Après avoir fini un livre que j'avais déjà commencé la veille, j'avais quitté l'alcôve à contrecœur et étais retourné le cœur léger vers mon dortoir. Mais ce matin, mon humeur morose était de retour. Je fus réveillée, une fois de plus, par les piaillements aigus, ô combien désagréables, de mes camarades de chambres. Je rabattis les couvertures sur ma tête et tenta de ravaler la colère qui s'insinuait dans chaque pore de ma peau.
Je finis par sortir de mon lit, écartant violemment les rideaux de mon baldaquins et me dirigeant vers la salle de bain au pas de course. Ma toilette faite, je pris mon sac préparé préalablement et descendit vers la Grande Salle. Mais malheureusement, dans mon parcours du combattant pour arriver au réfectoire de Poudlard, je fus arrêtée par un bras qui envahit mes épaules. Oh, Merlin ! Pourquoi venait-on me déranger de si bon matin ?
Je me retournai vers mon importuneur, pour découvrir le si connu Sirius Black. Étonnamment, il était seul, ses trois acolytes étaient soit encore dans leur dortoir soit déjà en train de savourer leur petit déjeuner. Je jetais un regard désapprobateur à son bras toujours posé en travers de mes épaules, il me fit signe de me taire et m'entraîna à sa suite vers la Grande Salle.
Je sentis plusieurs regards me brûler la nuque et le dos. Certains nous dévisager discrètement, d'autres ne se privaient pas soit pour m'envoyer une œillade meurtrière soit une expression d'envie.
Je voyais déjà les titres du prochain Poudlard Express : "Le grand Sirius Black avec la petite et insignifiante... Comment elle s'appelle, déjà ? »
Je lui servis alors mon regard le plus interrogateur, prenant soin de bien froncer les sourcils pour traduire mon incompréhension, laissant ma bouche former un rictus. Contrairement à la réponse que j'attendais, Sirius me rapprocha davantage, posa un doigts entre mes deux sourcils pour les défroncer et me murmura de sa voix la plus taquine et rieuse : " Ne fronce pas les sourcils Athena, quelqu'un pourrai tomber amoureux de ton sourire ".
Il se dirigea vers la table de notre maison, m'entraînant dans son sillage et s'assit à sa place habituelle, près des Maraudeurs. Il ne me laissa aucunement le temps de protester et me fis asseoir de force à ses côtés. Les Maraudeurs s'étaient arrêté de manger et me fixer avec incrédulité.
Je me penchai alors vers Sirius et lui souffla avec véhémence : " Qu'est ce que tu fabrique ?" Son bras précédemment sur mes épaules migra vers ma taille. Il resserra sa prise et me rapprocha de lui de façon à que nos jambes soit collées. Il se pencha vers moi sans briser une seule fois le contact visuel qu'on entretenait et me souffla alors que son souffle s'écrasait sur mon nez et ma bouche : " Je combat ta banalité". Sa voix avait été d'une telle profondeur qu'un frisson traversa l'échine de ma colonne vertébrale. Il me déposa un baiser sur le nez avant de retourner avec tout la facilité du monde à son petit déjeuner. Merlin tout puissant, ne se rend-t-il de tout se que j'éprouve a ce moment précis ?
Alors je fais la seule chose qui me passa en tête en ce moment, je l'étreignis. Son deuxième bras se joignit au premier autour de ma taille. Mes deux bras désespérément pendus à son cou et ma tête au creux de son épaule. Je sentais son nez sillonner doucement sur le haut de ma tête. Je passais mes mains dans les cheveux à l'arrière de sa tête, enfonçant les doigts dans cette masse brune et soyeuse. Il grogna légèrement et me tira un peu plus vers lui. Je le sentis me soulever, et Morgane sait que je ne suis pas un poids plume. Je trônais désormais sur les genoux de Sirius Black. Mes jambes repliées de part et d'autres de ses cuisses, sur le banc. Dos à la table du petit déjeuner, je ne voyais pas la tête des autres Maraudeurs ou personnes en général mais j'imaginais très bien leurs expressions choquées. Je lâchais un petit rire avant de relever la tête vers Sirius.
Dis moi, les têtes de tes amis sont pour le moins épiques, chuchotais-je à son oreille.
Il jeta un regard à ses compatriotes avant de ramener vers mon visage sûrement rouge à force de me retenir d'exploser de rire.
Oh, oui, me répond-t-il avec un grand sourire niais
Je le regardais dans les yeux avant de me pencher et de coller mon front au sien.
Merci.
" Tout le plaisir est pour moi, Doudou", me souffla-t-il rieur
Je lui servis un sourire railleur avant de retourner à ma place d'origine. Et d'entamer mon petit déjeuner sous les regard choqués ou surpris des Poudlardiens. Je garda la tête baissée tout le long de mon petit-déjeuner et celui-ci fini, j'enjambais rapidement le banc. Mais je fus retenu par un Sirius puérilement agaçant qui réclamait son bisou. Je répondit à sa demande mais avant de partir je le provoqua taquine : " Satisfait, Doudou ? »
Il me répondit moqueur : " Tu ne peux pas savoir à quel point, chérie. »
Tout Poudlard avait suivi cette scène en direct, nous fixons à tour de rôle comme s'ils suivaient un match de Ping-Pong. Je pense que là, la balle est au centre. Je me dirigeais vers la sortie et me retourna avant de franchir les portes.
Sirius me fixait toujours, alors avant de filer à l'anglaise, je lâchai railleuse : " Tu m'en vois ravie, Doudou." Un dernier signe de la main et me voilà en route vers mes options. Merlin seul sait que c'est mes cours préférées, bien qu'ils tombent un samedi matin cette année.
Je n'excellais pas dans toutes les matières mais j'étais sûre d'obtenir un O ou un E dans mes options. Pas qu'elles soient d'une facilité déconcertante, c'est le fait qu'elle m'intéresse qui m'aidait. Cette année, j'avais pris l'étude des runes et l'étude des Moldus. J'avais hésité à prendre l'Arithmancie mais j'avais finalement laissé tomber bien que ça m'intéressait fortement. On avait le choix qu'entre trois options, la Divination et le Soin aux créatures étant devenu des matières à part entière depuis la troisième année.
Ce matin, comme tous les Samedi, je commençais par l'Etude des Moldus. Il faut savoir que bien que je sois de Sang-mêlé, je n'ai jamais eu de contact avec le monde Moldu. À chaque fois que je m'y rendais, j'avais la désagréable impression de sortir du lot.
Je me retrouvais à ma place habituelle, c'est à dire à la troisième rangée, assez loin pour ne pas recevoir la salive de ce professeur postillonnant d'enthousiasme, mais assez près pour pouvoir déchiffrer sa minuscule écriture. D'après ce qui est écris au tableau, aujourd'hui nous allons étudier un homme qui marche. Un Walkman, quel drôle d'invention ! Pourquoi inventer ce que l'on peut déjà faire ?
Je tournais mon regard vers mon camarade de table, un serdaigle d'origine Moldu, il me semble.
Il répondit à mes interrogations avec un sourire, me décrivant le "Walkman" comme une machine capable de lire de la musique préalablement enregistrée. Dommage que la magie interfère avec tout ce qui est gadget Moldu ça aurait pu être pratique.
Je sortis de mon cours avant d'être stoppées par deux Serdaigles, qui ne m'avaient jamais adressé la parole auparavant. Je me contenta de leur sourire et d'hocher la tête de temps à autre. Elles commencèrent à rire exagérément dès que l'on arriva au détour d'un couloir. Je leur lança un regard confus alors que l'on traversaient le couloir des enchantements.
Mon froncement de sourcil ne se dissipa que lorsque je passa, affublée des deux parasites bleus et bronze, devant une classe de Gryffondor de septième année adossés au mur adjacent de la salle de Métamorphoses.
Je repérais, d'un coup d'œil, le groupe des Maraudeurs, de loin le plus bruyant de tout le couloir, suivi de très près par les rires perçants des deux aigles.
Je pressa le pas essayant de semer les Serdaigles qui me collaient au train arrière. Mes pas claquaient exagérément contre le sol en pierre alors que j'essayais du mieux que je pouvais de maintenir une marche rapide sans m'enfuir en courant loin des deux beuglantes version humaine. J'avais inconsciemment pressé plus fortement mes livres contre ma poitrine, alors que dans ma tête, je mettais en place toutes sortes de plans farfelues afin de me débarrasser des deux brunes puis, pourquoi pas, les tuer en beauté et les exposer en plein milieu de la Grande Salle.
Je jetais un rapide coup d'œil en arrière, pour voir les deux Serdaigles rirent encore plus hystériquement qu'auparavant et sans s'être rendu compte de l'avance que j'avais pris. Je soupirais de satisfaction.
"Fatiguée ?" Souffla une voix à ma droite.
Et à ce moment là, je lâchais le cri le plus aigu que les murs de Poudlard n'avait jamais connu.
"Je ne savais pas que tu étais aussi contente de me revoir" me répondit la voix de mon importuneur, qui n'étais autre que Sirius Black.
"Black, j'ai vu ma misérable vie défiler devant mes yeux, et en plus de cela je me suis mordu la langue." Grommelais- je en poussant son épaule.
Il me regarda quelques instants avant de rire aux éclats. Ce salopard se tenait les côtes tellement ma peur lui procurait joie et hilarité.
"Mais vas-y, je t'en prie, roule toi par terre tant que tu y es," crachais-je vexée" bon ce n'est pas que tu m'agaces, ah bah si. Mais je dois semer les deux hyènes qui me suivent. »
Il s'arrêta de rire, et essuya rapidement les quelques larmes causaient par son fou-rire. Ses joues étaient rougis et ses lèvres tressautaient, trahissant son amusement toujours présent.
Je l'insultai de tout les noms dans mon fort intérieur, aidée de ma conscience.
" Quelles hyènes ?" Demanda-t-il sa voix tremblant légèrement.
"Les Serdaigles qui me suivent en riant comme des chacals nerveux qu'on est sur le point d'égorger", commençais-je en grognant," d'ailleurs je ne vois toujours pas ce qu'elles trouvent si drôles."
Black se calma un peu et me regarda droit dans les yeux avant de me sourire gentillement.
"Tu es tellement innocente que ça en devient adorable" déclara-t-il en me tapotant le haut de la tête.
J'arrêtais sa main et broya ses doigts entre les miens, ce qui ne sembla lui faire aucun effet.
"Arrête Black, je ne suis pas un petit caniche et je déteste qu'on me touche les cheveux" l'informais-je passablement agacée.
On pouvait clairement voir qu'il se retenait de me rire au nez. Ses joues se gonflaient petit à petit et rougissaient à vue d'œil, sa main libre se crispaient convulsivement autour de sa taille, alors qu'il était légèrement penché en avant.
" Je ne te retiens pas plus longtemps, éclate toi Black." Avant d'avoir pu finir ma phrase, il se remit à rire, ne prêtant pas attention aux regards qui s'étaient posés sur nous.
" J'espère que tu vas te ramasse ta sale petite gueule par terre, sale cabot."
Mon insulte ne fit que renforçait son hilarité, je laissa alors échapper un soupir de frustration qui n'eut pour effet que d'augmenter le volume de son rire.
" Black, arrête. Black, tais-toi. Black !" Lançais- je frustrée." Sirius, veux-tu bien me faire l'honneur et le plaisir de fermer ce qui te sers de bouche ?" Finis-je mielleuse.
La dernière phrase eut pour résultat de faire glousser les quelques élèves nous entourant.
" Gosh ! I swear, if you don't shut up... You better do not know what will happen," dis-je fortement en français," Oh, I'm gonna make you regret your birth for embarrassing me like that. I'll get your ass down in the Hall, then stab you with a fork. Sound fun, no ?" Murmurais-je plus pour moi-même que pour les gens qui n'avait sûrement pas compris un traître mot de ma tirade." I'm going to cut your head off your neck and use it as a Christmas star for my tree. I'm going to rip every piece of your body and hide it all over the castle. And then I'm gonna play hide and seek with Peeves, and see who found the most first. I'm going to cut all your hair and make myself a beautiful scarf for winter..." Continuai-je d'énumérer sans reprendre mon souffle
Sirius s'arrêta de rire quelques secondes pour me répondre désinvoltement:
" Française ? Mmh...", commença-t-il appréciateur," plus je t'entends déblatérer ta vengeance, plus je me demande si tu ne serais pas mieux à Serpentard." Ajouta-il avant de lâcher un dernier petit rire
" J'ai le mérite d'être créative et pleine de ressources, tu ne peux pas le nier" dis-je avant de le contourner et continuer ma marche légèrement froissée.
Alors que j'allais entamer mon troisième pas, je fus happée en arrière .
" Doudou est vexée" souria-t-il amusée alors que je lui faisais face.
"Doudou va être en retard à son prochain cours" fis-je avec mon brin de sarcasme habituel.
"Doudou devrait plutôt se retourner et prendre conscience que la plupart de ses camarades sont déjà dans la
salle de cours" s'éleva la voix railleuse du professeur McGonnagal.
"Que Merlin vous bénisse Professeur McGonnagal" soufflais-je assez fort pour qu'elle m'entende.
Je vis un léger sourire se formais au coin de ses lèvres avant qu'elle ne reprenne son masque d'impassibilité. Je soupirais de bonheur, m'étant enfin débarrasser de l'encombrant Sirius Black. Enfin c'est ce que je pensais, jusqu'à ce qu'il pencha pour embrasser ma joue et me murmurer à l'oreille : " Je te revois à la Grande Salle dans moins d'une heure."
Je rosis suite à ce contact inattendu et resta le temps de le voir disparaître à travers les portes de la Salle de Métamorphoses, sans avoir oublié de m'envoyer un de ses fameux sourires en coin.
Après qu'il soit sorti de mon champs de vision, je me remis en marche, pressant le pas afin d'arriver à temps à mon prochain cours, ou du moins pas complètement en retard.
Alors voilà le deuxième chapitre. Les chapitres seront presque tous au environ des 2500 mots.
J'espère que vous aller apprécier cette lecture autant que je prends de plaisir à l'écrire .
Athéna/Sirius est un "couple" anormalement original.
Laissez moi vos avis et partager avec moi ce que je dois, selon vous, changer et/ou améliorer.
Bisous, et attendez vous à un chapitre très prochainement. Pour ceux qui n'aurait pas compris le petit discours de Athena, je vous le met en français à la fin de cette NDA :
" Mon dieu ! Je jure que si tu ne te tais pas… Mieux vaut pas que tu sache ce qu'il va t'arriver," dis-je fortement en français," Oh, je te ferai regretter le jour de ta naissance pour m'avoir embarrasser de la sorte. Je trainerai tes fesse dans le Hall, et je te poignarderai avec une fourchette. Ça a l'air drôle, non ?" Murmurais-je plus pour moi-même que pour les gens qui n'avait sûrement pas compris un traître mot de ma tirade." Je t'arracherais la tête et l'utiliserais comme étoile pour mon sapin de Noël. J'arracherai tes membres et cacherais les morceaux de ton corps dans tout le château. Et puis, je jouerai à la chasse au trésor avec Peeves, nous verrons qui trouve le plus de morceau en premier. Je couperais tous tes cheveux et je m'en ferais une magnifique écharpe pour l'hiver…"
