Chapitre 2 : Entrecroisement de Sentiment
Chat noir rentra chez lui péniblement. Il se faufila par la fenêtre ouverte et s'écroula sans attendre sur son lit. Son mal de tête n'avait fait qu'empirer pendant sa course nocturne. Dans un souffle, le héros mal en point dit :
Dé transformation.
Plagg sorti alors du miraculous avant de s'affaler aux côtés d'Adrien. Et comme à son habitude, il réclama :
Je suis mort, j'ai faim, je veux manger. Tu me dois au moins un camembert entier cette fois.
Etonné de ne pas avoir la réaction habituelle de la part du jeune garçon, Plagg se releva du lit.
Gamin ? Ça va ?
S'inquiétant pour son jeune maître et ami, le petit être magique posa une patte sur le front du jeune garçon blond. Il était encore plus brûlant que lorsqu'il était chez Marinette. Prenant sur lui, il alla vite fait manger un morceau de fromage dans la réserve qu'Adrien lui laissait à disposition. Ayant repris quelques forces, il alla chercher une serviette mouillée à la salle de bain avant de la mettre sur le front du jeune garçon. Dès que cela fut fait, il se débrouilla tant bien que mal pour délasser les chaussures d'Adrien avant de les lui enlever. Il fallait maintenant attirer l'attention d'un des humains de la maison. Adrien ne pouvait pas rester comme ça. Mais il ne pouvait pas se promener comme il voulait dans la maison, c'était dangereux. Regardant autour de lui, Plagg fini par avoir une idée lorsque son regard se posa sur le téléphone d'Adrien. Allumant le Gsm du jeune homme, il fit défiler le répertoire du jeune homme jusqu'à tomber sur le père du jeune garçon. Aussitôt il l'appela mais tomba sur la messagerie. Le traitant de tous les noms, Plagg recommença encore une fois. Cette fois l'on décrocha :
Adrien à quoi joues-tu ? Nous sommes au beau milieu de la nuit…. Adrien…. Adrien…
Sur ce Gabriel raccrocha. Mais Plagg entendit cependant du bruit dans la maison. Plaçant le téléphone dans la main du jeune homme alité, il partit ensuite se caché vite fait. Un court instant après, la porte de la chambre s'ouvrit. Gabriel et Nathalie entrèrent après avoir frappé. Aussitôt Gabriel prit la parole :
Adrien tu es la ?
Lorsqu'il vit son fils alité et semblant avoir du mal à respirer, il s'agenouilla sans attendre près de lui en donnant comme ordre à Nathalie de faire venir un médecin d'urgence. Elle s'exécuta sans attendre tout en sortant de la pièce. Gabriel entrepris de mettre son fils en pyjama avant de le mettre correctement sous les couvertures. Lui prenant la main, il attendit dans l'angoisse l'arrivée du médecin. Ce dernier ne tarda pas, et le verdict tomba. Adrien avait attrapé un bon gros refroidissement. Selon le médecin il lui fallait de repos et surtout resté au chaud. Après avoir prescrit de quoi faire tomber la fière et lutter contre les courbatures engendrées par celle-ci, le médecin repartit. Gabriel resta toute la nuit au chevet de son fils. Il avait déjà perdu sa femme, il était hors de question de perdre aussi son fils si précieux.
Adrien fut réveillé par les rayons du soleil sur son visage. Il avait chaud et ne se sentait pas bien. Pourtant, une douce chaleur émanait de sa main droite. Ouvrant difficilement les yeux, il sourit devant ce qu'il vit. C'est alors que les paroles de Marinette lui reviennent en tête : « Ne dit pas ça. Je suis sûr qu'il y a des personnes qui tiennent à toi. Des personnes de ta famille. Ou des amis. Peut-être même des gens dont tu ne te doute même pas des sentiments qu'ils ont pour toi. On ne peut pas être seul tout le temps. » Il en avait la preuve juste devant les yeux. Son père lui tenait la main, et vu qu'il ne portait qu'un simple pyjama et avait les cheveux plus que décoiffé, il avait surement veillé sur lui toute la nuit. Une question lui traversa cependant l'esprit. Comment avait-il su ? Voyant son fils réveillé, Gabriel prit la parole :
Comment te sens-tu Adrien ?
Ça va père.
Adrien…
Gabriel n'était pas dupe quant à ce mensonge. Soupirant, Adrien décida d'être franc :
A vrai dire j'ai connu mieux. Je pense que j'ai dû attraper froid lorsque j'ai fait le shooting photo sous la pluie. Je suis désolé père.
Tu n'as pas à être désolé. Repose-toi. Je vais demander à Nathalie de te faire apporter de quoi manger ainsi que tes médicaments.
Merci père.
Chose rare, Gabriel sourit à son fils avant de sortir de la pièce. Alors qu'enfin la pièce était redevenue calme, Plagg se décida à revenir près de son ami.
Alors Gamin, ça va ?
Je suppose que c'est toi qui réussis à prévenir mon père. Alors merci Plagg.
Je t'en plie. Mais tu vas me devoir plusieurs fromages.
Adrien rigola. Lorsque Nathalie entra dans la pièce, Plagg c'était caché depuis un moment. Elle déposa devant le jeune malade un bol de bouillon ainsi que les médicaments qu'il devait prendre. Trop fatigué pour discuter, il fit ce qu'on attendait de lui avant de simplement se recoucher.
Etrangement Marinette arriva bien en avance à l'école aujourd'hui. En fait, il y avait longtemps qu'elle était réveillée. Pour une raison qu'elle n'arrivait pas à identifier, elle s'était réveillée très tôt et n'avais pas réussi à se rendormir. En fait, elle avait été plus que troublée par la dernière phrase de Chat noir. Ainsi il comptait l'embrasser ? Enfin, l'embrasser sur la bouche ou simplement sur la joue ? Elle ne savait plus quoi penser. Elle sursauta lors qu'Alya arriva derrière elle en la poussant légèrement.
Et bien tu es tombée du lit ?
On peut dire ça. Je… Je ne sais pas pourquoi je me suis réveillée assez tôt.
Eh bien, on va faire une croix au calendrier alors.
Rigolant toute les deux, Marinette en oublia pour quelques instants chat noir et ses fluctuations émotionnelles. Elle savait que dans son cœur il n'y avait qu'Adrien. Mais les paroles et les faits que lui avait confiés chat noir hier avaient troublé son cœur. Elle avait remarqué une telle souffrance dans la voix de chat noir que ça l'avait touchée. Rien que de penser au héros félin, son cœur rata un battement. Comment en était arrivée là. La cloche mit cependant fin à ses réflexions. Sans attendre, les élèves prirent place en classe. Alors que Marinette pensait pouvoir se concentrer sur les cours pour calmer les fluctuations de ses émotions, elle constata vite que cela n'allait pas être possible. En effet, elle se rendit bien vite compte de l'absence d'Adrien. Hors elle savait qu'il n'avait rien de prévu au niveau de son travail de mannequin. Se penchant légèrement, la jeune fille interpela son ami assit devant elle :
Nino. Tu as des nouvelles d'Adrien ?
Non aucune.
Ah… Ok, merci.
Reprenant sa place, elle se contenta de se concentrer sur le cours. Mais tant dis qu'elle essaya de suivre au maximum, Alya lui murmura :
Si son absence t'inquiète tellement, pourquoi tu ne lui envoie pas un sms.
Regardant son amie d'un air ahurit, Marinette s'écria :
Mais oui, merci Alya.
Marinette, on peut savoir pourquoi vous crier ainsi ?
Pardon madame Bustier.
Rouge de gêne, Marinette se ratatina sur son siège en essayant de se faire la plus petite possible. Continuant de suivre le cours, elle se mit à attendre avec impatience la pause. Lorsqu'enfin la cloche sonna, Marinette plongea dans son sac afin d'attraper son Gsm. Une fois le message tapé, elle s'empressa de l'envoyer.
La jeune fille attendu la réponse avec impatience. Mais plus les heures passèrent, plus l'absence de réponse faisait grandir l'inquiétude de la jeune fille. Si bien que lorsque la cloche sonna la fin des cours, elle se rendit compte qu'elle n'avait absolument rien suivis de ce que madame Bustier avait dit. Rangeant ses affaires de manière pensive, elle eut cependant une idée lorsqu'elle entendit Chloé rigoler. Vu qu'elle était amie avec Adrien, elle savait peut être pourquoi le garçon n'était pas venu en classe. Prenant son courage à deux mains elle interpella la jeune fille :
Chloé !
Qu'est-ce que tu veux Dupain-Cheng ?
Je…Je voulais savoir si tu savais pourquoi Adrien n'était pas venu en cours aujourd'hui.
Et pourquoi je te dirais quoi que ce soit Dupain-Cheng ?
Allez Chloé…
Marinette bassa les yeux. Elle n'avait pas envie de se disputer avec la jeune fille. Elle voulait simplement avoir des nouvelles du garçon qui faisait battre son cœur. Elle entendit la blonde soupirer avant de dire :
J'ai pas de nouvelle non plus.
Sur ce, elle partit sans plus un mot. Il est vrai que depuis qu'elle aidait Ladybug en tant que Queen Bee, Chloé était plus gentille, plus posée. Enfin, à sa manière. Trainant le pas, Marinette rentra chez elle. Elle fit cependant bonne figure devant ses parentes afin de ne pas les inquiétés. Après le souper, elle alla directement dans sa chambre afin d'être un peu seule. Une fois sur place, il prit appuie sur son lit avant de passer par la fenêtre pour se retrouver sur sa terrasse. Elle avait besoin de prendre l'air. Pendant un moment elle fut tentée de se transformer afin d'aller jusque chez Adrien mais elle ne pus s'y résoudre. Cela aurait été une violation de sa vie privée. Tikki la regardait sans pour autant intervenir. Elle ne pouvait pas lui dire que, si Adrien avait été absent aujourd'hui c'était simplement parce qu'il été malade. Elle le savait puisqu'elle l'avait vu lorsque Marinette l'avait ramené chez elle. La petite kwami rouge aurait bien aimé faire cesser les tournant de son amie en lui disant que chat noir et Adrien n'était qu'une seule et même personne. Mais c'était une loi sacrée. Il ne pouvait pas dire le nom des porteurs de miraculous si la personne en face d'eux ou présent dans la pièce n'en savait rien. Donc même si elle l'avait voulu, elle n'aurait pas pu prononcer le nom d'Adrien si elle voulait révéler l'identité de chat noir. L'inquiétude finie cependant par prendre le dessus sur la raison de la jeune fille. Posant une main sur ses boucles d'oreilles, elle allait prononcer la formule de transformation lorsque son téléphone sonna. S'empressant de le prendre, elle sourit en voyant que c'était Adrien qui répondait.
« Salut Marinette, c'est gentil de prendre de mes nouvelles et de t'inquiéter. Je serais absent pendant quelques jours. J'ai malheureusement prit froid lors de la séance photo sous la pluie. Mais ne t'en fait pas, normalement je serais rapidement de retour. Passe une bonne nuit. »
Rassurée par ce message, bien qu'encore légèrement inquiète de savoir Adrien malade, Marinette soupira quand même de soulagement. Souriant à Tikki, elle tapa rapidement sa réponse avant de rentrer et de se préparer à aller au lit.
Se réveillant un peu plus en forme que ce matin, Adrien regarda le ciel rougeoyant du soleil couchant. S'étendant, il allait attraper son Gsm lorsqu'on toqua à la porte. Donnant la permission à la personne d'entrer, Adrien vit Natalie entrer avec son repas du soir. Comme à son habitude, elle resta stoïque tout en lui donnant les consignes quant à la prise de ses cachets. Elle lui précisa également que ses cours de chinois et d'escrime avait été annulé jusqu'à après le voyage scolaire.
Mon père a-t-il donné son accord pour le voyage ?
Non, il se réserve encore le droit d'accepter ou de refuser.
D'accord.
Cela ne servait à rien discuter. De plus, il n'était pas en état d'argumenter. Mangeant tranquillement son repas, Il décida d'allé prendre un bonne douche. Tandis qu'il reprenait place dans son lit, il remarqua avoir un message. Attrapant son téléphone, il vit qu'il s'agissait d'un message de Marinette. Cette dernière s'inquiétait de son absence en classe. Marinette était vraiment quelqu'un de formidable. Tandis qu'il souriait en répondant, Plagg s'approcha et le taquina :
Et bien quel sourire un peu niait. Tu as reçu un message de ta Lady ?
Tu es bête Plagg, tu sais que Ladybug n'a pas mon numéro privé.
Mais ton sourire en dit long.
Adrien ne le reconnaitra pas, mais son kwami n'avait pas tort. Le message de Marinette lui avait fait énormément plaisir. Il souhaitait la remercier pour plusieurs choses. Il voulait la remercier pour ce message, mais aussi pour les mots qu'elle lui avait dits lorsqu'il était dans sa chambre. Certes elle pensait parler à Chat noir, mais il était sûr que Marinette lui aura dit la même chose s'il s'était parlé en face. Marinette était vraiment une fille géniale.
Le temps passa tranquillement. Après 4 jours, Adrien était complètement guérit. Cependant son père avait refusé qu'il retourne au collège ce matin. Il lui avait ordonné de rester dans sa chambre afin de se reposer. Mais maintenant qu'il n'était plus malade, rester enfermer faisait paraitre le temps bien trop long. Lorsque la nuit tomba sur Paris, Adrien se releva d'un bond tout en criant :
Plagg, transforme-moi.
Dès qu'il fut revêtu de son costume, Chat noir s'élança dehors. Le vent était bien moins frais que la dernière fois. Il était même très agréable. C'était tellement vivifiant de sauté de toit en toit et de se délier enfin les muscles. Se rendant jusque la tour Eiffel, il y grimpa sans tarder. Respirant à plein poumons l'air doux du soir, il fut surpris lorsqu'une voix s'éleva de derrière lui :
Salut Chaton. Ça faisait longtemps.
Se redressant d'un bond, il se rendit jusqu'à son amie d'une démarche féline. Arrivé devant elle, il se mit à genoux, lui fit un baisemain en lui disant :
Bonsoir ma Lady. Bien trop longtemps à ma mode ma chère.
Arrêt e ton numéro de charme frimeur.
Se souriant un moment, Ladybug fini par prendre la parole :
C'est bien tranquille ces derniers temps.
C'est vrai. Papillon à l'air occupé.
Tant mieux, un peu de repos n'est jamais un luxe superflu.
Prenant place tout deux près de la rambarde, ils s'y assirent les pieds pendant dans le vide. Ils restèrent un moment à observer les lumières de Paris danser sous leur pied. Ce fut Ladybug qui brisa le silence :
Chaton, je voulais m'excuser pour la dernière fois.
Ne t'en fait pas. Marinette m'a transmis ton message. J'ai bien compris qu'il y avait eu un malentendu.
Tant mieux. Si jamais tu veux parler et bien, je suis là.
Merci ma Lady. J'avais besoin de parler la dernière fois. Mais maintenant ça va. J'avais simplement passé une très mauvaise journée. Ce que je souhaite pour le moment c'est simplement passer un moment ici avec toi.
D'accord mon minou.
Reprenant leur contemplation de la ville, le temps s'écoula tranquillement. Ils discutèrent de tous et de rien pendant un bon moment. Mais tandis que la lune montait de plus en plus dans le ciel nocturne, la jeune héroïne se mit à bailler. Se redressant, le Félin tendit sa main à la jeune femme pour l'inviter à se relever. Ladybug s'en empara sans attendre. Elle fut cependant surprise lorsque chat noir la tira légèrement plus fort que nécessaire. Déséquilibrée, elle se retrouva contre de le torse du jeune homme. Rougissant légèrement à cause de cette situation, Ladybug releva le visage pour regarder son partenaire. Chat noir lui sourit tendrement et lui dit :
Je me suis fait une promesse lorsque je suis parti de chez Marinette. Je voulais te remercier pour m'avoir porté sur ton dos et pour t'être inquiétée pour moi. Alors merci ma Lady.
Sur ses mots, Chat noir déposa délicatement ses lèvres sur celle de la jeune femme faisant battre son cœur. Ce n'était qu'un fugace baiser, un simple contact tout en douceur. Se décollant de la jeune héroïne, Chat noir parti plus vite qu'un courant d'air non sans avoir au préalable murmuré à l'oreille de sa douce :
Bonne nuit ma Lady. Je t'aime.
Chat noir rentra chez lui en quatrième vitesse. Il avait le cœur qui battait la chamade. Il n'arrivait pas encore à se convaincre de ce qu'il avait fait. Le rouge aux joues et le sourire aux lèvres, il était extrêmement heureux. Il espérait de tout cœur que sa lady ne lui en voudrait pas. Rentrant chez lui sans détour, il se mit au lit sans attendre, continuant à rêver à la douceur des lèvres de la jeune héroïne.
Ladybug, totalement perdue dans les sensations que lui renvoyait son cœur, resta de longues minutes immobiles. Le vent jouant dans ses cheveux, elle essayait tant bien que mal de calmer les battements saccadés de son cœur. Comment pouvait-elle être si troublée par se baiser ? C'était Adrien qu'elle aimait. Alors pourquoi était-elle si confuse ? Un coup de vent légèrement plus fort que les autres fit sortir la jeune fille de sa stupeur. Portant les doigts jusque ses lèvres, elle rougit de plus belle. Ce contact avait été extrêmes doux. Elle avait pu se rendre compte, à travers se baiser, de la profondeur des sentiments du Félin. Prenant son Yoyo, elle inspira profondément afin de se calmer, puis prit le chemin du retour. Dès qu'elle fut dans sa chambre, elle se dé transforma sans attendre. Tandis que Tikki se rendait jusque l'assiette de cookie laissée sur le bureau, Marinette entama la conversation :
Mais qu'est-ce qu'y lui a pris ? Je lui ai déjà dit que j'aimais un autre garçon. Alors pourquoi a-t-il fait ça.
La jeune fille faisait les cents pas dans sa chambre. Partagée entre la colère et la gêne face au geste de chat noir mais aussi face à ses propres sentiments. Elle aimait Adrien, de ça elle en était plus que sur .Mais ces derniers temps les charmes du chat noir ne la laissait plus si indifférentes. Depuis qu'il sait confiée à elle sous l'identité de Marinette, elle avait compris qu'il cachait ses déboires, ses doutes et ses souffrances derrières ses blagues et son air charmeur. Désespérée devant le tourillon de ses sentiments, la jeune fille se retourna vers son amie rouge à point noir :
Tikki, qu'est-ce que je dois faire ?
Je ne sais pas Marinette, c'est à toi d'agir en fonction de tes sentiments.
Mais je ne sais pas où j'en suis Tikki. J'aime Adrien. Je n'ai aucun doute la dessus. Mais Chat noir… Je ne sais pas pourquoi mon cœur se met à battre comme ça pour lui aussi.
Je suis sûr qu'il y a une solution simple à cette situation. Je pense que tu devrais laisser le temps au temps. La solution d'apparaitra peut être de manière très simple un peu plus tard.
D'accord, merci Tikki. Je vais essayer de mettre les choses au clair. Si je dis à Adrien que je l'aime et qu'il ne partage pas mes sentiments, je pourrais peut-être donner sa chance à chat noir alors.
Essayant de se rassurer par cette simple conviction, elle s'empressa de se mettre au lit. Elle était pourtant plus que certaines qu'elle allait de nouveau avoir énormément de mal à trouver le sommeil.
Le lendemain matin Marinette arriva de nouveau en avance à l'école. Ayant passé une nuit agitée, elle s'était réveillée relativement tôt et c'était vu dans l'incapacité de retrouver le sommeil. Trainant les pas dans la cour intérieure de l'école, elle décida d'allé s'asseoir sur l'un des bancs en attendant Alya. Complètement perdue dans ses pensées et sa fatigue, elle ne remarqua la personne venue prendre place à ses côtés que lorsque cette dernière prit la parole :
Salut Marinette. Comment vas-tu ?
La jeune fille, tellement surprise, bondit du banc avant de tomber à la renverse. Aussitôt, Adrien se releva et lui tendit la main. Sans attendre, Marinette prit la main tendue de son ami. Le jeune homme tira cependant un peu trop fort. Marinette se retrouva alors contre le torse du jeune mannequin. Virant au rouge écrevisse, elle fut cependant surprise par la ressemblance entre cette scène et celle qui s'était passée hier au sommet de la tour Eiffel. Son regard perdu dans celui d'Adrien, elle mit quelques instants à réagir. Se décollant du jeune homme, Marinette ne savait plus où se mettre. Heureusement pour elle, Adrien prit la parole :
Je suis désolé si je t'ai fait peur. Je voulais simplement te dire bonjour et savoir comment tu allais. Je voulais te remercier pour les messages que tu m'as envoyés lorsque j'étais malade. C'était vraiment gentil de prendre de mes nouvelles.
Ah heu pardon j'étais perdu dans mes lancées, heu pensées. Ce… C'était normal de prendre de tes louvelles heu nouvelles.
C'est quand même très gentil de ta part.
Les deux jeunes gens se sourire mutuellement. Adrien repris ensuite la parole :
Ca va Marinette ? Tu as l'air fatiguée ?
Oh heu, un peu oui. J'ai … mal dormi.
Ah bon ? Cauchemar ?
Heu, non non pas, pas vraiment. Simplement des rêves bizarres. Mais je suis sûr que ce n'est rien.
Peu convaincu par la réponse de la jeune fille qui semblait éluder sa question, il ne pus continuer à lui parler car Alya et Nino venait d'arriver. Les 4 amis discutèrent de tous et de rien avant de se rendre en classe. Le cours se passa sans soucis pour une fois. Mais peut avant la fin du cours, Madame Bustier prit la parole.
Je vous souhaite un bon week-end. Profitez en bien pour vous reposer et pour préparer vos affaires pour lundi. N'oubliez pas que nous vous attendons à 7h30 devant l'école.
Rangeant ses affaires, Adrien jeta un coup d'œil à Marinette. Elle semblait fatiguée et tracassée. Elle essayait de le cacher mais Adrien l'avait remarqué suite à sa conversation matinale avec la jeune fille. Sortant du collège, il monta dans la voiture tout en regardant Marinette se diriger vers chez elle. Une fois rentré chez lui, il se dirigea vers le bureau de son père. Toquant à la porte, son père l'invita bien vite à entrer. S'exécutant, il se dirigeant jusqu'au bureau de Gabriel Agreste. Ce fut ce dernier qui prit la parole :
Comment te sens-tu Adrien ?
Bien père, je suis totalement guérit ne vous en fait pas.
Hummmm… tant mieux. Que voulais-tu me demander ?
Je venais vous demander l'autorisation pour le voyage de Lundi.
Hors de question. Tu sors de maladie. Je refuse que tu y aies.
Mais père...
Ça ne sert à rien de discuter. Ma décision est prise.
Mais père, les travaux faits pendant le voyage compteront pour le trimestre. Si je ne les fait pas ma moyenne va chuter.
Espérant avoir fait mouche avec cet argument, Adrien regarda avec anxiété son père réfléchir. L'adulte regarda rapidement sur son ordinateur avant de demander :
Combien de temps dure ton voyage ?
5 jours. Nous partons lundi matin et rentrons vendredi dans la soirée.
Hum… Le voyage se fait bien sur le cap gris nez ?
Heu oui.
Très bien, je t'autorise à y aller mais à une seule condition. Je dois m'y rendre pour assister au défilé présentant ma prochaine collection printemps. Et je veux que tu participes au défilé et à la soirée.
Je ne sais pas père, il faudra surement demander l'autorisation à mon professeur.
C'est ça ou tu ne participe pas au voyage. Et ne t'inquiète pas, je m'arrangerais avec ton professeur.
Alors très bien père.
Bien. Maintenant laisse-moi. Je dois finir de préparer le défiler.
Adrien se rendit sans attendre dans sa chambre. Certes il allait devoir subir la corvée d'un défilé et d'une soirée ennuyante, mais au moins il avait la permission de participer au voyage avec ses amis. Il commença sans attendre à faire son sac. Il avait hâte de profiter d'une telle expérience avec ses amis. Mais alors qu'il plaçait des vêtements dans son sac, il eut une idée. Il cherchait depuis un moment comment remercier Marinette pour toute l'aide qu'elle lui avait apporté. Il se souvenait que Marinette était une grande fan de mode, elle lui avait expliquer lorsque Jagged Stone avait fait une émission de téléréalité dans sa maison. Elle accepterait sans doute de l'accompagner à ce défilé. Elle pourrait alors entrer pendant une soirée dans le monde de la mode et lui passerait la soirée moins seul. Content de son idée, il espérait que son père allait accepter la venue de la jeune fille à cette soirée. Il décida d'aller directement demander son accord au principal concerné.
Père ?
Oui Adrien.
Je suis désolé de vous dérangé une fois encore mais j'aimerai vous demander. Je… J'aimerais remerciée une amie fan de monde en l'invitant au défilé. Est-ce possible ?
Une amie ?
Oui, elle est dans ma classe. Elle a pris de mes nouvelles lorsque j'étais malade.
Très bien. Je ferais prévoir une tenue pour ton amie.
Merci infiniment père.
Adrien regagna sa chambre afin de terminer son sac. Il avait le sourire aux lèvres et des papillons bien étrange dans le ventre. Était-ce du bonheur ?
