Coucou, me revoilà avec un nouveau chapitre! Et non vous ne rêvez pas ^^ , je suis désolé pour les délais d'attente mais à vrai dire ce n'est pas mon unique projet, du coup ce n'est pas évident de jongler... En espérant que la suite vous plaise, bonne lecture!

Je tenais à remercier toutes les personnes m'ayant laissé une review =)

tytu: merci pour ton commentaire =) et désolé pour les délais, je sais que je ne publie pas assez régulièrement ^^'En tout cas, je suis contente que ma fiction te plaise, j'espère que la suite ne te décevra pas.


Chapitre 5 :

Peu de temps après cet épisode, ma vie croisa celle de Charlotte pour la première fois. Elle nous attendait sur le perron d'une charmante maison en bois bleu clair. Elle était assise sur une petite balancelle, installée sous le petit porche devant l'entrée. Elle se leva en nous voyant approcher et posa le magazine qu'elle feuilletait avant notre arrivée sur le siège qu'elle venait de quitter.

Elle semblait avoir mon âge, ce qui était évidemment trompeur étant donné qu'elle était immortelle. Son jean slim et sa chemise ample bordeaux renforçaient encore cette impression de jeunesse et de fragilité. Mais quelque chose dans sa manière de se tenir me soufflait de ne pas me laisser berner par sa frêle apparence et qu'à l'instar des deux vampires mâles présents, elle était mortellement dangereuse.

Son teint de porcelaine était dépourvue d'imperfections, en un mot, elle était parfaite. Elle n'était pas très grande, j'estimai qu'elle faisait environ la taille d'Alice. Ses cheveux blond clair étaient coupés court, mettant en valeur ses traits fins, lui donnant un petit côté mutin. Et quelque chose dans son regard me persuada qu'elle était du genre malicieux.

Ses yeux carmin me dévisageaient, semblant m'évaluer du regard. Elle semblait sonder mon âme, à la recherche de quelque chose de spécifique. C'était perturbant et je ne savais pas très bien où me mettre. Elle me sourit doucement, visiblement satisfaite de ce qu'elle avait trouvé, quoi que ce fût. Elle me fit instantanément penser à une personne solaire et j'aimais cette lumière qui semblait émaner d'elle.

Elle tourna son attention vers Jasper et courut presque vers lui. Elle le prit dans ses bras, le serrant fort contre elle. Une étreinte comme celle-ci, aurait sans aucun doute broyé l'intégralité de mes côtes.

« Ca me fait plaisir de te voir Jasper, il s'est écoulé beaucoup trop d'années depuis notre dernière rencontre, dit-elle doucement. »

J'aimai tout de suite sa voix mélodieuse et le léger accent texan qui roulait sur sa langue. Nul doute qu'elle était native de cette région, les années à parcourir les différents continents n'avaient pas gommé ce trait distinctif. J'avais appris par Peter qu'ils étaient des nomades, des vampires qui ne restaient jamais très longtemps au même endroit. Au fil des décennies, ils avaient voyagé à travers le monde et je me pris à les envier. Pour moi qui n'étais jamais allée ailleurs qu'à Phoenix ou à Forks, ces voyages au bout du monde faisaient rêver.

« Tu m'as manqué aussi Charlotte, répondit Jasper en lui rendant son étreinte. »

Je ressentais qu'une profonde amitié liait ces trois vampires. Edward ne m'avait jamais parlé de Peter et Charlotte, mais je devinai qu'ils étaient des éléments piliers dans la vie de Jasper. Ils possédaient ce genre de connexion qu'avaient les personnes ayant traversé l'enfer ensemble. Je ne connaissais rien de l'histoire de Jasper, ni même à quelle époque il avait été transformé. Le seul élément de sa vie que je connaissais concernait son arrivée au sein de la famille Cullen. J'avais appris que son don, n'en était pas toujours un et que chasser les humains devenait chaque jour plus difficile pour lui. J'imaginais sans peine les épreuves qu'il avait dû traverser. Un vampire qui ressentait chaque sentiment de ses victimes, ce devait être tellement affreux, ressentir la peur, la panique, la douleur. Un seul fragment de ces sentiments suffirait à paralyser un homme.

Elle finit par s'écarter de lui et se tourna vers moi.

« Et tu dois être Bella. »

J'ignorais comment elle pouvait connaître mon prénom mais songeai que Peter avait dû lui envoyer un message avec son téléphone portable. Il avait passé une bonne partie du trajet l'appareil en question dans la main.

Elle s'approcha et m'étreignit également. Son toucher était aussi léger que celui d'une plume, comme si elle craignait de me blesser en me serrant plus fort, ce qui était certainement le cas du reste. Je me crispai légèrement, ne perdant pas de vue la couleur de ses yeux, traduisant son régime alimentaire.

« Je sens que nous allons devenir de grandes amies, déclara-t-elle. Ce qui tombe plutôt bien, je manquais cruellement d'une présence féminine. J'adore Peter et Jasper, mais ils se fichent des trucs de filles comme d'une guigne. »

Pendant un instant j'hésitai à lui avouer que je me fichais également de ces trucs de filles, comme elle disait. L'espace d'une fraction de seconde, j'eus un peu peur de me retrouver devant une deuxième Alice. J'avais beau l'adorer, je n'étais pas certaine de pouvoir survivre à une seconde version. Je sentis une vague de moquerie s'abattre sur moi. Pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'elle venait de Jasper. Il savait parfaitement que je n'affectionnais ni les journées shopping, ni les séries trop girly. Sans oublier le fait que je ne prenais pas spécialement soin de moi-même.

Je lui jetai un coup d'oeil, mais il était resté parfaitement stoïque. Son visage ne laissait aucunement transparaître son amusement. Je compris alors qu'il utilisait certainement son don pour communiquer ses sentiments aux autres. Il ne le faisait certainement pas avec tout le monde et j'imaginai que je devenais lentement mais sûrement une amie à ses yeux. Cette constatation me fit plaisir, Jasper m'avait toujours semblé le plus inapprochable des Cullen, ce qui rendait la chose plus étonnante encore.

Je me retins de le fusiller du regard, lui envoyant seulement mon exaspération. L'ombre d'un sourire flotta sur ses lèvres pendant une fraction de seconde et je me demandai si je ne l'avais pas imaginé.

« Je suis certaine que nous allons bien nous entendre, Charlotte, dis-je en lui souriant.

- Génial ! S'exclama-t-elle. J'avais peur que tu sois effrayée par moi, je n'ai pas exactement le même régime alimentaire que les Cullen.

- Du moment que tu ne me prévois pas au dîner de ce soir, j'imagine que tout va bien, blaguai-je. »

Un air ravi se peignit sur son visage, et elle rit à ma boutade qui ne volait pourtant pas très haut.

« Promis, nous n'allons pas te manger ce soir. Demain, par contre... »

Elle me fit un clin d'oeil, et je lui souris. J'aimais son sens de la repartie. Ces prochains jours allaient être moins mornes que prévus. Mais je sentais que me faire la malle, alors que j'étais baby-sitter par trois vampires, n'allait pas être évident. Elle m'attrapa par le bras et m'entraina à l'intérieur.

« J'ai pris la liberté de te préparer une chambre, j'imagine que tu dois être épuisée par ton voyage. Tu as même une salle de bain privative, j'imagine que tu dois rêver de prendre une douche après avoir passé toutes ces heures enfermé dans une voiture. Ou alors peut-être que tu as faim ? Je peux te préparer à manger si tu préfères ? Ou bien... »

J'ajoutai immédiatement l'adjective bavarde pour la caractériser. Son débit de parole était invraisemblable et je ne parvins même pas à en placer une. L'avantage était que je n'aurais pas besoin de faire grand-chose pour meubler une conversation avec elle.

« Tu devrais peut-être laisser le temps à Bella de te répondre, plutôt que de la bombarder de questions, l'interrompit Peter. »

Elle s'interrompit gênée. Et Peter éclata de rire, devant sa compagne embarrassée.

« Il faut l'excuser Bella, cela fait longtemps que nous n'avons pas eu de visiteurs, renchérit-il. Elle est vraiment excitée d'avoir une nouvelle amie. Il semblerait que je ne lui suffise pas. Ca me rend très triste d'ailleurs. »

Il arbora un faux air peiné, pas très crédible. Jouer la comédie, n'était visiblement pas innée chez tout le monde et Peter ne gagnerait certainement jamais un Oscar.

« Epargne-nous ton numéro de cirque, s'il te plaît, merci ! Le rembarra sa compagne.

- Jasper ! Ma femme, mon épouse adorée, me traite comme un moins que rien, peux-tu le croire ? Je me sens tellement trahi ! Tu n'imagines pas à quel point je souffre en ce moment, mon ami !

- Depuis quand es-tu devenu un tel pleurnicheur ? Se moqua ouvertement son dit ami. »

La joute verbale se déroulant sous mes yeux était particulièrement divertissante. Le fait d'avoir chassé avait permis à Jasper de relâcher la pression, il était beaucoup plus détendu et le fait d'être non loin de moi ne semblait pas le déranger outre mesure.

« Traitre ! Faux frère ! S'exclama Peter, dans une expression dramatique totalement comique. Tu prends le parti de Charlotte, plutôt que le mien ! N'as-tu donc aucune compassion ?

- Non aucune... répondit-il. »

Peter lui donna un coup de poing dans le bras pour se venger. Jasper répliqua par un coup de balayette que Peter esquiva en sautant.

« Si vous voulez vous battre, faites le dehors ! Ordonna Charlotte. »

Ils se firent pas prier et en un clignement de paupière, ils avaient disparu dans la cour. J'aperçus Charlotte lever les yeux au ciel, l'air blasé.

« Ah ces deux-là, ils se sont tellement manqués qu'ils ne peuvent pas s'empêcher de se chamailler comme des enfants. »

Elle se tourna vers moi, un sourire aux lèvres, preuve que cette scène l'amusait elle aussi.

« Désolé pour tout de suite, je me suis un peu laissé emporter par mon enthousiasme, reprenons plus lentement. Douche ? Nourriture ? Dodo ? Demanda-t-elle.

- Une bonne douche et un bon lit, ce serait parfait, répondis-je. »

J'étais exténuée. J'avais réussi à dormir un peu dans la voiture, mais pas assez pour me sentir reposée. Et un coup d'oeil à mes vêtements m'informa que j'avais désespérément besoin de me laver. Mon pantalon était sale, n'ayant pas été épargné par ma petite excursion en forêt. Le pire était que je n'avais pas de vêtements de rechange, mon sac se trouvant actuellement au fond du coffre de la voiture de Carlisle.

« Et des vêtements de rechange ne seraient pas de refus, demandai-je timidement.

- Ne t'inquiète pas il y a tout ce qu'il faut, je vais aller te chercher tout ça pendant que tu prends ta douche. »

Elle me guida vers un escalier en bois, et je grimpai à l'étage à sa suite.