Disclaimer : Basée sur une idée originale de Square Enix.


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Chapitre 44 – Chef ! Résistance ! Chef !

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Rapport 44

De quoi j'doutais déjà...?

Hé, ho! Zack ? Zack, j'suis un homme ! Ça y-est !

Après bien des années, bien des emmerdes, ça y-est...

C'est peu de chose au final...

Se battre, c'est peu de chose, ça ne fait pas tout, non...

J'ai enfin eu autre chose que ce foutu matelas sous moi, j'ai enfin eu ce foutu corps ! T'imagine pas !
Sous moi, c'était vivant, la douceur, la matière, les rondeurs, quelque chose de vivant, d'animé avec sa propre chaleur, sa propre volonté...
J'ai pas eu à inventer les réactions, elles étaient parfois différentes de ce que je pensais, elles ont de beaucoup dépassé ce que je...
Tifa, sous moi, pas de vide, Tifa, j'ai pu sentir, voir, entendre, avoir...

Si ce corps avait été sans l'ombre d'un doute le trophée, ou même juste une prime, si j'avais été certain de l'obtenir après la victoire, j'aurais combattu Séphiroth sans une hésitation...
Et même avec joie, j'aurais couru, sautillé comme un con vers ce bâtard. Des nuits et des jours entiers, j'aurais pu me battre !

Tous les jours, sans repos !
L'AVOIR ou MOURIR ! QUEL BONHEUR !
Pas de demi-mesure, Tifa rien qu'à moi ou le néant ! Comment avoir d'hésitation ? Tout ou rien !
Tout ou l'échec complet, Tifa ou l'inexistence ! C'est cents fois mieux que de vivoter, même tout près d'elle...

Finir en fantôme hanté par les regrets et l'amer défaite, j'm fous ! Au bout d'un moment, dans la Rivière on se dissout, tout a véritablement une fin !
Et puis de toute façon, impossible de perdre ! Tout tenter, tout endurer, prendre dix, quinze fois la Masamune dans l'estomac, pas de problème tant qu'il reste une chance de victoire, de la vie, de l'espoir.

Imagine un peu Zack... Se faire soigner, chouchouter à coup de peau contre peau...
À coup de tendresse, avec la force de l'angoisse résiduelle, à se gaver de ma survie, à s'en goinfrer de moi, avec le feu de la fierté de ma survie...
À coup de grosses doses d'amour... T'imagines tout ce qu'elle pourrait me donner...

TOUT ce qu'elle va me DONNER, à partir d'aujourd'hui !

Qu'il s'amène ce connard de Séphiroth, qu'il y revienne ! J'suis prêt d'chez prêt!
Limite j'aimerai bien qu'il se pointe !

Ça y-est, je suis un homme, ça y-est, Zack, je suis imbattable !

Elle est à moi, à moi, rien qu'à moi, toute à moi !

Si la possédée...

Rien que d'y penser, j'ai envie, envie encore, l'avoir encore, à moi, la prendre !

Et pour ça je n'ai rien à faire ! J'ai juste à rentrer chez moi ! À la minutie où je franchiserai la porte, elle sera à moi !
Non ! En fait, elle est tout le temps à moi, simplement, du moment que je passe cette porte, j'ai le droit de la câliner, j'ai le droit de le lui montrer, de le lui dire, des mots, des gestes, j'ai juste à attendre un peu, une ou deux heures, même trois et je peux ! Ouais, je peux !

Bon là, j'vais p'être pas l'refaire, mais qu'est-ce qu'on s'en fout !

Putain Zack, que la vie est belle !

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34 ème Nuit

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« Euh... » il se racle la gorge « Bon... j'm'arrête... » il pouffe de rire.

Son rire me chatouille le cou, j'en ris moi aussi.

« En fait, ça fait un petit moment que j'ai arrêté... hein Tifa... » son ton guilleret est comme une caresse.

Je le serre contre moi.

« J'ai besoin d'air !... » il rit et supplie.

Je le serre encore plus, un bon coup. Il étouffe un cri dans mes cheveux. Je le libère, de mes jambes, de mes bras, qui le retenaient. Il glisse hors de mes bras, hors de moi. Je le laisse partir à conte cœur. C'est fou... ce que j'ai aimé.

« Merci bien... » il s'effondre sur le dos.

Non... merci à toi... C'est fou ce que j'ai aimé...

J'en ai honte tellement... J'en cache mes yeux sous mon bras. C'est dommage, j'aimerai tellement voir son visage, voir si ça lui a plu autant qu'à moi, parce que moi...
Heureusement qu'on a deux bras ! Moi, j'ai besoin de mon deuxième bras pour cacher mon sourire, parce que... un sourire pareil... tout ça doit forcément se lire sur mon visage...

C'est fou ! Juste dingue !

Je ravale un petit rire nerveux.
Pour me contenir, je devrais effacer ses images, ses restes, oublier pourquoi j'ai encore un souffle un peu court, pourquoi j'ai eu si chaud, encore si chaud, pourquoi demain je passerai un bon moment à me démêler les cheveux... mais le simple fait de l'envisager, de devoir oublier, pour rester calme et digne... me rend triste...
Je couine contre ma peau...

Suis-je bête, idiote à ce point là ?...Effacer ? Au point où nous en sommes ?

C'est triste et tellement bête de vouloir chasser tout ce que ça a fait à mon corps et mon cœur, tout ce bien...
J'étouffe un gros rire, encore plus nerveux.

Stupide... tellement bien...

Ça fait un son immonde, j'ai ri d'autant plus.

« Tifa ?... » il gronde comme un tonnerre.

Oups !

Je m'étrangle, il m'a fait peur.

« Ah non, Tifa ! » il se redresse d'un coup « Pas ça ! » et me crie dessus « Tifa ?! J'te parle là ! Et là, tu réponds ! »

Il s'est assis en un bond, et cherche à voir mon visage. Je roule sur le côté.

« Tu ne m'aime pas ?! » il crie si douloureusement.

« Si ! » je me soulève sur les coudes, mais fixe l'oreiller.

« Alors quoi ?! Écoute, c'est pas difficile ! Si tu ne m'aimes pas de cette façon, on arrête là, tout de suite ! » il s'agite dans tous les sens.

« De cette façon ?! » cette fois-ci, je le regarde.

Il m'a tellement choquée...rien d'autre sur mon visage que le choc...

« Comme je t'aime ! Si tu ne m'aimes pas comme je t'aime ! Regarde-toi bon sang ! Je te touche, et j'ai pas vraiment l'impression que ça arrange les choses ! T'es... c'est pire après ! »

« Il me faut du temps ! » j'ai pas le temps de bien assimiler ce qu'il dit..

« Du temps ?! Mais pourquoi faire ?! »

« Et puis je sais pas ! » j'ai pas le temps...

« Tu sais pas quoi ?! » il crie trop fort.

« Comment tu m'aimes ? »

« Pardon ?! » il me hurle au visage et me fixe avec des yeux ronds comme des soucoupes « J'crois que t'as mal compris idiote d'imbécile ! J't'ai pas demandé si tu m'aimais autant ! Y a pas de points à compter ! L'essentiel est de savoir si tu veux faire ta vie avec moi ! TA VIE ! »

Je m'assoit sur les genoux. Son agressivité me fait peur...

« Je fais déjà ma vie avec toi ! On-... » j'ai pas le temps...

« Ta gueule et écoute ! Avec moi, j't'dis ! Ouais, on a déjà une vie commune, mais j't'parle pas de ça ! J't'parle d'un lit AVEC moi, j't'parle d'élever des gosses DE moi ! Jusqu'à ce que la mort nous sépare, etc, tu piges ?!»

« Tu.. .Ah ?...Comme ça ? » je papillonne et halète « Tu m'aimes ? » j'ai pas le temps!

J'y crois pas... c'est une déclaration ça, non ?

« Mais t'es vraiment folle... de poser une question pareille... » sa voix est sourde, terrifiante « ET MERDE ! »

Son cri est si puissant, qu'il en bondit hors du lit et hurle face à la porte. Tout aussi rapidement, il se jette sur la table de chevet, puis sur moi.

« Tu bouges pas d'ici ! » il gronde comme un volcan « J'T'INTERDIS ! COMPRIS ?! » il me serre le cou, m'étrangle « J't sonnerai ! » il écrase quelque chose sur mon ventre, me l'enfonce « T'es malade, malade de me faire autant d'mal ! »

Il... il va me tuer ?... Entre sa main sur ma gorge, et l'autre sur mon ventre... je ne peux plus respirer... je ne sais pas ce qu'il essaie de m'enfoncer dans le ventre mais c'est pointu, ça fait mal, c'est un objet... Il va ma tuer.

« J'couche qu'avec les femmes que j'aime ! Une seule fois, j'me suis trompé, une seule ! J'l'ai vite su ! J'l'ai pas re-fait ! » il se penche sr moi, d'un coup « Oui ?! Compris ?!» il me fixe un long moment « Tss ! » il serre mon cou plus fort « Pourquoi j'te dis ça ! Tu comprends rien au mot 'aimer' ! »

Il lâche tout, me libère, et file vers la porte de ma chambre, l'ouvre.

« J't sonnerai, t'as compris ! » il claque la porte.

Oh ?... mon téléphone... sur mon ventre...Oh...