Quand la porte s'ouvrit, il était prêt. Une jeune femme brune entra dans la pièce, toute de noir vêtue, et portant un sac à dos. Elle fit un pas doucement vers lui.
- n'approchez pas ! Dit-il, tendant son bout de faïence de la main gauche vers elle.
Elle marqua une pause, et pencha la tête sur le coté.
- qu'est-ce qu'il a, votre bras ? Demanda-t-elle. Vous êtes droitier, n'est-ce pas ?
puis elle continua d'avancer.
- n'avancez plus ! répéta-t-il. Je jure que je vous tuerai.
Et il maudit ses mains qui tremblaient. Elle continua d'avancer, jusqu'à ce que la pointe vienne mordre son cou. Là elle s'arrêta, et le regarda droit dans les yeux.
- allez-y, dit-elle calmement. Si vous pensez vraiment que je vous veux du mal, tuez-moi. Mais je ne pense pas que vous le ferez.
- Vous ne me connaissez pas ! Dit-il, les larmes lui piquant les yeux.
- C'est facile. Juste un petit coup sec, et c'est terminé. Je ne bougerais pas.
- La ferme !
Il prit une profonde inspiration, enfonça un peu plus la pointe dans son cou, jusqu'à ce que quelques gouttes de sang perlent, puis mit toute sa rage pour trouver le courage d'en finir. Il échoua. Il finit par jeter à terre le bout de faïence, poussant un cri de désespoir. Elle poussa un léger soupir, comme si elle était déçue.
- C'est bien, dit-elle.
- Ce n'est pas moi ! Asséna-t-il.
Puis, il se calma, et dit :
- vous avez gagné. Faites ce que vous voulez.
- Ne bougez pas.
Elle tira un pistolet du holster qu'elle portait à la cuisse. Il ferma les yeux, et sut qu'il allait mourir.
