Disclaimer : Les personnages et la base de l'histoire appartiennent à Square Enix. Le développement et le déroulement de cette fic à moi.


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Chapitre 12 – Chef, Risque de conflit, Chef !

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Rapport 12

J'en ai eu des jours sans nuit. Et des nuits sans jour.
Là, je ne parierai sur rien, ni sur la course du soleil ni sur celle du destin.
La douche m'éclaircit les idées malgré cette pièce aveugle qui n'aide pas, ce qui est sûr, c'est long.

Il est long ce chemin, ce destin...C'est étrange de voir à quel point j'ai eu tort...
J'ai cru que plus il serait long, plus le cheminent serait évidemment et réalisable...J'ai oublié que les lignes droites sont aussi rares dans la vie que sur la route.
Les routes toutes droites que l'on croisent, c'est l'Homme qui les a construite.
Là où je circule, je sorts bien vite des traces humaines...C'est très humain de voir une ligne droite dans un champs, dans un désert.
Dans notre village, dans notre pays rien n'était droit...Le seule route du village était en rond autour du puits...

Des zigzags, souvent, à moins de décider de la route à suivre et de la tracer droite...
Moi j'ai cru qu'elle le deviendrait toute seule...A moins que je tourne en rond comme chez nous, comme j'ai toujours fait, toujours détesté...
C'est débile de comprendre ici, là, que ma moto est comme ma vie...Ma moto, elle prend la route que je décide...parce que je décide...

Décider...Définir...Choisir...Prévoir un plan de route...
C'est déjà une grande chose de savoir où l'on veut aller, un bon point de savoir d'où l'on part...Quant à la conduite à tenir...
Vouloir...Savoir...Tenir...

Je bloque un instant sur mes mains. Les mains tiennent beaucoup de choses, les mains servent à tout.
Ce que j'aime le plus, avoir mes épées ou les poignées de Fenrir entre...
Juste que dans mes mains transpire ma solitude. Aujourd'hui je saisis mieux les autres et leur besoin de contact.
Saisir...Toucher...Ressentir...

Tout à l'heure, au réveil, avec mes mains vides, j'ai ressenti l'envie de serrer mes enfants contre moi...
Je le ferai, je le promets pour les coucher. Aujourd'hui je m'occupe d'eux comme jamais.

Tifa dort, et je ferai tout pour qu'elle dorme longtemps. J'attendrai qu'elle se réveille pour partir.
Je ne lui ai pas dit que j'allais bien, je ne lui ai pas dit que j'allais chez Reeves.

Vouloir...Savoir...Tenir...
Je tiendrais le coup, je veux et je sais.

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24 ème Jour

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Aujourd'hui ce n'est pas la fatigue qui pèse lourdement, c'est tout ce qu'il s'est passé...Sans compter la honte d'être debout si tard.
Pourtant cela fait du bien. Ça ne rattrape pas, mais au moins ça n'en rajoute pas. Le bar est ouvert c'est bien ça, ça allège ma culpabilité. Mais qu'il ait dû tout faire seul, ça...
Je pousse un soupir mécontent devant mon tableau. Mon impasse, ça me désole pour moi, car si ce que j'ai pu déduire est vrai...C'est si vrai que je ne peux pas le traduire en mot ou en pensée...une véritable impasse...ça ma désole pour ceux qui me sont chers et qui en souffrent...

J'suis nulle ! C'est pas permit d'être aussi bloquée aussi près du but !

« Te biles pas. Moi aussi ça me déprimait de rentrer sans avoir avancé d'un pouce. » Cloud me surprend, accoudé au bout du comptoir.

« Oh !...Pardon... » je comprends beaucoup de choses en ce moment et...c'est lourd, du très lourd !

« Non ! Pas pardon... »il jette un œil dans la salle et hoche la tête « Non. C'est pas ça qui m'a fait partir. » glousse-t-il à mes côtés.

« Ah ! » je suis soulagée, mais j'ai du mal à croire ses paroles.

« Hum...Je voulais pas en rajouter, je voulais pas...T'avais déjà beaucoup à faire... » m'explique-t-il pointant ce qui reste de mon mur dédié au bar et aux affaires.

« Ah ?... » je lui souris et baisse les yeux, là je n'ai aucun mal à le croire.

« Oui... » il pose un main sur ma tête et me tapote.

« Cloud...J'ai besoin quand-même...et même si...Cloud. » je prends sa main et l'appuie sur mon crâne « C'est ton départ qui m'a achevé... »

« Pardon... » ses doigts se crispent dans mes cheveux.

« D'accord, alors pardon aussi... »

« D'accord...C'est bien. » souffle-t-il.

Le grelot de la porte du 7éme Ciel, nous sépare dans un soupir. Il m'ordonne de rester là, en forçant beaucoup sur moi. Je m'avance un peu, glisse un œil. C'est calme, logique en pleine après-midi. J'envoie un baiser à ma fille qui pose consciencieusement des verres sur le plateau que tient Denzel. Son sourire merveilleux alerte son compère. Le plateau vacille dangereusement. Cloud s'en charge au comptoir. Ils s'élancent comme des dingues, je recule ce bonheur me fait mal...

Merde...Pardon...

« TIFA ! » mes petits se bousculent contre moi.

« Je le savais ! Je savais que Cloud ici, ça irait ! » jubile Marlène dans mon ventre.

« Oui. » Denzel donne un à-coup sur sa main, mais mon soupir, le stoppe.

« Cloud va partir. » je suis une maman, et souvent je casse l'ambiance avec mes 'faites ci', faites pas ça'...là, c'est pire que tout...

« Tu sais, ce serait mieux s'il restait comme ça encore demain ! » Marlène me gronde du doigt.

« Ouais, au moins ! Il peut bien un jour de plus ! Et puis t'en as vachement besoin ! »

« Cloud va partir. » je répète gentiment.

« Partir...euh... » Denzel se décompose.

« Oui, pour m'aider. » je lui souris.

« Ah ! Et il doit trouver quoi ? » raisonne intelligemment ma petite fleur.

« Hum...Diverses choses. » c'est rare que je sois incapable de les regarder dans les yeux, je...force...

« Oh...» Marlène recule Denzel de moi et plante ses yeux dans les miens « Il de-vrait- pas ! »

« Marlène... » je n'aime pas son ton...

« Il est...BÊTE ! » jette ma douceur indignée « IDIOT ! »

« Marlène, je le lui ai demandé. » je lui souris avec tendresse.

« Ah !... » elle...ne sourit pas.

« Oui, ma chérie. » c'est pas juste que Cloud ramasse tout cette fois, je renforce mon regard dans les yeux de ma fille, c'est moi qui commande !

« Il va bien chercher quelque chose ?... » tente timidement Denzel.

« MINCE ALORS ! » mon petit brin d'femme serre ses poings. Sa maturité est une fierté pour moi.

« Marlène. » je gronde tout bas, pour la faire baisser d'un ton et parce que sa maturité, je vais la prendre en pleine face.

« Mince ! J'aurais jamais cru que tu sois aussi bête que lui ! » elle tremble révoltée.

« C'est comme ça ! » j'ai l'honnêteté de ne pas la contredire.

« Et bah...Idiote, merde alors ! » elle s'enfuit dans l'escalier.

« Marlène ! » un gros mot, je laisse pas passer, elle le sait « Viens ici ! »

« J'veux un papa ! J'veux Barret ! » elle stoppe et se retourne « Pourquoi c'est un problème s'il t'aime ! CLOUD ! » hurle-t-elle devant sa chambre.

« Hé ! » je m'apprête à la suivre mais Denzel me prend la main et tire dessus.

« Pourquoi...pourquoi vous... » il ne me regarde pas « Laisses tomber, je m'en occupe, moi je la comprends. » il lâche et grimpe « Tu...fais...chier, Tifa... » couine mon trésor.

« Denzel ! » le gronde sèchement Cloud dans mon dos.

« Vous faites chier !... » il s'enfuit à son tour « C'est dégueulasse d'être aussi ...Lâche ! » Denzel bouscule Marlène dans leur chambre.

« Merde ! » je m'adosse au mur, touchée en pleine cœur.

Lâche...lâche...moi ?...Pitié ! J'ai mal !

« Tifa... » il effleure mon épaule « Je m'aperçois ...On t'épargne rien hein ?...Je suis leur héros à l'occasion, toi tu l'es tous les jours. Moi, j'ai eu droit à plus de...compréhension...Au bout du compte, quel idiot oui...on attend moins de moi. C'est injuste, que tout repose toujours sur toi. » il baisse ma tête, mes cheveux camouflent mes larmes « C'est pourquoi c'est très bête de me faire partir, pour une fois que je suis là quand il le faut. Mais ils ne comprennent pas que... »

« Si tu restes encore et bah Tifa...Tifa... » du haut des escalier, petite Marlène chercher son souffle et ses mots « Arrivera ce qui arrivera ! »

« OUAIS ! » s'égosille Denzel à ses côtés.

« JUSTEMENT ! » je m'arrache du mur et de la main « JE NE VEUX PAS MMM-... » je m'étouffe avec le mot que je viens de ravaler « SANS COMBATTRE ! »

« COMBATTRE ? CLOUD ! » la douleur hystérique de Marlène, me finit.

Je m'écroule sur les premières marches...

Merde, merde !...Ça peut pas être si catastrophique ?

Il me redresse brusquement, il monte et fait fuir les enfants dans leur repère.

C'est pas si absurde ?...Si ?...Mais non puisque...pas la peine de se battre pour l'avoir...J'ai trop peur de pas l'avoir...Lâche...

Plus rien n'existe...Je cligne simplement des yeux lorsque Denzel redescend pour aller au bar.

« Je t'aime. On t'aime. Pas...d'ennemi. » sa phrase flotte derrière lui.

J'ouvre, plisse les yeux, je hausse les sourcils, les fronces à ses mots. Puis je les écarquille au visage de Cloud, comme s'il m'était inconnu.

« Ils ne comprennent pas. Et ne doivent pas comprendre. » Cloud me fourre un truc dans la main.

J'incline la tête et hallucine sur mes mains, j'avais oublié que j'en avais...comme j'ai oublié ce que je pensais, ce que je faisait là...Et je me souviens de tout, d'un coup...
J'ai...il m'a...rendu mon post-it !

« Cela dit...Je ne crois pas que Denzel soit ton...fardeau... » sa voix douloureuse me détourne de la 'clé', mais lui ne regarde que ça.

Je reporte mon regard sur mes mains ouvertes où reposent du rouge flashi.

« Je ne comprends pas pourquoi c'est un problème que... » il ferme mes mains sur le papier « Tifa, je-... »

« Cloud ? » Denzel l'appelle d'une voix gênée.

« Oui ! Une minute... » il me prend dans ses bras comme une poupée « Je ne remets pas en cause ta décision. » il monte rapidement les marches « Mais je reste au moins jusqu'à demain tu dois te reposer. » m'informe-t-il d'un ton sans réplique « Bien ! » il me balance sur mon lit et m'étouffe sous ma couette « Je ne comprends pas en quoi !... » il s'interrompt en colère « Tifa c'est pas si grave ! Sans compter que ça me regarde aussi ! »

La porte se ferme. Je serre mes doigts sur le post-it, ferme les yeux pour oublier encore et j'y parvient.