Lorsqu'il se réveilla, il fut complètement désorienté. Dans un premier temps, il remarqua qu'il était en mouvement. Puis, ses yeux s'habituèrent à l'obscurité. Il comprit qu'il se trouvait dans le coffre d'une voiture. Il fut pris d'un moment de panique, puis l'instinct de survie prit le dessus. Ses mains étant libres, il fouilla ses poches à la recherche de son portable, pour pouvoir appeler au secours. Un sanglot de panique lui échappa lorsqu'il se rendit compte qu'il ne l'avait pas. Il tenta de maîtriser son angoisse, et chercha autour de lui si quelque chose pouvait l'aider à se sortir de cette situation. La encore, ce fut un échec. Il poussa un grognement de frustration, et donna un coup sur le plafond du coffre. Il sentit soudain la voiture ralentir, jusqu'à s'arrêter complètement. Puis, il distingua une voix, puis une seconde, répondant à la première, puis encore une troisième. Il ne comprenait pas les mots échangés, mais il y vit sa chance. De toutes ses forces, il frappa et appela à l'aide. La première voix se fit tendue, et la seconde ne réagit pas. Il cessa de se débattre, tendu. La première voix répéta plus fort, et cette fois il put entendre ce qu'elle disait.
monsieur, veuillez ouvrir votre coffre.
Il entendit alors une série de sons qu'il n'oublierait jamais : un claquement sec, un cri, un nouveau claquement, et le bruit de deux corps qui s'effondrent. Des larmes jaillirent de ses yeux clairs, et il se recroquevilla. Puis il entendit des pas s'approcher de lui, traînant quelque chose, et le coffre s'ouvrit sur son kidnappeur, qui chargea dans le coffre les cadavres de deux policiers. Il eut un haut-le-cœur.
c'est à cause de toi, dit l'homme.
Il pria, supplia qu'on le laisse partir, jura qu'il ne dirait rien, puis de nouveau respira l'odeur du chloroforme et perdit connaissance.
