Disclamer : L'univers, les personnages appartient à Square Enix, ce qu'ils font dans ces lignes, non.


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Chapitre 6 – Soldat, confirmer Négatif ?

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Rapport 6

La situation est...La situation est ce qu'elle est, délicate.

Délicate.

Je n'aurais pas dû sonner le rassemblement. Connaissant nos amis, d'ici peu ils vont rappliquer.
Alors que je ne sais rien ou presque. Je me suis enflammé.
J'ai bien noté le mécontentement de notre politicien, au peu d'information que je lui ai fourni.
Oui, la consternation de Reeves, dans son conseil de regarder la situation de plus près, de m'y intéresser plus.
A l'instant...

J'ai parfaitement senti son malaise quand pour ma défense, je lui ai annoncé l'agression de Tifa, et son silence, sa distance avec moi.
Senti son affolement, au rendez-vous si proche qu'il nous a donné. Son inquiétude avec sa prise en main de l'affaire lorsqu'il a mentionné Shelke,
et la mise à disposition sans restriction de la W.R.O.

J'ai bien fait de sonner...C'est un peu tôt malgré tout.
Je ne suis qu'un idiot, qui n'a pas compris qu'elle tente ce qu'elle peut avant.
Elle ne partira pas, ne s'enfuira pas, en tout cas tant qu'elle est encore utile et non dangereuse pour autrui.
Non, même...Elle ne partira pas sans notre appui et notre avis...

C'est la différence entre moi et elle.

Se débrouiller seul est une question d'honneur.
Demander de l'aide est une question d'intelligence.
C'est simplement qu'il y a des moments précis pour chaque chose.

Des moments décisifs.

Le moment n'est pas venu pour...les autres...Avant, normalement...C'est moi.
Le moment est venu pour moi.

Je dois rester sur Zone. Les moyens de la W.R.O prendront en charge mes livraisons.
J'en informe son Président et j'y retourne...

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23éme Nuit

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Je me réveille en sursaut, ma tête heurte quelque chose de très dur.
J'ai tapé si fort que je me retrouve à plat ventre, face contre terre.

Je reste ainsi, les yeux ouverts, avec l'impression que mon cerveau ne reçoit aucune information. Puis, je roule sur le dos et fixe un plafond...Et...
Celui-ci m'aspire, ou c'est moi qui m'envole, je ne sais pas. En tout cas la probabilité d'une rencontre désagréable entre nous, et à grande vitesse est de 100%.
Je roule à nouveau sur le ventre, mais là c'est le sol qui m'aspire...ou qui tombe..ou moi...Un truc incroyable !
J'ai la sensation, et si réelle, que ce sol se dérobe, qu'il chute, que je chute avec, et que forcément, à un moment ou à un autre, on va percuter un autre truc...

Je rampe, que faire d'autre, et chaque geste, chaque main que je décolle pour avancer, mon bras part en sucette, il n'y a ni haut, ni bas, ni gauche, ni droite... Pourtant il y a bien un sol...
Poussée dans tous les sens, mon bras se balance, frôle le sol et le rate 5 ou 6 fois à cause de ce vertige, et quand enfin mes doigts trouvent du ferme, du dur...C'est accélération vitesse hypersonique, Mach 5, je prends au moins 10G dans la gueule...

Je m'entends gémir, haleter à chaque contact, et je ne réalise que j'ai un mur en face de moi, que lorsque mon bras se tord en le rencontrant...J'en couine longuement et mes yeux captent un détail...Un post-it...par terre, un mot...
Mon corps en vaisseau spatial, je passe en vitesse lumière et percute ce post-it...Oui, tout mon être, atome par atome, se jette dans ce petit papier, et là...avalée par un trou noir ou un tunnel, style autoroute interstellaire des films de sciences fiction.

Arrêt brutal, j'ai récupéré toutes mes molécules...Point de chute, le post-it...

Euh...j'suis revenue là ? La course avec les étoiles filantes...c'est fini ?...

Bon, c'est fini...je pleure...je m'assois, ramasse mon petit post-it rouge flashi...Je suppose que la couleur à dû faire tilt quelque part...
Je m'appuie au mur, ça tient plus à de l'escalade que de se lever, tremblotante, épuisée comme jamais...Après tout, je viens tout juste de me désintégrer, pour que chaque fibre de mon corps, passent au travers de chaque fibre du papier...J'ai l'instinct que le mot sur le rouge est vital, mais...j'ai pas envie, j'ai pas la force, le courage de regarder, parce que...je sens aussi une certitude toute aussi primaire, que c'est une catastrophe...Ce mot...cette clé...La cata ultime...Le pire du pire...

Je crapahute dans les escaliers, chancelle, à bout de force, à bout d'espoir...

J'en peux plus !

Simplement...Usée, vidée...Battue...K.O...
Je traîne ma carcasse jusqu'à mes petits amours, mes tendres chéris...Je reste là, pendue à la porte, sans la poignée, je serai en flaque par terre, incapable de bouger plus...Et puis...de toute façon j'ai plus le jus pour ma ronde...

Ouais...Ouais...

Cette alerte de crise imminente sur mon Denzel n'est qu'une...façon rationnelle pour mon esprit de...matérialiser cette...euh...alerte...J'm'embrouille...
Je m'écroule à genoux...Je ne pleure plus, non, trop vannée...Il faut bouger sinon, je vais dormir là, par terre, devant leur porte...Je recule, glisse sur mes genoux, un coup d'œil vers mes 5 marches, et j'ai la falaise de Gaéa à gravir...J'ai froid...Je...Je

Dans les brumes glaciales, qui me gèlent la cervelle, genre brouillard humide où l'on ne voit pas plus loin que le bout de son nez, je rampe, me hisse, soulève une couverture et m'en casse la gueule...Je regrimpe, y perdant mes dernières forces et m'étale, et m'accroche à l'oreiller de Cloud...J'ai rien de plus proche...

Bonne nuit monde de merde!...Et adieu si j'peux!