Disclaimer :
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Chapitre 7 – Chef, Négatif confirmé ! Recours maintient sur Zone, Chef ?
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Rapport 7
La situation est...si délicate.
Je ne sais pas comment elle peut, comment elle a fait pour être si forte, si endurante. Elle a une foi incroyable, en elle, en moi, parce que nous...En nous tous...
Moi...je suis si...démuni face à elle, à tout ce qui la concerne.
Mes sentiments...ils deviennent immanquablement faiblesse. Je suis quasiment incapable avec ceux que j'aime, sauf lorsqu'il s'agit d'agiter des épées...
Probablement que je l'aime trop...probablement que je l'aime mal...
Probablement qu'elle ne m'aime pas comme je l'aime...
Tifa a besoin de repos, je la veillerai donc. Si elle a besoin d'autre chose...Et bien elle aura...déjà...moi...
Allons-y, entrons.
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23éme Nuit
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Je me réveille en sursaut. Tout est clair, limpide! Je redresse la tête résignée, laminée...J'ai même plus l'énergie de m'énerver, de trouver ça injuste ou vraiment chiant...
Tralala et blablabla...Pfff...
Je me frotte dans le coussin et grogne, je m'extrais du lit à reculons, je rampe, la tête dans ce coussin que j'emporte avec moi...
Je joue la limace, une feuille de papier qui glisse au pied du lit, un liquide qui dégouline, ouais carrément.
Mes genoux tremblent sitôt à terre et je m'écroule sur le cul, je me lève titubante, le coussin tombe, comme mes bras sont pas foutus de rester pliés, je trébuche dessus, me rattrape par miracle...
Il m'appelle...dingue non ?...Ouais ! Ouais ! J'y vais ! J'y vais...
Je stoppe et cligne des yeux, m'inspecte...
C'est quoi les trucs qui buttent sur moi là ?...Ah c'est mes bras !...Dragon Zombie...Tss ! Ouais c'est pas loin !
Pas de Dragon dans ce corps de mort vivant, qui oscille vers la chambre d'en face...
Je ploie sur mon Denzel, je me retins de justesse de lui tomber dessus. Il marmonne mon nom, je tapote sa tête.
« Oui, oui mon amour, c'est moi. Je sais, tout va bien...Je t'aime... »
Je l'embrasse sur le front et mon visage glisse contre sa joue, mes coudes lâchent, une cheville se tord, je croule contre mon petit. Mais je dérange apparemment...Dans son sommeil il me pousse, un peu, sans grande force, mais une feuille de papier ça peut s'envoler au moindre souffle d'air...et bah, moi aussi!
Putain...merde...Bon...j'dors là!...
Sur le dos, je baille à m'en décrocher la mâchoire. Je sens la chair de poule courir sur ma peau en contact avec le plancher. Un bon gros frisson me secoue...
J'ai soudain, un flash, un souvenir vague de...neige...moi dans la neige...la neige...doux souvenir...
Mes dents qui claques de froid m'emmerdent, des pas s'approchent, je grogne et souffle comme un cheval...
Ah oui! Fait chier! Fait chier!
Mon réveil a été étrangement limpide, limpide également cette présence...et cette aura menaçante...ce péril physique et réel je l'ai senti tout autour, au-dessus de moi, au pied du lit, derrière moi...J'ai su, parce que ce regard pesant et refroidissant, je le connais...Juste, je ne comprends pas en quoi il peut être une quelconque forme d'insécurité... Hum...c'est pas...c'est pas danger méchant...c'est insécurité...
Mes lèvres tremblotent, mais j'arrive à sourire...Il ne bronche pas...J'imagine qu'il doit être choqué...et mécontent...sidéré...
Ouais...c'est pas beau...J'suis pas belle! J'm'en fous!
A un tel point que j'en ris, je tends un bras, une main, qui vacillent. Sa main à lui sûre et ferme, me chope par l'épaule. Il est bouillant. Je m'assois et me cache derrière mes cheveux.
« T'as bien fait...rameuter la clique... » je murmure « Pour autant...je pense qu'on peut s'en sortir tous les deux... » ma voix est un peu mélodramatique.
« R.A.S?... » le ton Soldat professionnel est de retour...
« R.A.S... » mon Soldat professionnel est de retour « R.A.S., tu es là... » par cette petite phrase j'essaie de lui faire comprendre.
« Parce que je suis là, c'est R.A.S... » il soupire « Que je sois là ou pas, tu...ça... » il s'interrompt, malheureux.
« Si tu es là...je n'ai pas peur que ça empire... » il y a une nette différence, moi je trouve.
« Ça empire? » souffle-t-il sombrement.
« Empire non...C'est moi qui ne tiens plus le coup... » j'avoue...je suis en train de perdre.
« C'est parce que tu te bats seule. » sa voix porte une pointe d'ironie, un soupçon de moquerie qui fait du bien.
« Si tu te battais avec moi, peut-être...peut-être que déjà, ça irait mieux... » je marmonne, c'est pas vraiment une plaisanterie.
« Je veux bien... » sa voix sourit...oui...je suis sûre qu'il sourit...
« Je veux bien... » je ne trouve rien d'autre que répéter.
Il me prend dans ses bras et me relève. Je me laisse faire, d'un parce que...D'un, j'ai envie! Et de deux, je peux pas l'aider...
Qu'il est fort...Je suis lourde, je le sais...Le muscle est plus lourd que la graisse...J'ai un peu d'gras, rien qu'un peu...Il me guide jusqu'à la porte, et m'y laisse car Marlène se réveille. Je soupire lourdement, et vois soudain SON coussin par terre.
Une montée d'adrénaline me pique le sang, je m'élance sans y penser, fonce sur le lit, le refait en quelques secondes. Le coussin! Le coussin est loin! Le dernier effort est fait!
Je me traîne jusqu'au palier, il murmure rassurant penché sur Denzel. Notre fils lui répond...
Merde!
Cloud me lance un regard oblique et perçant. Je le prends en pleine face et en plein cœur...
Ouais! Pas sûr que je veuille de lui! C'est pas garantie qu'il aide!
Je me plaque au mur, pour échapper à ses yeux accusateurs...Je renifle et sanglote comme une enfant boudeuse. Je m'essuie sauvagement les yeux et coupe ma respiration pour stopper mes sanglots ridicules. A part ne plus dormir et pleurer comme une madeleine...J'fais rien d'autre ces temps-ci...Marre...
Je remonte lentement à ma chambre. Je la trouve fermée, et m'en étonnes...
Bah...de toute façon, une autre bizarrerie, j'suis plus à ça prés!...Aller, dodo!
Je loupe ma poignée d'un cheveux, et me cogne la tête contre la porte.
« Merde! Fais pas chier toi! » je parle à ma porte...bah quoi?...Même que je la pointe du doigt « Et Toi! Merde aussi! » j'agite mon doigt sous le nez de la poignée... non, ça n'a pas de nez une poignée... « Laisses-toi faire! » je lance ma main.
« Toi, laisses-toi faire. » il est là, juste derrière.
Sa main l'attrape avant moi, la mienne...la poignée très loin...raté!
« Et bah... » il se marre, et m'attrape par le front « Tu dors où? » il frotte mon front gentiment, et me tient contre lui...Il se fout de moi...ça aide pas...
« Là! » j'indique la porte, grognon, derrière mon lit, mon chez moi.
« Ah ?... » il glousse, et me bichonne encore.
Merde! Il sait!...Que j'ai dormi dans son lit! Merde!
« Bah? Ouvre! » je suis mauvaise...c'est que...s'il avait dormi dans mon lit...sans mon autorisation...et que...j'sais pas ce que j'aurais fait des draps...J'en tremblote de ces vilaines pensées.
« Les escaliers... » il l'entrebâille, nous recule « C'est dangereux, même 5 marches... » il l'ouvre enfin en grand « Même une... »
« Ouais!... » je décolle mon pied pour un grand pas, mais ne bouge pas, il me retient un instant, puis relâche en douceur.
« Bon... » il soupire...je crois qu'il est déçu...
Je m'écroule sur mon lit, rabat ma couette...manque toujours le coussin...décidément...
Il me l'apporte, je m'en saisis rageuse et m'installe confortablement, pousse un gros soupir de contentement que je ne ressens pas, pour lui signifier que c'est Ok.
Vas-t-en, tu m'électrises!
« R.A.S! » je grogne, mécontente qu'il reste.
« Oui...A demain... »
Ouais! Ouais, du vent!...J'espère que t'as jamais dormi dans mon lit!...Pourquoi en aurais-tu envie...ou besoin...Tu veux pas?...dans mon lit?...
...La prochaine je pisse sur son matelas!
