Disclaimer : Basée sur l'univers de FF7, d'après Square Enix.


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Chapitre 33 – Unité 1 et 2 ! Go !Go ! Go !

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Rapport 33

Tu as mon cœur...que parce que je te l'ai donné...mais c'est déjà...très bien...
J'ai vu...une partie du tien. On se s'est pas montré les même choses, mais c'est déjà très bien...
Les mots...les mots c'est déjà très bien aussi, mais...

À tes mots, mon cœur a déployé ses ailles. De ses cicatrices...sont sorties...des ailles...
C'est qu'il en avait...incroyable...

Mais...Tu...peux pas faire mieux ?
J'aimerai tellement voler...Pour ça tu...dois...impérativement...Tu veux du 'suffisant', alors...Tu dois...faire mieux.

Si. Tu peux faire mieux.

Si. Regarde...J'ai pris le risque. Je t'ai écouté jusqu'au bout, et c'est tant mieux.
Si. Bouge pas...Je vais aller jusqu'au bout, tant pis ou tant mieux, c'est le risque.

Le risque c'est tant pis, c'est le crash...tant pis, oui, justement et 'juste' tant pis.

Si. Prête ?...Et tu verras, se sera tant mieux.

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32 ème Jour

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Ça touche ! Ça touche !

« Je...fixe... » il chuchote.

T'AS GUEULE ! Ça a touché mes lèvres là !

« NON ! » je...j'ai...touché...

Au...secours...MER-DE ! J'vais mourir !

« Quoi-non ?! » il crache ses mots, et me crache le dernier...en pleine...bouche...

T'as gueule j'tdis ! Tu sens bien qu'ta bouche touche ma bouche, non ?!

« Non ! Ça va pas ! » je pousse de tes mes forces en gémissant, ses mains tendres sont devenues barbares « J'crois que... » j'accroche ses bras pour qu'il me lâche « J'crois que j'vais... » je pousse, force « J'suis pas bien... » je tire, baisse, monte...

Rien n'y fait...à croire que la douleur que je lui inflige n'est rien...

Et elle n'est rien comparée à celle que j'endure !

« Pitié...Cloud...j'vais... » je pleurniche...aucune issue...

Mourir ?...Me revoilà face à mon 'danger', me revoilà face à mon mal...Pourtant, je DEVAIS faire ça...pourtant, ça DOIS passer par là...aucune issue.

« Merde... » il enfonce encore ses doigts sur moi.

Il n'y a pas une miette de mon corps qui n'aie pas mal...Une extrême douleur part du...bas...et remonte dans toute ma chair...sous la poussée, je m'arrache enfin de lui, du sol pour aussitôt perdre pied, vacillante.

« MERDE NON ! » je hurle en percutant le mur de tout mon poids.

« MAIS QUOI NON ?! » il bataille avec mes jambes pour se redresser.

« ARRÊTE ! » j'évite la chute de peu « FAIT CHIER ! »

« VIENS ! » il me chope par la taille et m'attire sur lui « MAIS VIENS ! VIENS ! »

Vers le bas, vers ma douleur, l'endroit que je dois fuir...

« NON ! NON ! » je martèle le mur de mes poings, il m'en attrape un et tire dessus.

Vers lui, vers mon traitement spécial en cas de crise, la chose que je dois fuir...

« NON ! » à mes cris la porte s'ouvre enfin « NE FAIS PAS ÇA ! NE FAIS RIEN ! » je crie en direction d'un Cloud figé par l'intrusion « ...je...vais bien...je... »

Son visage...rien ne m'a autant déchiré le cœur que...depuis...des lustres...je m'extrais de son étreinte tremblante et vannée...

« Je vais bien...si, si... » je chavire, tends une main de mamie vers Reeves « Je vais...bien... » je tente un sourire à mon Cloud qui tient encore mon bras, qui ne veut pas lâcher, qui...« Je vais...bien...Cloud... »

Il me laisse glisser, ces yeux sont douloureux pour changer...et repartent vers le sol, vers ailleurs, loin, lui qui m'a tant regardée dans les yeux, il y a...quelques secondes...

Je m'excuse mais, je vais bien et je ne vais pas bien, et j'ai l'intime conviction que si je ne quitte pas tes bras, ça finira comme ce soir-là, ce soir particulier où j'ai goûté ta chaleur, tes mains et où j'ai terminée folle, où j'ai fini à l'hôpital de W.R.O...Cloud...pardon...

« Un médecin est nécessaire. » Reeves me récupère comme un oisillon.

« Une crise. » Selke lance sa sentence comme une évidence.

C'était...différent...C'est venu de quelque chose de concret cette fois...

« Non, j'ai cru...c'est partit...Putain c'était juste ! » je me stabilise contre Reeves «...Détendez-vous, je suis à peine convalescente et encore moins guérie ! » je me décolle de lui et tiens bon « Un peu d'émotion peut largement me faire flancher, non ?...Et là côté émotions, elles étaient fortes non ? » mon ton guilleret manifeste ma joie d'être stable.

« Tss ! » Cloud souffle comme un bœuf, et nous tourne le dos.

Je ne sais pas ce que j'ai dit de mal...émotions fortes...ou...pas guérie...

« On abrège ! » aboie-t-il d'un coup.

« C'est d'accord ! » Selke ferme la porte.

Ça va beaucoup mieux. Je fais le tour de la pièce, tout va bien. Je leur souris un peu gênée, au tour de Cloud, j'y met un peu plus de pêche, mais, 'patatra', il fronce les sourcils sur moi...

.Bah...quoi...j'ai sourit !

Ses yeux glissent sur moi comme une promesse de vengeance...

J'ai QUE sourit !

Pourtant, il semble l'avoir prit comme une insulte...

« Marre ! Marre ! » bougonne-t-il dans son coin.

« Bien ! Topo de la plongée synaptique ! » Reeves le rejoint et lui empoigne l'épaule comme pour le féliciter.

Un instant surnaturel...Cloud le contemple avec un regard caméléon : l'ahurissement, la douleur, l'incompréhension, la colère, la confusion, la douleur...

Ah...ça s'arrête sur la douleur, encore...toujours...j'ai échoué, hein, c'est ça?...

« Et bien, enchaînons. » Reeves reste normal et limite heureux.

Il...n'a rien vu ?! ...Minute !

« Euh...une minute ? » aucun ne m'écoute « Une seconde ?... » non, personne « Un...verre d'eau ?... »

Ça parle, ça bouge, je n'en capte rien...Je suis démoralisée, et...Ce qu'il vient de se passer me laisse un gout de fer dans la bouche...

Aaah mais quoi à la fin ?! Ils sentent le sang ces brutes ?! Ils veulent battre le fer tant qu'il est chaud ! Et bah le fer là, termine tranquille sa liquéfaction, et aimerait, tranquille se refroidir, là !

Je m'assois par terre, et la tête dans les mains, je me bouche les oreilles.

Ils sont marrants, ils sont drôles !...Pffffffffff...ils parlent de...Non, non ! J'veux pas savoir ! Qu'ils discutaillent entre eux !

Le temps s'efface, puis un verre d'eau se pose devant moi. Je bois, et ose enfin un regard dans la pièce...Reeves affiche un air quasi souriant, les mains dans les poches, Cloud fait une gueule de dix pieds de long, Selke, elle semble aussi sereine que son patron.

Patron qui vient d'un pas insouciant, se pencher vers moi, et me tapoter la tête.

« Alors ? » me demande-t-il, fendu d'un sourire.

« Alors ?...» je papillonne...« Alors quoi ? » je pince les lèvres sous ses gentils petits coups.

Reeves stoppe d'un coup, puis se redresse aussi brusquement.

« Alors ? » insiste le politicien vers Selke.

« Fructueux. » répond la petite dernière du groupe.

« Parfait ! Et alors ? » continu Reeves sur sa lancée.

« ET ALORS ?! » Cloud hurle.

L'éclat de Cloud me fait bondir. Je suis debout, en alerte, Reeves à mes côtés est totalement détendu. D'ailleurs et d'un geste, il invite Cloud à continuer. Cloud s'avance d'un pas agressif.

« C'est à moi de demander ça ! » crache-t-il, mauvais « Selke, sans appel, pas de Séphiroth dans cette histoire, pas une miette ? »

« Non. J'ai parcouru vos passés. Du plus récent au plus ancien, aucun indice et encore moins de preuve. »

« Pas une ombre ? »

« Non...Tu penses à quoi ? » Selke s'approche de lui suspicieuse.

« Une...sorte de bombe à retardement...une...allergie...un truc ! » Cloud ne lâche pas l'affaire.

« Allergie c'est...mais Séphiroth n'a rien, rien à voir...Le problème actuel ne concerne que vous. »

« Ne concerne que...Vous ?...Nous ?! » il lui tourne autour.

« Oui, vous deux. » Selke s'en fiche, elle tourne sur elle-même pour le suivre des yeux.

« Concerne ?! »

« Hum, oui. C'est-à-dire qui n'y a rien d'extraterrestre ou d'artificiel. Le problème est bien interne et propre à chacun d'entre vous. »

« Moi aussi ?! » il s'arrête et lui jappe dessus.

« Oui... » Selke le scrute intriguée...

« Le problème...moi ?!... » il parle de plus en plus fort.

« Non, Cloud, là non. Si séquelles il y a, tu n'y es pour rien. » Selke ne hausse pas même le ton.

« Pourquoi nous deux ?! » il est quasiment à crier.

« DES SÉQUELLES ?! » je me surprends moi-même d'avoir crié plus fort que lui.

Après un petit flottement, la proximité des uns et des autres, créée naturellement par la conversation...éclate d'un coup ! Chacun file à un autre endroit de la pièce, que moi qui reste plantée là !

« Selke ?! » Cloud l'interpelle de l'autre bout « Elle a quoi ? Tu sais oui ou non ? C'est curable ! Ça va s'arranger quand ! »

Pfff...Ok...Merde !

« Je sais. Oui je sais. C'est curable. Très vite, je vais tout faire pour. »

Un grand silence résonne dans la pièce. Oui résonne, car moi j'ai les oreilles qui sifflent. Elle me fait peur, elle va tout faire pour ?...Elle me sourit gentiment.

« Il y a un médicament, quelque chose que je puisse faire ? » Cloud lui repart à l'attaque.

« J'ai dit c'est curable. » Selke annonce cette nuance qui le fait pâlir « Oui, tu peux quelque chose, et tu le sais parfaitement. Pourquoi cette question, elle aussi. »

Hein ?! Hein ?! PARDON ?! Mais elle est dingue !

La tension dans la pièce fait grésiller le silence !

« Euh...Bon. » Selke s'affole enfin de ce qu'elle a dit « En premier lieu, tu la ramènes demain car son-... »

« AH ?! » je la coupe extrêmement soulagée.

« Oui...Sous conditions. » Selke ne m'en tient pas rigueur, mais je n'aime pas son sourire.

« Ah...euh...bon... » j'en bafouille, envolée la bonne nouvelle.

« Oui. Et dans trois jours, je te donnerai l'antidote définitif. » cette fois elle s'adresse à Cloud.

TROIS-JOURS ! J'vais m'évanouir...

« Donc il y en a un ? » s'écrie-t-il.

« Oui. » Selke garde le silence et marche un peu.

« Nous ne sommes pas certain... » Reeves hésite « De la stabilité du... » son explication ne veut pas sortir...

« J'en suis sûre. » le contredit Selke.

« BON BAH ALORS ?! » explose Cloud à bout.

« Alors...alors ce n'est pas qu'une question de stabilité. Il y a des... » non, elle n'y arrive pas, moi je ne respire plus...

« Vous m'faites franchement-... ! Elle sort quand ? »

« Demain matin. » l'informe Reeves, et moi par la même occasion.

« Dans ce cas...à demain ! » Cloud se précipite sur la porte.

« Cloud ! » Selke le rappelle de justesse « Tu dois être présent autant que possible...Cloud, ses réveils, oui pour-... »

« C'est sûr ça ! C'est stable ! » crache-t-il vers moi.

« Oui. »

« Bah voyons ? Incroyable ! » sur ce instant de dédain atroce il s'en va.

Ah...Oh...Mais...Pfffffffffff !

« Tifa. Nous devons parler. » Selke s'approche de Reeves, et leur échange muet est très...parlant.

« Bien. Demoiselles. » il s'incline et nous laisse seules.

« En quoi Séphiroth pourrait y être mêlé ? » j'attaque derechef, habituellement la fuite n'est pas dans mes manières « Qu'est-ce que tu voulais savoir avec lui ? »

« Avec Séphiroth, on ne sait jamais... » elle soupire et s'assoit sur le lointain divan « Pour Cloud, une réponse fiable à ton problème, parce que, Tifa, tout ça, c'est si...comment... »

« Stupide, oui ! Et ? » je m'arrive pas à perdre mon ton agressif.

« Avant tout...Je n'aurais jamais cru que tu sois capable de lui parler aussi ouvertement...Tu as été parfaitement directe. Ce qui était prévisible, c'est que tu échoues encore. Malgré cela, ce que tu as fait...c'est bien, pas complètement inutile...Cloud est un indécis maladif, il lui a fallut tout son courage pour que son cerveau comprenne ta demande, et bien plus pour te donner cette étreinte. Il lui a fallu toutes ses tripes, au moins. Sois certaine de l'avoir parfaitement éventré ! »

« Je l'ai-...» je m'étouffe.

« Si le terme 'égorger' convenait pour le cœur, je le dirais !...Étriper, c'est pas mal...Saigner ? »

« Quoi ?...Stop ! » je me précipite sur elle.

« Pour cette raison tu as trois jours, trois ! »

« J'ai pas-... »

« Trois jours, oui. Cette histoire se termine. Tout est trop tard. Ton mal qui se déclare. Ce que tu viens de dire, de faire. Pour toutes ses raisons c'est trop tard. »

« Trop tard ?... » je m'écroule par terre.

« Oui, l'issue arrive que tu le...même les dieux n'y pourront rien à moins de tuer l'un de vous deux. » elle se fiche royalement de mes réactions.

« Aaah ?! »

« Lui l'a compris avant toi pour une fois. Laisse-le donc faire ! » elle me fixe consternée, parce qu'elle a raison.

« Ah ?... »

« Bien, passons au rapport. Ton rapport est simple. Si ton père et l'histoire de tes parents t'influencent, ce n'est pas ton destin...enfin le votre. »

« Oui ! Je sais ! » je souffle un bon coup et éjecte toute ma nervosité « Et ? »

« L'histoire sentimentale n'est pas héréditaire. Si c'est semblable, c'est toujours inconscient mais volontaire. Tu peux sans mal museler ta peur, stopper cet engrenage. »

« Ah ?... » mince ! J'vais pleurer ! « Dis-moi. »

« As-tu réellement besoin de tout savoir, les tenants et les aboutissants, pour réagir ?...Tu as conscience des différences, tu ne fais pas l'amalgame avec ta mère et-... »

« Ma mère était une idiote ! » j'enrage.

« Oui, mais là, toi aussi et bien pire! Cloud ne t'a jamais quitté, et Cloud ne te quittera pas...enfin plus...Tifa... »

« Il l'a fait oui ou non, faut savoir. Qu'en sais-tu ?! » je lui crie ma question.

« Et bien justement, je sais. Le passé fait que je t'assure qu'il ne te quittera pas, à condition d'arrêter ton petit jeu malsain...Oui, je parle de faire semblant de dormir ! Et que de ça ! »

« Je, je...Qu'une fois ! » je me défends misérablement la voix pleine de sanglot.

« Quelle belle menteuse... » Selke pâlit devant l'effet de sa pique « Tifa...Moi, qui sais, moi qui ai vu...vous deux...Je ne vous comprends pas, mais alors pas du tout ! »

« J'AI PEUR ! »

« J'ai vu. Mais-... » elle s'adoucit dans son ton sentencieux.

« J'AI-PEUR ! »

« Oui, je sais mais-... »

« Il m'a déjà quitté ! » je la coupe quand-même.

« Non. »

« SI ! SI ! » j'en bondis sur mes pieds.

« Non. Son rapport-...»

« SI ! SI ! ET SI! »

« NON TIFA !...écoute...Tu as peur, il a peur...tu n'as déjà plus d'autre issue que la fuite pour te soulager de cette peur. Écoute bien, il y a pire...Le moment où la peur prendra trop de place, jusqu'à flanquer à la porte la moindre miette de courage, la fuite devient insuffisante. Se sera pire que l'absence physique. Il te faudra l'abstraction psychique. Lui aussi tu veux le refourguer au néant ? Tu veux en arriver là ? »

« Le néant ?... » j'hallucine qu'elle en sache tant...

« Le néant, oui ! Regarde-toi donner de toute tes forces autant d'amour qu'en réclament tes enfants ! Regarde-toi rejeter de toutes tes forces un si grand amour pour lui ! Que reste-t-il ? DU VIDE ! Moi, je sais...Je sais mieux que vous même ! » Selke perd son sang froid « Quand Cloud n'est que Cloud...Quand !...A chaque fois ! C'est TOI ! »

« OUI ! A chaque qu'il n'est pas lui-... »

« Il était LUI la dernière FOIS ! » elle va finir par crier.

« AH ! TU VOIS ! J'AI RAISON D'AVOIR PEUR ! » je la devance « La dernière fois, il m'a quittée !»

« Mais enfin ! TU !... » elle me bouscule et me fait asseoir « Vous avez raté beaucoup de chose, beaucoup ! Vous pouvez vous reprochez des tonnes de conneries!... » elle s'éloigne et fulmine plus loin « IL t'aime, TU l'aimes, ça c'est stable ça ! Ça c'est...Stable... » elle respire un bon coup « LUI n'est pas stable parce qu'il ne le sais pas ! Et TOI tu deviens instable parce que tu n'y crois pas ! » elle sa place au pas de la porte « Crèves-en donc si ça t'amuse ! On préparera deux cercueil, il te suivra de près ...j'espère que là-bas, au moins, dans la Rivière de la Vie, vous aurez le courage ! » elle sort sur ces belles paroles... « Le courage de regarder en face deux vies, non ! » elle repasse la tête dans l'embrasure « QUATRE ! Vies foutues en l'air et combien d'amis dans la peine ! » puis s'en va.

MMM-...MER-DE !