Chloé termina la longue tâche quotidienne consistant à brosser ses cheveux avant d'aller au lit. Il était encore tôt mais, la jeune fille tenait à son sommeil réparateur et puis, elle se levait toujours très tôt pour se préparer pour l'école. Être magnifique avec un look glamour et spontané demandait beaucoup de travail.
Quatre couches de crème différentes plus tard, elle se glissa entre ses draps ne laissant que la veilleuse pour éclairer la chambre de l'hôtel où elle habitait.
Elle entendit alors distinctement la porte vitrée donnant sur le balcon s'ouvrir dans le silence de la chambre. Elle se glaça de terreur mais réussit à sortir une main tremblante de sous les draps. Elle n'en était encore qu'à la moitié du chemin vers le téléphone lorsqu'elle aperçu une silhouette au pied de son lit.
Sursautant sur ses oreillers, elle reconnu le costume familier de l'héroïne de Paris. «Ladybug!» s'enthousiasma-t-elle avec ravissement. «C'est vraiment toi! C'est génial de te voir! Tu t'ennuyais de moi? Ou, ou peut-être qu'il y a encore quelqu'un qui m'en veut? Je pensais que tous cela était terminé!»
«Non, ne t'inquiète pas. Il n'y a plus d'akuma, c'est finit. Le Papillon est en prison et il ne dispose plus de son pouvoir.» La même grimace avait déformé les traits des deux jeunes filles à la mention du nom du super-vilain derrière lequel s'était caché Gabriel Agreste.
Ladybug se demandait si Chloé avait comprit jusqu'à quel point M. Agreste s'était servit d'elle pour faire naître chez les autres les sentiments négatifs dont il avait besoin.
«Chloé, nous sommes ici parce que nous aurions besoin que tu nous parles de ta mère.» informa l'héroïne.
«Ma mère?» se surprit l'héritière «Mais, elle habite New York depuis longtemps. Je pense qu'elle n'a pas eu le temps de revenir à Paris depuis si longtemps qu'elle ne sait rien des akumas.» développa-t-elle. «Et tu as dit ''nous''. Il y a quelqu'un d'autre avec toi?» questionna-t-elle. Après tout, elle était en vêtement de nuit. Elle était toujours aussi géniale mais bon, ce petit vêtement de satin était légèrement transparent.
«Je suis là aussi» dit le garçon blond en sortant des ombres.
«Adrichooouuu!» s'écria la jeune fille en sortant de son lit plus vite qu'une tornade pour aller s'agripper à son corps.
Elle n'avait plus parlé à Adrien depuis quelques jours. Trois semaines plus tôt, ils étaient allés en excursions à l'extérieur de la ville. Chloé ignorait ce qu'elle avait laissé passer mais au retour de ce voyage Adrien et Marinette étaient ensembles.
Chloé avait passé la semaine suivante à préparer des plans afin de le récupérer. Mais ils étaient tous tombé à l'eau lorsque le père d'Adrien avait été arrêté. Le garçon était resté absent de l'école depuis ce moment-là. Chloé en était contente parce qu'elle ne savait pas comment l'aborder en public.
Son père l'avait prévenu que son poste de maire pouvait être remis en question suite à cette nouvelle compromettante puisque leurs deux familles étaient très proches. Sans aucune ambivalence, elle voulait toujours Adrien mais que diraient les ''amis'' qui gardait son père au premier rang de Paris?
Il était le maire de Paris et Adrien était maintenant le fils d'un terroriste qui passerait bientôt en jugement. Le monde entier connaîtrait une histoire aussi intéressante.
Elle n'avait plus qu'à compter sur une relation secrète pour eux deux. Et ce, bien sur, après avoir gérer le petit détail qu'était Marinette. Mais s'il était dans sa chambre ce soir, elle avait une chance inespérée de lui assurer son soutien et lui dire qu'elle voulait toujours de lui malgré son père.
Il lui faudrait vraiment beaucoup de travail pour redorer l'image d'Adrien auprès du public. Il avait vraiment besoin d'elle, le pauvre chou!
Naturellement, être avec elle lui serait bénéfique pour son image mais elle ne voulait pas que sa propre image en souffre. Il devait d'abord poursuivre sa carrière de mannequin et continuer d'être riche et célèbre.
Avec difficulté, elle tenta de rester attachée à lui mais le jeune homme et même l'héroïne écartèrent ses bras. Aww! Il ne savait vraiment pas ce qui était bon pour lui!
«Chloé, nous avons besoin de réponse au sujet de ta mère. C'est très important pour moi. Et la raison en est que je crois que tu possèdes les informations qu'il me manque pour comprendre le mystère de la disparition de ma mère.»
«Je… Passons au salon» se résolu Chloé en attrapant la robe de chambre placée sur son lit par les employés. Elle prit son temps pour rejoindre Adrien et l'héroïne dans le cercle de fauteuils, effectuant un passage nécessaire devant un miroir.
«Il n'y a pas grand-chose à dire sur ma mère. J'étais très jeune lorsqu'elle nous a quittés la première fois pour fonder son magazine à New York. Elle nous rend visite de moins en moins souvent. J'ai passé un été avec elle là-bas, une fois, quand j'étais plus jeune. Bien sur, je peux l'appeler dès que j'en ai besoin. Elle a d'importantes responsabilités, tout le monde compte sur elle, mais elle a toujours du temps pour moi. Sinon, comme Adrien le sait, c'est une très belle femme, chique et sophistiquée et la plus grande critique de mode du monde.»
«Hé! Adrichou» fit-elle spontanément ensuite. Elle avait déjà perdu toute concentration sur le sujet précédent et avait eu une merveilleuse idée. «On devrait totalement aller à New York toi et moi pour l'été qu'y s'en vient. Ce serait formidable!» 'D'autant plus formidable qu'il pourrait y démarrer une nouvelle carrière. Là-bas, il sera connu mais sans que les gens ne lui en veuille pour les akumas. Il pourra tellement jouer les pauvres victimes! Et Mère pourra assurément l'aider à trouver la meilleure agence de mannequin!'
«Euh, ben, peut-être… je risque d'être un peu occupé avec le procès et tout…» répondit-il incertain.
Le regard de Ladybug se fit mi-stupéfait, mi-furieux. Adrien lui lança un coup d'œil disant qu'il pensait à quelque chose et qu'il avait un motif caché pour sa réponse.
«D'accord. Voilà ce que nous, on a apprit.» Ladybug se résolu et présenta un petit coffret contenant quelque chose de très lumineux vers Adrien qui y prit un petit objet et y en plaça un autre. Elle tendit un autre coffret à Chloé où celle-ci y trouva une broche. «Je voudrais que tu places cette broche sur tes vêtements. C'est un artefact de pouvoir et le porter t'apprendras des choses sur ta mère.» expliqua-t-elle «Mais, je te jure» ajouta-t-elle en plaçant beaucoup plus de sérieux dans sa voix. «Que si tu te sers de ce pouvoir pour attaquer la ville, je m'assurerai personnellement que tu finisses toi aussi derrière des barreaux.»
Sonnée, la blondinette demanda : «C'est avec ça que le Papillon a ravagé Paris?» Peu sure d'elle.
«Non» répondit Adrien, «avec celui-ci» dit-il en montrant une broche épinglée sur sa chemise. «Celui-là, je ne le quitte pas des yeux.»
«Je ne suis pas un mauvais esprit » dit une nouvelle voix que Chloé localisa venir d'une peluche posée sur le genou d'Adrien. « Je n'ai jamais voulu ce que votre père m'a obligé à faire. » La voix venait définitivement de la créature.
« Je sais Nooroo, mais trop de gens pourraient avoir la mauvaise idée de refaire la même chose s'ils t'attrapaient. Je ne veux pas prendre ce risque. » Le rassura l'adolescent.
« Mais alors, » demanda Chloé « Si on contrôle les pouvoirs de cette créature avec la broche d'Adrien, que fait celle que j'ai entre les mains? »
« En portant la broche sur tes vêtements, tu permettras à un autre kwami d'apparaître. » lui répondit Ladybug. « Chloé, la broche que tu as entre les mains à appartenu à la mère d'Adrien. Le kwami qui y est lié s'appelle Duusu ou le Paon. Et Nooroo, ici présent à longtemps vécu avec ta mère. »
« Ma mère n'a jamais eu de créature étrange comme animal. »
« Nous sommes plutôt des compagnons et bien que la plupart du temps je me cachait, je crois bien que tu m'as aperçu une ou deux fois. Bien sur, tu étais si jeune à l'époque. C'est normal que tu ne t'en souviennes pas. »
Peu convaincue, Chloé installa tout de même la broche du Paon sur le col de son déshabillé et vit apparaître une petite créature ressemblant à un oiseau bleu.
Les trois adolescents discutèrent avec les kwamis pendant plus d'une demi-heure. Ils apprirent beaucoup de choses mais pas la réponse finale qu'ils attendaient.
Au moment où les deux adolescents quittaient la chambre de Chloé, celle-ci tenta d'embrasser Adrien sur la joue. Un drôle de bruit ressemblant à un grognement lui fit tourner la tête et Adrien en profita pour se dégager et se rapprocher familièrement de Ladybug.
Ils se séparèrent hors de vue de Chloé et après un long baiser sur les toits, ChatNoir retourna vers le manoir.
Le procureur avait décidé de ne retenir aucune charge contre Nathalie dans la tentative de meurtre contre Marinette. Si elle y avait joué un rôle s'aurait plutôt été de l'aider à s'échapper.
Aussi avait-elle été relâchée en attendant que le procès de M. Agreste pour cette même affaire ce termine et que le procureur soit prêt à entamer les démarches contre le Papillon.
À titre d'assistante personnelle de M. Agreste, Nathalie résidait maintenant au manoir pour s'occuper d'Adrien en plus de la dissolution de la compagnie.
Si aucune autre solution n'était trouvée, Adrien serait à la charge de l'État dès le début du procès. Les parents de Marinette et ceux de Nino auraient bien voulu le recevoir mais ni l'un ni l'autre n'avait de place dans leur logement. Les Lahiffe songeaient à déménager ou à laisser leur propre chambre aux deux adolescents. Adrien avait demandé aux avocats financiers s'il pouvait rester au manoir avec un tuteur et ainsi accueillir lui-même les Lahiffe plutôt que l'inverse.
En arrivant chez lui par la fenêtre de la salle de bain, Adrien remarqua une caméra miniature installée pour le voir entrer et sortir par cette fenêtre.
C'était la deuxième qu'il repérait. Nathalie en avait précédemment placé une pour avoir une vue d'ensemble sur sa chambre. Le jeune homme aimait bien Nathalie mais elle avait un peu trop tendance à contourner les lois pour ce qui était, selon elle, dans son intérêt à lui.
Sans se transformer, Adrien vida la réserve de fromage de Plagg et prit l'équivalent d'une semaine de vêtements. Il plaça le tout dans un grand sac avec quelques livres qu'il projetait de lire prochainement. Il prit son sac d'école et repartit vers la boulangerie de Marinette.
La plupart de ses biens précieux, dont les souvenirs de sa mère y étaient déjà. Elle était prête pour la nuit mais ne dormait pas encore.
«Nathalie à encore placé une caméra dans ma chambre. Je quitte le manoir jusqu'à ce qu'elle-même le quitte!»
«Tu en as le droit?» douta Marinette en relevant un sourcil.
Adrien laissa la transformation en réfléchissant. «Je peux toujours demander une chambre chez M. Bourgeois. J'ai accès à la fortune de mon père pour assurer mes besoins essentiels, comme un endroit où dormir en sécurité.»
Il sortit ensuite ses livres de son sac et vérifia qu'il n'y avait aucun micro qui y était caché. Il se demandait parfois où commençait la paranoïa mais après ce qu'il avait vécu, il jugeait normal de se laisser aller à un peu d'insécurité.
«Parlant des Bourgeois» reprit Marinette depuis son lit. «À quoi pensais-tu tout à l'heure à propos de la proposition de Chloé?» la question ne comportait aucune accusation seulement de la communication entre deux partenaires.
Hésitant un instant, Adrien finit par sortir tout ses vêtements et le reste de fromage du sac pour inspecter celui-ci également.
«Et bien, puisque nous n'avons toujours pas apprit ce qui était arrivé à ma mère en interrogeant Chloé, je vais devoir m'adresser ailleurs. Évidement, je pourrais demander à mon père, mais ça me semble difficile d'obtenir une réponse de lui et il avait l'air plutôt désespéré sur la façon de la faire revenir s'il en était réduit à devenir le Papillon. Ma dernière ressource est donc Audrey Bourgeois. Donc, si ça peut faire plaisir à Chloé de m'amener voir sa mère…»
«Pas question de te laisser partir seul avec Chloé! Je te fais confiance mais pas à elle! Je vais emprunter l'argent pour mon billet à mes parents.»
Adrien retira son jean et monta jusqu'au lit en t-shirt et boxer pour l'y rejoindre. Sitôt allongé contre sa chaleur sous la couette, Adrien découvrit qu'il était beaucoup plus épuisé qu'il ne s'en était aperçu et s'endormit rapidement.
Les odeurs du petit-déjeuner venant de la cuisine le réveillèrent et il incita Marinette à sortir du pays des songes avec quelques bisous dans le cou.
Il était bien réveillé lorsqu'ils descendirent rejoindre Sabine mais pas Marinette, elle, n'était pas du matin.
«Alors, Adrien, j'ai vu que tu n'avais pas emprunté de draps dans le placard. Tu n'as pas eu trop froid sur la méridienne?» demanda la mère de Marinette en bonne maman concernée.
«Oui, c'est, euh» commença Marinette «Il était tard lorsqu'on est rentrée et Adrien était épuisé et…»
«Vous avez dormit dans le même lit.» compléta Sabine.
«Oui, mais, c'est juste qu'on aime être près l'un de l'autre.» se défendit Adrien. «Ça n'a rien à voir avec…»
«Écoutez» le coupa Sabine avant qu'il ne s'embarrasse plus. «Vous êtes jeune et avez des pouvoirs. Ha! Ça si Tom et moi étions à votre place, je sais que ce n'est pas l'absence de lit qui nous empêcherait de faire quelque chose. Ce que je veux dire c'est que je suis bien prête à vous faire confiance pour partager le lit de Marinette mais je voudrais d'abord savoir si nous avons le même point de vue sur la question. Je vous trouve beaucoup trop jeunes pour devenir parents.»
«Oui!» «Complètement!» «Loin de nous cette idée!» «Absolument pas!» «Plus tard, c'est très bien!» lui assurèrent les jeunes gens dans un désordre complet avec empressement.
«Bien dans ce cas, souvenez-vous qu'il n'y a que l'abstinence qui soit la seule méthode de contraception fiable à 100%!»
Après un avant-midi de travail à la boulangerie, les amoureux ramenèrent Nooroo et Duusu chez Maître Fu et Adrien appela ensuite Chloé pour prendre de ses nouvelles.
Elle reparla d'elle-même du voyage à New York et lui demanda s'il acceptait de partir avec elle après les examens de fin d'année. Il fit un peu le difficile mais lui assura qu'il était intéressé.
Nathalie se trouvait déjà à la boulangerie lorsqu'ils revinrent de leur balade main dans la main, prêts à débuter leurs devoirs.
Après plusieurs reproches et point de vue variés échangés dans la cuisine des Dupain-Cheng, Adrien fit une proposition. «Il me reste un mois d'école avant les examens et c'est très important pour moi de tout réussir du mieux possible. Je veux donc prendre les moyens dont j'ai besoin dans ce but. Et si cela veut dire faire des soirées de révision au manoir avec Alya, Nino et Marinette, je veux pouvoir les inviter sans qu'ils ne soient espionnés.»
«Oui, je conviens que vos études doivent restées la priorité.» approuva Nathalie «Tant que vous n'avez pas l'intention de disparaître sans me laisser savoir où vous êtes, j'imagine que je peux retirer les caméras.»
«Après les examens, j'ai l'intention d'accepter l'invitation de Chloé et de me rendre à New York avec elle pour visiter sa mère.» précisa Adrien. «Je serai présent sans faute pour les procès. J'y tiens beaucoup.»
«Je ne peux pas sortir du pays pour vous y accompagner.» souleva Nathalie.
«Et si on trouve un accompagnateur?» demanda Marinette
«Vous devez le trouver rapidement pour que j'en informe les avocats. Votre sortie du pays à tous deux est également sujette à débat. Elle doit être autorisée par le procureur. Tous les détails doivent être planifiés rapidement.»
«On s'en occupe!» assurèrent les adolescents d'une même voix.
Chloé grinchait des dents depuis leur décollage de l'aéroport Charles-de-Gaule. Lorsqu'elle avait invité Adrien à New York, il n'avait jamais été question de traîner ce boulet de Marinette. Chloé aurait un surcroît de travail pour s'en débarrasser et avoir Adrien pour elle seul. Il lui serait impossible d'expliquer la présence de Marinette dans les soirées où elle comptait inviter Adrien. Elle allait devoir expliquer la réalité de la vie à Marinette. Encore du sale boulot et elle qui détestait travailler!
La mère de Chloé avait complètement oublié la visite de sa fille ou ne s'en souciait pas vraiment.
Elle les déposa au Plaza Hôtel pour les y oublier avec le majordome de Chloé qui les accompagnait.
Ils allaient habités une suite composée de trois chambres et un salon équipé d'un canapé pour Jean.
Chloé avait tout de même repérer un événement mondain où elle pourrait les faire entré, avec Adrien le lendemain.
Lorsque minuit sonna, Chloé franchit doucement la porte de sa chambre le plus silencieusement possible. Elle avait mit beaucoup de temps à se préparer et espérait qu'Adrien ne verrait pas d'inconvénient à laisser la lumière ouverte pendant qu'elle le laisserait la complimenter.
Elle ouvrit la porte de la chambre d'Adrien tranquillement et fut accueillie par de sonores ronflements. Sans se décourager, elle s'approcha du lit mais n'y trouva que son vieux majordome. Rapidement, elle ressortie de la chambre pour s'approcher de la troisième sur la pointe des pieds.
Ils étaient là tous les deux. Éclairés par les lumières de New York. Chloé sortie son téléphone de la poche de sa robe de nuit et prit quelques photos d'eux. Elle ne raterait pas cette occasion d'humilier Marinette et il y avait peut-être aussi là une opportunité pour les séparer.
La petite boulangère ne dormait vraiment pas avec élégance, c'était le moins qu'on puisse dire! Chloé fit quelques gros plans où on ne voyait qu'elle. Elle aurait tellement voulu avoir une bouteille de mousse à raser pour homme pour en étaler partout sur elle. Si ce n'était pas du fait qu'Adrien le découvrirait, elle ne se serait pas retenue.
Elle se dépêcha de poster la photo pour que les Parisiens en discutent durant toute leur journée qui commençait. Clara Contard aurait des heures de commentaires à dire sur le sujet!
Elle ajouta ce commentaire à la photo : ''Maintenant on sait comment Marinette D-C à séduit Adrien A.! #Jambes écartées.
Elle ne ressortie de sa chambre que vers 17h le lendemain. Elle s'était couchée très tard après ses soins corporels. Par deux fois, des coups frappés à sa porte avaient tenté de la tirer du sommeil durant la journée mais, elle avait refusé de répondre. Elle était en vacances tout de même!
Lorsqu'elle s'était relevée en fin d'après-midi pour se préparer pour la soirée, elle avait consulté les médias sociaux pour voir la réaction des gens à sa photo et se régaler de tous les commentaires mesquins que les gens auraient fait sur Marinette.
Mais les ''trop cute! Ils dorment en se tenant la main!'' et les ''Elle a trop d'la chance!'' l'avait écœurée. Cette nuit, elle y retournerait et apporterait vraiment cette crème à raser avec elle. Mais pour l'instant, elle avait une mission à accomplir!
Elle se dit encore une fois qu'elle aurait dû insister auprès du père de Sabrina pour qu'il laisse sa fille l'accompagner au lie de l'amener pêcher.
Elle mit beaucoup de temps à se préparer pour la soirée. Tellement, que lorsqu'elle sortie finalement de sa chambre, il n'était plus là
«Monsieur Adrien et Mlle Marinette sont sorties pour un dîner en amoureux. Ils ont tenté de vous parler entre deux visites touristiques à propos d'un certain message dans les médias sociaux mais ont renoncé puisque vous ne répondiez pas.»
Redoublant d'effort pour ne pas se laisser décourager, Chloé profita de la soirée pour repérer plusieurs endroits où elle et Adrien pourraient se faire remarquer par les grands noms de la mode et du tout-New-York.
Elle sortie de sa chambre le lendemain matin pleine d'énergie et de confiance en elle après plusieurs soins de beauté. Encore une fois, elle fit choux blanc. «Ils ont décidé d'attendre au bureau de votre mère jusqu'à ce qu'elle ait quelques instants à leur accorder.» lui apprit le majordome.
Elle fonça sur place et fit un esclandre pour pouvoir parler à sa mère. Autant en finir au plus vite avec cette lubie et passer à autre chose ensuite! De toute façon, elle devait demander des contacts à sa mère. Mais lorsqu'elle reçu un non ferme de la réceptionniste, elle entraîna Adrien derrière elle à un défilé de mode donné pour les membres de l'industrie. Cependant, celui-ci surprit par cette histoire sortie de nulle part, lui retira son poignet et refusa de la suivre.
Elle résolu de commencer seule à se faire un nom dans la ville et de l'entraîner ensuite avec elle.
À la fin de la première semaine, elle revenait au Plaza après un vernissage où un charmant jeune homme l'avait invité. Marinette était seule dans la chambre lorsque Chloé y arriva. Elle pouvait entendre la douche de la salle de bain. Elle en comprit que c'était le moment.
«On peut parler toutes les deux?» demanda-t-elle à l'autre adolescente en s'appuyant sur le cadre de porte.
«Ah, Chloé! Oui, justement. On voulait savoir…» commença Marinette sautant sur l'occasion.
«Non. Je commence! Si j'ai invité Adrien à New York, ce n'était pas pour que vous jouiez les touristes. Si tu l'aimes comme tu le prétends, tu vas m'écouter et me laisser faire ce qui est bon pour lui. Son père est aujourd'hui à peu près aussi populaire que le type qui a fait exploser l'Empire State Building. Si Adrien veut un jour avoir une vie normale et un travail, il doit regagner l'opinion du public.»
Chloé s'échauffait et avançait sans s'en rendre compte au milieu de la pièce parlant avec ses bras drapés dans son étole de soirée.
«Il doit redevenir mannequin et se faire aimer. L'argent de son père a disparue avec la compagnie, il est pupille de l'État et après le procès, il ne lui restera plus rien pour payer ses études. Il aura alors le choix entre nettoyer les planchers dans une chaîne de restaurant ou poursuivre un métier qu'il connait déjà et qui peut lui permettre de vivre confortablement. Tu crois vraiment qu'il acceptera la charité encore très longtemps? Je peux le ramener au sommet! Ici. À New York. Mais je ne peux rien faire si tu t'accroches à lui comme un boulet. Personne ici ne fait la charité. Il doit les éblouir et se faire un nom pour lui-même.»
Marinette était restée bouche bée durant le plaidoyer de Chloé. Elle n'avait jamais réfléchit à tous ça. Était-elle un obstacle dans la vie d'Adrien? Il était déjà une vedette et elle, non. Pouvait-il avoir mieux que ce qu'elle pouvait lui offrir?
Adrien revint dans la chambre vêtu d'un pyjama deux pièces et son regard s'assombrit devant la confrontation silencieuse des deux jeunes femmes que Marinette semblait perdre.
«Chloé, qu'est-ce que tu lui as encore raconté? Marinette n'a pas cherché à me séduire en s'offrant à moi! Ce n'est pas comme ça entre nous! »
«Non, Adrien, ce n'est pas, c'est pas du tout ça…» fit Marinette détournant le regard, plus timide qu'il ne l'avait vu depuis la défaite du Papillon.
Chloé détacha son regard de sa rivale puisqu'elle avait gagné une première manche et retourna à sa chambre. En se glissant gracieusement sous les draps, au moment de se mettre au lit, elle étendit ses magnifiques cheveux sur l'oreiller et ferma les paupières.
Dans le silence de la suite, elle entendit une conversation légèrement animée. Voulant savoir comment avançait ses projets, elle succomba à la curiosité et retourna devant la porte des deux autres adolescents d'où sortaient plusieurs voix.
«Il faut attendre et être patient. Il y aura un bon moment.» dit la voix d'Adrien.
«Oui, mais… pour Chloé? Je veux dire, c'est Chloé, tout de même. Elle prépare surement quelque chose.» répondit Marinette.
«On ne doit simplement pas laisser sa présence nous empêcher d'agir.» rassura Adrien.
Chloé ouvrit alors en grand les portes de leur chambre «Oh, mais, je vous en prie : ne vous privez pas de combler vos désirs animal à cause de moi. On est plus à ça près!»
«Chloé?» fit Adrien perplexe «Mais pourquoi es-tu fâchée? Et pourquoi penses-tu toujours que nous avons fait quelque chose?»
«Vous dormez dans le même lit!» s'insurgea-t-elle.
«Oui, complètement habillés» sourit Adrien en faisant un geste vers leurs pyjamas «On aime simplement dormir ensemble dans le même lit.»
«Mais… Vous avez commencé à sortir ensemble du jour au lendemain et c'est arrivé quand vous aviez moins de surveillance. Vous êtes simplement disparus et lorsque vous êtes revenus, vous étiez un couple.»
Tous deux sourirent au souvenir de cette nuit sur les falaises. «Oui, on a eu besoin d'un moment pour arriver à se trouver. C'est surtout ma faute en fait. J'ai été timide et mélangée. Adrien avait déjà tout comprit.» admit Marinette.
«Hé! Nous avons chacun vécu nos sentiments à notre façon. Je n'ai pas été parfait non plus!» rassura-t-il Marinette «Chloé, nous avons vu la photo que tu as postée avec un commentaire haineux. J'aimerais que tu t'excuses de ce que tu as écris maintenant que tu comprends que ce n'est pas vrai.»
«Adrien! Pourquoi restes-tu avec elle? Si tu t'entête à te rouler dans la boue avec une fille qui n'a pas ta classe, tu ne pourras pas en sortir! Tu as une chance de te bâtir une nouvelle carrière, mais tu dois la saisir et te débarrasser de ce boulet.»
«Marinette est quelqu'un de fantastique, je l'admire beaucoup et elle a énormément de talent. Un jour, elle ira très loin et je ne voudrais pas que la vie nous sépare. Je préfère vivre simplement avec elle qu'avoir la belle vie sans elle.»
«Et pourquoi es-tu venu à New York avec moi, alors?» questionna toujours la blonde.
Adrien et Marinette se regardèrent un instant dans un échange muet. Puis Adrien se résolu à jouer cartes sur table : «Je suis désolé Chloé. Je t'ai utilisé pour parvenir à mes fins. Je suis venu pour parler à ta mère. Tu n'as pas pu répondre à mes questions mais peut-être que ta mère le pourra.»
Chloé se rappela tout à coup cette conversation étrange qu'ils avaient eue plusieurs semaines plus tôt avec Adrien, Ladybug et deux petites créatures. Évidemment, Adrien voulait trouver sa mère disparue. Elle comprenait cela et pouvait aussi l'aider dans cette démarche. Elle était Chloé Bourgeois, elle pouvait tout accomplir avec brio.
«J'ai rendez-vous avec ma mère pour le déjeuner demain. Tu peux venir aussi.» soupira-t-elle.
«Chloé, j'aimerais que Marinette vienne également.» demanda Adrien.
«Je serai très discrète.» promit cette dernière.
«C'est bon. Je peux bien te supporter si tu changes d'attitude. Parfois, j'ai vraiment l'impression que tu te comportes comme si on devait te remercier d'avoir sauvé le monde.» commenta Chloé.
Tandis que la jeune fille aussi apprêtée pour la nuit que l'argent pouvait le permettre sortait de la chambre, une jeune fille beaucoup plus naturelle dû battre des paupières pour refouler les larmes qui lui montaient aux yeux.
Était-elle vraiment si orgueilleuse? Elle n'attendait pas vraiment de remerciements des gens pour avoir vaincu le Papillon aux côtés de ChatNoir mais Ladybug était une partie d'elle-même et elle aurait voulu le dire ouvertement. Ladybug était libre et forte. Devait-elle absolument être renfermée et faible pour que personne ne la reconnaisse? Elle aurait simplement voulu être fière d'elle-même et que les gens puissent voir cela sur son visage.
«Merci.» la voix d'Adrien la tira de ses pensées profondes.
«Quoi?» se surprit-elle, un peu perdue.
«Je voudrais te remercier, Marinette. Depuis que tu m'as laissé entrer dans ta vie, ça a sauvé la mienne. Tu me rends heureux en m'acceptant comme petit ami. Tu as été à mes côtés dans les pires moments. Tu m'as ouvert les portes de ta maison, de ta famille, tu m'as aidé à passer mes examens malgré tout et aujourd'hui, tu es à mes côtés dans cette quête qui est importante pour moi. Je ne sais pas où je serais aujourd'hui si tu n'avais pas mélangé ta vie à la mienne.»
«Oh, Adrien. Ma vie se serais pas la même sans toi. Il y manquerait une trop grande part pour qu'elle reste entière. Je te remercie aussi de tout ce que tu as fait pour moi.»
Stupéfaite, Audrey Bourgeois n'arrivait plus à bouger aucun muscle. Avec peine et misère, elle tourna la tête pour regarder tour à tour les deux adolescents pour fixa son regard sur le petit Adrien.
Après le déjeuner prévu avec Chloé où ses amis l'avaient suivi et qu'elle avait essayé d'expédier en pensant à la longue liste de choses qu'elle avait prévues dans l'après-midi, Audrey avait remarqué qu'ils l'avaient talonné au plus près jusqu'à son bureau.
La petite asiatique, la copine d'Adrien, avait ensuite refermé la porte de son bureau au nez de son assistante et Adrien avait prononcé le nom de Nooroo.
Sans tenir compte des coups de son assistante sur la porte ou de la sonnerie de ses téléphones, Audrey regarda le garçon blond qu'elle avait bercé autrefois lui raconter qu'il avait parlé avec Nooroo après que le Papillon ait été arrêté et que maintenant, il voulait savoir ce qui était arrivé à Émilie.
Après un long soupir, Audrey marcha jusqu'à la porte pour reprendre contenance et demanda à son assistante d'annuler ses rendez-vous pour quelques heures. Puis, elle retourna s'asseoir à son bureau pour les observer tour à tour.
«Vous êtes eux, n'est-ce pas? Labybug et ChatNoir?» demanda-t-elle pour s'en assurer.
Les deux héros se regardèrent mais la longue inspiration prise par Chloé attira le regard des trois autres vers la panique inscrite sur le sien.
«NON! Mari-moins-que-rien? Impossible! Et-et Adrien? Comment peux-tu? Je-je suis tellement, tellm-»
«Chloé!» la coupa sa mère «Ce ne sont pas des façons! Ces deux jeunes gens on soulever des montagnes d'efforts! Tu devrais apprendre à juger les gens selon leurs capacités et non leurs origines. Si j'avais laissé les filles prétentieuses de mon collège me persuader que j'étais une moins-que-rien, je ne serais pas ici aujourd'hui! Heureusement, Émilie et Nooroo ont été là pour m'encourager. Elle et moi avons hérité de nos miraculous au même âge mais nous ne l'avons su que bien des années plus tard. Adrien et Chloé, vous deviez avoir cinq ans à l'époque. Chacune de notre côté, nous avions décidé de restaurez l'Ordre des gardiens des miraculous. Nos kwamis se sentaient encore responsables de sa destruction.»
Elle éclata d'un rire léger au souvenir d'un événement lointain «On s'est rencontrées sur le même vol de départ, surprise de se retrouver ensemble. Je lui avais dit que je déménageais à New York, comme à tous mes amis et ma famille et elle m'avait dit qu'elle débutait une carrière internationale mais nous étions là, toutes les deux, sur ce vol pour le Népal en première classe. Nous avons débuté les recherches des restes du temple ensemble et ne n'est que lorsque nous l'avons trouvé au bout de trois mois que j'ai effectivement prit le temps de débuter ma carrière de chroniqueuse ici-même.»
Le ton d'Audrey Bourgeois se fit sérieux et nostalgique. «Durant des années, j'ai passé de longues heures à traduire les murales du temple dont Émilie m'envoyait les photos lorsqu'elle s'y rendait pour fouiller les ruines. J'ai, un jour, fait une découverte majeure et j'ai appelé Émilie à Paris. On s'est retrouvé au Tibet et après quelques semaines de recherche parmi les bas-reliefs, nous avons trouvé un passage secret qui nous a conduits à une chambre forte intacte. Nous y avons trouvé un diamant contenant une charge du pouvoir de la coccinelle. Nous avons décidé de l'utiliser pour restaurer le temple. Mais quelque chose s'est mal passé.»
«D'après ce que j'ai apprit ensuite, lorsque les porteurs voulaient stocker leurs pouvoirs dans des minéraux à l'époque où l'ordre était active, ils utilisaient habituellement des quartz ou de l'ambre. J'imagine que ceux qui ont fait celui que nous avions trouvé avait prévu de le garder plus longtemps et que c'est pour cela qu'ils ont utilisé une pierre plus dure. Toujours est-il que le diamant ne s'est pas brisé pour libérer l'énergie comme Nooroo et Duusu nous l'avaient prédit. Le miraculous du Paon a été endommagé quand le diamant a été absorbé avec Duusu.»
Des larmes coulèrent doucement sur les joues de la critique de mode. «Émilie a commencé à tousser une substance noire le soir même et elle ne s'est pas réveillé le lendemain. J'ai passé la semaine suivante à faire des recherches pour essayer de trouver un remède pour la sauver. Cette maladie est magique, seule la magie peut la sauver. C'est pour cela que mes recherches étaient si importantes. Mais huit jours plus tard, des hommes sont entrés dans le temple et m'ont molesté. Lorsque je suis revenu à moi, Émilie n'était plus là, mon miraculous avait disparu ainsi que toutes mes recherches. J'ai tout de suite appelé Gabriel et il m'a simplement dit d'oublier tout ça et de rester à l'écart pour le bien de ma famille. Et voilà tout ce que je sais.»
«Il faut faire examiner ta mère par le grand gardien! Il aura peut-être une solution!» s'exclama Marinette.
«Je pense à la broche du Paon. Tu crois que ton yoyo pourrait le purifier? Tu vois, comme un anti-venin.» s'enthousiasma Adrien.
Tous les trois avec Tikki se mirent à parler en même temps et à échafauder des plans et émettre des suppositions.
«Vous êtes tellement beaux à regarder. Pleins d'énergies et d'idées!» s'exclama Audrey «Les miraculous sont entre de bonnes mains avec vous!»
«Y'a que moi qui suis encore choquée qu'Adrien se soit promener partout dans Paris en costume de cuir moulant?» fit la voix de Chloé sur l'arrière de la pièce.
Pour une des rares fois de sa vie, Chloé avait été oubliée dans le fond de la pièce. Sa remarque tellement hors contexte détendit l'atmosphère et tous les autres, kwamis inclus, éclatèrent de rire.
«Allez» proposa Mme Bourgeois «Avez-vous visité Time-Square? Même pas! Je vous y emmène. New York est la ville des super-héros après tout. Vous vous devez de la connaitre. Et pour le dîner je vous emmène dans un petit restaurant de Manhattan à la thématique des héros. J'aimerais bien savoir s'ils ont pensé à vous. Mais demain, vous me laisserez travailler, d'accord?»
Chloé ramena tout de même son idée de carrière pour Adrien dans la conversation durant le repas.
«Ce n'est pas une mauvaise idée, tu as de l'expérience et du talent.» approuva Audrey «Mais rien ne presse. Tu dois d'abord rester à Paris pour les procès. Je te conseille de terminer le lycée d'abord. Mais avant toutes choses, j'aimerais savoir où tu as trouvé ce fantastique blouson que j'admire depuis tout à l'heure. C'est un fait sur mesure n'est-ce pas? Je veux absolument rencontrer le créateur! Je suis certaine que ce n'est pas le genre de ton père…»
«Non, effectivement ce n'est pas de lui. Et c'est très facile de la rencontrer. Cette veste est un autre des chefs-d'œuvres de Marinette.» encensa Adrien.
«Superbe! Alors, si c'est bien le cas, il y aura définitivement une place pour tous les deux dans les rangs de l'industrie de la mode new-yorkaise, lorsque vous serez prêts!»
Même Chloé se détendit durant ce repas et ils passèrent tous un bon moment. Cependant, en revenant à l'hôtel, le majordome avait une très importante nouvelle à leur apprendre.
«Le procès criminel de M. Agreste est terminé. Le procureur vous réclame au plus vite à Paris. Il y aura une audience pour déterminer s'il y aura procès pour les crimes du Papillon.»
La grande salle du tribunal était bondée. Les journalistes se marchaient sur les pieds pour avoir une vue d'ensemble sur l'assistance en-dessous depuis la galerie de la presse. Tous les membres du barreau qui avait pu fournir une excuse pour assister à ce débat s'en étaient hâté avec une curiosité dévorante. Les gardes de sécurité avait dû contenir la foule cherchant à obtenir une place dans la zone réservée au public.
Pourtant ce n'était même pas le vrai procès comme tel.
Cette procédure ne durait normalement que quelques instants. Le représentant de l'État énonçait les crimes reprochés à l'accusé, l'avocat de la défense donnait l'avis de l'accusé sur la question et le juge définissait le type de procédure engagée.
Mais ce cas était différent. Les actions du Papillon étaient plus graves que 76 chefs d'accusation pour ''incitation à la violence.'' Ou du moins, les peines maximales éventuelles déchaîneraient la colère de la population si c'était le chemin sur lequel s'engageait le procureur.
À ce niveau, ce n'était même plus politique. L'enjeu était de calmer d'éventuelles émeutes qui ne manqueraient pas d'éclater si Gabriel Agreste se retrouvait dans une prison de luxe pour cinq ans tout en travaillant sur la prochaine collection.
«Nous demandons l'accusation de Monsieur Gabriel Agreste pour 76 actes de terrorismes intérieur.» énonça l'accusation. «Ceci à cause des répercutions de ses actes.»
«Accusé, que plaidez-vous?»
L'avocat de la défense se leva. Il s'agissait d'un petit génie de la loi fraîchement diplômé avec les honneurs. Qu'il perde ou qu'il gagne, son nom serait partout. «L'accusé plaide non-coupable. Même s'il est vrai que mon client a enfreins la loi, il n'a commis aucun acte de terrorisme. Mon client est resté reclus dans sa résidence durant deux ans. Même s'il est vrai qu'il a incité d'autres personnes à commettre des actes de violences, cet homme y a été poussé par le désespoir et le chagrin. Le fond de cette histoire, c'est que cet homme amoureux a fait tout ce qui était en son pouvoir pour tenter de sauver sa femme. Il a agit par désespoir.»
«Maître Luzot, pouvez-vous nous fournir des preuves de l'implication de M. Agreste dans les actes commis par les ''akumatisés.''»
«Votre honneur, j'aimerais vous faire entendre le témoignage de M. Adrien Agreste.»
Adrien s'avança à un pupitre au milieu de la salle silencieuse et affirma avoir vu son père porter un bijou lui donnant le pouvoir de contrôler les gens.
«Qu'avez-vous à dire sur les circonstances atténuantes des crimes dont votre père est accusé?»
«Depuis l'arrestation de mon père, j'ai fait des recherches, j'ai questionné des gens, j'ai beaucoup réfléchit à mes propres sentiments. Je crois que j'en sais à peu près autant que mon père sur ce qui est arrivé à ma mère. Mais en aucun cas, je ne suis suffisamment désespéré pour utiliser la combinaison des miraculous. À plus forte raison, dévasté la ville à la recherche d'un seul remède réputé efficace sur la foi d'une légende. Je veux revoir ma mère près de moi, tout comme j'en suis sur, mon père l'a voulu autant lorsqu'elle a disparue. Mais je sais qu'elle ne me pardonnerait pas de mettre en péril une autre vie pour sauver la sienne. En aucun cas, je ne désespère. Il y a des remèdes, des pouvoirs qui peuvent la sauver. Tout comme ma mère me l'a apprit, je regarde vers demain avec espoir.»
