Severus n'avait jamais était aussi rapide de sa vie. Si des élèves l'avaient vu passer dans les couloirs à cet instant sa réputation en aurait pris un sacré coup. Fort heureusement pour lui toutes ces têtes vides étaient en train de se remplir l'estomac, enfin à l'exception de Draco de toute évidence. Le vampire avait tout d'abord sentit la magie de l'Héritier se déverser à travers tout le château à la recherche sans nul doute de son calice.

Severus avait senti toute la colère et l'inquiétude de son Prince et il n'avait pas compris pourquoi. Du moins au début car quelques secondes après il avait pu sentir Draco, ou du moins sa magie de compagnon, appeler à l'aide. Il s'était alors précipiter dans les couloirs de l'école, espérant que quel que soit le danger auquel Draco était confronté, lui ou Harry arriverait à temps pour l'en protéger. Et puis il l'a senti, cette puissance qui le fit stopper net dans son élan, à quelques mètres à peine de Draco. Il vit Harry passer à côté de lui comme un boulet de canon, à peine perturbé par la force qui émanait de la femme qui maintenait le jeune Malfoy contre le mur.

Il vit son Prince s'interposer entre son compagnon et sa « sœur », puis ses yeux se posèrent sur Hermione, inconsciente mais toujours vivante si il se fier aux battements de son cœur qu'il percevait sans peine.

Dire que le maitre de potion était troublé était un euphémisme, il ne comprenait pas pourquoi la Princesse s'était ainsi attaqué au jeune Malfoy et à Mademoiselle Granger. Et apparemment l'Héritier ne comprenait pas non plus.

Il protégeait son compagnon d'Alice, de son corps et de sa magie, inondant le couloir de son aura, combattant celle de sa sœur. Face aux deux magies souveraines, l'homme posa un genou à terre, forcé de par son rang inférieur à ne rester que spectateur de l'affrontement entre les deux vampires.

Harry braqua son regard sur sa sœur, ne prêtant pas plus attention au regard surprit de Draco qu'à ses balbutiements interrogatifs. Il lui expliquerait plus tard, quand il serait à l'abri mais pour l'heure il s'apprêtait à se battre contre son ainée. Elle était peut être plus vieille que lui, et ce de plusieurs générations, et elle l'écraserait sans doute en combat singulier mais il se devait de protéger son amour.

Mais contrairement à son attente la jeune femme n'attaqua pas, au contraire elle lui tournait le dos, visiblement peu émue de son attitude combative. Quand elle se retourna à nouveau vers lui, ses yeux étaient toujours écarlates mais ses crocs n'étaient plus apparents, signe que la « jeune » femme n'envisageait plus le combat. Harry se releva prudemment, la regardant suspicieusement.

« Pourquoi as-tu attaqué mon calice et mon amie Alice ? »

La jeune femme ricana.

« Je n'ai pas attaqué ton cher compagnon petit frère. Je peux même te dire que je l'ai protégé ton petit chéri. La pauvre petite chose appelait à l'aide de tout son petit être. Je n'ai fait que mon devoir mon frère. C'est cette fille qui représentait une menace, pas moi. »

Harry fronça les sourcils, sa sœur se moquait-t-elle de lui ? Pourquoi Hermione aurait attaqué Draco ? Cela n'avait aucun sens. La réponse vint de son amant, il l'entendit juste murmurait :

« Ce n'est pas Granger, c'est Weasley. Elle voulait me tuer je crois. »

Les yeux du vampire s'écarquillèrent de stupeur, il n'esquissa pas un mouvement quand Alice attrapa la jeune femme par les cheveux, la hissant sans aucune douceur. Celle-ci poussa un cri, réveillée de sa torpeur par la douleur, elle ouvrit les yeux et une peur panique la prit quand elle croisa le regard du vampire qui la maintenait avec une poigne de fer.

« Misérable créature » furent les seules paroles que la jeune femme entendit avant que la princesse vampire ne plonge ses crocs dans sa carotide. Le hurlement de douleur de Ginny se répercuta dans tout le couloir, la souffrance était à peine supportable et elle sentait toute force l'abandonner. Le vampire l'aurait sans doute tué si le maitre de potion n'avait pas crié à la démone assoiffé de la lâcher. Même si elle venait de commettre un acte condamnable, ils étaient dans l'enceinte de Poudlard, tuer une des élèves auraient entrainait pas mal de souci, Dumbledore n'attendant que ça pour ce mêler de ce qui ne le regarder pas.

Alice émit un grognement dédaigneux avant de ressortir ses crocs de la gorge de sa proie et de la « jeter » au pied du maitre de potion.

Celui-ci s'empressa de l'amener à l'infirmerie, disparaissant de la vue des deux autres vampires avant que l'un d'eux ne décide de finir la jeune femme… ou que lui-même en prenne la décision. Cette petite peste venait quand même d'essayer de faire du mal à son filleul.

Avec un sourire satisfait la femme refit face aux deux jeunes hommes, essuyant ses lèvres encore souillées de sang du bout des doigts. Draco était livide, Harry lui avait déjà fait peur en mode vampire mais elle ! Elle lui foutait une trouille de tous les diables !

Il savait qu'Harry ne lui aurait jamais fait de mal mais son instinct lui disait que cette femme était tout à fais capable de le vider de son sang avant de l'abandonner au milieu du couloir sans le moindre remord.

Son vampire sentait sa peur et prenait bien soin de rester entre lui et la vampire, faisant barrage de son corps pour le proteger. La femme émit un claquement de langue agacé.

« Ho je t'en prit petit frère ! je ne vais pas le toucher ton précieux petit trésor.

_ Tu m'excuseras d'en douter alice, tu etais sur le point de le mordre quand je suis arrivé !

_ Mais non. Je ne suis pas du genre a voler les jouets des autres. »

Le vampire gronda furieusement.

« Ce n'est pas un jouet !

_ Je sais… je sais encore sentir un compagnon quand j'en croise un… et celui-ci sent tres bon, tu as du goût mon frère. »

La vampire ponctua d'un sourire malsain en se léchant les crocs, pas rasurante pour un sou. Un frisson traversa le blond et un grondement feroce sortit de la poitrine du brun. Un rire moqueur resona dans la gorge de la brune.

« Très bien, très bien ! Je me retire, je repasserais quand tu auras retrouvé ton calme. Ce cher directeur doit être informé de ma presence en ses mur après tout… »

Elle s'éloigna à la vitesse des vampires, disparaissant en quelque seconde, laissent le silence retomber dans les couloirs froids.

Dès qu'Harry fut certain qu'elle ne reviendrait pas, il se retourna vivement vers son serpent. Draco, pâle comme la mort, était toujours appuyé contre le mur, immobile, la respiration hachée et le cœur palpitant à un rytme effarant. Le vampire le prit doucement dans ses bras, murmurant des paroles reconfortante et l'emmenant doucement vers leur appartement.

Encore sonné, Draco se laissa guider, ne se sentant à nouveau serein qu'en pénétrant dans leur sanctuaire. Harry le guida vers le fauteuil le plus proche, le fit s'assoir avant d'aller lui chercher un verre d'alcool, le blond en aillant de toute évidence bien besoin.

Le verre entre les mains du blond, il se posa sur l'accoudoir du fauteuil, souhaitant être le plus proche possible de son calice, attendant les questions qui ne tardèrent pas à venir.

« … Ta sœur ? Je croyais que tu étais le seul enfant du seigneur vampire.

_ Non, je suis son seul fils… mais il a engendré deux autres enfants, mes « sœurs » ainées. Alice et sa deuxième fille, je suis désolé pour ce qu'elle t'a fait subir mon cœur.

_ Pourquoi ? Pourquoi a-t-elle fais ça ? Tu m'as dit que je ne risquais rien des autres vampires. »

Un soupir désolé franchi les lèvres du brun.

« Je sais mon cœur, et pour la plus part c'est vrai, d'ailleurs avec le recul… je pense qu'Alice ne t'aurait pas fait de mal, elle ne t'aurait pas mordu. Elle a fait ça parce que… elle aime jouer.

_ Jouer ?! Tu appelles ça jouer toi ?! »

Le blond était outrait et Harry grimaça. C'était un peu maladroit mais c'était encore la façon la plus honnête d'expliquer le comportement du vampire.

« Je sais, c'est dérangeant. Mais Alice est… vraiment plus vieille que moi Draco, je crois qu'elle est même plus vieille que Dumbledore. Malheureusement les vampires de son âge se détache de l'humanité, elle ne voit plus les hommes, sorciers ou moldus que comme des proies, des animaux à chasser et entre l'agression, ton appel à l'aide et ta peur, ses instincts de prédateur étaient réveiller au plus haut point. Elle a joué avec toi comme un chat viendrait jouer avec une souris. Je suis désolé je ne pense pas que tu serais confronter à une de mes sœurs si tôt. Pour tout te dire, j'ai moi-même encore du mal avec elles, elles n'ont pas vu mon arrivée d'un très bon œil.

_ Pourquoi ?

_ Et bien… Comment expliquer ça ?… Disons que jusqu'à mon arrivée elles avaient encore une chance de monter sur le trône un jour, même si ce n'était que temporairement.

- Comment ça ? »

Le blond fronça les sourcils, il ne comprenait plus très bien. Voyant son désarroi le brun soupira.

« Ok on va commencer par le début. Tu sais que la communauté vampirique est patriarcale ?

_ Heu oui.

_ Et bien c'est pour ça qu'un Seigneur vampire ne choisit qu'un seul héritier, pour éviter un conflit fratricide, mais il y a toujours un risque qu'il se fasse tuer avant d'en avoir choisi un. Donc en arrivent au pouvoir, l'une des premières choses qu'il fait, c'est de choisir une ou plusieurs « fille ».

Si jamais il venait à disparaitre avant que l'Héritier soit prêt ou même choisit ce sont ces filles qui se chargent de la régence jusqu'à ce qu'elles aient trouvé un Héritier ou qu'il soit éveillé. J'ai cru comprendre que mes « sœurs » avaient espérés que Voldemort me tue avant que je ne sois assez âgé pour prendre le pouvoir. »

Un silence pesant s'installa dans la pièce. Draco essayant d'analyser ce que le brun venait de lui apprendre et asseyant d'en saisir les conséquences pour lui, le vampire attendant de voir comment le blond réagissait.

« … Donc tes « sœurs » ne voient pas ton arrivée d'un très bon œil… Est ce que… Est ce qu'elles pourraient s'en prendre à moi ? Pour t'attendre, t'affaiblir ? »

Le brun ne répondit pas tout de suite, réfléchissant à la question, il se demander s'il devait tout dire à son amant. Il n'était même pas sur de ses réponses, il ne les connaissait pas depuis assez longtemps pour savoir à quoi s'en tenir même si il avait sa petite idée.

Du coin de l'œil il vit Draco avaler une grande gorgée d'alcool, tendu par son silence, il tentait de noyer son inquiétude du mieux qu'il pouvait. Harry se décida pour l'honnêteté, il valait mieux inquiéter Draco maintenant et qu'il se tienne sur ces gardes pour rien que de le rassurer et de le mettre en danger plus tard.

« Pour être honnête je ne peux jurer de rien. Pour Alice… sincèrement je ne pense pas qu'elle s'en prendra à toi, elle respecte les coutumes et aucun vampire de ce nom ne s'en prendrait à un compagnon. Elle risque de te provoquer, de s'amuser à tes dépends et ce pas toujours de manière gentlemen. Mais elle te protègera, après tout elle l'a déjà fait. Par contre… Camille peut être dangereuse. Le pouvoir n'intéresse pas vraiment Alice, c'est plus la perspective d'avoir un nouveau membre à supporter qui la gêne. Mais Camille,… elle a connu la grande époque élisabéthaine, et apparemment elle ne rêve que d'une chose, devenir une reine vampire façon reine d'Angleterre. Si elle atteint le pouvoir elle ne le lâchera jamais… et elle semble prête à tout pour y parvenir.

_ La Voldemort des vampires… »

La dernière phrase, que dire, le dernier soupire du blond vit sourire le brun. L'image était tout à fait approprié à n'en pas douter. Une ombre passa dans son regard, son compagnon allait être en danger et il en était la principale cause. Draco poussa un énorme soupir, avala le reste de son verre avant de plonger son regard d'orage dans celui d'Harry.

« Quoi qu'il en soit il faut que je remercie ta sœur, sans elle j'aurais passé plus qu'un mauvais quart d'heure. »

Le griffon eu un sourire attendrit, le vampire, en lui, était fier de son compagnon, fier de voir à quel point il s'adaptait au rapport de force entre les membres de son clan. L'homme était fier de le voir affronter ce monde qu'il savait terrifiant avec la tête haute. Il le protègerait, quoi qu'il en coûte ! Tant qu'il serait de ce monde, il le jurait, rien de mal n'arriverait… plus rien de mal ne lui arriverait.

A peine sa promesse intérieure prononcée les flammes de l'âtre devinrent bleu vif. Un grondement mécontent roula dans sa gorge. Draco l'interrogea du regard, les flammes bleu étant une première il n'en comprenait pas le sens.

« Dumbledore, il me convoque dans son bureau. Prononça-t-il, hargneusement. »

Et il devinait aisément la raison de cette convocation. L'agression de Draco par Ginny, celle de Ginny par sa sœur et enfin la visite impromptue de sa dite sœur. Il hésita un moment avant de se relever et de se tourner vers Draco.

« Tu veux m'accompagner ? Dumbledore voudra sans doute écouter ta version des faits… Je pense qu'après ça, il sera difficile de lui cacher que tu n'es pas que mon calice.

_ Ce qui veut dire ?

_ Que nous devrons partir, je ne veux pas lui laisser l'occasion de se servir de notre lien contre nous. »

Le blond déglutit, il avait compris. Après cette petite visite au Directeur, ils partiraient de Poudlard mais aussi du monde des sorciers. Sans un mot il se leva à son tour, saisit la main du vampire avec force. Le vampire lui sourit, et l'entraina dans les flammes.

Arrivée dans le couloir sombre, le brun se retourna vers sa gardienne. La dryade lui sourit doucement attendant la confirmation de l'ordre qu'elle s'attendait à entendre.

« Oraune, tu prépares nos affaires s'il te plaît… nous ne reviendrons plus ici. »

Avec une dernière révérence à son maitre elle disparu, le tableau n'étant désormais plus qu'une grande toile noire. Le trajet vers le bureau du Directeur se fit dans un silence pesant, les deux jeunes hommes s'apprêtant à l'affronter. La tension monta encore d'un cran quand ils pénétrèrent dans le dit bureau.

Dumbledore les attendaient derrière son bureau, son éternel sourire aux lèvres et le regard pétillant qu'il avait quand il pensait avoir un coup d'avance sur le reste du monde.

Alice était debout, immobile comme une statut, appuyée contre la bibliothèque et dévisageant le vieux sorcier avec un sourire méprisant.

Enfin Severus était là aussi, assis sur un des fauteuils face au bureau du Directeur, semblant être aussi à l'aise que si il était assis au milieu d'un volcan sur le point d'exploser.

« Harry ! s'écria Dumbledore avec un peu trop d'enthousiasme. Nous n'attendions plus que vous pour éclaircir cette malheureuse affaire. »

Les yeux du vampire virèrent au rouge, et un grondement vient rouler dans sa gorge. Il prit place dans le deuxième fauteuil, attirant le blond qui ne le quittait pas sur ses genoux, le ceinturant de ses bras dans une étreinte possessive.

« Je suis toute ouïe « professeur » »

Le vieil homme continua de sourire, pas impressionné pour un sou par le jeune vampire. Cette fois il en était sûr, il tenait à nouveau de quoi faire obéir son petit « protégé »

« Il semblerait que Miss Weasley, actuellement à l'infirmerie, ai eu une petite interaction avec votre calice et votre sœur.

_ Non professeur.

_ Non ?

_ Tout ce qu'il y a eu c'est une agression de la part de Ginny sur Draco et ma sœur a eu la gentillesse de le protéger, étant donner qu'elle m'avait volontairement éloigné de lui pour éviter que je ne le fasse moi-même.

_ Quand même Harry, sais-tu que la jeune Weasley est entre la vie et la mort en ce moment ? Cela ne te semble pas grave ? »

Un ricanement résonna dans la pièce, Alice bougea un peu, se rapprochant du fauteuil d'Harry, le surplombant.

« Il fallait lui apprendre à ne pas vouloir casser les jouets des autres à cette petite. »

Le sorcier grimaça, la présence du vampire n'allait pas l'aider à manœuvrer comme il le voulait, heureusement qu'il pouvait encore compter sur Severus.

« Professeur Rogue, cela ne vous semble pas beaucoup pour une simple petite dispute ? Mr Malfoy et Miss Weasley ont sans doute eu des mots, et la jeune Weasley n'aurait sans doute pas eu réellement recourt à la violence ne pensez-vous pas ?

_ Il semblerait pourtant que tout avait était prémédité Monsieur le Directeur. Je ne pense pas que Miss Weasley se fasse passer pour Miss Granger pour le simple plaisir de sa nouvelle coupe. »

Dumbledore toussota, étouffant un cri de rage qui menaçait de sortir de sa gorge. La tournure des évènements n'allait décidément pas du tout dans la direction qu'il souhaitait.

« Et vous Mademoiselle ? Que faite vous à Poudlard exactement ?

_ C'est Princesse Monsieur, et je suis juste venue vérifier les propos de Severus auprès de mon père. A savoir que mon jeune frère avait bien prit un calice. En somme je venais vérifier que les mesures prises pour la sécurité de VOS élevés et que VOUS avez exigé étaient bien respectées… Plutôt ironique à vrais dire.

_ Et vous avez manqué de tuer une de mes élèves.

_ Moui, il semblerait.

_ N'est-ce pas un tantinet excessif pour la protection d'un simple calice ? »

Harry gronda de fureur, le vieux fou ne venait quand même pas d'insinuer que Ginny était plus importante que Draco quand même ! Quand bien même il ne serait que son calice, il était encore un de ses élèves !

Draco lui serra le bras et il calma sa fureur, il voyait parfaitement où voulait en venir le vieux sorcier, une confirmation de ses doutes. Très bien, Harry allait la lui donner, mais il n'avait pas l'intention de le laisser se servir de Draco. Plus personne ne l'utiliserait, jamais !

« Ginny peut s'estimer heureuse de respirer encore à cette heure ! Draco est à moi, j'ai tout à fait le droit le protéger, et ce même si il n'était qu'un calice. »

Les yeux du vieil homme pétillèrent plus fort, il le tenait maintenant. Il savait bien que s'il le poussait à bout, Harry finirait par lui confirmer son idée. Il n'avait qu'à enfoncer le clou et le jeune blanc bec se rendrait compte de l'erreur qu'il venait de commettre ! Ou du moins c'est ce qu'il pensait mais là encore, la conversation lui échappa.

« Pardon Harry ?

_ Oui professeur, SI IL était un simple calice, mais se n'est pas le cas et vous l'avez très bien comprit. Draco est mon compagnon, et vous savez très bien ce que cela représente pour nous, les vampires.

_ Oui Harry je le sais, et je le comprends parfaitement.

_ Bien… Alors vous comprendrez sans mal qu'il n'est pas question pour moi et Draco de rester dans cette école une nuit de plus ! Nous partons dans l'heure, il n'est plus en sécurité ici ! »

Dumbledore hoqueta de surprise, celle-là il ne l'avait pas vu venir.

Il chercha une idée, n'importe quoi pour retenir le jeune Malfoy, et donc Harry entre les murs de l'école.

« Harry, Draco est parfaitement à l'abri ici, et il ne peut pas quitter son cursus comme ça, tu as pensez à lui ? A ses études ? »

Harry eu un sourire mauvais, un plaisir malsain gonflait en lui. Il n'allait pas le louper le vieux fou.

« Il n'est pas en sécurité ici, les évènements de ce soir en sont la preuve. Quand à son « cursus » Professeur, en tant que calice, comme en tant que compagnon cela lui est désormais totalement inutile. S'il le souhaite il pourra toujours étudier chez nous Professeur, nous avons de très bons professeurs…pas vrais Severus. Maintenant si vous avez dit ce que vous aviez à nous dire, nous allons prendre congé. »

Dumbledore fulminait mais ne pouvait rien dire, serrant les dents en contemplant celui qui devait être son arme ultime contre Voldemort prendre la porte suivi par le jeune Malfoy et les deux autres vampires. Cela ne s'était définitivement pas du tout passé comme prévu.

HP md HP md

Et voilà, chapitre terminé ! Dans le prochain épisode ? Le monde des vampires ! J'espère que cela vous plait toujours autant, n'hésiter pas sur les reviews, vos messages me font toujours plaisir, même les petites critiques qui me permettent d'avancer. Et elle me motive pour continuer. Ecrire m'avait manqué et je vais tout faire pour ne pas lâcher le clavier… sur ce à plus tard !