Disclaimer : Comme d'habitude...
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Chapitre 11 – Soldat ! Carte blanche, continuer inspection !
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Rapport 11
Je...déteste définitivement, éternellement...le plat...
Mais il y a pire...Il y a le rejet...Tifa...pardon...
Tu n'as jamais exigé que je m'excuse. Je comprends que j'ai besoin, mais ce soir, je veux te dire que moi, je ne t'en veux pas.
Maintenant et tout de suite.
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23 ème Nuit
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Au milieu des escaliers, je me retourne, un son de pas...Lui, oui...
J'ouvre la bouche en colère et triste. Il me coupe rien qu'à son regard, bien qu'il fasse non de la tête...Il a encore son regard de Neige...
Il me rejoint si lent, une marche au-dessus de moi, il prend mon visage dans ses mains.
« Chut...Si je...j'accepte...Si je ne me... » il me sourit gravement et ses doigts balayent mes joues...je pleure... « Pour ça et c'est tout. »
« Hum... » je renifle, et éloigne ses mains pour m'essuyer moi-même « Je...c'est pas bien, je ne veux pas te faire culpabiliser... »
« Et parce que je sais ça...Je sais où, je sais pourquoi, je sais. » il hausse les épaules « Même si je pense que j'ai fait une erreur. » je n'arrive plus à voir une goutte de bleu dans ses iris « Mais toi, c'est différent toi...L'armée nous a appris la différence entre fuite et repli stratégique. La différence est dans la décision...Je te fais confiance...Je suis ce genre de chef, non? Si l'un de ma troupe me hurle 'je décroche', il décroche. Ce n'est pas du manque de courage, je te connais, c'est de l'acuité. »
Acuité...Ce regard...tu vois aussi bien que moi, ce qu'il éclaire ?...Cette lumière...Si oui...
« Tu...ne prends rien ? » je détourne la conversation et mon regard.
« Non...J'aurais vraiment l'impression que tu me chasses. » il souffle fort « Et puis...je ne veux pas me poser la question...De quoi ai-je besoin, combien de temps. »
« Hum. Voyons...combien de temps es-tu parti ? » je lui souris, toute cette histoire a été courte et c'est bien finie...Il faut ne voir que cet aspect.
Est-ce ça, 'l'Éclat de Neige', est-ce accepter sans...mauvais sentiments ?...
« Je...comprends que...tu n'aies pas voulu...m'avoir... » je bredouille, je ne sais pas comment dire.
« T'avoir ? » il serre les poings, je retrouve ses yeux bleus.
« De moi, oui...Cloud ?...Comment vois-tu mes yeux ? » je me racle la gorge, il va franchement me croire folle.
« Tes...yeux ?...» il plisse les siens...Ouais...
« Bah...laisse... » j'efface d'un geste ma question « Tu vas prendre froid. » aller, aller, oublions...
« Ça m'occupera. » sa voix est légère mais je le prends étrangement mal...
« Tss ! » boudeuse, j'ouvre SON gilet.
« J'ai besoin d'avoir froid. » il m'ôte la main d'un gentil petit coup.
« Tu t'occuperas en travaillant. » je suis têtue, je recommence à ouvrir !
« Tu crois que je vais travailler. » lui aussi...ce n'est pas un jeu sain, ça...
« J'ai pas continué, moi ! » je pose juste la main sur la fermeture éclair.
« Tu te souviens du feu sur la neige ? » il me la chasse quand-même « Tes yeux. Les flambeaux sur la neige. »
« Oh...je ne crois pas... » obtempère et la remonte.
« J'ai...Tes yeux m'ont toujours...fait peur. J'avais peur que ça fonde. » il me remonte le col.
« Fondre ?..Quoi ? »
« J'étais toujours le premier à l'allumer...le dernier à l'éteindre. »
« Hum... » je n'arrive pas à me souvenir de la couleur...ça peut pas être si rouge... « C'est vrai...étrange...»
« Chauds, tes yeux sont chauds...Ce n'est pas qu'ils sont dangereux...J'ai tendance à fuir le chaud. »
« Ah... » c'est pas une question de couleur alors ?
« Parce que quand on commence à ne plus avoir froid...J'avais peur de ne plus avoir froid, de ne plus le supporter ce froid. » il me dépasse et descend.
« Tu as toujours peur ? »
« J'ai besoin d'avoir froid. » il s'immobilise sur les marches.
« Mais...» ah...oh...ça me fait penser! Son gilet! « C'est à toi ! »
« Gardes quelque chose de moi...sur toi... » de dos, il m'arrête d'un geste.
« Tu n'avais rien pris... » je réfléchis...non, rien ne me manquait après qu'il soit parti, en tout cas rien de vraiment personnel, sinon, je l'aurais su...
« Je ne vais pas me couper les cheveux. » il glousse...Ah...
Cette conversation est métaphysique...On parle comme ça, un coup de ça, un coup de rien...ça va, ça vient, on tourne autour du pot, et c'est moi qui décroche...C'est lui qui parle et répond sérieusement...sincèrement...Il dit...
J'ai comme un vertige, j'ai comme un goût, un reste...
Les causes, qui découlent de nos PREMIERS principes...Comment est-ce que cela ne peut pas être clair en mot, dans mon esprit et mon cœur car...
En clair pour les enfants, j'aurais dit : ...il était une fois...un pays de chaud et de froid, une fille de chaud et un garçon de froid...et ils...
« Cloud ! Tu as le regard ! 'L'Éclat de Neige' ! » je le lui jette et remonte de deux marches.
Dans le silence qui suit, il termine sa descente et s'adosse au mur, le visage très bas. J'avais peur qu'il ne vienne...alors j'ai reculé...
Pour m'apaiser, il s'est éloigné, mais il reste là...
Il a fait un effort...je dois en faire un...C'est surréaliste...
« Hum...Un jour, ton père... » il me donne encore un petit coup de pouce, en me tournant le dos, s'appuyant de l'épaule dans la cage d'escalier.
Mon père était un idiot !
« Il m'a dit que les garçons uniquement devaient le...l'essayer et l'obtenir, car seuls les hommes ont droit à cette arrogance, les femmes ne doivent pas... » il se racle la gorge « En temps normal...
Comme ça doit être, hein?...» il glousse.
Mon père était un sacré macho...
« Il nous a dit ça et il M'a expliqué. » il soupire fort.
Si tu dis ça...Cette précision est...d'importance...j'écoute, je veux comprendre...
« Cette arrogance masculine est vitale, car c'est ceci qui attache définitivement la femme à l'homme. Cette prétention qui lève et garde le regard féminin sur...Il disait qu'un couple, qu'il soit temporaire ou...sérieux, doit être fondé sur ce principe. L'homme a l'arrogance et la femme a la confiance. L'une donne l'autre, et s'entretiennent, l'une FAIT l'autre, mais pour lui, tu sais à quel point l'ordre avait de l'importance. »
« Mon père était un con! » c'était un salaud !
« Il disait que ceci précisément, rendait les liens indélébiles et les couples éternels. » il rit « Je l'ai cru, mais j'étais mauvais en arrogant. » il rit franchement, j'ai rarement vu ça, entendu ça...
Papa, t'es vraiment un con d'idiot, mais...merci pour ça.
« Probablement qu'il me botterait le cul ! » il part d'un fou rire « Mon...arrogance n'a jamais...marché ! » il s'en plie en deux.
C'est...hallucinatoire !...
« Hé, Tifa ! » il me fait face d'un coup, j'en bondit « Aucune ! Aucune confiance en moi ! » il me tend la main et de l'autre se tient au mur « J'ai...même pas réussi...à faire semblant ! A y...croire pas plus que...quelques jours ! » il agite sa main pour que je vienne, mais je n'ose pas « Tifa ! » il me gronde, son sourire et son rire m'électrise.
Dans un frisson fulgurant, je me penche en avant, c'est comme ça que je descends...
« Hé, Tifa ! » il me prend les mains.
J'ai l'impression d'avoir un jeune, très jeune enfant devant moi.
« C'est ta confiance qui a... » son sourire déchire ses lèvres « En premier ! » il me secoue les mains comme pour jouer « Il le savais ! C'est pour ça qu'il ne m'aimait pas ! » clame-t-il avant de prendre une grande inspiration « J'en ai pris des leçons ! Mais j'étais si content parce que...s'il se donnait tout ce mal...c'était pour sa fille... » il est si chaleureux et si heureux.
Je me rends soudain compte que je souriais car la colère, non la fureur qui...explose d'un coup !
Pourquoi TU ris ? Pourquoi JE souris ?
PAPA ! Tu n'es qu'un CON ! Alors c'est comme ça ! C'est...cette stratégie que tu as utilisé ! Pour Maman ! Pour moi !...Pour LUI !
...les liens indélébiles... L'une donne l'autre... l'ordre...On est bloqué !
C'est à cause de toi que je me retrouve comme ça ! Denzel n'a rien avoir avec tout ça ! Denzel n'est que...qu'est-il ?...
MERDE !
Je m'élance sur lui, alors qu'il touche à peine le sol. Je l'ai...éjecté...comme...je lui ai fait mal ! C'est pas SA faute ! Pourquoi j'ai fait ça ? J'ai pas senti mes mains sur lui, j'ai pas senti mon impulsion, j'ai pas senti ma force !
« Tifa ? Tifa ? Quoi ? QUOI ? » il se débat dans ma prise, dans mes bras.
« PARDON ! » je lui hurle dans les oreilles, et m'écarte un peu pour qu'il s'assoit contre ce mur qu'il a percuté par ma faute « C'est...je crois que je comprends... » cette fois je sens ma force, je sens mes mains sur lui et mon corps « Mais...C'est...je... »
C'est cafouillage, je suis si...collante, si...il gigote pour se placer d'une façon moins...plus...je suis sur lui, je l'étreins de mes mains, de mes jambes, de mon visage...
C'est pas bien, c'est pas bon...mais je ne peux pas le lâcher, j'ai juste assez de...je sais pas ?
Quand je sens que je lui fais trop mal, ou que c'est trop...équivoque...je donne du leste et reviens, je...
« C'est...tu dois partir... » je couine, c'est impossible de le lui expliquer...
J'ai l'impression d'être devant...C'est résister devant un cadeau de Noël quand c'est pas l'heure...oui...je le couve, le caresse, et contint de toute ma volonté l'envie d'ouvrir, malgré tout on ne peut pas s'empêcher de toucher, d'effleurer...Ce contact décuple l'envie, c'est pire pour se contrôler...Mais c'est...juste...irrésistible...
Ah, mais!...Si c'est un comme un cadeau de noël...alors j'aurais le droit de l'ouvrir un jour !
« Je peux partir...demain... » il cesse de luter et me garde contre lui dans une position...indécente...
QUAND ? QUAND ? Et pourquoi pas maintenant, pourquoi j'peux pas ?
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ça reste un peu flou je suppose...et ça prendra du temps pour s'éclaircir... j'espère au moins donner assez de choses bien pour ne pas décourager...
