Le jeune squelette décida de rentrer chez lui, après tout, sa journée était finie et le monde tournerait à l'envers si lui, le plus grand paresseux de tout les temps faisait des heures supplémentaires. Il poussa la porte et vit Papyrus. Il était en train de cuisiner joyeusement une recette qu'Elwing leur avait apprise, les pâtes à la carbonara. Papyrus trouvait cela moins jouissif à préparer que des spaghettis mais il était heureux de préparer autre chose. Sans soupira puis s'installa sur le canapé. Il remarqua alors que l'humaine n'était pas là. Il dit à son frère:

-T'as vu Elwing?

-Non! L'humaine n'est pas rentrée...

-Je vois... Où peut-elle bien être...?

Avec Gaster? Non, il en doutait. Sans réfléchissais mais il n'arrivait pas à trouver la solution de ses problèmes. Il décida donc d'aller chercher à l'aveugle.

Jamais il n'avait trouvé les souterrains aussi grands.

Passant par la maison de Toriel, le laboratoire d'Alphys, même le château d'Asgore, Sans ne trouvait pas l'humaine. Il décida de retourner à Snowdin en empruntant la barque du passeur pour faire un raccourci, il était trop épuisé pour utiliser sa magie. Celui-ci dit durant le trajet:

-Tralalala... Les tumultes en toi te perdront... Peut-être qu'un bon livre t'aidera... Tralala...

Toujours aussi incompréhensible pensa le squelette en quittant rapidement la barque. Là, il rejoignis Snowdin puis ses pas le menèrent jusqu'à chez Grillby. Il poussa la porte, épuisé. Ce fut à cet instant qu'il vit les clients habituels et... Elwing! Elle était au comptoir, un livre en main, en train de discuter avec Grillby. Il alla les voir et espionna malgré lui une partie de la conversation:

-...suis étonné que tu en saches autant sur l'histoire des monstres à la surface.

-Oh, ça remonte à pas si loin, tu sais... marmonna Elwing, J'ai pour ma part aidé un peu, moi aussi.

-Tu devais être une enfant à l'époque!

-Pas... exactement. Mais bon, je suis maintenant heureuse de voir qu'ici tout ce passe bien... Dis, c'est quoi ça?

-Oh, c'est le traité que les monstres ont signé à la fin de la guerre...

-Je vois... Et... Hein? C'est quoi cette histoire...?

Elle approcha d'elle le livre, observant une partie fort intéressante apparemment. Grillby, inquiet, fut rassuré par le plus beau des sourires ici-bas. Sans s'approcha puis s'annonça en toussotant. Grillby s'exclama:

-Sans! On parlait de la guerre humains monstres... Tu sais que c'était une officier de guerre? Je n'en avais aucune idée qu'une fille aussi jeune puisse l'avoir été...

-Eh eh... Il y en avait qui faisaient soldats dès qu'ils savaient marcher alors pourquoi pas officier? Après tout, ils n'ont pas fait de vieux os alors pourquoi vous en parlez?

-J'ai trouvé un livre intéressant qui me résume ce que j'ai raté... Asgore, le pauvre... Asriel était gentil comme tout...

-Eh eh... Gamine, je suis sûr que le Prince est mort pour le bien de tous. En tout cas! Je m'inquiétais pour toi.

Elwing regardait Sans, abasourdie. C'est une blague? I peine deux jours il la menaçait et maintenant il lui dit qu'il s'inquiétait pour elle? Elwing soupira, passa son bras autour du cou de Sans puis lui donna une petite tape sur son crâne en disant:

-Bah, je savais que tu étais un squelette facile à apprivoiser!

-Hein?!

-... Il ne nie pas... commenta Grillby amusé

-Ah ah, allez, on y va, je crains le pire pour mon repas de ce soir vu que c'est Papyrus qui cuisine!

Son visage si joyeux ramena Sans à la réalité qui emmena l'humaine à leur demeure face à un Papyrus qui tenait une casserole de pâtes... noires... Heureusement, le farceur quasi professionnel prépara des hot-dog. Papyrus était consterné de voir son frère faire à manger quant à Elwing, malgré son sourire de tout à l'heure, elle gardait une mine sombre. Le repas se déroula dans la bonne humeur et Sans, épuisé d'avoir autant cherché, s'écroula sur sa chaise. Papyrus s'était attribué la tâche immense de faire la vaisselle et ce fut donc Elwing qui le porta jusqu'à sa chambre. En entrant, elle vit une multitude de chaussettes, une tornade...?! La chambre du squelette était pleine de surprises... Elwing posa Sans sur son lit et allait partir quand il saisit sa main en marmonnant dans son sommeil:

-P... Paps... F... isk... non, non, non, NON!

Il se réveilla en sursaut, l'oeil bleu lumineux. Il chercha des yeux une silhouette rassurante à laquelle se raccorcher et il trouva Elwing. Elle le regardait, curieuse et inquiète. Le squelette prit dans ses bras Elwing.

Elwing se demandait ce qui se passait et regardait Sans sans rien dire. Elle sentait son âme s'agiter. Il avait peur. Son rêve était manifestement un cauchemar... Elle commençait à comprendre et marmonna:

-Frisk... n'était pas une bénédiction, n'est-ce pas?

Le squelette se figea. Il venait de se rendre compte qu'il était dans les bras de la personne la plus dangereuse des souterrains. Il se détâcha précipitamment d'elle et remarqua qu'ils étaient dans sa chambre. Il dit:

-Qu'est-ce que tu fous ici?

-Tu t'es endormi à table, je me suis chargée de te monter dans ta chambre. Quand j'ai voulu partir, tu m'en as empêché. Alors? J'ai raison? Frisk... a fait du mal à Papyrus?

-Oui... Même s'il ne s'en souvient pas... Pourquoi est-ce que je suis le seul monstre à me souvenir de tout ces RESET?!

Elwing était tiraillée entre dire la vérité ou bien laisser dans l'ignorance le petit squelette. Elle opta pour la seconde option, tout en essayant de limiter les mensonges:

-Je... Gaster... était un scientifique royal. Il a du placer plus d'espoirs en toi qu'en Papyrus...?

-Je sais que tu étais avec lui, Gaster. Je vous ai vus! Je t'ai suivie quand tu es allé le voir. Il m'a aussi dit que je ne devais pas te faire du mal.

-Sympathique de sa part après t'avoir traité de 'sujet'. Dans tout les cas... Si tu sais que je connais Gaster, alors tant qu'à faire, aller droit au but... Gaster vous considère comme le plus grand échec de sa vie. Undyne, elle, est une réussite, mais vous deux... Êtes la preuve de son manque de capacités. Il déteste admettre que c'était à cause de lui que vous n'étiez pas... normaux.

-Dis m'en plus.

-La seule chose que tu as besoin de savoir, c'est que Gaster ne t'a pas abandonné. Il a beau être idiot, incompétent et même sentimental des fois, jamais il n'abandonnerait une de ses créations.

-Il a dit que tu nous avait donné des noms... C'est quoi cette histoire?

-Gaster était contre, mais j'ai décidé de vous implanter à tous une fausse mémoire, une mémoire où vous êtes... heureux... Avec Gaster.

-Je n'ai presque aucun souvenirs de toi. Comment ça se fait?

-Je n'étais pas en contact avec vous. Gaster ne le permettait pas. Je me contentais de vous observer, depuis ma chambre.

-Je suis né dans l'Underground, comment es-tu sortie?

-Simple, je ne suis jamais entrée... Gaster avait trouvé le moyen de rejoindre la surface. Trop dangereux pour les autres monstres, cependant. Et un jour, il est mort. Effacé de la mémoire de tous... Et moi évanouie. J'ai cru mourir. Mais ma détermination était trop puissante.

-Attend... Tu es un monstre ou un humain?

-Pourquoi hésites-tu?

-Tu t'intéresses beaucoup trop à l'histoire des souterrains et contrairement aux autres, tu n'as jamais dépassé Snowdin de ton plein gré...

-Sans... Mieux vaut pour nous deux ne pas trop en dire, tu ne crois pas?

Sans regardait Elwing. Il était curieux sur son passé... Mais pas que. Il était aussi reconnaissant. Cette fille lui avait permis d'être le frère de Paps, il était évident que vu la différence de physique entre les deux ils n'avaient aucun lien de parenté, elle l'a sauvé de la menace que représente Frisk...

Elwing était déboussolée. Sans était passé d'un état interrogatif à un état passif. Il se contentait de la regarder, une étrange lueur dans les yeux. Il soupira puis marmonna:

-Je... Je suppose que les questions seront pour plus tard... Je... Je dois dormir.

-Je vois. Bien! Tu veux que j'appelle Papyrus pour qu'il reste un peu avec toi? Je crois qu'il n'est pas encore couché...

A vrai dire, Sans avait surtout envie qu'elle reste. Après son cauchemar, il se sentait incertain de demander de l'aide à Papyrus et l'humaine semblait être la meilleure option. Mais il devait dormir. Il allait parler lorsqu'elle marmonna:

-Hum... Si tu veux... On peut... Enfin... Si... Si ça te tente, on peut aller dans un endroit que j'aime bien, ici...

-Oui...

Sans doutait ne pas avoir exploré tout les recoins de l'Underground et fut surpris quand l'humaine l'emmena vers les ruines. Ils arrivèrent bientôt à l'endroit où elle était tombée. Il y avait plusieurs jeunes pousses de fleurs d'écho. Sans était surpris. Il n'y en avait jamais eu ici... Elle dit:

-C'est moi qui les ai plantées à mon arrivée.

-A mon arrivée, à mon arrivée...

Les fleurs répétèrent ainsi la fin de phrase en continu. Elwing prit une inspiration puis dit:

-Aaaaaaaaaaaaaaaaah...

-Aaaaaaaaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaaaaaaaaah...

Le bruit de l'écho produisit quelque chose d'assez étrange. Il y eut un tintonnement. une douce musique qui s'élevait aux oreilles du squelettes émerveillé. Elwing se pencha vers lui et lui murmura afin de ne pas perturber l'écho:

-La morphologie de la salle fait que la résonnance produit ce son... Joli, n'est-ce pas?

-Oui... Comment as-tu pu te trouver les graines de fleurs d'écho?

-Il n'existe pas de graines. C'est le cadavre de Frisk qui a fait ça.

-Qu...?! Il est enterré ici?

-Oui. Juste sous tes pieds, à vrai dire.

Sans vit qu'en effet la terre avait été retournée sous ses pieds. Quant à Elwing, elle entendait la voix de Frisk ou de Chara, elle ne cherchait plus à les différencier:

-Oh! Le comédien va pleurer! Allez, reprends un peu de contenance, Sans! Tu es celui qui m'a tué plus de quarante fois, tout de même!

-C'est... magnifique... marmonna Sans les larmes aux yeux

-Pitié! Il devient amoureux ou quoi? Je ne veux pas assister à cela!

Faites que ça marche... marmonna Elwing en son for intérieur. Elle demanda:

-Sans, tu veux bien te placer à l'autre bout de la pièce?

-Euh...

-S'il te plaît.

-OK...

-Maintenant, fait un son en O.

-OK...

Il prit une bouffée d'air et s'exécuta. Il était curieux de voir ce que ça allait donner...

Là, il vit Elwing luire de... magie? Pour Elwing, elle, elle assistait à un spectacle des plus délicieux. Chara et Frisk hurlaient de concert:

-AAAAh! Non, non! Non, je refuse de mourir! Ma Détermination est... Je ne veux pas... Je ne PEUX pas mourir! Non!

-Ceux qui sont morts... restent morts...

Quelques semaines plus tard

Sans était heureux de voir Elwing s'épanouïr dans Snowdin. Cependant, quelque chose obscurcissait toujours le coeur du squelette... En effet, au fur et à mesure qu'il avait passé du temps avec elle, il... est tombé amoureux.

Il devait le lui dire. C'était pourquoi il avait profité du fait qu'Undyne entraîne Papyrus toute une semaine non stop pour faire sa déclaration à Frisk. Il ne voulait pas que son frère puisse débarquer dans la maison au moment où il déclarait son amour, ce qui était compréhensible vu la naïveté du frère en question...

Le petit amoureux était donc à la recherche de sa dulcinée. Introuvable, comme d'habitude... Il rentra chez lui et la vis sur le canapé, en pleurs. Inquiet, il se rua vers elle et vis qu'elle tenait un bout de papier dans ses mains. Une photo, plus précisément. Elle marmonnait sans cesse:

-Pourquoi, pourquoi...?

-Hum... Elwing...?

En entendant son nom, la jeune femme paniqua et lança une attaque magique en cercle autour d'elle. Des piques. Sans pu les esquiver de justesse mais il s'en fallut de peu... Elwing retira petit à petit l'attaque magique, les sanglots bloqués dans sa gorge. Sans était étonné. Il pensait que les humains ne pouvaient pas utiliser de magie... Comment alors...? Il demanda et elle répondit:

-Ah ah ah ah... Sans... Sans... sans... Je... Je suis une abomination, regarde!

Elle lança la photo. Le squelette l'attrappa à la volée et il y vit Gaster, une femme humaine et un bébé... Elwing. Une hybride... La seule. Elle marmonna:

-Tu comprends?! Maintenant, laisse moi.

Elwing ne savait pas ce qui lui prenait. Elle savait déjà ce qu'elle était depuis un bon moment. C'est juste qu'aujourd'hui... Elle se sentait plus faible qu'à l'accoutumée. Là, elle vit Sans s'approcher d'elle. Elwing ne bougea pas. En un sens, peu lui importait si le squelette compatissait à son sort ou pas. Elle sentis ses os brûlants, la température étant accordée aux monstres grâce à la magie. Le squelette souleva sa tête et elle vit les yeux inquiets de Sans. Il marmonna:

-Tu n'es pas... un monstre... Tu es... Tu n'es pas humaine non plus... Mais... Ça te rend unique, c'est... bien, non? Et puis... Il y a des gens qui tiennent à toi... Que ce soit Papyrus, Undyne ou bien... Moi...?

-Je ne vois pas en quoi tu peux m'aider.

-Tu n'as pas besoin d'être aidée puisque c'est ce que tu es. Et, tu sais, on t'aime comme tu es...

-Eh eh... Gaster aussi tenait ce genre de propos avant de lâchement quitter la surface pour les Souterrains... De me priver de quinze ans de ma vie...

Elwing était perdue dans ses pensées. Ce fut là que... Sans l'embrassa. Ce fut un baiser doux et tendre. Il se retira et regarda inquiet Elwing.

Cette dernière ne savait pas trop quoi faire entre gifler et enlacer le squelette. Le squelette révéla ses sentiments et... Elwing le regardait droit dans les yeux. Elle... Elle... Elle...! Elle savait ce qu'elle voulait. Elle enlaça Sans et lui souffla un moi aussi qui chassa ses larmes.

Note de l'auteur:

Alors, si vous voulez que je continue l'histoire je le ferais il faut juste me le préciser dans les commentaires. Merci d'avoir lu cette possible fin! Je serais bientôt de retour avec une fic sur Frisk et Chara!