Disclaimer : Basé sur l'univers FF7 de Square Enix.


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Chapitre 16 – Chef, Menace critique, Chef !

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Rapport 16

MERDE !

JE parle à LUI !

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25 ème Nuit

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Je n'ai pas le temps de remontée la poignée. Il ouvre la porte et m'emporte avec.
Je suis dix, vingt fois plus rapide que lui, mais l'affolement et l'incompréhension sont trop fort. Il m'arrache de la poignée et claque la porte dans un bruit de tonnerre.

Merde, Cloud ! Et les gamins !

J'ai le temps cette fois de cligner plusieurs fois des yeux, ahurie de me comprendre seule dans la pièce.

Ah...il a dû y penser...Euh...

Je mets un certain temps pour me ressaisir, la poignée à nouveau entre mes doigts, je n'ai pas le temps de la baisser cette fois-ci.
J'ai le temps de reculer d'un bond, la porte me suit de près.
J'ai le temps de poser mon autre main sur le bois pour éviter le sandwich mur/moi/porte. Mon ex-soldat ne pousse plus pour ouvrir.
J'ai le temps de saisir la tranche, pour contrecarrer la fermeture. Mon ex-soldat me fait lâcher, d'une méchante torsion de mes doigts.
J'ai le temps de dire 'aïe'. Du coude, il referme quand-même la porte.
Clac!...Je m'en vais une fois de plus avec elle, cognant l'épaule contre.
Je rencontre enfin ses yeux, qui comme à l'accoutumée, sont impénétrables.
Je plisse les miens inquiète de la main qu'il claque à quelque centimètres de mon visage.

« TU VAS PAS MOURIR ! » me gueule-t-il au nez.

« J'AI PAS DIT...! » je stoppe et on bataille gentiment, je veut sortir, lui veut pas.

« Je parle à LUI ! » hurle-t-il en passant mes deux mains sous son t-shirt.

« QUI ? » je hurle à mon tour, je sens son cœur battre comme un fou « QUOI ? »

« J'entends rien ! T'entends pas ? » il m'aplatit contre la porte « LUI ! » il pousse sur mon crâne et son menton me fait mal « LUI ! Là ! »

« Là ? » je baisse la tête, son cœur résonne dans tout son corps...je veux bien croire qu'il n'entend rien « D'acc-... » je m'arrête.

S'il n'entend rien, c'est pas la peine de parler, je lutte quelques secondes avec son menton qui pique douloureusement ma tête. Lorsqu'il comprend que je ne fais que chercher à appliquer convenablement mon oreille, il ne bouge plus.

« Lui oui ! » gronde-t-il mauvais.

Je hoche la tête contre lui, bataille avec ses doigts à présent, il me laisse ajuster mes mains, son pouls bat jusque dans ses doigts, son cœur fait vibrer toute sa poitrine.

« TU VAS PAS !...MOURIR ! » il crie, hurle pour se soulager, je le sais.

Je frotte mon visage pour dire non, et tapote gentiment son torse.

Bah non !..enfin si un jour !...Mais ! Chut ! Faut pas dire !...On a le temps...

Machinalement, je me retrouve à tambouriner sur son cœur, au rythme des bons assourdissants, et j'ai l'inspiration de taper de moins en moins vite pour commencer. Comme prévu, son cœur m'emboîte le pas...le tempo quoi...De moins en moins fort...son cœur me suit...

Beau cœur, brave cœur, écoute, écoute...N'abîme pas mon Soldat...écoute-moi, écoute...Fait pas mal à mon Soldat...Joli cœur, écoute...écoute...

Le rythme reste un peu rapide, mais je n'utilise plus que deux doigts, un pour le 'TOUM' et l'autre 'TAM'.
J'estime être le moment pour...je monte prudemment une main et prends son pouls...légère tachycardie...Tout va bien...R.A.S...

« Tu lui parles ou tu lui chantes... » souffle-t-il toujours tendu.

« Je...communique...transmet R.A.S... »

« Y-a pas R.A.S ! Y-a S.I. ! » grince-t-il.

« Quelques incidents, oui...Moi, je veux bien le lui dire, mais il doit rester tranquille... » je gigote pour une meilleure position.

« Transmet rapport... » il lâche enfin mes mains et me prend dans ses bras.

« Signaler Incident...niveau...euh... » je ne connais pas tout leur jargon.

« Troupe mobilisée. » il me broie pour changer, mais son cœur reste gentil..un peu pressé...

« Cloud... » je lui laisse le temps et l'occasion de rester gentil...pourtant...« Bon, je me veille comme j'ai veillé ma mère, mais cela ne signifie pas que je vais mourir ! » je détache bien tous mes mots, et tente de me détacher de la sensation, qui depuis son calme à lui...me...dé-calme ?...

« Elle est morte de quoi ta mère ? » s'informe-t-il.

« Je...C'est pas...» j'ai toujours considéré que mourir pour quelqu'un était ridicule ! Je veux dire de loin, sans raison sacrifier direct! « ...ridicule... »

« A quel âge ? Non, non ! T'es trop jeune ! » il me coupe, presse son visage contre le mien.

Je lui donne ma joue...C'est ce qu'il voulait...
Son cœur lui redemande encore un peu de tempo 'Lento'...Et bien, j'ai étudié la musique sans volonté ou envie de carrière...finalement mes parents ont bien fait...
Je devrais essayer sur moi...Le mien de cœur, a perdu progressivement le 'Lento'...
J'ai passé 'l'Adagio', et entame un bon 'Vivace'...le tout est de prendre la fuite dés le 'Presto'...Discrètement, j'abandonne son pouls, et je pianote sur ma gorge...
Ça marche bien, je tapote sur nous deux à l'unisson.

Dans ma tête, j'envisage le plus sereinement possible comment sortit de ces bras, car l'immobilité me va parfaitement, à condition d'oublier son visage contre le mien, sa main dans mon cou et l'autre sur ma hanche, sa respiration contre ma poitrine, le poids de son corps sur le mien...Et c'est très difficile...
C'est autre chose que de le faire maintenant, que sous l'emprise de mes crises...

Déjà mon cœur m'obéit plus à mon pianotage. Rien que d'y penser !...

Merde ! Pourquoi lui aussi s'emballe ?

J'ai à peine deux secondes pour relativiser son mouvement, ses lèvres sur ma peau...

Le 'Presto' est...AH !...Putain ! Il m'a embrassé ! C'était la joue ! Calme ! J'en perd mon...CALMES ! L'oreille ! Ah ! C'est...j'en perds mes doigts...c'est mon cou...Le Presto explose, il mord!

Fuite ! Fuite !