, de m'avoir rattrapé pendant que je tombais…» dit Marinette la voix pleine de sous-entendus et forcée.

«Ce fut un plaisir!» rayonna le super-héros.

«Alors ChatNoir, si on passait au vif du sujet? Vous êtes ensemble maintenant, Ladybug et toi?» commença la journaliste.

«Ha! J'imagine que j'ai le droit de te le dire : oui!» répondit le jeune homme.

«Parle-moi d'elle. Ça fait longtemps que tu l'aimes, non?» continuèrent les questions.

«Je suis tombé amoureux d'elle dès notre première mission ensemble! Elle m'a éblouie!» s'enthousiasma ChatNoir.

Marinette se plaça derrière Alya durant l'entrevue et leurs regards à ChatNoir et elle se croisèrent souvent comme s'il cherchait parfois à savoir ce qu'elle pensait ou s'il s'adressait à elle.

En l'écoutant parler de lui-même, de leur relation et aussi d'elle, le ventre de Marinette était remplit de coccinelles. Elle senti une fleur éclore dans son cœur. Avec un choc, elle comprit qu'elle venait de tomber amoureuse de ChatNoir! Son désir de se rapprocher de lui à l'instant même était indéniablement de l'amour. Elle voulait le prendre dans ses bras, le serrer fort et ne plus jamais le laisser partir.

«C'était super ChatNoir, merci beaucoup!» compléta Alya.

Lorsque l'entrevue prit fin, la nuit venait de tomber sur le parc désert où ils avaient prit place.

«Dites, les filles, je peux vous raccompagner?» proposa ChatNoir.

«Ce n'est pas la peine, on va te laisser partir.» l'encouragea Marinette.

«Merci, les filles, à une prochaine fois.» s'exclama-t-il en bondissant vers les hauteurs.

«Au revoir et merci encore! » Lui cria Alya. « Dis donc Marinette, » demanda-t-elle ensuite en se retournant, « j'ai eu l'impression de tenir la chandelle depuis tout à l'heure?»

« Je…ne…vois pas de quoi tu parles… » se défendit Marinette.

« C'est vraiment étrange, il vient de me raconter plein de choses sur Ladybug et lui et je ne doute pas qu'il en soit super amoureux mais, en même temps, j'ai eu l'impression que tu lui étais tombé dans l'œil. » réfléchissait Alya à voix haute.

« Haha! Très drôle, Alya! Oh! Mon téléphone. »

(texto d'Adrien) Je te retrouve chez toi? ;)

(texto de Marinette) Non, c'est mon tour! (émoji : coccinelle) (émoji : cœur)

(texto d'Adrien) (émoji : délicieux) (émoji : bisous soufflé) (émoji : feux d'artifice)

« Ah, Ah! On dirait bien qu'Adrien est plus expressif en texto qu'en personne. » fit remarquer Alya qui avait regardé par-dessus l'épaule de Marinette.

ChatNoir eu à peine le temps de se retransformer dans sa chambre que Nathalie frappait à sa porte.

« Votre père vous demande Adrien. »

« Maintenant? Mais, il travail normalement à cette heure? » s'étonna le garçon. Il était plutôt tard mais son père travaillait habituellement toute la soirée.

« Je ne crois pas que ce soit le bon moment pour le contredire ou le confronter. Cette rencontre sera peut-être déplaisante pour vous, mais je suis sûre qu'elle serait pire en vous opposant à lui. » poursuivit Nathalie de son ton professionnel.

Adrien regarda attentivement Nathalie. Elle gardait, comme toujours, un masque imperturbable mais il aperçut également un éclat turquoise inhabituel sous sa veste. Il se rendit au bureau du rez-de-chaussée.

« Adrien! » appela Monsieur Agreste lorsque son fils frappa à sa porte.

« Père? »

« Tu t'es bien amusé aujourd'hui? »

« Oui, je vous remercie. Vous vouliez me voir? » dit Adrien qui ne prenait jamais sa liberté pour acquise.

Son père travaillait habituellement debout et ce même lorsqu'Adrien se trouvait avec lui. Cette fois, il était assis, les vêtements de travers et semblait choqué par un événement. « Oui, il faut que nous discutions de quelque chose de très important : j'ai des nouvelles de ta mère. »

« Quoi, comment ça? » Adrien était estomaqué par cette nouvelle.

« Tu es au courant que ta mère est disparue lors d'un voyage à l'étranger et que je me suis rendue sur place pour la rechercher. J'ai retrouvé sa trace au Tibet. » raconta le père de sa voix neutre habituelle avec un soupçons de lassitude.

« Savez-vous si elle va bien? » voulu savoir Adrien ne voulant pas demander si sa mère était morte.

« Non, elle ne va pas bien. Adrien, je ne pourrai pas la sauver sans ton aide. Es-tu prêt à m'aider? » la voix de M. Agreste, beaucoup trop calme irrita son fils. La nouvelle était de taille.

« Bien sûr! » l'attitude d'Adrien devint déterminée. Il était prêt à partir au combat.

« Ce sera difficile. Il te faudra être fort et faire des sacrifices. » prévint le père d'Adrien.

'Bien sûr, elle n'est pas en France. Je vais devoir m'absenter de l'école et ne pas voir mes amis durant ce temps pas plus que Marinette', mais c'était un sacrifice acceptable pour revoir sa mère. « Je veux la retrouver! Je sais que je suis fort et capable de me battre. » assura le héros.

« Bien! Dans ce cas, je vais te révéler ce que tu as besoin de savoir pour pouvoir m'aider! Viens près de moi » ajouta-t-il en appuyant sur un code de la console. Le plancher disparu sous leurs pieds.

Ladybug entra comme d'habitude dans la chambre d'Adrien par la haute fenêtre ouverte. La chambre était plongée dans le noir.

« Adrien » appela-t-elle doucement en se dirigeant vers le lit.

Elle ne vit pas la fenêtre se refermée silencieusement activée à distance derrière elle. Elle sentait, par contre, qu'elle n'était pas seule. Arrivée près du lit, elle constata qu'il était vide. On lui souffla alors une dose de gaz au visage. Elle luta pour rester éveillée, elle bondit pour s'éloigner de la mystérieuse personne mais tomba rapidement endormie.

L'endroit où Adrien et son père avaient atterri était plongé dans la pénombre. Adrien pouvait voir les lumières de Paris par la grande fenêtre et les murs semblaient bougés étrangement près du plafond.

« Lorsque je suis allé au Tibet, j'y aie découvert un temple sacré tombé en ruine depuis une centaine d'année. »

« Qu'est-ce que ma mère aurait pu rechercher là-bas? Ooh! » Adrien venait de remarqué que le tableau de sa mère qui se trouvait habituellement dans le bureau de son père avait été déposé à cet endroit lorsque M. Agreste alluma un éclairage directement sur ce portrait.

« Adrien… ta mère menait une double vie. Une vie qu'elle t'a cachée. Lorsque je suis allé dans ce temple, j'ai découvert l'histoire de créatures existant depuis toujours et accordant des pouvoirs à des êtres méritants afin que ceux-ci s'en servent pour le bien. Ta mère possédait d'ailleurs un livre consacré à ses créatures ou du moins, elle est allée au Tibet pour le trouver. Tu te rappelles surement de ce livre. En parcourant cet ouvrage et les légendes inscrites sur les murs du temple, j'ai trouvé le début d'une explication sur la disparition de ta mère mais surtout le moyen de la faire revenir près de nous. Mais je n'en serai pas capable sans ton aide. Es-tu près à m'aider Adrien? »

« Oui, père, je ferai tout ce qu'il faudra! » assura Adrien. L'Univers magique des kwamis ne lui était pas inconnu même s'il ignorait tout de cette histoire de temple.

« Tout? Je suis bien content d'entendre ça! » Assura son père. « Ce que j'ai découvert, c'est qu'il existe deux reliques sacrées qui permettent d'exaucer un souhait, n'importe lequel. Depuis quelques temps maintenant, je cherche à les emprunter l'ennui c'est que leurs propriétaires ne veulent pas me les remettre. Ce soir, j'ai réussi à mettre la main sur l'un d'eux mais j'ai besoin de ton aide pour le second. »

« Où est-il? Dites-moi où il est et j'irai le chercher. » Adrien se disait qu'après tout, une petite entrée par effraction, n'était rien comparer à la vie et la sécurité de sa mère. Il n'aurait qu'à remettre l'objet plus tard. Il se méfiait surtout de cette histoire de vœu. Toutes les histoires clamaient que la magie avait un prix. Bien sur, dans son cas le prix pour être ChatNoir consistant à transporter le fromage de Plagg, Adien savait que certains paiement en valait la peine.

« C'est d'accord. » concéda M. Agreste. Il appuya sur une touche au mur et leur chauffeur entra dans la pièce par une section de mur coulissant. De l'autre côté, la pièce était entièrement plongée dans le noir mais Adrien pouvait voir qu'elle était plutôt vaste. Le Gorille mit la main sur l'épaule d'Adrien.

« Donne-moi ta main Adrien. » demanda calmement son père.

« Quoi? » Adrien était vaguement inquiet mais, il obtempéra tout de même puisque son père semblait vouloir lui remettre quelque chose. Cependant, M. Agreste attrapa plutôt sa bague pour la lui enlever. « Père? Non! Que faites-vous? » Il voulut se défendre mais le Gorille l'attrapa par derrière et le tint fermement.

Le mur finit de coulisser et la pièce s'éclaira dévoilant d'innombrables papillons blancs au plafond et dans l'autre pièce, Marinette reposait sur le sol évanouie et attachée. Debout à ses côtés, se tenait une femme vêtue de turquoise, de violet, d'or et portant une broche en forme de queue de paon.

« Natalie? Qu'est-ce qui est arrivé à Marinette? »

« Ne t'en fait pas, elle n'est qu'endormie. » lui assura son père.

« Pourquoi vous avez fait ça? Qu'est-ce qui se passe ici, bon sang? » questionna Adrien oubliant le ton que son père exigeait de lui en sa présence.

« Je vais te le dire. Nooroo? Que les ailes de la nuit se déploient! »

« Le Papillon! Père c'est vous qui attaquer Paris! » s'indigna le super-héros.

La lumière et les cris réveillèrent Marinette qui n'avait reçue qu'une très faible dose de gaz.

« Où suis-je? Qu'est-ce qui se passe? » lâcha-t-elle faiblement.

« Marinette! » appela Adrien. « Tu vas bien? »

« Adrien? Je sais pas…je sais pas ce qui s'est passé. Ma tête… » répondit-elle.

« Vous êtes un monstre! Pourquoi faîtes-vous ça? » demanda Adrien à son père.

« Mais à cause de ta mère, bien sûr. Vois-tu, j'ai découvert que ta mère avait subi quelque chose à cause des miraculous. Elle a été figée dans le temps » dit-il. « J'ai besoin des miraculous de la coccinelle et du chat noir, les pouvoirs de la création et de la destruction pour la ramener parmi nous… »

« Alors, tous ces monstres c'était pour… » commença Adrien.

« Pour attirer à moi vos kwamis et maintenant nous allons procéder au rituel. » compléta le Papillon.

« Mais, ce rituel » intervint doucement Marinette, « il demande un sacrifice une vie pour une vie… »

« QUOI? » Éclata Adrien en horreur.

« Oui, c'est pourquoi vous êtres toujours en vie pour l'instant. » dit le Papillon menaçant Marinette.

« Non, ça jamais, je vous le défends. Je ne vous laisserai jamais la toucher! » prévint Adrien.

« Non » s'entêta le terroriste. « Je serai débarrassé une fois pour toute de Ladybug! Nathalie? Donnez-moi les boucles d'oreilles. »

Elle s'avança vers le Papillon et lui remit un petit objet. Elle revint ensuite se positionner derrière Marinette. Comme Adrien se débattait en vain et que le Papillon se préparait au rituel en sortant un sceptre d'or et un livre ancien de sous une table, Nathalie mit discrètement ses boucles d'oreilles dans la main de Marinette. Elle indiqua ensuite au garde du corps de lui laissé Adrien et d'attraper Marinette pour la placer sur la table.

Au moment où le garde du corps détachait Marinette, Nathalie laissa partir Adrien. Marinette lui prit la main et ils sortirent par le passage qu'avait laissé ouvert Nathalie.

À l'étage au-dessous, Marinette se transforma. Pendant qu'Adrien appelait Alya lui demandant d'aller chercher les parents de Marinette et de les retrouver à la cathédrale Notre-Dame.

Sur place, Marinette révéla la vérité sur sa double vie et ce qu'ils avaient appris ce soir-là sur le Papillon sans entrer dans les détails de ses malversations. Adrien assura Sabine, Tom et Alya qu'il ne laisserait pas son père faire du mal à Marinette. Ils acceptèrent de se cacher et Adrien et Ladybug ressortir pour établir un plan.

Elle le conduisit dans une ruelle près de chez Maître Fu. Elle l'avait tenue contre elle pendant le déplacement et il la garda contre lui une fois arrivés.

« S'il-te-plaît Adrien, parles-moi. » supplia-telle.

« J'ai peur, vraiment peur. J'ai eu peur tout à l'heure et cette peur ne m'a pas quitté. Je ne réalise pas encore vraiment. Je crois que lorsque je le ferai, je serai très en colère, mais pour l'instant : j'ai juste peur. »

« Tu es sous le choc. » constata Ladybug. « Cette histoire est affreuse! Comment ton père a-t-il pu entrer en contact avec les miraculous? »

« Il m'a dit des choses avant que tu te réveilles, des choses sur ma mère et sur un vieux livre. »

« Attends, on devrait prendre l'avis de Tikki. Mais avant, Adrien, je veux te dire que je t'aime. »

« Mon amour! » dit-il en l'embrassant désespérément. Les moments où il pouvait le faire étaient si rares! Et si l'un d'eux ne s'en sortait pas, ce soir? Il préférait mourir que de la perdre. Cela avait toujours été un calcul logique de prendre les coups pour Ladybug puisque c'était elle seule qui pouvait capturer les akumas et le délivrer s'il était pris. Mais maintenant qu'elle était dans ses bras et tout contre lui ce n'était plus une question de logique mais d'instinct de protection.

« Je sais que j'ai été injuste de te repousser si souvent alors que moi je profite du premier mauvais moment pour te dire ça, mais cette après-midi, pendant l'entrevue avec Alya, c'est étrange de dire ça, mais, je pense que je suis tombée amoureuse de ChatNoir. »

« Marinette » répondit Adrien « Ça m'a fait tellement mal de te voir attachée, tout à l'heure. J'ai ressentie un coup jusque dans mes os. Je ne veux PAS te perdre. Jamais »

Ils s'embrassèrent passionnément presque avec panique pendant un moment. Avec l'impression de s'arracher le cœur, Ladybug mis fin au baiser. « Nous devons nous ressaisir, le Papillon est surement déjà à notre recherche. Tikki, dé-transformation! »

« Marinette, il faut vite parler à Maître Fu. » dit la petite créature en s'échappant des boucles d'oreille de Marinette.

« Oui, allons-y! » approuva cette dernière.

« Qui ça? » demanda Adrien.

« Le gardien des kwamis. Plagg ne t'en a jamais parlé? Je ne l'aurais peut-être jamais rencontré moi-même si Tikki n'avais pas été malade. » répondit Marinette.

« Bonsoir Adrien » salua un vieil homme assis sur un matelas dans un salon zen. « Je suis heureux de vous revoir, jeune homme. »

« On s'est déjà rencontré, il me semble? » Essaya de se souvenir Adrien.

« En effet, j'ai voulu vous rencontrer avant de vous confier un miraculous. » répondit le vieux sage.

« On me l'a repris, ce soir. Mon propre père! » s'indigna Adrien.

« Ainsi donc ton père est le papillon. Quelle fâcheuse circonstance! » se désola Maître Fu.

« Maître, il y avait une autre héroïne avec le Papillon. » intervint Marinette.

« Oui » répondit Maître Fu, « Waizz a senti son réveil et m'a averti. Mais bien que le kwami du Paon soit contraint d'agir en faveur de volontés négatives, son aura est restée positive. Le porteur de ce miraculous attend son heure pour faire le bien. »

« Bien que Nathalie soit très dévouée à mon père, elle est parfois capable d'agir pour le mieux et dans un sens plus moral. » clarifia Adrien.

« C'est peut-être quelque chose qui pourrait tourner à notre avantage. » dit pensivement le vieil homme.

« Maître Fu, qu'est-ce qu'on peut faire? » demanda Marinette.

« Il faut sauver Plagg! » d'exclama Adrien.

« Maintenant, que le miraculous de la destruction est aux mains du Papillon, il ne faut en aucun cas, qu'il entre en possession de celui de la création. Le pouvoir qu'il détiendrait serait extrêmement dangereux. » prévint le gardien.

« N'ayez crainte, il ne le pourra pas. » assura Marinette.

« Il y a d'autres miraculous qui dorment encore dans cette boîte. Peut-être que le pouvoir de la force vous serais utile, tout comme la vitesse ou l'agilité. » informa Maître Fu en plaçant une main protectrice sur un vieux gramophone.

« Me serait-il possible de les combinés? » voulu savoir Adrien.

« Vous pourriez effectivement porter trois miraculous dans un même temps » informa le vieux sage « Mais vous devriez alors vous transformer au milieu de cette opération et chaque fois vous retrouver devant un pouvoir inconnu. »

« J'ai tout de même l'habitude d'utiliser des pouvoirs et je préfère disposer d'un pouvoir inconnu que d'aucun pouvoir. » argumenta le jeune homme.

« Je vous comprends. J'aimerais pouvoir vous accompagner mais comme mon sage ami me l'a fait remarquer, il est du devoir de la nouvelle génération de reprendre la place de l'ancienne. Voici Grot, le pouvoir contenu dans son bracelet vous donnera la force de l'ours. Cette plume se place parmi les mèches de vos cheveux. Furia vous donnera alors la vitesse du colibri. L'agilité du singe vous sera offerte par Grimack en portant cette bague.

« Je vous remercie de votre confiance en moi Maître Fu. » remercia Adrien.

« Je ne vous souhaite pas bonne chance » répondit celui-ci, « puisque la chance elle-même se tient à vos côtés. Mais sachez que mes espoirs vous accompagnent. »

« Merci de votre aide Maître Fu » salua Marinette.

« Soyez prudent surtout » répondit le vieil homme.

« C'est promis. Au revoir! »

« Il y a un passage derrière la maison qui n'est pas couvert par les caméras. Si on passe par cet endroit, je pourrai ouvrir la trappe du sous-sol, nous pourrons alors remonter par les cuisines. S'il est encore dans le grenier, il n'a peut-être pas accès aux caméras filmant l'intérieur de la maison, cette pièce est plutôt vide » suggéra Adrien.

« Il faudra affronter le Gorille et Nathalie sera surement face à nous aussi. Et il faut trouver un moyen de reprendre ta bague et les miraculous » énuméra Ladybug.

« Je pense à ton Lucky charme… » suggéra Adrien.

« D'accord, oui, je l'activerai juste avant d'entrée… nous devrons terminer ce combat final en cinq minutes » constata Marinette.

« Allons-y! Grimack, transforme-moi! » appela Adrien.

Ils sautèrent aisément par-dessus le mur. Adrien composa le code qui déverrouillait l'entrée du sous-sol. Ils traversèrent les cuisines silencieusement et remontèrent par les sombres couloirs de services. Devant la porte du grenier, Ladybug activa son Lucky chance et obtint un grand sac de tissus épais équipé d'une fermeture coulissante. Adrien pris les pouvoirs de l'ours pour combattre le gorille et ils entrouvrirent la porte.

« Entrez! Nous vous attendons. » fit la voix du Papillon.

Ils ouvrirent la porte d'un coup. La scène derrière la porte du grenier n'était pas celle qu'ils avaient imaginée. Alya et les parents de Marinette étaient ligotés derrière le Papillon et Nathalie se tenait en retrait, près d'eux.

« Sur la droite », dit Nathalie comme Adrien sautait à droite. Ils ne voyaient pas le Gorille mais découvrirent rapidement qu'il était derrière eux lorsqu'il saisit le bracelet d'Adrien et lui prit le poignet pour enlever sa bague.

Ladybug bondit vers Nathalie et l'enferma dans le sac avant de refermer la glissière, bloquant ainsi ses mains. Même retenu par le Gorille, Adrien avait pu activer une transformation et portait maintenant un costume d'un marron doux traversé de quelques couleurs chatoyantes rappelant un motif de plume. Il avait maintenant la vitesse mais pas la force nécessaire pour vaincre ou résister au garde du corps.

« Comment avez-vous fait pour les trouver? » demanda Ladybug.

« Le pouvoir du Papillon me permet de voir les émotions des gens bouleversés. Je les ai repérés dès que vous leur avez révélé votre secret. » se vanta le criminel.

« Relâchez-les! Toute cette histoire ne concerne que vous et moi » intervint Adrien. « Si quelqu'un doit mourir pour le retour de Mère se sera vous ou moi! Aucun d'entre eux n'est concerné! »

Bouleversé par les paroles d'Adrien, Ladybug fit face au Gorille pendant qu'Adrien affrontait son père. Elle n'avait pas pour habitude de se battre et ne faisait donc surtout qu'éviter les coups. Mais même si le Gorille était fort, il était aussi lent. Elle espérait l'enfermé derrière le mur coulissant.

De leur côté, le Papillon et Adrien échangeaient des coups aussi. Le Papillon attaquait avec sa canne et Adrien avait trouvé un bâton dans les cuisines pour se battre avec des mouvements d'escrime. Sa vitesse supérieure cantonnait le Papillon à ne rien faire d'autre que se défendre.

Lorsqu'au hasard du combat, Ladybug se retrouva dos au Papillon, elle pria : 'Un peu de chance, un peu de chance, s'il-vous-plaît.' Elle se décala d'un pas vers la gauche et glissa alors la main vers l'arrière au hasard, atteignant la broche au cou du Papillon qu'elle lui arracha. Elle bondit aussitôt s'intercalant entre les otages et la menace.

« C'est terminé, Papillon! » Lança-t-elle. « Nous avons ton miraculous. »

« Non, ce n'est pas terminé! Attrape cette broche! » Ordonna Gabriel Agreste au Gorille.

Comme celui-ci se jetait sur elle, elle lança la broche à Adrien qui l'attrapa en super-vitesse en courant toujours d'un endroit à un autre pour éviter d'être attrapé. Il se dé-transforma puis devint lui-même le Papillon. Appelant un petit papillon blanc à lui, il le souffla délicatement vers Alya : « Dorénavant, tu es la clé. Tu peux libérer ou emprisonner qui tu le souhaite. » formula-t-il.

Sitôt dit, sitôt fait. Alya fut libre et M. Agreste à sa place, les parents de Marinette furent libres et le Gorille à leur place.

Beep…Beep…Beep plus qu'une minute pour Ladybug.

« Nathalie? » appela Adrien « Nous tenons mon Père captif. Est-ce que vous vous rendez? »

Ce qu'elle dit d'abord fut incompréhensible puis elle inclina le corps d'avant en arrière pour accepter les conditions. Ils lui retirèrent le sac et elle leur remit son miraculous.

Adrien redescendit au bureau et appela le père de Sabrina.

« Même si, en pratique, vous décider de ne pas arrêter mon père pour les troubles causés par le Papillon, il vient de proposer fermement de tuer Marinette et je préférerais qu'il soit mis hors de possibilité de le faire pendant que je demande qu'il soit examiné par des psychiatres. » demanda Adrien.

« Bien, oui, je vois. Je suis d'accord avec vous. » répondit l'agent Roger à l'histoire d'Adrien. « Mais il reste la question de savoir à qui vous serez confié : vous êtres encore mineur. »

« Je vais réveiller les parents de Nino pour ce soir et je ferai le tri des documents de mon père demain pour savoir s'il y a des dispositions légales à ce sujet. » informa Adrien.

Finalement, les parents de Marinette insistèrent pour qu'il les accompagne à leur appartement pour la nuit. Avant cela, il fallut remettre M. Agreste et le garde du corps aux authorités. Nathalie suivit. Elle serait interrogée et on déterminerait son implication dans la tentative de meurtre.

Adrien put enfin rejoindre Marinette et Tikki qui cherchaient la bague du Chat noir au grenier. Il la trouva, finalement, dans un coffre dissimulé dans le mur de la grande salle. Plagg et lui firent un peu la fête en se retrouvant. Au fond, ils s'appréciaient aussi beaucoup.

Le lendemain, il trouva une lettre écrite par sa mère et qui lui était adressée au fond du coffre du bureau de son père. Il s'agissait d'une page arrachée à un journal personnel.

La vie de héros

Mon cher fils,

Je te quitte aujourd'hui alors que tu es encore bien jeune. Tu n'as que cinq ans mais déjà tu dois commencer à préparer ton futur… et moi aussi. Alors que tu commences ton apprentissage de tout ce qui fera de toi un homme fier de lui-même, je te quitte pour assurer ta sécurité. Même si j'aime tant t'amener avec moi aux quatre coins du monde pour mon travail de modèle, je refuse de risquer ta vie dans le voyage que j'entreprends pour résoudre la difficile quête qu'il est de mon devoir d'héroïne de mené à bien. Car au-delà de la sauvegarde du monde, je le fais avant tout pour toi.

S'il-te-plaît, pardonne-moi de te laisser derrière. Ces nombreuses séparations qui sont devant nous, je les regretterai autant que toi.

Je t'aime

Je t'aime plus que tout…