- ce n'est pas une décision très humaine, dit Lady Smallwood. C'est tout de même votre frère.
- Frère ou non, malheureusement, Sherlock a commis une haute trahison, répondit Mycroft. Il est un danger pour tout le monde. Vous savez très bien qu'il n'y a pas une prison au royaume-uni où l'on puisse l'envoyer sans provoquer des émeutes quotidiennes.
- Mais cela revient à une condamnation à mort ! Vous l'avez dit vous même.
- Je n'ai jamais été très porté sur l'affection fraternel. Si vous en voulez la preuve, voyez donc ce qui est arrivé à l'autre.
C'est alors que retentit faiblement l'une des voix que Mycroft détestait le plus.
- il y a une autre solution.
Mycroft se retourna pour découvrir Enaya, très pâle, adossée à la chambranle de la porte. Elle semblait difficilement tenir debout.
- comment êtes-vous entrée ici ? Demanda-t-il. Comment avez-vous passé la garde ?
La jeune fille lui envoya un regard condescendant, puis répondit :
- je leur ai ordonné de me laisser passer.
- Vous leur avez ordonné ? Ils n'ont aucun ordre à recevoir de vous !
Elle poussa un soupir, attrapa un crayon sur le bureau, et dit :
- casse.
Et le crayon se brisa en deux morceaux bien nets.
- vos garde n'avaient aucune chance. Je vous dis qu'il y a une autre solution, pour Sherlock.
- Et quelle est-elle donc ?
- Je vais rentrer chez moi. Laissez-le venir avec moi.
- Pourquoi feriez-vous ça ?
- Je vais avoir besoin de lui pour... enfin, vous savez.
- Non, je ne sais pas.
- Pour trouver l'enfoiré qui a tué mon fils.
- Et si moi, j'ai besoin de lui ?
- Je lui attribuerait un numéro de téléphone afin que vous puissiez le joindre. S'il vient avec moi, il pourra continuer à travailler sans risquer sa vie.
- Dans ce cas vous partirez dès aujourd'hui. Et s'il arrive quoi que ce soit à mon frère, je vous en tiendrai pour responsable.
Mia hocha la tête, et tourna les talons. C'est ainsi que quelques heures plus tard, les deux frères, la jeune femme, John et Mary se firent leurs adieux à Baker Street.
- qu'est-ce qu'on va faire, alors ? Demanda Sherlock.
- Toi, tu vas retrouver mon fils. Ramène-le au manoir, et... occupe-toi de lui. Moi, j'ai un prisonnier à secourir. Retiens ton souffle.
Sherlock obéit, et ils disparurent.
