Disclaimer : inspirée de ff7 Square Enix
.
T±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±T
Chapitre 34 – Unité 1 ! Repêchage Soldat ! Unité 2 ! Restauration !
T±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±±T
.
.
Rapport 34
C'est le crash...
Reeves m'a rejoint rapidement, j'avais déjà percuté le sol...
Reeves m'a guidé dans les couloirs, j'étais déjà plein de morceaux, des gros, des petits, éparpillés au sol...
Reeves m'a conduit ici, j'étais déjà une grosse flaque, des éclaboussures de sang sur le sol...
Reeves parle encore, je suis déjà mort...
C'est ce que je sens, pourtant...appartement, non...reste un peu de vie.
Qu'il me laisse, qu'il s'en aille...Avant que ce souffle de vie ne s'étoile pour de bon.
Qu'il me laisse...le brailler...le crier...peut-être pas longtemps mais aussi fort que j'ai mal...
Je ne veux pas partir avec autant de douleur en moi
Ça me fait peur, c'est si...puissant...
Je veux grogner, je veux gémir et m'entendre...jeter, purger...tout ça, parce que ça fait si...si...
...il s'en va, enfin...parce que...
TELLEMENT... MAL !
.
.
T±±±±±±±±T
32 ème Jour
T±±±±±±±±T
.
« Elle fait un black-out. »
Malgré le soin que pris Selke de parler fort, et bien que la minuscule pièce contienne une autre personne, le silence, que le silence.
« Tu as perdu ? » elle insiste donc « C'est actuellement complétement l'inverse. »
Les bras croisés dans une habitude victorieuse, toute prête à recevoir le rejet de cette phrase, Sekle n'eut que la porte à affronter, et que le silence pour la contrer. Elle grimace une jolie moue, très déçue et inquiète.
Il était forcément conscient, puisque lorsqu'elle s'était glissé dans le bureau, il avait tressaillit. Selke lui avait aussitôt tourné le dos, et ainsi, elle était là, face à une porte, parlant à l'autre personne derrière elle. Était-il toujours prostré sur sa chaise, écoutait-il ?
Après réflexion, Selke choisit de ne pas se retourner maintenant et de tenter un autre coup.
« Si tu veux, je peux te le prouver avec une petite plongée synaptique. Après tout, ça appartient déjà à son passé. »
« Pour qui me prends-tu ? » il réagit enfin, grognant sa réponse.
« Bon... » Selke sourit à la porte « Incognito et sans son accord, évidemment ce n'est pas très correct...Bien. J'ai quelle autre option pour te remettre debout ? »
« Tss ! Je suis-... » il stoppe sec.
« Tu es vivant et bien vivant. »
« Arrête ton manège et regarde-moi. C'est humiliant à la fin ! »
« T'es vivant, oui. » Selke obéit de bonne grâces mais ne peux soutenir le regard « T'as une sale gueule. »
« Fous-moi la paix. » il la fixe adossé contre le dossier, avachi sur la chaise.
« Comme dirait Barret : "Si t'es encore vivant, alors soit debout". »
« J'vous emmerde... »
« Ou c'est peut-être Tifa, je ne sais plus. » elle continue malgré tout, et surtout le teste.
« Barret ! Tifa, elle dirait-... » il se ratatine un peu plus sur son siège.
Habituée à un visage constamment mélancolique, Selke ne peux que rester muette devant cette expression qui dépasse largement toute forme de mal-être.
« Un black out, donc... » même sa voix d'homme en suinte.
« Un black out... » elle en papillonne « Oui, c'est ça. » et se reprend aussitôt.
Il vient, à l'instant, de dévoiler un brin de volonté.
« Un black-out...en terme militaire, c'est effacer la moindre trace de son existence, pour se protéger d'une attaque ennemie, être le moins repérable possible. »
Et là, d'un reste de ressource.
« Moi, je fais référence au domaine électrique. »
« Pfff... » il souffle fort et longtemps « J'en ai marre. » et la gratifie en prime d'un regard suppliant « Je t'écoute. »
Selke clos les yeux une seconde de plus ...et là, il vient de démonter toute sa force d'âme.
« Elle avait déjà dû présenter de grosses pannes. Elle a fait une panne généralisée, comme un black out électrique. C'est pour ça qu'elle a été soigné ici. »
« Ok... » il glousse méchant « T'imagines pas à quel point j'en ai marre. »
Les explications fumeuses et hachées...oui, il y a de quoi en avoir assez, mais Selke ne peux pas plus pour lui.
« La tension l'a bouffée pendant des années. » elle garde malgré tout son ton irritant de professionnel « Elle a mené sa vie, la tienne et celle des enfants. C'était à petits pas pour toi et à grands bonds pour les enfants, alors elle, au milieu...Tu lui imposait une base tension, les enfants une haute, elle a fini en surtension, c'est tout bête. »
« C'est tout. » grince-t-il d'un rire mauvais.
« Non. Cloud, moi je peux naviguer dans la Rivière autant que je le veux, et sans aucune autre autorisation que mon propre jugement. »
« C'est bien, c'est bien. » il ferme les yeux épuisé, voulant mettre fin à cet entretient.
« Trois jours. Personne n'a perdu aujourd'hui, Cloud, ni toi, ni elle. Ton objectif t'a échappé. Ta cible a filée. »
« Ouais, et ? »
« Trois jours, et ton objectif sera atteint, tu voleras. »
« ...Hum...Pardon ?! » il la contemple, redressé sur sa chaise.
« Aujourd'hui, j'ai vu tes ailles dans la Rivière. »
« Qu'est-ce que tu racontes ?! »
« Dans trois jours je te donnerai la clé. »
« La clé ?! Toi ?! Mais c'est pas de toi que je veux une clé ?! »
« C'est comme ça. »
« Comment tu pourrais donner celle des autres ?! De quel droit ?! »
« En cas de risque vital. »
Sur cette réponse, il plonge son visage dans ses mains pour encaisser. Selke en profite pour sortir et rester introuvable le reste de la journée.
