A/N : Merci à ceux qui laissent des reviews, ça motive vraiment et ça fait chaud au coeur, parce que même si ce n'est qu'une traduction, n'étant pas réellement bilingue, cela me coûte du temps ! Mais ça me fait plaisir de le faire et j'espère que cela vous fait plaisir de le lire !
DracoLover : Ravie que cela te plaise ! Je dois avouer que certains passages me laissent pantoise parfois aussi et je suis obligée de bien chercher pour être sûre d'avoir bien saisi ce que cela voulait dire ! J'espère que la suite te plaira =)
Chapitre Trois
Albus traversa avec confiance le portail de l'école puis s'arrêta et attendit Aberforth, qui luttait pour le rattraper. Non pas qu'Aberforth avait habituellement des difficultés à marcher, bien sûr, c'était juste qu'il transportait quelques uns des manuels de son incapable de frère en plus des siens, et Albus avait beaucoup trop de manuels et de dossiers d'après Aberforth. Et son opinion était sûrement entièrement justifiée, compte tenu du halètement qu'il émettait sous l'effort.
"Ah merci, Aberforth," déclara cordialement Albus, faisant de son mieux pour ignorer son jeune frère qui le fusillait des yeux en lui lançant un regard mécontent. "Maintenant si tu pouvais juste transporter mes affaires dans la cours intérieur où se trouve le Chêne, ce serait merveilleux."
Et comme toujours, le terrible regard d'Aberforth ne servit à rien. Bien sûr, Albus avait le poignet cassé. Bien sûr, c'était son frère. Mais ça ne changeait rien au fait qu'il avait dû se charger de ses affaires toute la semaine, suivre des cours de cuisine (et brûler un grand nombre de repas dont Aberforth ne voulait pas se remémorer) et finir un essai que son frère lui avait dicté. Oui, tenter de dicter un essai juste de tête, aussi éloquent que soit Albus, était un exploit de sa part. Mais ça n'empêchait pas le fait que ça avait bouffé tout le samedi après-midi d'Aberfoth. Toutes les louanges du monde ne pouvait pas stopper Aberforth de commettre une série de meurtres si jamais on lui demandait de faire quoi que ce soit d'autre en plus durant la guérison de la main d'Albus.
"Albus ! Par ici !" appela une voix de l'autre côté de la cours. Albus regarda dans la direction de son meilleur ami, Elphias Dodge, qui se tenait debout en agitant la main pour se faire repérer. Il se dirigea directement vers son ami, avec Aberforth qui traînait derrière lui.
Assis sur un banc à côté de celui où Elphias secouait toujours la main de façon embarrassante se tenait une petite fille aux cheveux foncés, penchée sur une montagne de devoirs de maths. Elle se marmonnait distraitement des choses à elle-même car elle travaillait sur un problème particulièrement difficile, griffonnant sa page de sa minuscule et exiguë écriture de façon alarmante. Lorsqu'Albus lui dit bonjour elle grogna simplement en guise de réponse. La plupart des gens auraient été rebutés par cette grossière salutation, mais Albus ne fut pas embarrassé. Personne de dérangeait Amelia quand elle faisait ses devoirs. Sauf s'ils voulaient que leurs bras soient violemment arrachés.
Aberforth, heureux de se décharger de son frère blessé auprès d'autres sortes de crétins suspects, dit rapidement au revoir et se tira retrouver ses propres amis.
"Nom de Dieu, qu'est-ce que tu as fait pour que ton bras soit enveloppé dans du plâtre ?" s'exclama Elphias, désignant la main droite d'Albus, qui était maintenant enfermée dans une pâte permanente et dure.
"Oh, j'ai eu un peu incident vendredi après-midi. Fracture, oui. Ce sera emplâtré pour six semaines, malheureusement."
Amelia leva brusquement les yeux vers Albus. "Alors comment vas-tu prendre des notes durant le cours de Mr Kentwood ? Tu sais ce qui ce passe si tu ne prends pas de notes, avec lui. Tu n'auras pas de matériel pour bosser. Tu échoueras." Et, sur ces paroles, elle retourna à ses maths.
D'après le regard d'Elphias, il était évident qu'il craignait lui aussi pour la santé scolaire d'Albus.
"... Conduisant à un écart envers l'égalité des lois, ce qui bien sûr nous ramène aux Droits de l'Homme."
Mr Kentwood s'arrêta brièvement afin que ses élèves puissent finir de griffonner ce qu'il venait de dire. Cela ne faisait que trente minutes depuis le début de la leçon mais ses étudiants avaient déjà écrits deux pages de notes. Du moins tous sauf Albus Dumbledore, qui était assis au premier rang, un magnétophone posé devant lui et un regard plutôt satisfait sur son visage. Le reste de la classe avait passé un long moment à observer d'une façon éreintée sa fracture l'empêchant de prendre des notes. Même Amelia se sentait amère face à cette ingénieuse échappatoire.
"Tu te sens très intelligent, n'est ce pas ?" siffla une voix par dessus l'épaule d'Albus tandis que Mr Kentwood continuait son monologue historique.
"Excuse-moi ?" répondit Albus.
"Utiliser ce magnétophone. Comme ces étudiants qui affirment qu'ils ont une sorte de maladie qui leur permet d'obtenir du temps supplémentaire pour les examens. Je parie que ta main n'est même pas cassée. Tu es à l'apogée de cette foutue année et tu as encore besoin de traitement spécial." La fille qui venait de siffler tout cela aux oreilles d'Albus jeta le capuchon de son stylo contre l'arrière de sa tête.
"EVANS !" aboya Mr Kentwood. "Si tu balances encore quelque chose dans cette classe je veillerai personnellement à ce que tu sois jetée par la fenêtre voire dans les oubliettes. Personne ne te regrettera."
Evans fronça les sourcils et Amélie sourit d'un air narquois. Mr Kentwood dit aux deux filles d'arrêter de faire des grimaces et de prêter attention au cours, pour changer. Albus garda un visage impassible comme il l'avait fait tout au long de l'altercation. Franchement, Evans aurait pu au moins trouver des remarques plus convaincantes que ça.
Albus avait passé le reste de la semaine à enregistrer les cours des professeurs, à prendre des photos des diagrammes avec son appareil et, lorsque les circonstances l'exigeaient vraiment, à écrire -vraiment mal- avec sa main gauche. Elphias avait été émerveillé par l'ingéniosité de son ami et avait offert son aide pour porter les affaires d'Albus jusqu'à chez lui (une offre qu'avait grandement apprécié Aberforth, ravi d'être libre et ne plus être le laquais personnel de son frère, même si ce n'était que pour une courte période).
"Je ne peux pas croire que Mme Buxton t'ait laissé prendre des matières supplémentaires" gémit Elphias durant le trajet jusqu'à la maison d'Albus. "Il n'y a qu'à toi qu'elle aurait accepté de faire cette faveur. Qu'à toi."
En effet, les exploits de persuasions d'Albus étaient devenus largement connu parmi ses pairs. Avant l'expérience Buxton il y avait eu l'Altercation Harrison, dans laquelle il avait réussi à se sortir de la colère d'une professeur d'Anglais vraiment vicieuse qui n'avait pas apprécié qu'il lui corrige son orthographe, et aussi les Guignols Charles et Conrad (Elphias créait des noms pour chacune des aventures et mésaventures d'Albus), lorsque qu'Albus avait amené à la soumission deux tyrans d'un an de plus que lui. Par la suite ils avaient été vus traiter gentiment les jeunes nouveaux arrivant de l'école ! Seul Albus aurait pu réussir à faire ça, et il avait réussi.
"Oui enfin, ce n'était pas si dur. Il suffit d'avoir de bonnes raisons évidentes...
"... Même le plus idiot peut être guidé vers la vérité" conclut fièrement Elphias. Albus avait prononcé ces mots auparavant et cela avait touché une corde sensible de son ami, c'est pourquoi il évitait de redire cette phrase. Albus n'aimait pas mettre en doute l'intelligence de son meilleur ami, ce n'était simplement pas sympa.
La conversation se transforma lentement en bavardage à propos des devoirs, des parents ou de faits amusants sur les perce-oreilles, tandis qu'ils approchaient de la rue d'Albus.
"Oï, le rouquin ! Jolie cravate !" Albus se retourna et vit Gellert suspendu la tête en bas à un arbre tout proche, un large sourire aux lèvres. Albus ajusta sa cravate d'école et s'approcha de l'arbre.
"Oh, salut Gellert. Voici mon ami, Elphias. Elphias, voici Gellert."
Elphias fit un signe de la main mais Gellert l'ignora.
"Alors Al', que dirais-tu de laisser monsieur Boutonneux ici pendant qu'on va jeter des cailloux sur quelques chèvres? Pourquoi y-a-t-il des chèvres dans ton jardin, d'ailleurs ? Putain, ne me dit pas que tu les traies. Je te balancerai des glands à la figure si tu tentes de me faire boire du lait de chèvre. C'est pas du tout mon trip."
"Merci pour l'offre" répliqua Albus, "mais Elphias et moi avons certaines choses à faire. Peut-être une prochaine fois."
"Tant pis peu importe." Gellert disparu derrière l'arbre.
Albus attrapa doucement le bras d'Elphias, donc le visage avait tourné au rouge vif, et le fit traverser la route. Etant l'un de ceux dont la profusion d'acné pourrait résister à une explosion nucléaire, sans compter que les produits dermatologiques sont peu efficaces, Elphias n'avait pas très bien prit le fait d'être appelé Boutonneux. En fait, il détestait grandement ça.
Au final ce surnom de trois syllabes avait valu de la part d'Elphias un dégoût instantané pour Gellert.
Une fois que leurs devoirs avaient été terminés, Elphias était rentré chez lui, laissant Albus et Aberforth organiser leur dîner. Leur mère ainsi qu'Ariana n'étaient pas rentrées à la maison depuis le séjour à l'hôpital : le traitement pour Ariana continuait et leur mère avait eu besoin d'aller à Dublin pour des affaires importantes. Elle était une personne de haute envergure dont le travail l'amenait à voyager de la Grande Bretagne vers le reste de l'Europe. Même si elle ramenait un important revenu, elle avait laissé ses deux enfants faire preuve de maturité et se débrouiller seuls.
Une maturité qui n'était certainement pas présente en ce moment même.
"Je m'en fiche. J'en ai marre de cuisiner. C'est chiant. Je vais me prendre des cornflakes pour dîner !" cria Aberforth à travers la cuisine, empoignant un bol de céréales.
"Tu ne peux pas prendre des cornflakes pour dîner." répondit fermement son frère. "Ce n'est pas assez nutritif. Donc est-ce que tu pourrais, s'il te plait, éplucher les pommes de terre comme je te l'avais demandé ?"
"Je DETESTE éplucher les pommes de terre ! Epluche-les toi même ! Je vais me prendre des cornflakes !"
"Je les éplucherais si je le pouvais. Mais comme tu t'en seras douté, ma main est cassée donc je ne peux pas, c'est pourquoi j'ai besoin de ton aide."
"NON."
"Aberforth..."
"Il n'y a pas de "Aberforth" qui tienne, Albus. Tu n'es pas Maman. Tu ne peux pas me dire ce que je dois faire. Je ne suis pas un enfant."
Il fit une pause.
"Et ne me dis PAS que je suis un enfant ni que tu es autorisé à me dire quoi faire puisque Maman n'est pas à la maison et que c'est toi qui devient donc responsable. Tu vois très bien ce que je veux dire !"
"Je n'allais pas le dire."
"Tu y pensais !"
"Doux Jésus, vous allez la fermer tout les deux ?" Les deux frères regardèrent, confus, Gellert qui venait de débarquer dans leur maison de son plein gré, sans prévenir.
"Qui diable es-tu ?" demanda Aberforth, quelque peu surpris par cette intrusion.
"Je suis Gellert Grindelwald" répondit le concerné en tendant sa main, un très agréable sourire étincelant aux lèvres. Il n'obtenu aucune réponse.
Donc c'était le sale fils de pute qui avait cassé le poignet d'Albus ? Quel abruti, pensa Aberforth. Il se prenait pour qui pour s'incruster dans notre maison comme ça ? Sans dire un mot, il prit la boîte de cornflakes et monta dans sa chambre, refusant de regarder qui que ce soit dans la pièce.
"Quel sale petit baiseur de chèvres." fit Gellert de vive voix, dès qu'Aberforth s'était assez éloigné. "J'ai attendu toute l'après-midi que ton copain pustuleux se casse et maintenant je vois que t'es lié avec un idiot fini. Tu pourrais faire tellement mieux, Al."
Albus ne sut quoi répondre.
L'esprit de Gellert, de toute façon, semblait déjà être passé à autre chose. Il se jeta sur la canapé et alluma la télé.
"Oooh, sympa le canapé. Un peu petit mais très confortable." fit-il à Albus, qui se tenait toujours debout dans la cuisine, confus. "J'ai faim. Tu vas les éplucher ces pommes de terre ou quoi ?"
Il parut évident que Gellert ne comptait pas partir avant un moment. Avec un soupir, Albus prépara quelques toasts.
To Be Continued
Voila ! Je suis un peu retardée parce qu'étant actuellement à l'étranger pour une longue durée, j'ai moins le temps de m'en occuper, c'est quasiment en stand-by... Mais j'avance petit à petit dès que j'ai le temps !
