Disclaimer : inspirée de ff7 Square Enix


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Chapitre 35 – Chef ! Soldat Opérationnel Chef !

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Rapport 35

J-3.
C'est sur quoi je dois rester fixé, concentré.

Ce matin encore, Selke m'a promis une vrai solution.
J'ai insisté lourdement sur sa notion de solution...Un médicament, un antidote ?...Clé...je n'ai pas osé...
Elle n'a rien lâché ou presque. Résumons.

Curable, elle a dit oui; lieu pour s'en fournir, elle a dit à portée; prix, elle m'a dit incalculable...
Que le cas échéant, il n'y aurait que moi pour le connaitre...puisque j'en suis chargé, sans doute...

Dans trois jours, je saurais quoi et où...Une fois devant ce Saint Graal, j'aviserai...
Bien...il faut que je compte nos sous, nos amis n'hésiteront pas une nanoseconde, mais c'est à nous en priorité de mettre le plus gros...

Tifa clame toujours que nous sommes de 'pauvres riches', elle sous-entend qu'il y a plus important que l'argent dans la vie...
Ça n'augure rien, bon, non...
Faire les comptes...bien !

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33 ème Soir

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Le retour a été morose. La journée a été morose. Mes clients moroses, ma nourriture morose, mes jeux avec les enfants...moroses.

Étonnant, hein ? Bon Cloud, morose, mais lui ça ne compte pas.

Mon retour aurait dû être joyeux, serein. Même les enfants d'ordinaire axés sur le présent, mes enfants ont cette ombre sur le visage, cette menace qui a obscurcit mon retour. Je suis revenue, mais tout n'est pas réglé, et tous, nous avons eu peur...

Je suis en train de me bouffer, parce qu'il se peut qu'un jour, il ne revienne plus...Alors que tous les jours il revient ! Que même pour un handicapé de la vie comme lui, il reste parce qu'il le veut et que ça c'est clair ! Bientôt quatre ans que nous vivons ensemble, quatre ans que nous avons, par choix et volonté, construit une vie faite de travail et de famille, lui et moi. Quatre ans.
Nous autres les 'Héros de la guerre du Jénova et du Météore', nous tous avons décidé de vivre, décidé de nous racheter...

Faut pas être con quand-même ?! On est tous des cons! Cloud est notre Roi des cons, notre chef car son quotta de départ dépassait le notre, point barre !
Faut bien être très, très con, pour se classer parmi les 'mauvaises personnes', alors qu'on a dézingué pire, milles fois pire que nous, et qu'on a sauvé tous les autres humains sans distinction !
Rien que pour ça on devrait direct être dans la case des 'gens biens' ! Merde, on a aussi sauvé le cul de Rufus et des Turcs, et ouais !

Pourquoi c'est si facile à dire ? Pourquoi on peut pas s'en empêcher, hein...Tous des cons chers amis, tous...Et là, j'suis pas loin d'en être le reine!...Hein ?...Euh...oublions ça ! Bref !

De tous ses cons là, chacun a choisit un chemin, espérant follement qu'il soit le bon vers la rédemption et une vie normale, une vie que nous avons défendue, une vie...
Et Cloud et moi, avons choisi de le faire ensemble...Barret, dont je suis la plus proche, est parti, lui. Cloud est resté, lui...
Il est resté, il aurait pu partir. Il a dit qu'il comprenait Barret, donc il aurait pu n'est-ce pas ?

D'accord, nous avons eu quelques soucis, mais il est resté comme même durant cette période. Ce n'est qu'avec l'arrivée de Denzel que notre relation complexe s'est améliorée...et c'est quelque temps après qu'il... NOUS a quitté...Il est revenu si naturellement, si...consentant...si évident parce que 'chez nous' c'était bien 'chez lui', dingue non...

Quand-même...C'est aberrant...Aberrant de pouvoir en mourir alors qu'il est là, prés de moi, tous les jours. Si tous les jours ! Même en déplacement, il est là ! Les enfants en parlent et l'attendent. J'y pense et l'attends...

Peut-être qu'un jour, je pourrais lui dire, montrer combien je l'attends la journée, combien je pense à lui au réveil et combien je m'endors avec lui...
Un jour peut-être...je pourrais le laisser partir pour ses livraisons, avec une grosse dose du gigantesque amour que j'ai pour lui, et que le soir, je pourrais l'accueillir avec le reste, et lui donner le reste...Un jour, peut-être...Tous les jours, peut-être...

Misère, misère, misère...J'ai trois jours, là !...

Trois jours pour dire toute seule, comme une grande, la vérité...Non en fait, c'est même pas la vérité...C'est dire ce que je sais, de quoi je suis atteinte, pourquoi je le suis...Le hic c'est que cela revient à dire la vérité à Cloud...Hum, mais...Et s'il y a vérité, c'est qu'il a y mensonge, ce dont m'accusent mes chers amis, et là, non, excusez-moi, non je n'ai jamais menti...

Il n'a rien compris, nuance !...
Je n'ai jamais essayer de le lui expliquer clairement, nuance...

J'ai trois jours, il faut commencer aujourd'hui. N'est-ce pas ?...Je n'ai pas de plan précis, et...pas franchement l'envie...
Je compte le faire par étape, tranquillement, la première sera l'explication de mes gribouillis et dessins...et peut-être du post-it...Ou demain...Oui demain, c'est mieux..
Hum, oui et non...Demain, restera plus que DEUX jours, donc la pression me poussera... je risque de faire ça encore plus mal, que ce que je veux faire, et que certainement...

Misère, misère, misère...que TROIS jours...pour débloquer TREIZE ans...C'est pas juste !

« Tifa ? »

Merde ! Et là j'ai trois secondes !...

« Hum...oui ? »

« Tu rentres ? » il reste dans mon dos « Quand ?! » en colère...

« Euh...oui, maintenant ! »

« Ouais, c'est mieux ! » il s'en retourne au bar.

C'est Cloud qui s'est chargé de la fermeture, et moi des enfants. Ensuite, je suis sortie sur le perron, à la vue de mes livres de comptes et les siens étalés sur le comptoir...Il chercher des noises c'est sûr ! Il griffonne encore, le dos voûté. La situation financière n'est pas si florissante que ça en a l'air. Jamais je ne lui en ai parlé...Le tabouret de bar prés de lui est tiré, pour moi donc...

Ok ! Commençons par une dispute !

« Tu... » non, j'ai pas envie ! « ...fais qu-... »

« C'est pour un investissement ! » me coupe-t-il grognon.

« Ah ? »

Hein ?

« Oui. Ton médicament ! » renifle-t-il de dédain.

« Hein ?! »

Mais...euh...

« Quoi ?! » il me pointe de son crayon.

« Bah...Euh...Ah bon ?...» j'ai pas mieux.

Il soupire, moi j'encaisse...Tout ça...pour ça...Il se fait chier à faire l'état de notre solde pour...ça...ce stupide ça ! Stupide moi !

Cloud ?...ça coûtera pas un gil...

« Cloud ?... »

« Ça va, c'est pas si mal. » grogne-t-il encore.

« Ah vraiment ?... »

Ça risque de nous coûter bien plus cher que tout ce que nous possédons.

« Ne t'inquiètes pas. » me sourit-il plus gentiment.

Ah ?...Et si être franche pendant trois, non, deux, voir un jour suffirait ?...

« J'ai peur. » je me lance.

« Ne...On fera un emprunt. »

« De dormir. » j'y arrive.

« Oh. »

« Oui. »

« Hum...Tifa Lockhart a peur de dormir. » se moque-t-il.

« Elle a peur de beaucoup de chose... »

« Ah ?! » il me scrute surpris « On...tu veux dormir ensemble... » il bafouille et son visage cramoisi retourne à ses chiffres.

« Je n'ai pas peur de mourir. » je lâche ça, comme ça, d'un coup.

« Tifa... »

« J'ai peur de vous laisser. » un silence accueille mes paroles « Et...J'ai peur de mourir avec de mauvais sentiments... » ma voix flanche...

« Je...serai...là pour le enfants... »

« Je sais. »

« Et ils seront là pour moi... »

« Menteur ! De toute façon, ce n'est pas ce que... »

« C'est impensable ! » il frappe du poing sur le bois et son visage se tord de douleur...

Ah ! Je voulais pas...

« TU-VAS-PAS ! » martèle-t-il la voix brisée.

« D'ACCORD ! » je couvre sa main de la mienne, il frappe encore une fois malgré tout.

« Tant...tellement...de choses...à faire encore...avant... »

« Oui. Je veux vivre tout ça... » je colle nos épaules et pousse un peu.

« Tu vas pas mourir ! Point ! » il me repousse fermement se débarrasse de ma main et retourne à ses calculs.

Franche...le plus possible...dès maintenant, à chaque occasion...Trois jours, ça devrait suffire.

« Cloud, c'est inutile. » j'essaye encore.

« Quoi ? Les comptes, je sais. » il garde les yeux sur la feuille.

« Tu sais ? »

« Quel que soit le prix, on pourra payer. Si la W.R.O. ne peut pas payer, qui le peut ! »

« Ce n'est pas une question de prix, ni de montant. » j'essaye...

« Quoi, tu sais ce qu'il faut ? »

« Il y a des choses qui se payent autrement. » j'essaye, j'essaye.

« Autrement...C'est bon Tifa, moi je peux aller jusqu'à donner ma vie. » il dit ça parfaitement calme et griffonne encore.

« Arrête ! » je lui chope son crayon.

« J'ai promis. » serein, il utilise son doigt pour suivre les lignes.

« Tais-toi ! » je claque le pauvre crayon sur le comptoir.

« Si tu crois que j'amuse à regarder si j'vais perdre un bras ou la vie. »

« T'as pas compris ! Et si tu ne peux pas ?... »

« Quoi donc ? Donner ma vie ? » il m'effleure, mais reprend finalement le crayon.

« Et merde ! Même ! Tu crois que ça me réjouit ?! Tu crois ça me rend forte ?! » je souffle et me ratatine.

« Attends... » il me regarde dans les yeux « Tifa, tu sais ou pas. »

Euh...bon...Être franche...le plus possible...chaque occasion...

Je préfère ne pas répondre et enfouir mon visage dans mes bras sur le comptoir.

« Bon... » il soupire puis grogne.

Oui, c'est clair ma...non-réponse...t'as compris.

« Bon. Tu as fatiguée. Vas te préparer pour dormir. Prends ton temps. Je te rejoindrais. On va dormir dans ma chambre, si t'arrives à te lever malgré tout, se sera plus court. Si tu ne veux pas dormir tout de suite, reviens en bas. Ne t'inquiètes pas si je ne suis pas. Probablement dehors, sur Fenrir. »

Depuis le début de sa tirade, il a posé sa main sur mes cheveux et ma gentiment caressée.

« Cloud ?! » je me redresse d'un coup « Tu vas rester ?! »

« Quoi ? Bien sûr ! Qu'est-ce que tu-...»

« Bien sûr, oui ! Pardon pour cette question ! »

« Merde Tifa...dans quel... » il marque la page avec son maudit crayon et ferme le livre « Il se passe quoi dans ta tête là ?...»

« Rien, pardon j't'ai dit ! »

« J'vais juste dehors ! Tifa qui pense à s'barrer, là ? »

« Non, non..c'est rien...J'y vais... » je me lève, j'y sensée vouloir dormir et m'y préparer.

« Ouais, c'est ça, vas-y ! Hep Tifa ? »

« C'est rien, ça va. » je me dirige vers la réserve.

« Y-a intérêt ! Tu restes aussi, hein, oui ? D'accord ? Tu restes avec moi, oui ? »

« Oui. » au bas des marches, je plisse les yeux sur lui.

« T'as dit oui. Tu pars pas, nulle part sans me le dire et sans mon feu vert, oui ? » lui non plus ne me lâche pas du regard.

Minute...encore un instant fou, un turc dingue ?...

« Hum...J'peux aller aux toilettes ? »

« Méfie-toi Tifa! T'as dit oui, limite promis ! » il descende de son siège, me pointe du doigt, féroce.

« Ouiiiiiii ! » je me jette sur la première marche.

« C'est ça ! Et ça englobe aussi tes levés pendant tes crises, oui ?! »

« Merde, Cloud ?! » je monte rapidement.

Ouais, c'est bien parti pour finir en grand n'importe quoi !

« Tu dis 'oui' et tu la fermes. M'insulte pas à croire que j'pourrais partir !»

« Oui ! J't'ai dit oui ! » je ne retourne dans l'escalier.

« Ouais, non mais ! Méfie-toi, méfie-toi bien Tifa. Moi, j'te fais confiance. » il est au pied des marches, et me désigne toujours du doigt.

« Oui ! Oui ! Tu veux qu'je signe ?! » je redescends d'une marche.

Je dois le tester, savoir... c'est ma seule solution pour stopper ça.

« Putain ! Méfie-toi ! » il tourne les talons et sort dehors.

Moi, je suis plantée au milieu des escaliers...je...c'était loin d'être du n'importe quoi...simplement de l'étrange...

J'ai été franche là, et il a été franc. Il ne partira pas...et donc moi non plus.