Disclaimer : Les personnages et l'univers appartiennent à Square Enix.


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Chapitre 8 – Soldat ! Maintient accordée pour Inspection poussée.

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Rapport 8

Elle...elle était là...
Moi...J'étais là, assis à mon bureau, j'attendais qu'elle se réveille, c'était imminent...J'attendais de voir.

Me voilà pied du lit, là, d'où elle a glissé...comme du chocolat fondu d'une casserole.
Je ferme les yeux et sourit pleinement...Elle a fait la chenille...ondulé de haut en bas, le dos rond, le dos creusé, les fesses...

J'ai broyé les accoudoirs sur l'instant, enfoncé dans ma chaise, sous la pression...énorme, une chenille c'est lent...
C'est pas bien de monter son cul comme ça...

J'ai bondi quand elle est tombée dessus...ses fesses. Je l'ai vu se mettre debout, lâcher le coussin. Les bras ont chuté complètement morts. J'étais à deux doigts de lui sauter dessus. Et puis quand elle a contemplé ses bras ballants...et qu'elle a ricané...J'ai su que ça allait encore...

Ce n'est pas tant ce qu'elle est en train de devenir...C'est ce qui la rend comme ça...Tifa...R.A.S...quand je suis là...
C'est pour ça qu'elle a dormi ici ?...

Je pose une main sur le drap qu'elle a lissé en vitesse...
C'est chaud, si chaud, cette idiote a dormi dessus! Pas étonnant qu'elle était si froide...
J'y pose les deux mains et m'imprègne de la chaleur résiduelle, la chaleur de Tifa...C'est troublant mais j'aime...
Ça fait longtemps qu'on a pas dormi ensemble, ça manque mais, je me vois mal réclamer...Les enfants peuvent m'aider...Les enfants...
Je jette un œil vers leur chambre. Tout va bien là-bas c'est certain, R.A.S...Ils s'inquiètent un peu, ça ira...

Je reporte mes yeux sur mon lit et je me demande si le poids de son corps a marqué mon matelas...je m'y allonge dans l'exacte position qu'elle avait et sa chaleur me trouble encore.
Je me relève et retire mon pull en vitesse...C'est encore si chaud...Je fronce les sourcils...Fièvre?...

Manquerait plus que ça!...Merde c'est quand-même pas...Non! Non!...Les géostigmates sont vaincus! Ça c'est fini, ça!

Je bondit hors du lit, retire mon débardeur et me vautre dans sa chaleur, dans sa 'vie'.

Elle mourra pas ! Je suis là ! Et si j'apprends qu'elle est malade ! J'remue ciel et terre, comme pour Denzel...
Non! Pire, j'incendie la planète...J'déboule dans la rivière!

Pour Denzel, c'était...pas la même chose. Dieu je l'aime, mais c'était aussi une mission, ma première et la dernière étape, la réalisation, d'un héros en mal,
qui a tout raté pour le devenir finalement...C'est dur de ce dire qu'on a pu...parce qu'on est faible...
La différence entre nous, Zack et moi, la vraie, celle dont tout le reste découle. Il était prêt à tout donner, à aller jusqu'au bout, moi...J'avais si peur...

J'ai mis du temps à comprendre que, c'est pas la réussite qui compte, qu'elle est pas obligatoire, c'est la manière, c'est ce qu'on est capable d'y mettre, d'y consacrer,
qui fait de vous un héros ou pas...Zack et Aérith l'ont compris, l'ont vécu, l'ont fait...
J'ai peur de mourir, peur de mourir sans réussir...Pourtant cette fois je me sentais prêt et capable...

Mon lit est tout petit, je le prends dans mes bras comme si c'était elle.
Je passe mes mains sous l'armature en fer, c'est froid comme elle tout à l'heure, je me comprime sur le matelas...et je me retrouve à embrasser l'oreiller, ses larmes,
son odeur, sa chaleur...ses cheveux...
Je pouffe comme un crétin ravi, et me redresse pour cracher les cheveux abandonnés là...

J'm'en fous d'tout ça ! Pour elle, j'ai jamais eu peur, non jamais ! Si elle est directement touchée...Je fonce !

C'est si chaud, et mon oreiller est humide...Elle a pleuré...j'y enfonce mon visage et respire à plein poumon...
Son odeur...
Oui, il y a son odeur crémeuse, son truc au lait d'ânesse...Tifa prend soin de son corps...
Je ris, ça me soulage...

Je me moquais toujours de Barret et Tifa, qui chaque soir, astiquaient et graissaient leurs armes...
L'intérêt chez Tifa, c'est que son corps est son arme, et elle le graisse tout autant que le mécanisme d'un fusil...

Vincent a bien vite rejoint leur club. Un silence religieux s'installaient, alors Vincent forcément...
C'était les seuls rares moment où nous le sentions apaisé.
Assit près de Barret, la différence de corpulence et de taille de pistolet était hilarante, et MA Tifa avec eux...Elle s'inspectait tous les soirs, et mettait une grosse couche de crème
surtout sur ses mains et ses genoux. Nous savions tous que lorsqu'elle s'éclipsait, tout son corps y passait...
Et elle revenait toujours avec cette odeur crémeuse, et moi je m'endormait avec cette odeur et cette douceur contre moi...et je me réveillais avec cette odeur et cette douceur...

Tout va bien, l'oreiller sent bon ma Tifa, et pas sa transpiration...elle transpire beaucoup aussi!
Encore un rire, ça fait du bien...arrêtera-t-elle un jour, de me faire du bien...Ça la gêne, mais elle donne tellement...
Je l'ai rarement vu au bout du rouleau...et aujourd'hui...

Je suis là, dans sa chaleur, dans son odeur, dans ses larmes...et j'en suis ému...très ému...
Ce n'est qu'un tissu chaud contre ma peau...

Fièvre ? Quel idiot ! Si elle avait eu une pointe de fièvre, elle n'aurait pas été aussi glacée! Quel...con!
C'est pas...La maladie de la planète a été éradiquée, pourquoi faut-il que je reste bloqué sur le passé ! Et puis vu le peu de tissu qu'elle portait, j'aurais vu les marques !
Et puis elle sait, elle connaît les symptômes !

Géostigmates basta ! Maintenant il faut penser nouveau, autre...Une...nouvelle saloperie !

Je me dresse sur les genoux et inspecte le drap...Pas une trace, rien c'est propre...Je tâte, je respire et ça sent bon, partout...
C'est chaud partout, maintenant il y a ma chaleur au dessus de la sienne...Partout c'est ma Tifa...Je hume, je caresse...

C'est...désespérément...Plat ! Oui PLAT !
Je m'allonge langoureusement, et l'image de son corps me vient...Son corps plein de courbes...
Il..n'y...a...rien...de...plat...rien de...Mince...Chez...Miss...Lockhart...

Et là...C'est...trop plat là ! Pourquoi ! Pourquoi j'ai pas son corps sous moi! Pourquoi c'est si...PLAT !

Je m'applique sur ce truc tout plat, comme si j'avais son corps ici, dessous...
Je reste une seconde sur mes coudes, parce que Tifa, elle a une grosse poitrine, faut y faire attention.
Je place mon bassin un peu en biais, parce que si elle était là, je passerai entre ses jambes, faudrait décaler au moins une...Une cuisse ronde et pleine...
Pour cela, je mettrais ma main sous le genou, je le remonterait à peine...
Le front contre le drap, j'ancre une main sur le cadre de mon lit, c'est froid, c'est anguleux, c'est pas Tifa...Tifa, elle, serait plus chaude, se serait doux et arrondi.
Mes doigts se recourbent, parce que je les enfoncerais dans le muscle, mais pas trop, elle est musclée, faut pas faire mal...

Alors je pourrais me coucher, m'imprimer sur elle...je remonte ma main crispée sur le métal froid...Je pourrais...
Je pourrais glisser ma main sous son dos...Elle est si cambrée, pas une ligne droite chez elle. Quand elle s'allonge, il y a un trou entre le matelas et son dos...
J'y passerais la main, la paume bien appuyer, pour m'assurer qu'elle soit dans l'axe

Brutalement, je m'allonge pour de bon...c'est plat, plat, plat...je jure que là ça fait mal, mal...vu ma...réaction, mon état...
Je jure, ça fait mal de ne pas avoir quelque chose entre moi et ce foutu matelas...
Je devrai, je devrai avoir la colline de son bassin, la montée de son ventre, son ventre là, elle...

Je donne un coup de tête dans le coussin...son visage, ici, oui son visage, avec sa bouche quelque part...je frotte, je cherche avec douceur, je mords, je rêve son cou...

J'ai encore mangé des cheveux ! J'en ris, j'en empoigne ce coussin, je m'y niche, je m'y berce...

Oui faudra que j'en mange des cheveux...Tant pis, tant mieux...si je manges ces cheveux, j'aurais le droit de manger le reste...Hum...faut ce qu'il faut...
Et puis c'est rare un bon poisson sans arrêtes, une bonne viande sans os, un bon fruit sans noyau...

Bon...il faut que je me calme...c'est qu'elle me manque tellement...non, je l'ai jamais eu comme ça...C'est que...Non, stop !

Je me retourne sur le ventre, et garde le coussin sur mon visage, et mon souffle agité...

Ok, calmons-nous...Il y a des chances pour qu'elle se relève et si elle voit ça...

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23éme Nuit

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Je me réveille en sursaut. Mes jambes bougent toutes seules, j'ai les pieds au sol, assise. J'ai un putain de jus! Pleine de jus! C'est que c'est encore plus urgent !

POST-IT!

Je suis rapidement à la porte, je l'ouvre, au bord des marches demi-tour.

MERDE!...

Je file à ma table de chevet, j'allume, mon crayon note l'heure, puis les escaliers sont sous mes pieds...quelque chose ne va pas...Il y a de la lumière, pas ça qui cloche...

Post-it?

Je repart pour mon bloc-note...C'est quoi ce mot déjà...ça vaut dire quoi...Je feuillette, j'ai tout gardé, les originaux...Mon esprit est brumeux...Post-it...
C'est quoi un post-it ?...Je ne comprends pas pourquoi l'alerte est différente...Elle est forte, comme toujours, mais le mot...le concept qui me taraude et qui pulse dans tout mon être, n'est pas...habituel...
Comme toujours, je dois faire, voir une chose bien précise...Non c'est pas voir...C'est chercher...Chercher...Trouver...ça, là un...post-it...Le mot est carrément familier mais le sens m'échappe totalement...
Je me triture le cerveau, il y a un raté, une incohérence...un truc spécial...

Bon aller merde ! On fait comme d'habitude !