Disclaimer : Basée sur une idée originale de Square Enix.
Pardon, milles pardons pour le délais! De gros soucis d'ordi, puis la vie, tout simplement. Au final, je n'ai toujours pas pu récupérer mes textes, à croire que tout stocker sur les différents 'Cloud' (vous avez compris n'est-ce pas?) est plus en sécurité que sur ma vielle bécane... T-T
Voilà, une semaine que je réécris donc, nuit après nuit. Poussée par vos réclamations, mais aussi, parce que moi-même, j'ai envie de tourner la page.
Tant mieux au final, puisque j'avais annoncé 2 chapitres, en deux petites parties, et que vous allez vous retrouver avec 46 chapitres en tout, avec un petit 'extra'!
ET ce soir 4 chapitres d'un coup ! Ah, j'suis sympa, non ? Vous avez bien fait d'attendre, pas vrai?
Vous excuserez les fautes, la nuit les yeux et le cerveau fatiguent.
Bonne lecture à tous et toutes, et merci !
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Chapitre 42 – Chef ! Bataille Gagnée, Chef !
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Rapport 42
Le temps est beau, la route est bonne... la vie est belle...
C'est vrai, je jure. Je...
Un beau soleil, un bon temps ne m'a jamais particulièrement réjoui. C'est mieux pour la route, voilà tout...
Que la vie soit belle parce qu'il fait soleil, c'est niais ! Euh... C'est nul ! Simplement nul !
Alors que la vie soit belle, pleine de soleil, ET QUE ça n'ait rien à voir avec la météo !... C'est...
Comme c'est débile ! Comme c'est bon !
J'aime...J'aime ça... et j'aime quelqu'un...
J'ai toujours porté cet amour comme un peut-être. Ce que je construisait était pour lui, pour qu'il devienne possible, mais surtout faisable.
Il était caché derrière de gros nuages noirs, et ma quête consistait à gravir des montagnes, une chaînes entière, parce que cet amour, ce soleil était de l'autre côté.
Moi, j'étais enfermé dans une vallée, cerné par ces montagnes qui piégeaient les nuages au-dessus de moi.
Avant j'étais dans le mauvais temps, constamment, maintenant...
J'avance comme en pleine lumière dans le brouillard... C'est si étrange. Je suis irradiant et réchauffé des souvenirs de cette nuit...
De tels moments ont été si rares dans ma vie. J'ai le sentiment que plus rien ne m'arrêtera.
Comme avoir assez d'essence pour faire le tour du monde... comme ne plus avoir besoin d'essence...
C'est...
Et hop, une pluie peut devenir charmante ! Si ! Une petite pluie bien froide ! Limite bruine, si légère que rien ne vous en protège !
Si fine qu'elle passe SOUS votre parapluie ! Et bah cette pluie là, elle est marrante de venir vous faire chier !
C'est une petite joueuse, parce qu'elle ne touchera pas l'essentiel, bien au sec, là où il fait chaud !
Les pluies fortes aussi, j'en fous ! Le vent, rien à battre !
Vous pouvez bien mettre c'que vous voulez dans l'ciel, il est pas là mon soleil !
Enfin, maintenant si, il est y aussi, mais pas ce matin, ce matin il était dedans.
Ce matin le ciel était couvert, l'air brumeux et frissonnant... un peu comme Tifa...
Elle était le ciel lourd et plombé, d'une météo hésitante entre un orage qui éclate, et une chape nuageuse pesante.
Ses yeux, dieu merci, n'ont pas lâché de pluie battante, pourtant à mon départ, lorsque je l'ai réveillée, ils sont devenus aussi humides qu'au dehors.
Malgré ça, moi, j'étais... le soleil... Dès mon réveil, à mon départ... et toute cette journée... en cet instant.
Je ne suis pas un positif, mais un égoïste, et là ça me sauve...
Je n'avais qu'une envie, replonger contre elle, plonger dans cette clarté, l'engloutir avec... C'est si clair, je l'aime...
Si clair, j'avance en pleine lumière, plus aveugle de rien et aveugle de tout le reste.
Ce n'est plus le moment de savoir comment, combien, autant que, si c'est autorisé, si c'est juste ou mérité.
Si claire, cette page qui s'ouvre, chaque instant à venir, dès la plus petite des secondes, chaque parcelle de ce futur, le moindre petit bout, l'aimer et c'est tout...
J'arrive bientôt... Je n'ai qu'UNE envie...
Et si elle... ou... si elle se demande encore tout ça... ou qu'elle ne sait pas... Qu'il ne faut plus chercher les bonnes raisons de cet amour, ni les bons droits.
Je lui dirai... que je l'aime, alors qu'il faut qu'elle m'aime, c'est suffisant comme raison ça, non?...
Je lui dirai que... comme moi je... c'est comme ça, alors elle, ça doit être pareil ! Et c'est tout ! Non ?!
Que parce que pour moi... moi... que pour moi...
Que si l'amour a un bruit, c'est mon souffle dans son cou quand je la prends, quand je l'ai !
Que si l'amour a une voix, c'est la mienne quand c'est mon corps avec le sien !
Que si l'amour a un visage, c'est le mien, du début à la fin, toutes les expressions, du moment que c'est elle qui me donne ces sensations !
Que si l'amour a une couleur, c'est le rouge, rien à voir avec ses yeux, c'est le sang qui monte, le rouge sur ses joues, la trace de sa bouche sur ma peau !
Que si l'amour est un instant 'T', c'est pas seulement les moments où elle apparaît, que ce n'est pas que mes yeux qui la voient, c'est son existence !
Que si l'amour est une chose, une matière, ce n'est pas que sa peau, c'est bien plus, plus que tout son corps entier !
Si l'amour était un truc, et un seul, c'est le plein, juste le plein d'elle, de tout elle, de n'importe quoi d'elle !
... Que c'est juste moi, truffé, rempli d'elle, son, image, contact et... cœur, âme et cerveau compris...
J'arrive bientôt... qu'UNE envie...
Alors si elle ne veut pas... ou plus... ou qu'elle ne sait pas... je lui distillerai un peu de mon soleil, un peu, beaucoup, s'il le faut.
Aérith disait :
"Un soleil ça brille et ça chauffe. Alors, quand on en a beaucoup, on ne peut pas faire autrement qu'en donner !"
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34 ème Jour
T±±±±±T
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La journée a été longue, mais longue, et pourtant je n'ai pas envie qu'elle passe...
Misère... Hum, non plutôt... Au secours !
À l'horloge il est 18h... Déjà... OUAIS déjà, et pourtant OUAIS, la journée a été longue, très longue... Chaque coup d'œil sur les aiguilles c'était : 'ah ouf, il n'est que...', ou 'bon ça va, midi est juste passé'... En clair, qu'elle soit lente ou pas l'heure avance, la journée va se finir, et là il est déjà 18h... 18 H!
Et que se passe-t-il de particulier le soir, hein ?!
De particulier ? FAUX ! Non, que se passe-t-il du court, le soir donc ?!
« Tifa ?! Tifa ?! » ma petite Marlène déboule des escaliers avec un telle énergie que j'en ai le vertige.
« Doucement !... Oui ? Quoi ?... » je suis...
... Pas envie...
« Ça y est, c'est 18 heure ! Il rentre tôt, mais quand, hein, mais quand ?! » elle sautille « Tu l'appelles, dis ?! »
« Qu-... Tu... Tss... M'enfin ! Pff ! »
Ah ! J'suis fière ! J'ai bien résumé la !
« Hein ?! » Marlène papillonn, puis repart aussi sec « Aller, aller ! T'appelles ? »
« Pourquoi faire ?! »
« Bah pour savoir ! » elle sautille.
« Pfff... »
« Appelle ! Tifa, t'appelles ?! »
« Non ! Toi, t'appelle ! »
« Ah... » elle me scrute avec sa petite moue « Moi... » elle me zieute en haussant les sourcils « Je peux ?... »
« T'y vas oui ! » je la chasse comme un moustique avec mon torchon.
« Chouette ! » elle l'esquive « DENZEL ! » et rameute son compère d'ânerie « ON APPELLEEE ! »
« AH OUAIS ?! » il dégringole dans les escaliers.
« OUAIS ! OUAIS! » Marlène fait des bonds jusqu'à lui.
« WOU-OU ! » ils hurlent en cœur.
« DANS LE BUREAU ! » je hurle à mon tour... la pointe de désespoir dans ma voix me glace.
Et leurs petites jambes avalent les marches en un temps record... Mais, moi...
Moi... ça m'troue l'coeur ! Oooh... putain ! C'est mal parti, mal parti ! Non, ça a mal commencé ! Non ! Ça va pas, point !
... Bon, ça va pas, et ça n'ira pas, ni maintenant, ni plus tard. Ça va pas, ça n'ira, se sera pire ce soir, bientôt, je dois me préparer. Non, je n'y arriverai pas, j'ai les enfants, les clients, le bar...
J'ai pas le temps, c'est trop long, trop vaste... Rien que le thème en question, le sujet lui-même, c'est étourdissant, ça me donne le vertige, ça m'ébouillante, je frise la crise cardiaque !
Il me faut du temps, il faut que je prenne les choses en main.
J'envoie valser mon torchon et la rare clientèle présente, pour m'élancer dans les escaliers avec le feu aux fesses.
Du temps ! Du temps !
« Marlène, Denzel ! » je monte comme une brute « HEP ! » ils se figent à mon entrée fracassante « C'est lui ? »
« Quoi ? » Marlène se place entre moi et Denzel « Bah... oui ! »
« Attends un peu, Tifa est là. » Denzel a le téléphone en main « Hein ? Oh, j'suis pas sûr... »
J'aime pas ! IL parle ! Il parle à Denzel ! J'aime pas ! J'suis pas bien ! Demandez pas pourquoi !
D'ailleurs Denzel me regarde étrangement, il grogne, mâchouille plutôt que... parle...
Qu'est-ce qu'y dit, l'autre là ?! Celui que j'veux pas voir, pas entendre, pas savoir !
« Don-ne ! » je tends la main.
« Ah ?... Mais Tifa, on-... » Denzel balbutie à mon ordre colérique.
« Donne. Merci. Sortez. » je lui arrache le combiné « Si. Vous sortez. »
Ils filent apeurés, stoppent dans le couloir. Ils me connaissent bien, parfaitement même, pourtant ils ont tout le mal du monde à tenir leurs langues.
« En bas. Surveillez. J'arrive. » je claque la porte.
Oups ! Ça, j'aurai pas dû ! Va falloir que je m'explique un peu, que je leur donne une raison... Chier ! J'ai pas envie !
Et pas qu'à eux, puisque le combiné grésille...
C'est pas vrai !... c'est lui, l'autre là !... J'lui dis quoi ?...
Même au téléphone, même loin, il a assisté au cirque que je viens de jouer aux enfants. Cette fois ça grésille pas, je l'entends clairement.
« DENZEL ?!... ALLO?!... TIFA ?!... » il panique.
« Cloud. » je suis hyper calme, voire froide...
« Tifa... » il souffle un grand coup « Qu'est-ce qu'il y a ? Ça va ? » reste de l'inquiétude dans sa voix.
« Qu'est-ce que tu leurs as dit ? Quelle heure ? »
« J'ai... Tifa, que se passe-t-il ?... »
« Rien, écoute... tu rentres quand ? »
« Bientôt. Tifa... Si c'est encore une cachotterie... » il soupire dépité.
« Je sais. »
Ouais, je sais, et ouais y a encore un problème. T'en as marre, moi aussi !
« Souviens-toi, les cachotteries... »
« Je sais. Retarde s'il te plaît. »
« Que je... Pourquoi ? » il réussit de justesse à garder son calme.
« S'il te plaît, après la fermeture. »
« Après ? Tifa... » il a du mal.
« Une fois les enfants couchés, ou pile pour l'heure du dodo. Je leur dirai que c'est à cause de moi, ce contre-temps. »
Un long silence... Il doit vraiment avoir vraiment beaucoup de mal... Je ne respire plus...
« Ti-... »
« Non, en fait Cloud, pour être honnête, 22h30 serait le mieux. » j'assène mon coup bas, t'en qu'à faire...
« Donne-moi au moins-... »
« Sil te plaît. Parce que... hum... Tout ne va pas si mal... Euh... » je serre les dents...
Je l'entends jurer loin du combiné. Je suis moi-même consternée par cette phrase.
« Cloud, bon, je t'attends... Vers 22h30 donc, je t'attends. » je raccroche, le combiné dégringole aussitôt et pendouille au bout de mon bras.
ALORS LA !
Alors là... c'est vraiment du grand, du beau n'importe quoi !... Hum... Me semble que j'bats des records, là... j'en bats des champions...
Au minimum un de ma connaissance : Cloud...
Mais où j'vais là ?! Qu'est-ce que j'ai fait ?! Qu'est-ce que j'vais faire ?!
Tout ne va pas si mal ?!... Mais qu'est-ce qu'y va mal ?! Merde à la fin ! Pourquoi j'suis pas foutue de réfléchir deux secondes, de raisonner ?!
C'est incroyable d'être comme ça... Qu'est-ce que j'peux bien avoir dans le cœur qui parasite à ce point ma tête...
Normalement, c'est terminé ces conneries là ! Normalement, je devrais partir pour une relation normale... à peu près normale... si...
Bon, rien n'est normal, ni lui, ni moi, individuellement, ni... rien quoi... Et alors ? Après tout, si on réfléchit on est synchro, dans le ton...
Essayons de ne pas raisonner normalement... peut-être... Je devrais peut-être cherché ce qui est normal, finalement avec des cas comme nous, c'est certainement ça le grain de sable...
Mon tableau... ce soir... je me plante devant mon tableau !
J'ai du temps!
