Disclaimer: Basée sur FF7
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Chapitre 51 –Soldat ! Parade !
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Rapport 51
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Bon, Zack...
Je suppose qu'on peut considérer ça comme une... victoire... hein Zack ?
Hum... Si on vous compte aussi, pour être parrain et marraine, Aérith et toi, ça fait 5 enfants au bas mot...
Ça en fait, 5 enfants, non ? Un peu trop, non ?
Tu crois qu'elle en serait capable, Tifa, de m'en faire 5, si je lui en demande 5...
J'ai bien envie de lui en demander 5... parce que justement, c'est un sacré effort... quasiment... un sacrifice...
Non... en fait...
J'ai pas envie qu'elle m'en fasse un seul, si elle ne le fait que pour... la solution...
Tu crois vraiment qu'elle était sérieuse ? Sa botte secrète, ça ?
Si c'est le cas, j'en veux pas un seul, non, pas un !
… Rah !
J'suis trop con, oui je sais !
Oui, quand on s'aime, on fait des enfants ! Oui, je sais, mais Zack, Zack...
Je veux tellement qu'elle m'aime pour moi, je veux tellement qu'elle veuille des enfants parce que 'moi'...
Et pas parce que c'est bon pour la défense de la planète ! Pas parce que défendre cette foutue planète est la priorité et le plus important !
Je suis trop con ! Définitivement !
Elle m'a dit qu'elle m'aimait moi, pour moi, pas plus tard qu'aujourd'hui, et déjà, je...
Zack ! J'suis trop con !
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67 ème Jour
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Ah... ?
Je papillonne et l'interroge du regard. Il baisse les yeux, fuit mon regard.
Maintenant, il est en colère… ? J'comprends rien…
Le silence qui suit les hurlements de joie me pilonne le cœur…
Cid me bouscule en me chipant mon verre… je réalise alors que, non, il n'y a pas de silence, non, que je n'entends pas, c'est tout, simplement…
Et oui, mon cœur me cuit, ça fait même… très mal…
Cloud lève le nez d'un coup et plonge direct dans mon regard, c'est que moi, je l'ai pas lâché des yeux.
« Quoi ?! » il ronfle, mauvais.
Ah oui, il est en colère et en prime, il m'agresse…
« … Rien... » je secoue la tête, puis hausse des épaules.
C'est au tour de Yuffie de me passer devant avec son téléphone grésillant une vieille musique pourrie…
Ouais, donc, y a tout sauf du silence dans cette pièce, pourtant… pourtant je ne vois que lui et je n'entends que son silence.
« Mais quoi ?! » il gigote dans son fauteuil, moins hargneux.
« Rien... » je plisse les yeux à ce qu'il y avait dans les siens « Moi rien, mais… et toi ? »
Yuffie repasse entre nous... deux fois…
J'aime pas, j'ai jamais aimé ce regard, et c'est pas que je pensais ne plus jamais le croisé ce regard… évidemment, je sais que la vie n'est pas toute rose, jamais, même entouré de personnes qu'on aime et qui nous aime…
Il y a… des hauts… il y a des bas… et mon chéri à l'air d'être justement sur des montagnes russes, là...
« Moi… ? » il soupire à fendre l'âme « Rien, à part... Ne meurs pas... » les yeux bien trop humides, il bougonne.
« Bien sûr ! » je réponds dans un sursaut « Les enfants ont besoin de soleil et d'une maman ! » et je continue avec la première chose qui m'aie venue à l'esprit...
« Bien sûr ! » il crache ses mots, tête basse « Ils ont besoin, bien sûr ! Tss ! »
Ah… mauvaise pioche...
« Oui ! Je sais ça, je l'ai perdue jeune, maman. » je hausse les épaules, le cœur battant.
Je croise les doigts pour que cette explication, réelle en plus, fasse passer ma maladresse.
Yuffie passe cette fois avec Cid… trois fois de suites ! Normal, ils dansent !
Pendant ces trois passages, Cloud s'est lentement… affaissé…
« Oui… désolé... » il s'excuse, malheureux au possible...
Alors, mon cœur, qui jusque là me cuisait devient si brûlant qu'il termine en charbon… ouais, j'ai un goût de cendre dans la bouche.
Je n'aime pas ce regard… avec Cloud, c'est un peu comme la première pelle de terre juste avant de s'enfouir en lui, profondément… oui, c'est presque une tombe, c'est une pré-tombe…
Cloud, son cœur, son âme, son 'lui', c'est un cimetière… pour chaque échec, il y a une tombe, oui, pour chaque souffrance, petite ou grande, genre un robot qu'il n'a pas eu à noël et juste côté, celle de l'absence de son père, une parce qu'il aurait aimé être plus grand et là, tout près, celle pour sa mère...
Et aujourd'hui, je sais que moi, juste moi, je dois avoir une dizaine d'allées au bas mot en mon 'honneur'…
Le pire, c'est que j'ai toujours franchi ces grilles, ces barricades, les murs de ce cimetière… et donc… je me suis promenée souvent dans les allées de son cimetière, sans savoir que j'en avais rempli… plein…
Aujourd'hui, je sais, aujourd'hui comme toujours, je passe et je me promène dans les allées de ce cimetière… et je sais aussi que je n'ai pas encore vu tous les emplacements dont la pierre tombale porte mon nom...
Le pire, c'est qu'il y aura de nouvelle tombes, je sais ça, c'est la vie… surtout, c'est Cloud…
Et… j'ai pas envie de le gâter pourrir mais… j'ai pas envie de trop en rajouter…
Il y en a forcément que je pourrais éviter, des pas trop graves, des très stupides, des involontaires comme là...
Ouep… j'ai merdé… mais alors, merdé fort… gravement merdé…
J'ai merdé pour moi, j'ai merdé pour lui…
J'avoue que passer l'instant de le dire... ça m'a pas tellement remué… des enfants…
Oh… bah si quand-même, j'ai le cœur qui tambourine, mais… y a un arrière goût de cendre...
Je l'ai peut-être mal fait, mal dit… Peut-être que ça n'a pas le goût de la réalité...
Cette fois, Yuffie me masque la vue, avec Cid, Reeves et Barret en chenille…
Je jette un œil à celle dont j'attends une grosse engueulade… non, il y a trop de monde, donc plutôt un regard navré, désespéré, puis meurtrier…
Selke, le regard fixe et le visage grave, hoche la tête…
Bon… ok… hum, c'est vrai, il n'y a pas de quoi s'énerver…
J'ai merdé et je sais pourquoi j'ai merdé, donc, j'ai plus qu'à dé-merdé…
Je soupire à fond et quitte le regard calme et serein de Selke… et… bingo...
Le regard que je ne supporte pas et que je ne supporterais jamais, voilà ce que je trouve…
Cloud… arrêtes, bon sang...
Je veux… j'aimerai qu'il n'est plus le droit d'avoir ce regard, plus jamais, ou trois, quatre fois maxi pour le 30 ans à venir… C'est jouable, c'est tout à fait possible, à condition que je joue sérieusement et surtout que j'arrête de faire de l'anti-jeu...
« Cloud… j'ai menti... » je parle fort, les zozos sont pas loin.
« ... Menti… ? » il pâlit, il a parfaitement entendu.
« Je t'ai menti. »
Il me regarde un long moment, je vois dans ses yeux son cœur se déchirer.
Putain… avec ça, y a de quoi remplir deux allées complètes !
Je fais un grand pas.
« Plus tard ! » il me stoppe d'une main dressée et d'un cri.
Plus tard ? Bah oui ! T'es très occupé à creuser plein de trous là !
La chenille repasse...
J'arrive à capter son regard où le grand cataclysme continue…
Rah, merde ! Il va pas quand-même me faire un autre cimetière, si ?!
Il existe des gens, d'une culture différentes de nous, qui font de leur cimetière des jardins. Là où il y avait des tombes, peut y avoir un arbre plus tard, ou à l'inverse, là ou il y avait un parterre de rose peut y avoir une tombe bientôt…
Et la chenille encore…
Plus tard ? Et bah non !
J'en profite pour faire un grand pas. Il a un haut le cœur à me voir plus prés, il y a encore assez d'espace pour la chenille...
Donc, les allées que ma maladresse a commencé à creuser… on va y mettre de belles choses… comme une balançoire...
« Bien sûr que je veux des enfants. Mais moi, surtout, c'est toi que je veux. »
« … Quoi… ? »
Cette fois, la chenille me tourne carrément autour. Dès qu'elle se barre enfin, j'ai droit à un regard qui me convient mieux…
Ouf… aller !
Oui, les allées sont en chantier mais l'architecte n'a pas encore validé les plans de constructions...
« Bah... » je lui souris « Si tu me fais un enfant, c'est que tu m'auras fait l'amour, au moins plusieurs fois... » je penche un peu, pour parler plus bas « Donc déjà, tu vas m'en faire plusieurs d'enfants ! »
Son cœur se rapièce à vitesse grand V !
Oups !
C'est pas une balançoire là, ni un toboggan, qu'on est en train de dessiner sur les plans ! Mais bon, qu'est-ce qu'on y peut, on s'aime...
Bon sang, que j'aime ce regard là...
« Et si tu m'en fais plusieurs, ça veut dire aussi qu'entre temps tu vas rester près de moi, non ? »
Il hocha la tête, mais détourne les yeux pour cacher ses joues rouges et son si beau sourire.
Ah… dommage...
« Donc 10 ans d'écart minimum entre chaque ! »
« Ptf ! Ça… » il me sourit encore plus joliment « Ça non ! »
« Bon... » je grimace, de trop près, c'est trop joli « On verra... » je me redresse et recule par prudence.
Alors, les emmerdeur qui tournicotent autour de nous, me bousculent et me repoussent loin de Cloud et de cette conversation que j'aimerai bien terminer !
Je serre les dents pour refouler mon envie de leur éclater le cul… ils vont bien finir par arrêter de tournicoter autour de Cloud…
C'est un peu trop longtemps à mon goût… Je sursaute à mon téléphone…
Ah ! Y a pas que moi qui trouve ça long !
C'est lui ! Je décroche juste après avoir chopé son regard entre deux abrutis qui lui dansent autour, mais je trouve ça tellement mignon, qu'il appelle alors qu'on est qu'à trois mètre l'un de l'autre, que mon grand sourire m'empêche de parler.
On reste un moment comme ça, au téléphone mais silencieux, et nos regard qui s'accrochent et se perdent… C'est que la chenille est tenace...
« Donc… » son sourire aussi, l'embête pour articuler « ... Tu vas m'en faire… des enfants... ? »
« Oh oui. »
C'est des mots faciles ça ! Même avec le plus grand des sourires !
« Pft ! » il rit.
J'en ferme les yeux… je préfère l'imaginer plutôt que de ne faire qu'entre apercevoir son bonheur.
« Tu devais pas y réfléchir à deux fois ? »
« Des conneries ! » je secoue la tête, en pouffant « J'ai trop envie ! »
« C'était ça le mensonge ? »
« Ma botte secrète... » je grimace cette fois « Que je te fasse des enfants, ça fait d'une pierre deux coups... »
« Et le mensonge c'est qu'en réalité, ta botte secrète, c'est le second bon point à me faire des enfants ? »
« Même pas ! » j'ouvre les yeux et capte un instant son regard « La vérité c'est que, nos enfants, ça me fera aussi tenir le coup si jamais tu… disparaissais avant moi... »
« Je vois... » il hoche la tête en faisant la moue « Les deux coups, c'est que ça marche pour toi et moi... »
« Du tout ! » je papillonne…
Il a rien compris… ? Bah… ? Comment ça se fait… ?
Lui s'est levé, seul Barret coupe notre chant de vision.
Bon, je vais faire clair...
« Tifa-... »
« Le premier coup ! » je le coupe gaiement « C'est que je t'aurais toi et le deuxième coup c'est qu'il me restera quelque chose de toi ! »
« … Moi… ? »
« Ça marche aussi en cas de séparation ! »
« Haha ! » il rit encore « Sérieusement… haha ! »
Oui… c'est sérieux.. je devrais le lui dire… mais là… juste il rit et juste…
« Tifa ? » sa voix, son ton n'ont plus rien de gai.
J'ai… les larmes aux yeux… C'est que…
« Tifa, pardon… » il chuchote ses excuses « … Désolé, vraiment... »
À travers le téléphone sa voix est toujours et encore plus douce qu'en réalité…
… Ah… j'vais… mourir…
Je crois que… jusqu'à la fin de ma vie… je ne vivrais que pour ça… son rire…
« Tu es sérieuse, je sais, excuses-moi de rire... »
J'ai un grand coup au cœur… j'en tangue… Je viens d'imaginer ses enfants... avec ce rire…
« Tifa, attends ! »
C'est déjà si fantastique qu'on on rit tous, Marlène, Denzel et nous !
« Non ! » je le coupe sèchement « Fous-toi de ma gueule, j'vais t'en faire quand-même ! »
Alors… quand… les rires… Lorsque ça… sera avec...
« … Non, c'est pas-... »
« T'inquiètes ! Vas-y, fous-toi de ma gueule, j'vais t'en faire jusqu'à ce qu'il y en est un qui aie ton rire ! »
« Quoi… ? » il plisse les yeux.
« Ouais, et si le premier déjà, l'a ton rire, et bah tant pis, plus y en aura, mieux ça sera ! Alors vas-y, moques-toi, j'en fous ! »
Son sourire gagne lentement son visage.
« Vas-y je t'dis ! Marres-toi ! J'm'en fous ! »
« Tu veux… vraiment m'en faire… ? »
« De un, je t'aurais toi ! De deux, j'aurais toujours quelque chose de toi ! » je fronce les sourcils « C'est très sérieux... »
« Oui, c'est sérieux… Ptf ! » il contient son rire « Ça me fait rire, désolé. C'est que... » il respire à fond « Dis comme ça... » il ferme les yeux et sourit pleinement « C'est pas très romantique… »
« … Ah… ? » je soupire…
Si bon… c'est si bon de le voir si bien…
« T'es vraiment nulle pour ce genre de chose ! Pft ! »
Ouep, j'ai fait du bon boulot !
« Et donc ? » il souffle sa question, comme une caresse.
« Et donc, la botte secrète c'est que ça marche pour nous deux ! »
Même si ça fait pas très romantique, j'ai fait du bon boulot !
« Oui, mais… » il glousse en secouant la tête « Et donc ? »
« Quoi… ? »
« Bah, donc... » il repose sa question, paisible « Essaies. » il se rassoit paisible.
« Que j'essaie quoi ? »
« D'être romantique... » il soupire en se ramollissant dans son fauteuil.
« Pourquoi faire ?! » j'en suis tellement surprise que c'est sorti comme un cri.
« … Pft... »
« Déjà que je comprends pas ce qui fait pas romantique, comment-... »
« Pardon ?! » il me coupe à moitié fâché, à moitié moqueur.
« Bah non, j'vois pas ! Mais, j'veux bien te croire si tu le dis, même si moi, bah non, j'vois pas ! »
« Pour me faire plaisir ! » le sourire prend le dessus.
« Hein ? »
« Pourquoi faire ? Bah, pour me faire plaisir ! Pft... »
« Ah... » je capitule en soupirant, désespérée « Genre ? »
« T'es sérieuse... ? » sa gaieté en pend un coup… « Un indice… Qu'est-ce qui manque ? Pour que ce soit romantique ? »
Je papillonne un moment et puis…
« Une meilleure musique ? » je désigne les abrutis qui dansent et chantent pas loin.
Il y a un grand blanc, où je l'interroge du regard tandis que lentement sa bouche s'ouvre pour pendre misérablement au bout de sa mâchoire.
« Quoi… ? Non ? »
Il papillonne puis éclate soudain de rire.
Là, c'est à mon tour d'halluciner…
J'ai dit une connerie ? J'écoute attentivement sur quelle musique les zigotos dansent, elle a peut-être changé…
Donc… ? Non, non, la chanson est moisie-pourrie ! Oui, oui !
Lui survit difficilement, mais j'attends, sauf que ça commence à me chauffer le bout du nez… J'ai beau faire de mon mieux pour contrôler la moutarde qui monte… j'y arrive pas…
« MAIS QUOI ?! » je crie et tape du pied.
« Tifa… Pft… ! »
« Oui, quoi ?! »
« Ça… ça m'arrache le cœur mais... »
« Quoi ?! »
« Ne… ne… Pft… ne change pas ! Haha ! »
D-… de quoi… ? De quoi qu'y cause, là… ? Arracher… ? Le cœur… ?
Là, c'est le mien qui en prend un coup...
