Alors qu'ils travaillaient, Enaya remarqua un petit objet sur la cheminée. Une petite fleur de verre, dans lequel semblait brûler une flamme. Elle la frôla du bout des doigts, et Sherlock la regarda faire.
- tu l'as gardé ? dit-elle avec un sourire mélancolique.
- Bien sur que je l'ai gardé. C'est la preuve que tu as bien existé.
- Tu en as douté ?
- Parfois.
Soudain, un bip retentit sur l'un des ordinateurs.
- on en tient un, dit Sherlock en se frottant les mains.
- Amène le ici.
- A tes ordres, dit le détective avec un sourire.
Il tapota sur le clavier de l'un des ordinateurs, et un juron se fit entendre dans la salle de bain. Mia et Sherlock se dirigèrent donc vers la provenance du juron. Ils y trouvèrent, tentant vainement de se relever pour sortir de la baignoire, un homme aux longs cheveux, vêtu d'un sweat gris. La jeune femme échangea un regard avec le détective.
- Attache-le, dit-elle.
Sherlock eut un large sourire et s'exécuta. Enaya se pencha vers l'homme dans la baignoire.
- J'ai de petites questions à te poser, dit-elle. Est-ce que tu va y répondre sagement ?
L'homme cracha dans sa direction.
- J'ai rien à dire aux petites putes comme toi !
Sherlock vint le frapper en plein visage.
- Ce n'est pas comme ça que l'on parle à une demoiselle.
Mia sortit de sa poche une photo de Jake, et lui montra.
- Tu as rencontré cet homme ? demanda-t-elle.
- Je dirais rien.
- Il a quelque chose dans sa poche, dit Sherlock.
Il se pencha donc, et vida ladite poche. Il en sortit une photo d'Ilian, qu'il montra à Mia.
- C'est lui, dit la jeune femme.
- Qu'est-ce que tu comptais faire de ce gamin ? demanda Sherlock.
- Allez vous faire foutre !
Cela lui valut un nouveau coup de poing. Puis, quelqu'un sonna à la porte. Il y eut un instant de flottement, où chacun s'entre-regarda, puis la sonnette retentit à nouveau.
- Sérieusement ? fit Sherlock.
- Vas-y. je m'en occupe.
- Tu es sûre ?
- Vas-y, je te dis.
Elle entra dans la baignoire, et s'installa sur l'homme, les mains sur ses tempes. Comme elle semblait gérer la situation, il sortit de la pièce, et alla ouvrir. Avant qu'il n'atteigne la porte, on avait déjà sonné une troisième fois, et il s'en agaça. Une femme blonde d'une petite soixantaine d'année entra lorsqu'il ouvrit la porte. Il l'invita à s'installer sur une chaise.
- Racontez, et soyez brève.
- Je suis Lady Elizabeth Smallwood. Je dirige la commission contre le magnat de la presse Charles Magnussen. Je suis victime de chantage, et j'aimerais que vous l'arrêtiez.
A ce moment, la porte de la salle de bain se rouvrit, et Enaya se dirigea vers l'ordinateur dont ils s'étaient servis.
- Sherlock, choisis une date et un lieu, s'il te plaît, demanda-t-elle sans prêter attention à Lady Smallwood.
- Disons l'Espagne au temps de l'inquisition.
Enaya sourit, puis pianota sur le clavier. Lorsqu'elle pressa le bouton validant la commande, un bref cri d'horreur retentit dans la salle de bain. Sherlock reporta son attention sur sa cliente.
- J'interromps quelque chose ? demanda-t-elle.
- Une petite expérience. elle est terminée, maintenant, dit Enaya en claquant le capot de l'ordinateur.
- Reprenez, je vous prie, dit Sherlock.
