Sans regarda inquiet Elwing. Soudainement, elle avait semblé être absente... Elle resta dans cet état durant tout le trajet. Une fois qu'elle fut face à la maison de Sans, elle se crispa. Il lui demanda:
-Un truc te chagrine?
-N-Non... Juste... Un vieux souvenir qui remontait à la surface.
Sans ne posa pas plus de questions, remarquant la larme à l'oeil de la jeune femme. Une fois entrés dans la maison, Papyrus les accueuillis avec un rire caractéristique et des spaghettis bien frais. Elwing mangea les pâtes en silence. Sans était de plus en plus inquiet. Pas pour elle, mais pour son frère. Son regard était si menaçant... Il dit une fois le repas terminé avec Papyrus:
-Paps, tu... veux que je te raconte ton histoire du soir...?
-Wowie! Moi, le Grand Papyrus, serait enchanté que tu me berces!
Les deux frères montèrent. Pendant ce temps, Elwing s'allongea sur le canapé et commença à dormir. Peu de temps après, Sans s'approcha doucement. Son sommeil était le moment idéal. Il pouvait enclancher un combat, verrais son âme et... Les tubes d'Alphys... Là, il commença le combat. L'âme d'Elwing sortis et il... vis quelque chose de surprenant. Ce n'était ni une âme humaine ni une âme de monstre. Une... abomination... Son nombre de points de vie était astronomique. Cent soixante-cinq... Il n'avait jamais vu autant de points de vie sur une seule personne... Il allait procéder à la transfusion de détermination lorsqu'elle marmonna:
-G... Ga... G... ster...
Sans écarquilla les yeux. Bon sang, qui était cette fille?! Il termina le combat et la regarda, terrifié. Sans alla derrière sa maison et déverrouilla la porte secrète. Là, il ouvrit un tiroir et en sortit le dessin de trois personnes puis hurla:
-Tu es mort! MORT! Tu m'entends? Mort! Tu ne peux pas me hanter, tu nous as abandonnés! Tous les deux! Paps et moi... En plein conflit humains monstre!
Personne ne lui répondit.
Le lendemain matin, Elwing se réveilla avec une main chaude près d'elle. A vrai dire, posée sur son bras. Elle releva les yeux et tomba sur Sans. Il était affalé sur elle et, d'une main se raccrochait à elle, de l'autre tenait un dessin d'enfant. De sa place, elle ne pouvait pas voir l'origine du dessin mais elle se doutait que cela devait être très important pour Sans... C'était la première fois qu'elle le voyait endormi. La magie lui créait de fausses paupières et il dormait paisiblement en apparence. Il semblait si détendu, si... Elle posa une main sur son crâne qu'elle passa doucement.
Sans rêvait. Il rêvait de son créateur. Gaster. Il ne le détestait pas mais ne l'aimait pas non plus. Sans et Papyrus étaient ses échecs. Il ne voulait pas de squelettes améliorés... Il voulait des soldats. Toute son enfance, Sans l'a passée à décevoir autrui. Par sa paresse, son manque d'envie... Papyrus, lui, était réprimandé pour son manque de perspicacité ou d'intelligence vu les situations.
Il se souvenait de la dernière fois où il a vu Gaster. Il a caressé son crâne avec sa main gantée. Jamais il ne l'oublierais.
N'oublie pas.
Il entendit ces mots en se réveillant puis vis Elwing dire:
-... de prendre ton écharpe, Papyrus!
-Humain, tu n'as pas à te préoccuper de la santé de Papyrus le Grand!
-Eh eh, c'est ça, allez, dehos, tu vas être en retard pour ton entraînement avec Undyne!
-Nyeheheheh! Mon frère est resté collé à toi toute la nuit, pourquoi?
Il avait fait ça, lui? Punaise! Il a baissé sa garde, il n'est qu'un faible!
Elwing offrit un grand sourire à Papyrus. Sourire que Sans voulait croire sincère:
-Papyrus, tu sais, tout le monde a besoin de se reposer! Je crois que ton frère fait beaucoup plus qu'il ne le laisse paraître.
-Wowie, tu es très philosophique, humaine! Mais le Grand Papyrus doit aller s'entraîner! Undyne dit qu'il fera bientôt partie de la garde royale!
-Tant mieux pour toi!
Papyrus s'en alla et ferma la porte. Elwing tourna son regard vers Sans, un regard plein de tendresse. Elle remarqua les yeux réveillés du squelette et repris sa façade habituelle:
-Je crois que tu t'es un peu trop vite assoupi, hier soir. Tu as raté l'étape escalier et l'étape j'évite de me geler les OS...
-Eh eh... Elle était bonne, elle...
-Si tu le dis. J'ai rouvert mon livre de blagues pourries spécialement pour toi.
-Eh eh... En tout cas, je dois me lever...
-Attend. Tu as parlé dans ton sommeil. J'aimerais des réponses. Qui est Gaster pour toi? Est-ce que son nom t'évoque quelque chose? Il est dans les parages? Est-ce qu'il est à Snowdin?!
-Hein?! Gaster? Je... Il m'a abandonné. Toi aussi, semblerait-il...
-Gaster ne m'a pas abandonnée! Je... Si je suis ici... Peu importe.
-Tu en as pas assez dit à ce stade.
-Si je suis ici c'est grâce à lui. Il m'a donné assez de puissance pour pouvoir tuer Frisk avant qu'elle ne tombe dans la montagne. Je sais qu'il est ici, alors où...?
Elle semblait désespérée. Sans demanda alors:
-Qui c'est, pour toi, Gaster?
-Pour moi...? Um... Je... dirais un... Un... Mon meilleur ami.
-Hein? Ce psychopathe?! Ce monstre?!
-Gaster n'est pas un monstre, tu dois mal le connaître...
-Mais... Attend... Tu as quel âge, du coup?
-Aucune idée, Gaster m'a réveillée. Il... a utilisé la détermination de Frisk.
-Je vois... Dans ce cas... Tu es son amie... Il était vivant il y a quelques jours...
-Non, il ne l'était pas.
-Alors comment...?
-Je ne te le dirais pas. Je dois y aller.
Et Elwing s'enfuit de la maison chaleureuse. Elle devait retrouver Gaster... C'était une question de vie ou de mort. Elle marcha à travers Waterfall et vit... Un... chemin. Elle s'y engouffra et là elle y vit une salle avec au centre une silhouette. Noire et blanche, deux fentes sur le crâne, des trous dans les mains... Gaster. Elwing se rua sur lui puis l'enlaça. Gaster sourit puis parla en mains:
-Elwing... Je t'ai observée, depuis le Vide...
-Je sais... Je sais... Et toi, quel idiot! Je... IDIOT! J'ai tellement envie de te broyer en deux puis de te piétiner dessus! Tu as osé me priver de combien de temps de ma vie?!
-J'ai mis ta vie entre parenthèse. Tu n'as rien perdu.
-Ah bon?!
-Je te le jure. Autrement, cela fait 15 ans que personne a entendu parler d'Elwing, l'assistante du scientifique royal...
-Tu m'as fait un sale coup, quand même... Je veux dire, certes, je suis en grande partie humaine, mais bon sang! J'aurais du te succéder! Tu as plombé ma carrière! Je vais faire quoi, maintenant?! Hein?
-Tu crois vraiment que c'est le moment de parler de ça...?
-Non, mais tu veux que je parle de quoi d'autre...?
Elwing commençait à pleurer à chaudes larmes. Sans regardait la scène. Gaster... Il est donc toujours en vie... Elwing poursuivit:
-Je... Les monstres sont gentils avec moi.
-Je sais, tu es en ce moment avec sujet numéro 1 et sujet numéro 2.
-Ils ont des noms Gaster!
Soudainement, Elwing se détacha de l'homme. Elle se tint fière devant lui puis lui dit d'une voix tonitruante:
-Ils ont des noms!
-Oui, oui! Sans et Papyrus... Cependant, ce n'est pas moi qui le leur ait donné, je ne m'y attache pas. Sujet 1 et 2 me convient mieux.
-Je me suis fais chier à créer une identité pour chacunes de tes créations pour leur donner un semblant de vie et toi tu ruines ça avec des sujets 1, sujets 2! Quelle enfance ont-ils eu?! HEIN?!
-Ils ne doivent pas trop s'en plaindre, la plupart sont morts. De vivant, ne reste qu'Undyne, Sans, Papyrus et... nous deux...
-Merci de le rappeler. Dans tout les cas, avec le Core, tu es allé trop loin. Trop loin!
-Je nous ai tous sauvés...
-COMMENT EN ES-T-ON ARRIVES LA?! A cause de toi qui a demandé à ce gosse de faire une manipulation sur le Core! J'aurais du le faire et tu le sais! J'aurais du me charger de l'entretien, j'aurais du... J'aurais du... J'aurais du te sauver, espèce d'idiot!
Sans commençait à saisir la relation qui unissait ces deux-là. Cependant, en y réfléchissant, il se souvenait un peu d'Elwing. Il n'en avait pas du tout le même souvenir que Gaster et la personne concernée apparemment, mais bon... Gaster semblait heureux, malgré les remontrances. Il dit:
-Hé ... Elwing ...
-QUOI?!
-Je... Tu m'as reconnu!
-Sérieusement, Gaster? Je vais te massacrer... Bien sur que je t'ai reconnu! Manquait plus que la pancarte avec écris je suis ici et basta!
-Eh eh... J'avais peur que t'oublies...
Un silence pesant se fit sentir. L'ancien scientifique le brisa:
-Il me reste peu de temps sous cette forme. Je veux que tu me fasses une promesse.
-Si tu me dis de te rendre le corps de Frisk ainsi que son âme, c'est hors de question. JAMAIS.
-OK! Alors... Que dirais-tu... De... Hum... Comment dire... protéger mes... créations?
-Quelle question! Je l'ai toujours fait, je te signale. Maintenant... Laisse moi faire quelque chose aussi... Tu as ta trousse?
-Oui... Pourquoi?
-J'ai besoin de la photo, s'il te plaît...
-Pourquoi?
-Parce que je suis un peu nostalgique, voilà tout...
Gaster tendit à Elwing une photo. Celle-ci sourit et Gaster en profita pour disparaître et réapparaître à côté de moi. J'écarquillais les yeux puis avant que je ne puisse dire quelque chose, il me dit:
-Tu vois Elwing?
-Oui...?
-Tu lui fais du mal et tu meurs dans la seconde qui suit. Compris?
-Non! Vous l'aimez?
-Pas de la façon dont tu l'entends, je suis juste attaché à elle comme à une amie, une fille. Une amie très proche. Je vais partir et vous laisser ici... Après tout, je n'ai pas ma place dans ce monde... Mais... Je veux que... Tu... Veilles une orbite sur elle, OK?
-Ouais.
Sans était surpris par la requête. Entre temps, Gaster avait disparu et Elwing finit d'observer la photo. Voyant son ami disparu, Elwing s'écroula à terre et commença à pleurer. Sans allait aller la voir mais... Il se sentait de trop. Il allait la gêner.
Elwing pleura de tout son saoul puis sortis de la pièce pour retourner dans la maison des deux frères. Elle avait la photo en main. Elle y jeta un coup d'oeil et souris calmement. On y voyais une femme ravissante, une humaine, tenir un bébé mi-monstre mi-humain. Gaster était en train d'embrasser la femme sur la tempe. Le premier bébé humain monstre créé artificiellement.
Et c'était moi...
Sans alla à son stand de hot-dog. Il était quelque peu traumatisé par ce qui venait de se produire. Il regarda autour de lui, en quête de clients et vis Napstablook. Ils discutèrent un peu et ce fut là qu'elle arriva. Elwing. Sans l'observa un peu plus longtemps qu'à l'accoutumée puis se fit la remarque que si Gaster était amoureux c'était facile de le croire: sa beauté était inégalable. Elle n'avait de traces des larmes que les yeux rouges. En voyant Napstablook, elle dit:
-Hey! Blooky!
-Q-Quoi...?
-Je suis heureuse de te revoir, mon grand! Tu pourras me faire écouter ton dernier titre?
-Oui...?
-Merci!
Elle sourit à Napstablook qui, gêné au comble, disparut sans laisser de traces. Sans proposa à Elwing un hot-dog. Il dit:
-Tiens, c'est gratuit. De la part d'un ami.
-Ami? C'est le terme que tu utilises avec moi...? Merci, c'est gentil, mais là... Je pense que je vais juste rentrer et dormir un peu, OK?
-OK...?
Elwing continua à s'avancer. Là, Frisk marmonna:
-Gaster... C'est à cause de lui si je suis là! Ah, je vais le tuer! Hihihihi, non... Pour avoir plus de fun, je vais le torturer avant, le faire souffrir, comme il m'a fait souffrir! Je veux l'entendre pleurer et crier de douleur, abandonner tout espoir de s'en sortir et ce ne sera que lorsqu'il verra la lumière blanche qu'il pourra partir... Je vais le tuer!
Elwing ignora les cris incessants de Frisk possédée par Chara. Sans, lui, était à son stand, en train de réfléchir à Gaster. Il était évident qu'il ne poserait plus de problèmes, vu sa forme... Cependant... Qui par les sept enfers est la relation entre ces deux-là?!
