Disclaimer : Inspirée de l'œuvre FF7 de Square Enix.
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Chapitre 13 – Soldat ! Vérification Niveau d'Hostilité !
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Rapport 13
Il y a une chose que je peux comprendre. Je suis inexpérimenté et pas doué.
L'un fait l'autre je suppose, mais on m'a volé 4 années d'apprentissage, 4 ans de vie...
Déjà pas dans les meilleurs, 4 ans de retard. Dieu merci, au jour d'aujourd'hui je me rappelle de tout.
Et donc que...Je l'aime, bon.
Après tout nous sommes un groupe d'ami, et juste nous, nous sommes une famille. Il est normal que l'on s'aime.
Cela ne peut poser problème que si, et uniquement s'il existe un déséquilibre dans ces liens. Aurait-elle compris pour mon amour d'elle ?
Et alors, elle estimerait que c'est trop injuste et que c'est impossible de vivre ainsi ?
Que viendrait faire Denzel dans tout ça ? Je ne suis pas un débile, ON m'a retardé...
C'est extrêmement clair, c'est cuisant...
Si on regarde 'dans le texte', littéralement, en clair, Denzel est MON fils. Marlène est LA FILLE de Barret.
Et Tifa est LEUR mère...
Si elle conçoit et anticipe une séparation...et donc...Denzel dans tout ça...
C'est cuisant, cuisant et glacial cette hypothèse.
De surcroît je suis un stupide jaloux...c'est sa séparation d'avec Denzel qui la tourmente...Elle l'aime plus que moi...
Elle m'aime donc si peu !
Si PEU, oui ! Tifa ? Satanée Planète ! Pourquoi !
Si peu que ça, c'est presque pas du tout !
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25 ème Soir
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Ce repos limite comas, n'est pas si bénéfique que ça...Je divague..non, je ne dors pas...je plane, je surnage...
Ma chambre est baignée de la douce lumière de ma lampe de chevet. J'ai l'impression d'être en train de mourir...
Une ombre vient s'interposer, un poids sur le matelas me fait pencher. Cloud, Cloud et ses épis, se détachent à contre jour...Cloud, ma défaite...quoique j'y fasse.
Mes yeux me tiennent pas ouverts, je n'insiste pas. Je m'éveille lentement, je me sens étrangement en sécurité. C'est bête, sa présence est si...bonne...aussi bonne que ses départs sont douloureux...Ces heures de présence des pansements sur les meurtrissures de ses absences, même justifiées, même connues, planifiées...
Comment ai-je pu vivre ainsi ?...
J'ouvre soudain les yeux à son mouvement léger.
Il part, il part ! De ma chambre, de moi, il part ! Non ! Pour une seconde, pour une heure, une nuit ! Non, s'il vous plaît !...
Évidemment je ne fais aucun geste, non, aucun, je n'ai jamais rien fait...Il a prit mon bloc-notes, c'est tout, ça va, c'est bon.
Je me raisonne lentement, et serre mes mains pour me retenir. Je me suis toujours retenue...ça aussi me ronge...
Son poids s'accentue et disparaît, voilà je suis seule...Mais c'est bon, je sais qu'il reste encore un peu...
Cela dit, il est là, autant en profiter, je me lève vaseuse et crasseuse. Je file à la salle de bain, passant devant la chambre des enfants, vide. J'entends leurs voix à tous les trois en bas, ils ferment le bar, il est pourtant déjà tard pour mes chéris. Une grosse vague de culpabilité m'envahit, ma douche est rapide, bien que moins longs, mes cheveux demandent du temps. On frappe.
« Tifa ?...On peut ? » demande une petite voix.
« Tu peux. »
En silence, Marlène entre se préparer pour le dodo. Elle évite mon regard, je...lui chipe la brosse à cheveux.
Elle se colle contre moi, nous nous installons en gloussant sur le rebord de la baignoire. Denzel débarque, les yeux au sol, les épaules courbées, sans un mot il me tend le rideau. C'est ainsi que nous profitons tous les 3 de la salle de bain. Enroulées dans le plastique, Marlène me fait un énorme câlin...
Quel bonheur, je sais, je sais comment j'ai pu vivre jusqu'à présent...
« Tifa ?...ça fait plus d'un an que je suis là... » Denzel souffle dans le silence, j'interroge Marlène du regard, elle baisse les yeux « J'aimerais...rester plus... »
« Petit con ! » j'ouvre le rideau subitement et le chope par le bras « Tu restes autant que tu veux ! » je le cale à côté de Marlène et se sont ses cheveux qui y passent.
« Justement... » il se recroqueville et se frotte l'épaule.
Je ne saisit pas ce qu'il veut dire, je n'ai pas envie. Je le prends d'un coup contre moi, bousculant ma petite. Elle se retire de notre étreinte. Je m'aime pas sa façon d'être dans mes bras, j'ai l'impression que Denzel est...vaincu...
Marlène s'occupe de ses dents en silence, puis sort. Rapidement Denzel l'imite. D'habitude la salle de bain est le dernier lieu de rires, de bêtises et de jeux avant de dormir. Ce silence me pèse. Je les rejoins dans leur chambre. Nous avions...un truc rassurant lorsque Cloud...nous a quittés...
D'un pas ferme, dont je n'ai pas été capable ces derniers jours, je me plante entre leur deux lits, brandis un doigt chacun pour les gronder. Puis j'attrape fermement chaque tête de lit, et hop à grand bruit, je les rapproche. MES enfants hurlent de joie et s'accrochent. En un clin d'œil les lits jumeaux sont accolés. Ils s'y nichent comme de petits chiots, je grimpe aux pieds et brandis cette fois mon poing bien haut.
« Les enfants, ça reste avec maman ! » sur la pointe des pieds je scande notre antalgique.
« OUAIS ! » s'égosillent-ils.
« Parce que les papas ça tient pas la route ! »
« OUAIS ! »
« Mais, on les aimes quand même ! »
« OUAIS ! »
« Et si y-en-a un ? » s'exclame Marlène...nous nous glaçons quelque secondes.
« ON L'CHOPE ! » je pointe la cible.
Cloud n'a le temps de rien, à part perdre son air douloureux. Le voilà couché sur le dos, avec les enfants sur lui, et moi qui enlève ses chaussures sans ménagement.
« Marlène, brosse à dent, dentifrice ! Denzel ! Pyjama ! Exécution ! »
Mes petits filent comme le vent. Lui s'assoit et j'ouvre rapide comme l'éclair son gilet.
« D'accord... » il est un peu rouge, puis redevient glacial « C'est pas la peine de-... »
« Si ! »...toi tu es à nous Cloud, toi on te veux comme papa ! « oh si ! »
« Tifa ? Il a pas de pyjama ? » s'écrie Denzel essoufflé.
« Ok ! Garde la cible, je sais ! » je m'écarte, mon grand se jette sur lui.
Comme une fofolle, et m'élance en face, je sais, je récupère le sale, lave et range le propre, si, il a une tenue pour ça...légère, mais s'en est une !
Je balance le boxer en pleine figure du papa qui arrive sans mal à maîtriser son garçon. Marlène dépose avec précaution tout ce qu'il faut pour une toilette de chat, pour se jeter dans la bataille. Moi, je m'écroule par terre mais de rire.
J'adore, j'ai toujours adoré voir ça. Les papas. Avec mon papa. Avec Barret je me fais pipi dessus.
L'homme de notre maison envoie bouler la fi-fille avec précaution, Denzel lui touche le sol régulièrement et en homme ! Ce pauvre martyre grogne de rage et repart avec autant de force que sa frustration, mais voilà rien n'y fera. J'en suis à frapper le sol, tordue de rire.
Marlène rit de bonheur, perchée sur le dos. Papa Cloud lui ne la sens pas et repousse sans difficulté les attaques de Denzel, qui bouffe les matelas à un rythme impressionnant, et encaisse de moins en moins bien les ricanements de son papa. Tout ça explose dans mon cœur, à leurs rires, à leurs voix, et le K.O se profile, j'ai mal au ventre.
« Marlène ! Tu sers à rien ! » pleurniche presque mon petit homme.
Ma petite fleur lâche tout, et Cloud capitule dans un fou rire et Denzel le matraque librement avant de mourir de rire avec eux. Moi j'en pleure, mais...sérieusement...
Quoiqu'il arrive...quoiqu'il arrive, ces enfants, nos enfants, ces enfants d'autres sont les nôtres, et nos enfants nous lierons toujours...
Comment ma mère ?...
Moi ! Je tiendrai toujours le coup, parce que j'ai deux petits bouts à élever, à mourir, à aimer...Elle m'aimait j'en suis sûre...je n'ai pas été suffisante, bon...
Une serviette jetée sur ma tête me fait sursauter. Marlène se love entre mes jambes, les garçon chuchotent...ça s'habille, enfin se déshabille...
Cela fait si longtemps, bien avant les chambres, c'est ainsi que nous faisions. A l'origine, nous 3 dormions dans l'actuelle réserve du bar, tous ensemble, comme au temps de notre périple. L'arrivée de Denzel, étranger à notre bande, mais surtout sa maladie, nous a empêché de dormir les uns contre les autres.
Nous en avons beaucoup discuté tous les trois, Cloud était le plus réticent, et Marlène a tant insisté pour ne pas isoler Denzel. Moi, je la comprenais simplement, je regrette encore énormément de n'avoir rien fait pour casser l'isolement de Cloud enfant...Alors que nous soyons tous obligé de nous séparer pour les nuits...
J'ai voté pour...Pour le bien de Denzel...
Marlène sèche discrètement mes larmes. Denzel s'invite d'un bisous. Tous deux me prennent la main et m'entraînent, tête basse, je me libère pour aller chercher de quoi boucher l'endroit inconfortable de notre 'grand lit'. Ils se chamaillent encore un peu, puis Cloud impose le calme sans mal.
Enfin nous sommes couchés, je n'ai pas vraiment sommeil, je me détends et finalement...
