Alors que la soirée touchait à sa fin, Korra remarqua plusieurs choses. Zuko, Katara et Tof discutaient à une table et n'avaient pas l'air de vouloir partir. Bolin et Opale avaient disparu alors de Mako était accoudé au bar, les yeux vitreux. Les Beifong et Tenzin et sa famille étaient, eux, déjà rentrés. Asami avait rejoint ses parents. Wu était bien entouré et ne finirait probablement pas la soirée seul mais Lin veillerait à ce qu'il rentre en toute sécurité. L'avatar décida qu'il était temps de rentrer et alla chercher sa femme. L'héritière lui expliqua qu'elle avait invité Tonraq et Senna à dormir chez les Sato. Korra embrassa Asami pour la remercier et demanda de l'aide à son père pour ramener Mako avec eux. Arrivés à la maison, Asami montra à Senna leur chambre pendant que Korra et Tonraq montait Mako dans la sienne car l'ex-policier s'était endormit dans la voiture. Ils l'allongèrent et l'avatar commença à déshabiller le jeune homme. Son père se racla la gorge avant de dire :

« - Laisses, je vais le faire.

- Tu sais, Papa, je l'ai déjà vu nu, dit Korra avec un sourire.

- Je m'en doute même si j'aurai préféré ne pas avoir la confirmation, répondit Tonraq avec une grimace. Non, je pensais plutôt à Asami.

- Elle, aussi, elle l'a vu nu, expliqua l'avatar perplexe.

- Définitivement, j'aurai aimé ne jamais apprendre ça. Non, je pensais tout simplement que tu préférerais rejoindre ta femme.

- Oh ! Tu sais, nous n'avons jamais discuté d'Asami. Je vous ai à nouveau mit devant le fait accompli et je me rends compte à présent que vous avez dû gérer beaucoup de problème que vous n'auriez pas eu si j'avais été une enfant normale.

- J'étais déjà chef de tribu avant ta naissance et souviens toi que j'avais déjà fait des choses qui m'avaient obligé à faire des choix difficiles. T'élever n'a pas été de tout repos mais je n'ai aucun regret. Quant Asami, si je ne l'appréciais pas, je ne lui aurais pas donné l'épée de Sokka. Cette fille est parfaite pour toi. Elle a suffisamment de caractère pour ne pas se laisser impressionner par toi. Elle a l'air, aussi, attentionnée et a posé beaucoup de questions à ta mère sur sa grossesse car elle est légèrement angoissée par ce qu'il va se passer au moment de l'accouchement. Je suis donc rassuré qu'elle soit inquiète, ça veut dire qu'elle ne se croit pas au-dessus des autres et qu'elle prend en compte ce qu'on lui dit. Ça me fait penser que je voulais te donner ceci, expliqua Tonraq en sortant un bijou de sa poche et en le tendant à sa fille. C'est le collier de fiançailles de ta grand-mère. J'ai préféré un offrir un autre à ta mère car il me rappelait de mauvais souvenirs mais j'ai pensé que ça te ferait plaisir de l'avoir.

- Merci, Papa, ça me fait extrêmement plaisir, répondit Korra en prenant son père dans ses bras. Encore deux choses et je pourrais aller au lit.

- Tu as besoin d'aide ?

- Non, je n'ai qu'à mettre un verre d'eau sur la table de chevet et sortir les bouchons d'oreilles qu'il puisse les mettre quand il se réveillera.

- Des bouchons d'oreilles ? demanda Tonraq perplexe

- Euh … Oui… Il y en a dans le tiroir du milieu de chaque commode, vous pourriez en avoir besoin, expliqua l'avatar en bafouillant, le teint rouge écarlate.

- Je vois, rigola son père. Je te laisse finir, à demain. » Il posa un baiser sur le front de sa fille et sortit. Korra termina et rejoignit sa chambre. Elle trouva Asami dans la salle de bain, en train de finir de se démaquiller. Elle s'approcha d'elle et lui passa le collier autour du cou. L'héritière passa sa main sur le bijou avant de dire :

« - Il est magnifique ! C'est un collier de fiançailles de la tribu de l'eau ?

- Celui de ma grand-mère, mon père vient de me le donner et j'étais sûre qu'il t'irait à merveille, expliqua Korra en passant ses bras autour de la taille de sa femme et de poser ses mains sur son ventre. Asami posa ses mains sur celle de sa femme. On peut changer la couleur du tissu, si tu le souhaites.

- Non, j'aime de plus en plus le bleu. Les deux femmes sentirent leur bébé remuer, ce qui leur amena un sourire aux lèvres. Tu peux m'aider pour enlever ma robe ? » demanda l'héritière. Korra regarda sa femme dans le miroir et avec un regard mystérieux, elle prit le zip de la fermeture éclair dans une main alors que l'autre tenait le haut de la robe. L'avatar ouvrit doucement la glissière et passa sa main sous le tissu, caressant les cotes puis le ventre de sa femme. Elle lâcha la robe qui tomba sur les hanches d'Asami et posa ses lèvres juste derrière son oreille. L'héritière voulut dire quelque chose mais elle sentit la seconde main de sa femme glisser sous sa robe et commençait à frôler son intimité. Si Korra était timide au début de leur relation, ça n'était plus le cas et l'avatar savait exactement quelle caresse faisait chavirait Asami. L'avatar titilla le bouton de chair de sa femme avant d'aller plus loin. L'héritière dû poser ses mains sur le lavabo pour garder l'équilibre quand elle sentit les doigts de sa femme s'introduire dans son intimité. Korra continua à exciter le paquet de nerf d'Asami avec son pouce alors qu'elle commençait de lents mouvements de va-et-vient avec ses doigts. L'héritière ne put retenir ses gémissements alors que l'avatar approfondissait ses caresses en accélérant l'allure. Quand Korra sentit sa femme sur le point de craquer, elle se retira. Asami gémit, cette fois, de frustration. Avec un sourire, l'avatar la fit se retourner et l'embrassa. Elle en profita pour dégrafer le soutien-gorge de l'héritière et l'envoya valdinguer au loin. Elle fit ensuite descendre ses lèvres le long du cou de sa femme jusqu'à sa poitrine. Elle suçota l'un après l'autre les tétons dressés d'Asami qui haleta. Korra descendit le long du ventre de sa femme. Elle s'arrêta quelques secondes au niveau de son nombril, zone extrêmement sensible depuis qu'Asami était enceinte. Elle continua sa descente et arriva au niveau de ses hanches. Korra fit glisser la robe et la lingerie de l'héritière le long de ses jambes jusqu'à ses pieds, embrassant chaque partie de peau mise à nu. L'avatar fit le chemin inverse et s'arrêta entre les cuisses de sa femme. Asami laissa échapper un cri quand Korra se mit à embrasser son bouton de chair. L'avatar glissa sa langue le long de l'entrée de l'intimité de l'héritière qui fut contente de pouvoir s'adosser au lavabo quand les vagues de plaisir remontèrent de son bas ventre pour inonder tout son système nerveux. Les gémissements d'Asami se firent plus profonds, prouvant à Korra que sa femme allait bientôt lâcher prise. L'avatar se releva. Elle embrassa l'héritière en la pénétrant à nouveau. Asami étouffa un cri dans la bouche de sa femme. Korra accentua ses caresses en continuant à l'embrasser mais dans le cou, cette fois et l'héritière ne tarda pas à perdre pied. Asami atteignit l'orgasme en essayant d'amoindrir son cri dans l'épaule de sa femme et lui laissa une magnifique marque de morsure. Elle s'effondra dans les bras de Korra. L'avatar la transporta jusqu'à leur lit ou elle l'allongea délicatement avant de s'assoir à ses côtés. Elle lui massa en douceur le ventre, le temps qu'elle reprenne ses esprits. Asami finit par rouvrir les yeux et dans un soupir, dit :

« - Si j'avais su que nous fiancer selon les coutumes de ton peuple te rendrait aussi imaginative et entreprenante, je l'aurais fait depuis longtemps.

- Et si je te disais que je t'aime tout simplement et que ça faisait longtemps que je voulais faire ça, sans jamais vraiment trouver le bon moment.

- Je t'aime aussi même si je sais que je vais te maudire demain pour les courbatures et autres marques que j'aurais encore demain.

- Plains toi mais c'est moi qui vais devoir abandonner les manches courtes quelques temps vu la morsure que j'ai à l'épaule.

- Peut-être que j'avais envie de te revendiquer comme mienne aux yeux du monde entier, expliqua Asami en s'asseyant.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda Korra perplexe.

- Cette soirée a été en tout point magnifique mais j'aurais aimé passer plus de temps à danser avec toi. Bien sûr qu'avec Junior qui pousse, ce n'est pas simple mais je m'inquiétais aussi du « qu'en dira-t-on ». En discutant avec Zhu-Li puis tes parents, j'ai réalisé que je voulais, moi aussi, pouvoir vivre en couple et pas seulement à la maison. Et peut-être, qu'inconsciemment, toi aussi.

- Le collier de fiançailles te marque comme étant promise à quelqu'un et les gens vont forcément finir par se poser des questions, surtout si la seule personne des tribus de l'Eau que tu fréquentes, c'est moi. Je n'avais pas réfléchit à ça tout à l'heure quand je te l'ai offert. Ça me semblait juste être la chose à faire.

- Alors, il est peut-être temps d'officialiser notre union….

- …Histoire que tout soit clair quand Junior pointera le bout de son nez, » conclut Korra en se penchant pour embrasser le ventre de sa femme où leur enfant était en train de grandir. Quand l'avatar se redressa, Asami entreprit de défaire les boutons de sa tenue avec une lenteur calculée. Korra voulut aller plus vite, pour sentir à nouveau la peau de sa femme contre la sienne mais reçu une claque sur la main et un faux regard noir de la part d'Asami. L'héritière savait depuis longtemps comment maitriser les ardeurs de sa femme et même si elle avait été ravie du traitement que l'avatar venait de lui faire subir, c'était à son tour d'être aux commandes.

Le lendemain, quand Asami rentra dans la cuisine, elle pensait être la première levée comme à l'accoutumé mais les parents de Korra l'avait devancée. Elle leur sourit et alla prendre son thé dans le buffet ainsi que les céréales de l'avatar car elle était en train d'émerger quand l'héritière avait quitté le lit. Elle mit l'eau à chauffer et vérifia que le lait était à la bonne température puis alla s'assoir à table. Elle demanda :

« - Vous avez passé une bonne nuit ?

- Oui, surtout après que nous ayons mit les bouchons d'oreille, répondit Tonraq avant de boire son café. Senna éclata de rire alors que Korra se figea sur le seuil de la porte en entendant les paroles de son père. Asami piqua un fard, ce qui accentua le fou rire de sa belle-mère.

- Bouges, Korra, j'ai faim, dit Mako en arrivant dans le couloir. L'avatar obéit en silence et l'ex-policier rentra dans la cuisine, seulement vêtu d'un t-shirt et d'un caleçon. Ce fut à son tour de s'immobiliser en réalisant qu'il y avait des invités.

- Apparemment, nous étions les seuls dans cette maison à ne pas t'avoir vu dans le plus simple appareil, c'est chose faite … ou presque, dit Tonraq en mettant encore plus mal à l'aise les trois jeunes gens.

- Moi qui croyais que n'ayant plus de parent, j'allais échapper à ce genre de scène, dit Mako en se frottant le cou.

- Jeune homme, tu n'as pas encore compris que vivre au côté de l'avatar réservait pas mal de surprise, » expliqua Senna en posant sa main sur le ventre d'Asami. L'héritière sourit en joignant sa main à celle de la mère de l'avatar. Korra embrassa sa femme puis sa mère avant de s'assoir alors que Mako, un sourire aux lèvres, amenait l'eau chaude et le lait. Le petit déjeuné reprit son court calmement et la discussion était très banale. Asami et Senna parlaient des dernières tendances modes alors que Korra, Mako et Tonraq discutaient de la saison du tournoi des maitres. Alors que le silence tomba sur la pièce quelques instants, des bruits étranges leur parvint du couloir. Tout le monde se regarda, surpris mais quand un coup sourd retentit en provenance de la porte, Mako comprit. Avec un sourire espiègle, il fit signe à Korra d'ouvrir avec un courant d'air. L'avatar s'exécuta et Bolin et Opale s'écroulèrent sur le plancher de la cuisine, clairement interrompu dans un baiser passionné.

« - Il m'avait bien semblé entendre une voix masculine parmi tous gémissements et cris de la nuit dernière, dit Tonraq pince sans rire alors que Korra et Asami gloussaient et que Mako se moquait ouvertement de son frère.

- Oh … vous êtes déjà réveillés, dit Bolin en se relevant et en aidant Opale à faire de même.

- Et oui, frangin ! C'est ça avoir une grande famille et tu vas entendre parler de ce matin pendant longtemps. Opale rougit alors que Bolin évitait le regard de toutes les personnes dans la pièce.

- Et il ne sera pas le seul, répliqua Senna avec un grand sourire en regardant sa fille et sa belle-fille qui piquèrent à nouveau un fard. Venez-vous assoir, il y a encore à manger. »

La journée se déroula de la même manière. Le soir venu, les jeunes adultes raccompagnèrent les parents de Korra au port ou les au-revoir se conclurent avec une belle photo de groupe, voir de famille.

A SUIVRE