Chapitre 2: Liberté retrouvé.

Soi Fon était endormie lorsqu'elle entendit le bruit de la porte de sa chambre ouverte, ce simple bruit a suffit à la réveiller, elle fit semblant d'être encore endormie. Elle entendit quelqu'un s'approcher, sa respiration s'accéléra alors, elle sentit une mains sur son front. Elle se raidit en ouvrant les yeux.

-N'ai pas peur ce n'est que moi. Elle reconnue la voix d'Unohana. Elle se tourna et la regarda. La femme lui sourit doucement. Rendors toi ma puce, je ne passait que vérifier comment tu allais. Soi Fon hocha la tête, elle regarda la femme médecin s'approcher des perfusions. Soudain elle vit tout devenir sombre, elle avait l'impression de voir Unohana sourire sombrement puis arracher la perfusion, avant de se tourner vers elle avec un air maléfique. Puis la femme s'approcha et enroula la perfusion autours de son cou.

-Tu croyais vraiment être sauvée.. Murmura elle.

La fillette se réveilla soudainement. Elle ouvrit les yeux et vit Unohana la main sur son épaule la regardant, inquiète. La fillette se redressa, la respiration courte et rapide. Elle posa ses mains sur sa tête alors qu'elle tremblait violemment. La femme médecin la pris alors dans ses bras.

-Chut, ce n'était qu'un cauchemar… Murmura elle. Quand elle était entrée Soi Fon s'était à nouveau rapidement endormie mais semblait avoir fait un cauchemar. Elle l'apaisa doucement, elle sentit la jeune fille se calmer.

Le lendemain matin.

Quand Soi Fon ouvrit les yeux, une femme était assise dans la chambre, la femme regardait par la fenêtre, elle avait les cheveux pourpre, cela lui rappela quelque seconde quelque chose. La femme se tourna et lui sourit, ses yeux était dorée comme l'or et sa peau tan.

-Enfin réveillée. Soi Fon ne dit rien, elle se mit assise en s'appuyant sur le dossier du lit. Unohana l'avait prévenue qu'elle n'avais pas dit un seul mots depuis son réveil. La femme alla s'asseoir sur son lit, à côté d'elle.

-Je m'appelle Shihōin Yoruichi, enchantée Soi Fon, je suis enquêtrice et agent de terrain. La jeune chinoise ne la regarda pas. Elle était vraiment taciturne, pensa Yoruichi. C'est moi qui t'ai trouvé là-bas. Soi Fon se tourna hâtivement vers elle. C'est aussi moi qui t'ai réanimée. Fit Yoruichi en perdant son sourire. Depuis combien de temps étais tu là-bas ? La fillette regarda les draps.

-J'en ai perdu la notion du temps… Pensa elle. Elle dessina un neuf sur les draps. Yoruichi fronça les sourcils.

-9 mois ? La fillette hocha négativement la tête.9 ans ? La fillette hocha cette fois-ci positivement la tête. Yoruichi soupira en passant une main dans ses cheveux. Je sais que tu viens tout juste de te réveiller mais… était il violent avec toi ? Soi Fon baissa la tête et hocha la tête. Tu n'a pas à avoir honte… Il était violent plus que juste en te frappant ? La fillette resta silencieuse avant de hocher très légèrement la tête. Yoruichi s'en doutait, rien de choquant dans un trafic comme ça. Tu était une esclave là-bas n'est ce pas ? Elle répond dit encore par un hochement de tête. Soi Fon pris un carnet et commença à écrire avant de le donner à lire à la femme devant elle.

-J'ai passé neuf ans là-bas, neuf ans d'enfer, où je n'étais qu'une poupée pour répondre à leurs envies, battue, insultée, rabaissée, juste une droguée à leurs ordres. Les yeux de Yoruichi s'ouvrirent choquée à la phrase suivante. Tu aurais dû me laisser mourir là-bas. Comment une enfant de cette âge pouvais tellement souhaiter la mort ? Qu'avait elle vécu durant ses neuf ans ?

-Tu ne dois pas penser ça, tu es sortie de cette enfer, tu es enfin libre, tu a été libérée de cette cage où tu était, tu n'est plus une poupée. Dit la femme d'une voix sur. Soi Fon hocha négativement la tête.

-On ne peut jamais être libéré de choses comme ça. Écris la jeune fille. Yoruichi la regarda dans les yeux.

-Si nous pouvons l'être. Soi vit que la femme pensais parfaitement ce qu'elle disait comme si elle l'avait… vécue ? Tu ne veux pas parler ? Demanda elle doucement. Soi Fon se contenta de détourner le regard. La femme soupira et se redressa. Tu n'a plus rien à craindre, maintenant tu est en sécurité. La fillette haussa juste les épaules. Yoruichi soupira en tournant le regard, le parcours allait être long, très long. Elle se leva alors.

-Pour l'instant essaie de te reposer. La fillette ne réagit pas. Puis la plus âgée partie, elle alla au bureau d'Unohana.

-Alors comment ça a été ? Demanda le médecin en levant les yeux vers elle. Yoruichi s'assit devant elle.

-Comme je m'en doutait, une fillette taciturne et marquée. Rien d'étonnant après neuf années de torture physique et psychologique. Je vais attendre qu'elle aille mieux pour l'interroger. Mais que va-t-elle devenir ? Je veux dire après sa sortie d'hôpital. Unohana la regarda.

-J'ai déjà contacté l'aide à l'enfance qui recherche sa famille, mais si cela fait neuf ans qu'elle et là-bas, il sera difficile de retrouver sa famille et son acte de disparition. Elle ne veut pas me dire son vrai nom ou d'où elle vient, sûrement qu'elle l'a elle-même oublié depuis ce temps, après tout elle a été enlevée à l'âge de 6 ans. Elle a grandit là-bas, il lui ont sûrement fait un lavage de cerveau. Yoruichi soupira.

-Et le temps qu'ils trouvent ça famille ? Que fera-t-elle ? Unohana semblait pensive.

-Elle ira dans un centre hospitalier spécialisé. Pour l'aider à vivre normalement et l'aider à sortir de l'enfer où elle se crois encore l'aider à se réinsérer socialement. C'est un centre spécialisé pour les enfants comme elle. Même si j'avoue que pour moi ce n'est pas la meilleure solution dans son cas, il lui faudrait de la liberté plus que de la rééducation. Yoruichi passa une main dans ses cheveux.

-Est ce que je peux la prendre chez moi ? Tu connais mon passé, je sais parfaitement comment elle se sent, alors je sais comment l'aider. Retsu regarda les notes devant elle.

-Je pense qu'il ne pourrait pas y avoir mieux pour elle. Elle regarda tristement Yoruichi. Je te la confie Yoruichi.

Du côté de Soi Fon. Elle était plongée dans ses pensés. Elle avait du mal à réaliser qu'après neuf ans là-bas, elle était là, là où elle avait toujours rêvé d'être, mais maintenant qu'elle y était elle avait peur, peur du monde extérieur, de l'avenir. C'est presque si elle ne sentait pas plus en sécurité dans sa chambre là-bas, qu'ici. Elle ne connaissait plus rien du monde extérieur. Elle n'avais quasiment plus aucun souvenir de lui. Ni de ses parents, ni même son nom, elle ne se rappelait que du jour où elle était au mauvais endroit au mauvais moment, ce jour tout acommencé. Elle voulait tant revoir Isane, même si cela signifiait retourner là-bas, même si elle devait en mourir.

-Je ne mérite pas tout ça, je ne suis qu'une poupée, même si une poupée est habillée avec de beaux vêtements et choyée, elle reste une poupée, une enveloppe physique mais vide. Un objet destiné à être utilisé qui n'a pas de conscience propre. Je ne mérite pas de vivre alors pourquoi me traite-t-on aussi bien ?! Pensa elle en claquant son poing dans le lit. Elle n'arrivait pas à supporter le fait qu'on s'occupe d'elle.

-Oula pourquoi es tu dans cette état ? Demanda Yoruichi avec un air espiègle. Soi Fon se contenta de lui lancer un regard noir. Tu sais ton regard ne me fera pas partir. Fit la femme en haussant les épaules. J'ai bien l'intention de rester ici. Soi la regarda sombrement. Pourquoi était-elle si énervée envers cette femme aux yeux doré ? Car elle essayait de gagner sa confiance ?

Isshin soupira alors qu'il reculait sa chaise du bureau. Il avait enfin fini son rapport sur l'usine abandonnée. Il ne pouvait pas oublier la scène de Yoruichi essayant désespérément de réveiller cette fillette morte. Il était participant à l'opération, il était entré dans la pièce quand Yoruichi avait trouvé l'enfant, cela lui avait fait remonter tellement de souvenirs. Mais un en particulier, le jour où Yoruichi était l'enfant et Unohana la femme désespéré. Il soupira en se redressant, ce n'était pas le moment de ressasser de vieux souvenirs. Il décida d'aller voir Kisuke.

Yoruichi se réveilla en se rendant compte qu'elle s'était endormi sur la chaise. Quand elle ouvrit les yeux Soi Fon dormait enfin. Elle souria tendrement en voyant le visage endormi et paisible de la fillette. Elle se releva mais le simple bruit de la chaise fit frémir la jeune fille. Yoruichi sortie alors sans bruit.

Soi Fon gémit alors que tout son corps la faisait souffrir, le moindre frottement lui causait une horrible douleur. Elle avait horriblement chaud. Elle essaya de se lever mais son corps s'effondra à peine levé. Elle avait peur, elle ne voulait pas être seule. Il faisait sombre. Elle se pencha en avant alors que les larmes coulaient sur ses joues contre le sol froid sur lequel elle était à genoux.

-Je veux pas être seule… Murmura elle. Sa voix était crue après tant de temps. J'ai mal… si mal… Elle tira ses perfusion qui tombèrent au sol dans un bruit sourd. Espérant attirer l'attention, ce qui heureusement sembla fonctionné, une jeune infirmière entra.

-Soi Fon ! La fillette s'écroula dans ses bras, sa respiration lourde. La femme mesura son pouls et posa sa main sur son front alors qu'une seconde femme entra.

-Va chercher Unohana ! Soi Fon, écoute moi, tout va bien se passer d'accord ? Fit elle en la levant et en la plaçant dans son lit. La jeune fille avait tellement mal, elle en avait besoin, elle avait besoin de sa dose, elle le savait, même si elle le détestait son corps le voulais, elle était nerveuse, ses jambes bougeant d'avant en arrière. Elle sentit soudain une piqûre dans son bras, quand elle ouvrit les yeux elle vit Unohana debout à côté d'elle, lui souriant doucement.

-Ne t'inquiète pas, tu va rapidement te sentir mieux. Fit elle en caressant ses cheveux trempés, la fillette tremblante ne dit rien alors que la fatigue la gagna.

-Que s'est il passé ? Demanda l'infirmière une fois la jeune fille endormie.

-Elle fait des crise de manque, j'aurais déjà dû commencer le sevrage normalement mais pour le moment elle doit se reposer, mentalement et physiquement, elle n'est pas prête pour passer cette phase douloureuse, même si j'essaie de repousser le plus possible les doses. La pauvre ce n'est pas sa faute d'être devenue accro. Fit elle en continuant de caresser ses cheveux.

Le lendemain.

-Aller ma belle, c'est l'heure de se lever. Elle gémit alors que quelqu'un ouvrait ses volets. Elle posa hâtivement son bras sur ses yeux pour bloquer la lumière. Soudain elle sursauta et regarda autour d'elle.

-Tu est à l'hôpital… Lui rappela tendrement l'infirmière. La fillette ne dit rien.

-Tu veux manger ? Tu n'a rien mangé depuis ton retour. Tu en aurais vraiment besoin. La fillette hocha négativement la tête. S'il te plaît ma puce, nous voulons juste ton bien. Soi Fon leva légèrement les yeux vers elle. Un regard fatigué, elle n'avait envie de rien. Je sais très bien que tu ne mangera pas beaucoup, même si tu le pouvais, ton corps ne le supporterai pas et tu vomirait, juste un petit quelque chose. La jeune chinois baisse la tête avant de finalement acquiescer. La femme sourit et sortit avant de revenir avec du pain et de la confiture. Au moins ça n'était pas différents de là-bas, juste avec de la confiture en plus. Elle pris le plateau et regarda le repas. Rien que voir ça lui donnait la nausée. Elle mangea un peu et s'arrêta après peu. Elle posa le plateau non loin et retomba dans le lit. Elle soupira lourdement en regardant le plafond, elle ne réalisait toujours pas. Elle ne méritait pas tout ça. Elle regarda la petite chemise de nuit hospitalière qu'elle avait, les draps autour d'elle, le chauffage, tout était tellement bizarre pour elle.

Quand midi arriva, elle n'avait pas bougé de sa chambre.

-Voici le repas. Une femme le déposa un plateau de viande chaude et autre accompagnement sur table et parti, visiblement inconsciente de la condition de la jeune fille. Elle regarda l'assiette rien que l'odeur lui donna la nausée, elle posa une main sur sa bouche et partit au toilette. À se moment une infirmière entra en soupirant, elle enleva le plateau et revenir avec un repas plus léger. Quand Soi Fon sorti elle remarqua le yaourt sur sa table et personnes dans la pièce. Elle s'asseya et mangea simplement ça, elle en avait mangé pendant son enfermement mais c'était tellement rare. Une fois fini elle se leva et sortit de sa chambre, c'était tellement bizarre d'être libre de faire ce que l'on veut. Elle alla sur le toit et regarda le ciel au dessus d'elle, le vent dans ses cheveux.

-C'est beau ici n'est ce pas ? Elle se tourna hâtivement vers la femme. Tu devrais éviter de sortir de ta chambre comme ça, et puis il fait assez frais. La fillette ne dit rien. Tu devrais rentrer, je n'aii pas envie que tu tombe malade, tu pourra sortir quand tu ira mieux Soi Fon. La fillette quitta l'endroit, ce qu'elle ne savait pas c'est que cette femme était la psychiatre qui avait été envoyée pour elle. Spécialisée dans le cas des enfants séquestré à long terme.

Plus tard dans l'après-midi. Soi Fon était assise dans son lit, plongé dans ses pensées quand quelqu'un toqua. Elle ne répondit pas et après un certain temps les personnes entraient, c'était des policiers, elle était choquée.

-Bonjour Soi Fon. L'homme s'approcha et tendit sa main. Elle se recula debout en se collant au mur.

-Partez… partez… Pensa elle. L'homme semblait perdu à sa réaction. Ne me faite pas de mal. Sa respiration s'accéléra au point où elle n'arrivait plus à prendre son souffle. Une infirmière entra rapidement dans la pièce, appelée par l'homme. Soi Fon s'écroula à genoux. Elle commençait à voir sombre, sa tête était légère.

-Elle tachycarde et hyperventile ! Fit l'une des deux infirmière entré. Va trouvé Unohana.

-Soi Fon écoute moi, suis ma respiration… inspire… expire… Mais la fillette ne semblait pas l'écouter. La femme se leva et attrapa un masque à oxygène qu'elle posa sur son visage. Il faut que tu te calme… personne ne te fera de mal ici, personne… aller inspire. Soi Fon le regarda en s'efforçant se faire comme la femme lui disait. Expire…. Après avoir suivice schéma pendant un certain temps elle se calma enfin. La femme lui souriait doucement. Voilà… Elle enleva le masque. Voilà doucement… Soi Fon n'aurait jamais réagis comme ça normalement, mais elle avait retrouvé un semblant de vie. Retomber en arrière la tétanisait.

~ À suivre~