note de l'auteur :
Je sais, je sais, je reviens comme une fleur après environ un an d'absence si ma mémoire est bonne. En plus, je reviens sur une histoire qui, quand je la relis, est franchement incomplète. Je vais revoir ces détails dans cette "partie 2". J'ai arrêté durant un moment la FF pour me concentrer sur mes histoires perso, mais un commentaire m'a fait me repencher sur cette partie de ma vie où je publiais (j'avais même deux comptes où je publiais quotidiennement fut un temps, j'étais folle xddddddd). Je ne promet pas une régularité et une présence exemplaire, mais je serais là au moins xd.
Bonne lecture !
PDV Elwing :
Je déglutis, dans cet environnement si inconnu et anxiogène. Ce squelette prénommé Sans m'avait guidée dans ces souterrains tortueux, trajet durant lequel j'ai enfin pu faire un résumé de ma situation.
Gaster a modifié ma mémoire. Un nombre de fois inconnu. Il est plus qu'à parié que la mémoire des autres monstres a, elle aussi, était altérée.
Je me souviens, qu'avant d'être tombée, la guerre faisait rage. Je me souviens aussi de la lecture de ce traité et de sa signature, accomplie sous les yeux du roi Asgore et de sa fiancée Toriel.
Je me souviens aussi de mon lien de parenté avec le Roi Asgore.
Enfin, il y a ces faux souvenirs, implantés par Gaster. Le fait que je sois une scientifique, que j'ai sciemment tué pour me retrouver ici-bas et enfin...
Il y a Sans.
Je me souviens qu'il m'a attaquée, même si à présent il me semble pacifique.
Je me souviens aussi de ma mort, de ma nouvelle chute ainsi que de la découverte de mes véritables souvenirs. Mais comment diable je suis morte ? Et qui est ce petit squelette qui n'a qu'une question en bouche : les raisons de mon LV ?
Je le fixais, incertaine, tandis que nous marchions dans New Home. Notre avancée fut rapide grâce aux "raccourcis".
Et enfin, le palais d'Asgore. Enfin, palais était un grand mot pour qualifier cette maison de taille à peine convenable pour une personne de sa condition. C'était d'un Roi dont il était question, pas d'un maire ou je ne sais qui !
On arriva dans la salle du trône que j'observais. Recouverte de fleurs, un trône à l'allure peu fière au milieu, un autre fauteuil -sans doute celui de Toriel, cette dernière était d'ailleurs introuvable !- couvert d'un châle et enfin un bouc assis sur le trône, somnolant.
Etait-ce Asgore ? Cet homme ? Il était à peine reconnaissable. Où étaient les muscles fins apparus au fil des combats ? Masqués derrière l'empâtement de l'âge. Où était cette peau pâle ? Cachée derrière la barbe de l'oubli. Où était cette détermination, cet espoir invincible ? Masqués derrière des yeux vitreux.
Cela ne pouvait pas être Asgore.
Je devais en avoir le coeur net.
Je m'exclamais d'une voix tonitruante :
"Asgore !"
La silhouette sursauta et nous fixa. Finalement, il marmonna :
"Mais qui êtes-vous ? Sans ? Que fais-tu là ?
-Il s'agit d'Elwing mon Roi. Elle dit vous connaître."
Je fixais le monstre, déterminée. Même si, au fond de moi, je tremblais.
Asgore ricana puis soupira :
"Elwing est morte, laissez moi tranquille avec cette histoire... Humaine, mon but devrait être de te tuer pour briser la barrière, mais même ça je n'en ai plus la force... Tant de sang sur mes mains...
-Je suis bel et bien Elwing, Asgore."
Je fis apparaître mon âme pour confirmer mes dires. Sans ne pipa mot tandis qu'Asgore, yeux larmoyants, s'exclama :
"Comment est-ce possible ?!
-Je ne peux le savoir. Avez-vous commencé le plan de contre-attaque envers les humains ? Nous avons signé cet accord, mais le royaume des monstres ne faiblira pas !
-De quelle contre-attaque parles-tu... L'espoir est mort, ici. Tant d'années que nous sommes sous terre...
-Vous avez parlé d'une barrière.
-Oui, mise en place pour nous retenir. Il faut sept âmes d'humains pour la briser.
-La mienne fera office de septième, j'ouvrirais cette barrière pour libérer les monstres ! Où est-elle ?"
Asgore ne semblait pas comprendre la situation. Tant que les humains se remettent de la guerre, il est encore temps d'organiser une riposte ! J'ai vu de quoi il était question, en marchant aux côtés de ce squelette plus ou moins charitable. La situation est extrêmement encourageante au vu du peu de temps...
Tant d'années que nous sommes ici.
Je demandais, déglutissant :
"Quelle année sommes-nous ?
-202X.
-Tant que ça...?"
Je déglutis. Cela faisait donc plusieurs dizaines d'années que j'ai perdu.
Gaster...
Sans déclara :
"Elwing, je pense que ça serait mieux que tu abandonnes l'idée de combattre les humains... Je veux dire... Il faut d'abord que tu t'acclimates à la vie ici, non ?
-Asgore, que comptes-tu faire ? demandais-je en ignorant l'intervention
-Il faut... Je... Elwing, c'est vraiment toi ?
-Assurément. Les ailes de l'underground.
-Bonté divine... Elwing...!"
Il se leva de son trône pour accourir jusqu'à moi avant de m'enlacer. Me figeant, retenant mon réflexe qui aurait été de le tuer, j'attendis, incertaine sur quoi faire. Asgore, mon Asgore, n'aurait jamais fait cela.
Asgore m'aurait ordonné d'aller tête la première dans cette barrière pour nous libérer.
Il recula et je vis des armes se mêler à ses poils, les rendant humides. Il soupira :
"Enfin, je te retrouve...
-Que comptes-tu faire ?
-Rattrapper le temps perdu, bien sûr ?
-Tu veux dire que tu as un plan ? demandais-je rassurée, J'aimerais revoir Gerson pour discuter avec lui de tes stratégies à ce sujet...
-Gerson est à la retraite, Elwing. Et je n'ai pas de stratégies, la guerre est finie ! Je parlais d'enfin vivre ensemble. L'underground recèle de secrets plus époustouflants les uns que les autres.
-Asgore, ce n'est pas parce que la prison est dorée et rassurante que tu dois t'y complaire !
-J'ai perdu tant à essayer de sortir. lâcha-t-il"
Je ne le reconnaissais pas. Peu importe le nombre d'années, peu importe les sacrifices, nous devons nous libérer !
Que ce soit avec ou sans son accord.
Mais accéder à la barrière sera difficile sans son soutien, raison pour laquelle je lâchais :
"Soit. Je reviendrais.
-Attends, Elwing, reste, ne serait-ce que pour..."
Je n'eus pas le temps d'entendre la fin de sa phrase, étant déjà sortie.
Je remarquais que le squelette était sorti. Il me demanda :
"C'était pas un peu rude de ta part ?
-C'était pas un peu impoli de laisser ton Roi ainsi ?
-Tu as plus besoin de moi que lui.
-Tu es un inconnu à mes yeux, squelette. Ne confond pas ma politesse à une quelconque appréciation de ma part, je te rappelle que tu as essayé de me tuer !
-Oui, et j'en suis sincèrement désolé ! Ecoute, je... Bon, suis moi."
Il disparut dans un coin.
Le suivant, j'arrivais ainsi à nouveau dans ce petit village enneigé, face à une maison pour être plus précise. Lorsque Sans ouvrit la porte, je pus voir un grand squelette s'exclamer :
"Wowie, Sans, est-ce que c'est un humain ?
-Oui.
-Humaine, le Grand Papyrus...
-Je suis un monstre."
J'activais ma magie pour étayer mes propos. Papyrus marmonna d'un ton bougon :
"Sans, arrête de te moquer de moi !!!!
-Pardon, Pap."
Je ne pus expliquer la déception dans le regard de Sans.
Je visitais la maison. Petite, mais chaleureuse. Au souper j'eus droit à une assiette de spaghettis congelés. Lorsque le soir arriva, je lâchais :
"J'ai repéré un hôtel en ville, je vous remercie de votre hospitalité, mais je vais vous laisser.
-Tu sais bien que les voisins sont trop bruyants. lâcha Sans"
Je fronçais mes sourcils.
"Comment voulez-vous que je le sache ?"
PDV SANS :
J'aurais essayé, au moins... Me remémorant dans un sourire ma tentative de séduction d'Elwing s'étant déroulée à cette époque, je soupirais, me relevant.
Puis lâchais :
"Tout le monde est au courant de ce genre de choses, pas vrai Pap ?
-Nyeheheh, en effet !
-Tu peux dormir dans ma chambre, si tu veux. proposais-je"
En voyant son froncement de sourcils, je rajoutais :
"Je prendrais le canapé.
-Non merci, je prendrais le canapé. Je vous suis reconnaissante de votre hospitalité. Demain, je compte me rendre voir Gerson, l'un de vous deux sait où il est ?
-Il dirige une boutique à Waterfall.
-Gerson ? Non, vous devez faire erreur. Je vous parle de Gerson le sanglant général qui, durant la guerre...
-Il s'agit du même."
Je vis ses yeux s'écarquiller, mais cela ne dura que quelques secondes. Finalement, elle soupira :
"Soit.
-Le Grand Papyrus vous souhaite une bonne nuit !
-Bonne nuit, Pap.
-Faites de beaux rêves."
La silhouette de mon frère disparut. Elwing me demanda :
"Que sais-tu sur moi exactement ? Je sais que tu as essayé de me tuer, mais il devait y avoir une raison, je suppose."
Je commence par la partie "je suis ton petit copain" ou bien par la partie "Chara et Frisk, deux folles, ont tenté de me pousser à te tuer, mais elles étaient sous forme de fantôme alors tu savais pas et après j'ai fait un reset qui nous a ramenés ici, avec toi qui vient tout juste de la guerre" ?
Je soupirais.
Puis marmonnais :
"C'était la guerre, j'ai vu une silhouette qui ressemblait de loin à un humain, j'ai tiré. Ca ne va pas plus loin. Désolé ?
-Je vois. Je te pardonne, dans ce cas."
Une lueur de doute subsistait dans ses yeux.
J'avais envie de retrouver mon Elwing, si douce et innocente.
Mais avant, je devais comprendre :
"Comment se fait-il que tu aies autant de LV ?
-C'était la guerre, je suis sûre que tu comprends."
Je vois, je ne te dis pas la vérité, tu ne me dis pas la vérité.
C'est équitable.
Après m'être installé dans mon lit, fermant mes yeux, je soupirais et laissais mon esprit voguer.
"Sans ! Enfin, te voilà !"
Un squelette, pinceau en main, me sourit.
"Je t'attendais. Nous avons tout un tas de choses à nous dire, tu verras."
Hein ?
Note de l'auteur :
Je suis cruelle, hein ? Bwahahahahahahahahahahahah ! Nightmare serait fier de moi lol
