Disclaimer : Basée sur FF7 de Square Enix.


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Chapitre 32 – Soldat ! Accepter Capitulation !

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Rapport 32

Ah. Tifa...ton cœur aussi...est aigre...

Non, non...pas aigre, pas avec le sourire que tu m'as fait...un si petit sourire demande une si grande force...Tu...toi, tu sais accepter les défaites...
Tes petits sourires de misère font toujours miroiter des merveilles, là derrière, juste là, faut s'en donner la peine, pas vrai ?...
Chaque fois tu sembles dire : "C'est raté. Vache ça fait mal ! Bon, go !"

Et là, la défaite que tu montres...MA défaite est aussi la tienne, surtout la tienne n'est-ce pas...
Mes combat sont tes combats, mes victoires tes victoires, et mes défaites, oui ...Tu l'as dit, tu l'as dit...Toi et moi...Pareil.

On fait pas que de la cohabitation, c'est de la connexion...Pas seulement de la compassion, de l'empathie, on est relié et tout passe...
Mes déroutes...je suis le pire des idiots...c'est pas parce que toi, tu tiens la route...C'est pas facile...c'est parce qu'on s'accroche que c'est facile...
Ton cœur est rempli de mes échecs...

Tu as tes propres échecs aussi...as-tu aussi honte et mal que moi...Tu es plus forte, mais tu n'as pas moins mal. Tu as peur de me monter ça aussi...
Mon cœur, j'ai toujours eu peur de te le montrer, tellement honte et tellement peur, peur, peur...
Te dégoûter, te décevoir, te...démériter...te décevoir une fois de trop...définitivement.

Mais, hein, ça n'arrivera pas, hein ? Regarde comme tu m'as souri derrière tes larmes.

À quoi ça sert...te cacher tout ça, tout moi, tu sais...je voulais d'abriter, je t'ai bannie, je voulais camoufler, je t'ai désorientée...

Tu...me montrer ton cœur ?...Je t'ai tenue loin, mais tu ne m'as jamais tenu près...ça pourrait être si simple Tifa ?
Si tu me montre un peu du tien...ou...et...

T'as pas fini, hein...

Tant pis pour ce qu'il va suivre ! Je prends ! Qu'importe!
Et si j'y suis un peu plus qu'un peu...ce que tu diras...au pire je saurais...
Aujourd'hui je saurais peut-être...tant mieux, tant pis...

Tant mieux !

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32 ème Jour

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« Bon...et ben...finis. C'est tant mieux. » il me repousse tranquillement.

Il me lâche, et je me tortille pour me mettre à genoux, il m'aide...ou plutôt ses mains ne me quittent pas...il a peur que je m'en aille, et franchement ça ma démange.

Bon, c'est vrai, comme ça, on est effectivement mieux pour parler...

Et hum...effectivement, c'est bien une pulsion de fuite qui m'hérisse le poils !

« Ok. Si tu peux encore, fixe... » je me trémousse entre ses jambes « Moi, si je peux encore être claire... » je joue des épaules, il me touche...trop...

« Non. Ne t'inquiète de rien. Termine. » il me regarde droit dans les yeux.

Je me raidis soudain...c'est si rare...

Fuite?...Si j'ai...SI peur...c'est que...c'est que c'est vraiment...

« T'occupe. Parle. » il force sa poigne sur mes épaules, me cloue au sol.

Parle ?...Parler...

« Comme ça vient...T'auras dit. Après si je comprends de travers...si j'mérite un coup de pied au cul...J'méritrerais. » il plisse les yeux et fronce les sourcils « T'auras dit. »

Il est...sûr, il est clair...et solide...il est...dans le vrai...

Bon...comme ça vient...tu veux entendre...bon...ça veut venir...bon...tu vas entendre !

« J'ai toujours su qui tu étais...Tu as changé évidemment, et Soldat ou pas, tu aurais changer...donc restait à savoir si ce que...si ça pouvait m'aller encore... » ma salive passe mal, très mal...

Je n'en reviens pas qu'il me regarde toujours. Souvent, lors de nos discussions, il ne me regarde pas, je sais, je sens qu'il est concentré sur moi, qu'il m'écoute...attentif mais détourné...
Et là, il me...et du coup, moi...tellement de mal que ma déglutition suivante fait un bruit affreux, il en sursaute et baisse la tête aussitôt.
Pour cette fois, c'est pour mon confort. Et c'est pas juste!
D'un coup sec je redresse son menton, et pour cette fois, c'est à lui de n'avoir devant les yeux que le sommet d'un crâne.

« Soldat, 1ére classe...Lorsque tu l'as annoncé...J'en étais loin d'être heureuse...Tu es un Soldat 1ére classe dans ta chair, ça refroidit ! Quand on voit comment on les fabrique et comment ils finissent...Appréhender ton destin, le craindre...Ce n'est pas avoir peur de toi...Si j'avais peur, je me serais débrouillée pour ne pas partager ce destin...Le passé je n'y peux rien, mais j'avais prise sur le futur...tous les jours à partir de ce moment là. » je m'occupe à fixer mes mains bien étalées sur mes genoux...« J'ai tellement pas peur, Cloud...M'en fiche des petites choses qui se baladent en toi, partout...Pour moi ça n'a rien changé...Les autres ne comprennent pas, et ça aussi, ça doit leur flanquer une sacrée trouille ! » mes mots viennent plutôt facilement.

Bien que...j'ai toujours été quelqu'un de direct, j'vous en colle une bien en face, et pareil si j'ai un truc à dire. Là, c'est en genre d'évitement. Le regard est très important pour moi, c'est une manière de 'verrouiller' la cible. Et là mon regard sur mes doigts...c'est lâche...Et puis, c'est à se demander qui est la cible...

Hum...c'est confortable finalement, ce genre de lâcheté ! Aller !

« Hé Cloud ! Même que, euh c'est, euh...du bonheur que les cellules de Séphi soient euh...que ton corps ait reçu les pures, hein ! Bon oui, d'un côté c'est une catastrophe, mais d'un autre Cloud, si elles n'avaient pas complètement fusionnées avec toi, tu aurais dégénéré ! »

Il bondit sur son cul, grogne de dégoût. Je stoppe de justesse un rire dans ma gorge. Puis réalisant qu'il ne voit pas, un large sourire étire mes lèvres. Puis comme je ne le voit pas, je réalise que ses réactions...importe peu. C'est très bien ainsi. Je suis libre de parler, sans devoir adapter mon discours selon la sale tronche qu'il tire !

C'est si confortable que ça me libère. J'en pouffe. J'en accroche son épaule et la secoue autant que je suis secouée par mon rire.

« En vrai...Séphiroth ne se balade pas en toi, un peu partout...il est partout. » je lisse ses bras et abandonne sa peau « Mais c'est Cloud que je touche, c'est avec Cloud que je vis ! Tu as aussi gagné cette bataille ! Tu l'as intégrer et chaque jour de ta vie, c'est bien toi qui existes, parles et décides. Il peut bien traîne dans le coin, n'empêche...j'm'en fous total quoi ! Quand je suis avec toi...ça m'effleure pas une seconde ! » mes mains retrouvent mes genoux.

C'est froid après sa peau à lui.

Oui, il y a des choses cruciales qu'on oublie ! Et du coup, on casse leur importance...on atténue quoi...

« Hum...je dois avouer quand-même, j'ai douté, disons...j'étais sur mes gardes, malgré tout, je n'ai jamais réussi à te soupçonner du moindre mal, et crois-moi, te suspecter réellement m'aurait éviter bien des tourments, ça...J'ai pas pu, c'est tout. » j'en hausse les épaules « Faut pas croire, j'étais pas tranquille...Oh et puis...de toute façon y-avait deux solutions. Soit tu étais faux et donc moi aussi, soit tu étais vrai et donc moi aussi... »

Il en bondit encore, se décolle du mur pour me dévisager...enfin pour se cuire les yeux sur mon crâne...

« Dans tous les cas...on était pareil...Si ton existence était artificielle, la mienne aussi, ça...ça ne me faisait pas peur. Ce qui me faisais peur, c'était de voir à quel point ce que tu ne faisais ressentir était...Véritable...Pour moi, tu ne pouvais qu'exister dans ma réalité, j'veux dire...Qu'on soit factice ou pas tu existais en moi, alors...c'était l'essentiel non ? Cette certitude, je m'y suis cramponnée. Et j'ai tenu bon... » je garde bien les yeux sur mes mains, et mes mains sur mes genoux « J'sais pas si j'suis bien claire...c'est une chose d'être un mensonge, une illusion, de n'être tout bonnement rien...Mais même dans le pire des cas tu m'avais, tu n'étais pas rien...Cette force, ma force, venait de cette idée stupide que dans la tête de notre...inventeur, dans le fondement même du projet on était lié...notre fabrication...ensemble. Tu comprends, on n'était pas bidons pour le monde entier, mais pour le reste du monde, et ça...être deux, c'était...rien d'autre ne...rien d'autre, rien d'autre... » je m'interrompe, émue jusqu'aux larmes et tremblante.

Tu m'avais ! Je t'avais ! Rien d'autre n'était plus important ou...fort...et beau! Si fort, si fort Cloud que..

« J'aurais tant voulu que tu le comprennes Cloud, que tu t'y raccroches autant que moi...grâce à ça, jamais tu n'aurais pas perdu pied. Cloud écoute-moi bien...ce qui nous unissait nous rendait vrais. C'est comme...Le père noël n'existe pas, pourtant les prières, l'attente, l'excitation, la joie, la gratitude des enfants...l'amour que les enfants lui porte...ça c'est vrai, réel, tangible! C'est basé sur un mensonge, mais tout ça n'est pas un mensonge...tu comprends...Te rends-tu compte de la beauté et de la pureté qu'a engendré ce mensonge ! La magie de noël ! Et bien, toi et moi c'est pareil ! Mensonge ou pas quelle importance au fond ! Toi et moi c'était pour de vrai, aussi réel que nos corps, artificiels ou pas ! » je m'interrompe encore.

Je ferme les yeux, respire un bon coup, ça m'en redresse. Des mains se collent à mes joues. J'expire à fond, j'en courbe le dos. Les mains glissent et disparaissent je ne sais où...
Retour à mes genoux, retour à mes doigts gentiment posés là.

« Et puis...et la Rivière de la Vie m'a donné raison, c'est toi, toi, toi Cloud...Je t'en supplie, fixe que Séphiroth ou pas, faux ou pas...rien n'aurait changé pour moi. »

Je t'aimais...alors j'aimais peut-être un truc bizarre ou un mauvais garçon, mais je t'aimais...

« Après ça, j'ai retrouvé tout ce que je croyais avoir aimé, et bien d'autre choses. Mais ce n'est pas le sujet...Aujourd'hui, et depuis toujours, et encore, là, dans cette pièce, je n'ai aucun doute d'avoir Cloud Strife devant moi. Sutrout vu le cirque que tu m'as joué. »

Si tu es Cloud Strife, alors je t'aime, et tu es bien Cloud Strife.

« Séphiroth est en moi...et avec ça...Tous les jours je suis moi... et que quand il attaque que je... » il bredouille, il semble comprendre...

Ah ! Tu as dit...Ah ! Enfin ! Bah oui du con ! Oui ! Oui !

« C'est que du parasitage, et rare en plus! » je me cogne contre lui et l'étreint brièvement « Et même avec, pendant, tu restes le même con ! Hein ? Ouais ! »

« Hum...ouais... » il encaisse comme de rien un bon coup dans l'épaule.

J'ai frappé fort sinon, je n'aurais pas su où trouver la force de retourner à mes genoux.

« Ahlalala...Cloud... » je m'évente de mes mains à toute vitesse, j'ai un gros coup d'chaud « Franchement ! Cette particularité c'est que dalle à côté de ton caractère ! Tu vois, quand il s'agit de toi, ça rentre même pas en ligne de compte !»

« Ah... »

Ah...ses mains, elles, retournent à mes épaules...bon, d'toute manière...Amen !

« Comme tu es, avec tous tes défauts...tu ne te rends pas compte combien tu m'es important...Coûteux, on s'en fout, c'est précieux qui compte ! » je ris, c'est bon de pouvoir en rire « J'angoisse presque, oui, une trouille totale épouvantable que tu t'arranges ! T'imagines ! Si tu t'améliores ?! J'fais quoi moi hein ?! Y'a quoi de plus fort , hein ?! J'suis arrivée au bout, moi ! »

Je me sens...très très très...fébrile...limite hystérique ! Étrange...j'ai toujours imaginé une...reddition...autrement...

...Amen...

« Tu comprends, y-a rien après, rien qui existe ! Faudrait que j'invente un mot, pour cette émotion...ce...truc...Y-a pas de livre qui en parle, pas de chanson...Tu vas pas faire inventer un concept quand-même ! Si ?! » j'éclate...

De rire, nerveux...c'est dit...

J'ai peur, pas de toi, de moi.

J'en frappe dans mes mains !

Amen ! Amen !

« Tu n'en as fait faire des choses, tu m'en fais dire...Remarque, moi aussi, je t'en ai fait faire, hein Cloud ? » je lève un œil, tricote mes doigts.

« Oui... » souffle-t-il entre rire et émotion « Tu...alors quoi ?... »

« Ah mais...J'sais pas ! » je ris encore...ça sonne...mauvais...

« Tu...c'est fini ? » il décolle et recolle ses doigts sur mes épaules.

« Oui ! J'en suis là ! » ma voix...sonne mal, très mal !

« Là ?... » sa voix...sonne mal aussi.

« Au bout ! » je m'agite, bouge les bras dans tous les sens.

« Hum...au bout... »

« Bah oui ! » je crie presque « Parce que quand tout est un seul, le reste c'est plus rien ! »...ça-y-est, je crie.

Le silence qui suit cette belle phrase de n'importe quoi...m'empêche de réfléchir à ce n'importe quoi...

Sa...présence est...comme la lourdeur de l'air en pleine canicule. Il me cerne de partout. Ses genoux juste derrière mon dos, ses pieds tout près des miens, ses bras qui pèsent sur mes épaules.
Cernée, encerclée...je n'ai pas d'échappatoire à moins de creuser un trou dans le sol. Je suis sans issue, et c'est moi qui l'ai cherché...

Logiquement, si on veut y être, c'est qu'on accepte d'être capturé, ensuite, soit on le veux...parce qu'on a déjà capitulé...ou bien...qu'on est certain de pouvoir se libérer...
D'ailleurs j'étais bien là, à genoux devant lui, au milieu de lui, tête basse, mains à plat sur mes cuisses...Pas vraiment une attitude de crânerie ou de résistance, non...Ouep...La tension monte...

J'ai fais quoi là, j'ai dis quoi...Oups !...euh...non, non, ça va, c'est bon...euh...pas sûr, hein ? Si ?...Nan ! Y va rien comprendre ! Moi-même, j'ai des doutes alors...

« D'accord ! » il assené cette conclusion et me tire vers lui.

« AH ! » moi je crie, moi je résiste, moi je m'agite.

...c'est une catastrophe...

« J'ai compris... » il reste calme, malgré mes mouvements brusques et violents.

« AH ?! ET BAH T'AS BIEN D'LA CHANCE ! »

Ouais, parce que pour moi, c'est une catastrophe !

« ...Ouais...»

Tout en lui...m'interpelle...Je clignote des yeux sur lui...Son calme d'abord, puisque moi je me fais que gueuler !
Ensuite sa bouche qu'il cache maintenant derrière sa main...il a de grandes mains, pourtant...Ses doigts sont comme transparents...sourire ?...bah, il a pas une si grande bouche...j'sais pas, même cachées, ses lèvres...ça diffuse quelque chose...et puis...

« Bon ben...si t'as fini... » il toussote sur son poing.

Ah ! Bah oui ! C'était ça ! Il sourit ! Il sourit grave ! Et puis il est tout rose !

« J'ai compris...quelque chose... » il cogne la tête contre le mur, les yeux clos.

Ah bah merde !...J'ai réussi ?! Il est heureux ! MERDE ! J'AI RÉUSSI ! Ses yeux, ils...

«Tifa, est-ce que...Tu-... » il s'étrangle en me voyant.

AAAH ! DE DIEU !

C'est qu'il...c'est qu'il a ouvert...ses yeux...et...je prends...j'ai pris une...accélération ?! J'sais pas, genre vent solaire ! Ça me crame la tronche, ça me dresse tous les poils et...chaud, mais chaud !

J'ai...vraiment...réussi ?...

« Tifa !...Là ! Y-a bien un quelque chose que tu...tu... » il est furieux puis abasourdi.

Tu m'étonnes ! En pleine gueule qué'que chose ! Ouep ! J'l'ai pris !

Je m'en accroche à sa veste pour pas me faire balayer comme une feuille.

« Quelque chose que tu...tu...qui t'vas pas ! Tu me détestes...un...truc ! »

Hein ?! J'ai pas...réussi ?! Mais quel...CON ! Ah, bah tiens puisque j't'tiens !

« Quel genre de con peut bien penser ça, alors qu'il a entendu de telles choses ! » je donne un grand coup sec à son col, que je tiens déjà, pour bien lui montrer ma colère.

« Quelle genre de conne peut bien rien comprendre, alors qu'elle dit de telles choses ? » il plante fermement ses yeux dans les miens, nez à nez.

« HEIN ?! » je baisse aussitôt les yeux.

DE QUOI ?!...qu'est-ce qu'y'm'joue là ?! Vite, vite mes mains ! Fixer mes mains !

« Réponds à la question, Tifa. »

« QU- QUOI ?! »

Merde...mes mains sont juste là, sous son visage...

« Moi ! De moi ! Tu me...Tu détestes rien ?... »

« LE CONTRAIRE ! »

Moi, qui voulais les enlever...je resserre ma poigne sur le tissu...

« Le contraire de quoi ? De l'un ou des deux ? »

« Qu-...qu...HEIN ?! »

« Détester et rien. Le contraire d'un ou-... »

« DES DEUX ! LE CONTRAIRE ! »

Oups...euh...amen ?

« Et là non plus, tu comprends pas ce que tu viens de dire ? » il ma claque sa paume sur le front et me redresse la tête brusquement.

« Sssi... »

Merde...moi qui voulais surtout pas le regarder...

« Bon ! Parce que si c'est bien le contraire des deux, alors c'est bien pareil pour les deux ! » il crispe ses doigts dans mes cheveux.

Hein ? Quoi ? Que, qui...quoi ?

« Tifa, t'as peur! »

« Oui ! Bah oui ! J'l'ai dit ! »

« T'as peur de quoi ! Si tout est un et que un est tout pour les deux ! T'as peur de quoi ?! Y-a pas d'zéro puisqu'y-a deux ! »

Tout ? Un ? Deux ?...Zéro...Moi j'comprends zéro!

« Jjj...jjj...euh... » je bafouille jusqu'à ce qu'il me écrase de ses jambes.

Aïe ! Du con, vas-y doucement !...Merde, j'suis coincée...merde, pourquoi j'voulais ? J'voulais quoi d'ailleurs ?...

« Jjj...j'ai des fourmis... » je balance cette excuse bidon et lutte dans son étau.

« Puisque t'as pas peur, t'y es, tu restes ! »

« Ah...bah...oui...jjj... » je panique...je pense que ça se voit... « Mais bon...pfff...c'est la peine, hein ? Les fourmis, hein ! Bon... » je tente de me relever.

Ah...non ?...Bon bah...Si ! J'ai envie là tu vois, les fourmis tu comprends !

« Si, c'est la peine, restes... » il m'enlace.

J'suis...verrouillée...Hum, euh...Non merci ?...

« Si Tifa...je t'appelle là, tu saisis ? »

Hum...Oui, je pense que oui...SALOPARD ! Si j'dis non c'est moi qui passe pour une garce !

« Je dois fixer, tu vois Tifa... »

Hum...Oui...aussi...euh...SOS ?

« Je fixe... » il respire à fond.

Sa respiration...il a inspiré tellement..qu'il m'a pris avec...il a expiré tellement...que j'l'ai pris en moi, je...peux pas respirer autre chose que lui...

Bon...Hep ! Minute bonhomme...La voix toute douce comme ça, c'est la peine? J'veux dire c'est nécessaire aussi toute cette force pour m'approcher de toi ?

« Je veux...absolument...fixer ça... »

Ouais, mais bon...et les mains là, les petites caresses, tout ton corps là, tout toi si doux...qui n'en font qu'UNE ÉNORME caresse !...je dirais...hum...que ça craint !

« Pas de poignée de main, t'as dit, hein Tifa ? »

Eh Bah ! J'en ai dit des conneries ! De dieu, comme ça craint !

« Ah, mais-... » je couine, misérable.

« Chut...je fixe... »

Ouais, mais bon ! Si résume tous tes gestes là ! Que j'suis pas foutue de décrire parce que sinon j'me répands...mais qu'y faut bien que j'analyse quand-même...
Donc là, logiquement, tu...vas...m'embrasser, oui hein ? Hum...j'dirais...pourquoi faire ?!

« Chut...je fixe... »

Ah bah oui, pour ça...euh...

« Chut...je fixe... »

J'ai bien compris figure-toi ! Bon bah, j'crois qu'j'y suis !...ouep...Quand nos nez vont se toucher, là, dans dix secondes...se sera...foutu hein ? Euh, fait ! Fait !

« Chut... »

Oh mon dieu...