Disclaimer : Basé sur FF7 de Square Enix.


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Chapitre 39 – Soldat ! En Manœuvre !

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Rapport 39

Passons aux choses sérieuse...

Regarde bien, Zack, je ne sais pas si tu vas...

Bidonne-toi, lamente-toi ou applaudis...

Quoi qu'il en soit, regarde.

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33 ème Soir

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Le torchon encore sur mon visage, je perçois sa voix lointaine...
Le torchon compressé sur mon visage, je l'entends rentrer, je l'entends, il parle...

« Hum...Merci. Je ne sais pas si Tifa, elle, t'en remerciera. A demain. » il raccroche.

« Ah moi ? C'était qui ? » ma voix s'étouffe sous le torchon.

« Quoi ?... » il soupire fatigué.

« C'était qui ? » je soulève le torchon.

Juste le temps de ma question. Après seuls mes yeux sont découverts...Sous mes yeux, il s'avance tranquille, se rassoit.

« Selke... »

« AH ?! » je n'ai plus un seul morceau de tissu sur moi.

« Tout est prêt là-bas pour t'accueillir en urgence, au cas où, comme l'autre fois. »

« ...Ah... » ma voix tremblotte, mon visage me brûle de moins en moins.

« Ils s'attendent à ce que tu...comment...Hum... tu échoues là-bas ? »

Le 'Ah' que je fais avec ma bouche, reste coincé dans ma gorge.

« Vu ta tête, ils n'ont pas tord. On va y faire un p'tit tour, je crois... »

Bande de...TRAITRES !

« Détends-toi, t'as trois jours, non ? » il me fixe moqueur.

« Qui a appelé ? »

« Moi. »

« Pour ? »

« Dans trois jours, Tifa, j'entre en scène que tu le veuilles ou non. Tu as cette chance que je veuille bien attendre. Trois jours à te voir couler et souffrir, c'est long. Tu vois ce que je veux dire, j'ai souvent, longtemps, beaucoup couler. Au bout il y la mort, à coup sûr. Tu es déjà au bout, non ? T'attends quoi ? Je voulais savoir, ça aide à attendre. »

Merde!...des phrases, plusieurs, qui font un long discours ...ça pue...

« Et ? » je fais court, sinon...

« Et quoi ? »

« Tu attends, donc tu sais. »

« J'attends, oui. Si je savais, je serais déjà en scène. Tu n'as pas attendu pour mon dernier naufrage. Dès que tu m'as eu sous la main, tu as dis les choses, tu m'as fait réagir. »

« Je...comprends... » je déglutis, encore une tirade plutôt longue.

« Je t'ai sous la main. Je dis les choses, pourtant je n'ai pas tout en main, je ne comprends pas ce qui te retient. C'est plus facile de savoir. Là, tu es au pied du mur, seule. Dans trois jours, tu seras au pied du mur, tu seras obligée de réagir. Parce que, dans trois jours, je te coincerai au pied du mur, et je te ferai prendre la bonne direction. »

Qu'est-ce qu'y dis ?!

« La bonne direction ?... il n'y en a pas, Cloud. » je serre les dents, encore...long...

« Faux. S'il n'y a qu'une direction possible, c'est forcément la bonne. Non, Tifa ? »

« Si... »

« Je vais te dire où j'en suis. Je ne sais pas où j'attends, ni devant quoi. Je vais te dire où tu en a es. Tu sais où tu attends, tu sais devant quoi. Et dans trois jours...je vais te dire... » il s'arrête et s'installe dans une positon décontractée sur son tabouret.

« Hum ? » moi, je me cramponne à mon comptoir.

« Je veux bien attendre, je comprends que tu veuilles m'attendre. Je t'attendais pour m'engager dans la bonne direction, c'est la raison de ma fuite. Et Tifa, j'en avait qu'une direction possible. »

« Je...je sais...»

« Et, Tifa, je suis là. »

« Je sais. »

« Idiote. N'attends pas. Tends la main, emmène-moi devant ton mur. » il contemple sa main ouverte, puis me regarde dans les yeux.

« Je... » sous la force de ses yeux, je baisse le regard sur mes mains à moi accrochées au comptoir « J'ai trop peur. »

« Rien de dramatique, rien d'insurmontable. »

De...dramatique, ni d'insurmontable ?!...Ah ? Et dis-moi que penses-tu de ça :

« J'ai trop peur de survivre. »

« Tu...veux mourir ?... » il perd son assurance, enfin.

« Ni mourir, ni survire...Tu me feras survivre...j'ai peur... » je suis franche.

« Si tu veux vivre, c'est simple ! »

« Si je ne veux pas...je n'veux pas...vivre sans...je peux plus vivre comme ça, sans ça...mais...TU M'EMPÊCHERAS DE MOURIR ! » je crie et rentre la tête dans les épaules.

« ÉVIDEMMENT ! » il hurle plus fort et frappe le comptoir.

« ENNEMI ! ENNEMI ! » je frappe à mon tour sur ce malheureux bois.

« D'ACCORD ! D'ACCORD ! ALORS JE SERAI, JE SUIS TON ENNEMI ! D'ACCORD ! » il tape du poing juste sous mon nez.

« MAIS-... » j'en redresse le visage « ...C'EST...NUL ! »

« JE-MENS-FOUS ! J'MENS-FOUS ! J'MENS-FOUS !» il renverse son tabouret et me hurle dessus de plus près.

« MOI-PAS ! MOI-PAS ! » je secoue la tête pour dire non, et l'empêcher d'approcher plus.

« OK ! ÉCOUTE ! » il abat sa main sur mon crâne « Alors tu as été mon ennemi aussi ! C'est OK ! Oui, tu avais raison ! Oui, tu m'as obligé à survivre ! » il me bouge la tête dans tous les sens « Oui, j'aimerai une vie différente de celle que l'on a ! Mais OUI, tu avais raison de me faire SURVIVRE ! Je suis quand-même heureux de vivre! Heureux même si ma vie est comme elle est elle ! C'était égoïste de ta part de me vouloir vivant malgré moi ?! T'as bien fait ! » il me couche d'un coup sur le bois « Heureux là ! Heureux juste pour ça ! » il me couvre de son corps « T'avoir là, dans mes bras ! » il s'enlève, me relève et me prend conte lui « Heureux, toi là ! »

Je gémis de douleur, mes pieds ne touchent plus le sol.

« Tifa, tu crois vraiment que ça me rendrais heureux, si heureux...d'avoir mon ennemi dans mes bras... »

Je grimpe sur le comptoir, et m'enfouis tant bien que mal contre lui.

« Tu crois vraiment que je viendrai sous le bras d'un ennemi, Cloud...ou que je lui demanderais de dormir avec moi... »

Notre étreinte est maladroite, et ne ressemble pas rien dans cette position.

« Putain...c'est bien compliqué... » il bredouille et me lâche.

Je crapahute pour me mettre à genoux, baisse la tête, misérable d'être ainsi.

« Ouais... » j'empoigne sa veste « Ouais... » et le tire vers moi.

Moi, là...Toi, là...