Petit message de l'auteure : hello tout le monde ! Je ne vous retiens pas longtemps avant votre lecture. Je voulais juste vous dire une toute petite chose mais qui a une grande importance :

MERCI oui merci à vous qui me donnez une raison d'écrire. Merci de votre soutien, par vos reviews votre suivi (oui je pense à vous les folowers). Merci d'aimer mon histoire et d'être aussi nombreux à la mettre dans vos alertes et vos favoris. Cela me fait chaud au cœur.

Merci pour toute vos messages constructifs ou/et encouragent. Merci à ceux qui me laisse un petit mot au passage autant qu'à ceux qui me laisse un message à tous mes chapitres. (Oui je pense à vous, mimi98, brigitte26, stortrooper2, himechu (et ces romans ^^) maolisama et tous les autres que j'embrasse)

Et merci à ma beta, Harmonii3 qui me corrige et m'aide quand je bloque et m'aide à ne pas me perdre dans ma propre trame

Sur ce je ne vous retiens pas plus longtemps et vous souhaite bonne lecture ^^

Hp dm Hp dm Hp dm Hp dm

Draco suivait Harry depuis quelques minutes déjà et il regrettait presque que son vampire ne soit si presser. Il avait à peine le temps de voir les pièces qui débouchaient dans le couloir qu'ils suivaient. Il n'avait même pas le temps d'admirait la beauté du mobilier de style ancien et les tapisseries somptueuses qui ornait les murs. Dans chaque pièce de grandes fenêtres laissées entrevoir de beau jardin et laissées la lumière du jour où celle, plus mystique de la lune inondait la pièce. Oui il regrettait presque… mais il sentait aussi l'empressement du vampire.

Mais il ne parvenait pas à comprendre exactement ce qu'Harry ressentait. Tout ce qu'il sentait c'était ce sentiment d'urgence qui leur faisait hâter le pas. Le vampire était-il en colère ? Ou inquiet ? Ou affamé peut être. A cette pensée un délicieux frisson lui monta le long du dos et un grondement sourd vint à ses oreilles. Il eut un sourire amusé, si le vampire n'avait pas eu envie de le mordre jusque-là c'était maintenant chose faite !

Ils arrivèrent bientôt devant de haute porte en bois, une aile à part entière de la demeure étant cacher derrière. Le bois était massif mais Draco le trouva étrange. Par endroit la teinte claire de celui-ci était veinée de rainure violette, un violet bien particulier qu'il reconnut comme était la teinte de la servante du vampire, Oraune. A leur approche les lourdes portes s'ouvrirent sans un bruit dévoilant à Draco un salon sublime. De grand fauteuil en cuir se trouver sur la droite, non loin d'une lourde bibliothèque qui montait jusqu'au haut plafond. A côté de chaque fauteuil une petite table finement ouvragée au-dessus duquel flotter paresseusement de petite flamme semblable à des feux follets et contre le mur un petit bar où reposait tout un tas de flacon stylisée contenant des liquides plus ou moins ambrés. Sur la gauche une longue table massive longue de plusieurs mètres trônait, entourée de chaises élégantes et recouvertes d'un chemin de table de soie blanche. Draco en resta bouche bée alors que les portes se refermaient derrière eux et Harry se détendit.

Son précieux calice était enfin en sécurité, ici personne ne lui ferais de mal, Oraune y veillerait. Même si il douter que quelqu'un serait assez bête pour essayer de s'en prendre à Draco dans le mur de la demeure royale… ou même en dehors d'ailleurs. Mais le vampire en lui ne voulait prendre aucun risque. Il observa un instant son amant et sourit devant son air admiratif. Les yeux au plafond Draco admirait les voluptés de flamme violette et bleu qui recouvrait l'ensemble des appartements privés du Prince.

« C'est magnifique… mais qu'est ce que c'est ? »

Harry sourit encore un peu plus dévoilant ses crocs. Draco aimait et il en était heureux, après tout-il aller vivre ici désormais. Sous le regard interrogatif du blond le prédateur se rapprocha de lui et le prit dans ses bras, le plaquant contre son corps et Draco ne plus lui cacher un soupir.

« Si tu parles du lieu, ce sont nos appartements privé, si tu parles de la magie au plafond, c'est Oraune.

_Oraune ? Mais elle est…

_ Partout oui. Ici tu peux faire appelles à elle autant que tu veux. Et elle te protègera aussi efficacement que moi. »

Un sourire amuser joua sur les lèvres du Serpentard alors qu'Harry lui caresser doucement les hanches alors que son désir plus qu'éveillé pousser contre ses fesses. Il sentait le souffle du vampire sur sa nuque et il était assez évident que celui-ci n'avait pas vraiment envie de lui faire une visite guidé des lieux. Mine de rien il se cambra doucement, s'encrant un peu plus contre le corps du vampire et récoltant un grognement de désir en réponse. Il cacha son sourire avant de reprendre innocemment.

« Je ne suis pas sûr qu'elle puisse me protéger de tout.

_ Comment ça ?

_ Et bien… actuellement je me sens particulièrement menacé par un puissant et beau Prince vampire et je ne suis pas sûr de pouvoir lui résister. »

Harry grogna d'excitation et résista à grande peine de prendre Draco là, tout de suite debout au milieu de la salle. Il ne se rendait pas compte qu'il était sur le point de craquer ou quoi ? Ou alors… ou alors ce petit serpent le savait parfaitement et voulais qu'il craque. Un sourire prédateur s'installa sur son visage et il sentit Draco frissonner.

« Pauvre trésor… mais tu veux lui résister mon cœur ?

_ Je ne sais pas… j'avoue que j'ai bien envie de le laisser faire. Tu crois que je devrais ? »

A ces mots il fit onduler son bassin contre la virilité du brun qui haleta de surprise. Ok, le blond voulait passer à la casserole, ça tombait bien lui se sentait d'humeur à cuisiner. Avec un grondement il attira le blond à lui et l'entraina vers une porte près de la bibliothèque, celle de sa, non de leur chambre. Draco eu un petit rire en le sentent si empressé. Quand il franchit le seuil de la chambre son souffle se coupa. C'était juste magnifique. Le mobilier était simple mais élégant, le bois était sombre alors que les murs étaient dans des teintes crèmes. Le sol était en parquet de couleur miel et au milieu un grand lit en métal forgé semblait les attendre. Une immense fenêtre apportait la lumière malgré d'épais rideau de velours qui la couvrait. Une langue mutine dans son cou le fit sortir de sa contemplation et il rejeta la tête sur l'épaule du vampire avec un soupir de plaisir. L'héritier le poussa vers le lit, le fit tomber dessus en un joli demi-tour avant de le surplomber le toute sa hauteur, une main de chaque côté de son visage. Il resta quelques secondes à l'admirer, son bel ange blond, il était sublime avec les yeux brillant, les joues rosies et surtout un doux sourire sincère. Jamais il n'avait vu le blond avec un air aussi heureux sur le visage.

Draco ne pouvait s'empêcher de sourire sous le regard carmin qui l'inspecter sous toute les coutures. Il était beau son vampire et il se sentait si bien avec lui. Draco se dit que si ce n'était pas ça le bonheur et bien il ne l'atteindrait jamais. Jamais il n'aurait cru un jour pouvoir être aussi bien. Son sourire se crispa cependant quand il vit les yeux de son amant repasser lentement au vert et un doute naquit en lui. Les vampires n'étaient pas censés avoir les yeux rouges quand il avait faim ou qu'il était excité ? L'héritier ne le désirait déjà plus ?

Harry fronça les sourcils en sentant le désarroi de son amant et en voyant son air heureux se faner.

« Draco ? Qu'est ce qu'il y a ?

_ Tes yeux… Pourquoi tes yeux redeviennent verts ? Tu … tu ne veux plus… »

Il ne parvint pas à finir sa phrase, ne sachant pas vraiment comment formuler cette peur qui commençait doucement à lui ronger le ventre. La surprise prit le brun avant de faire place à l'amusement. Il s'efforça cependant de le cacher, il ne voulait pas que le blond pense qu'il se moquait de lui. Doucement il bascula son poids sur son bras gauche afin de pouvoir bouger le droit sans risquer de tomber sur le blond. Il caressa doucement la joue du blond avant d'aller attraper sa main et de l'amener, avec douceur mais fermeté jusqu'à son érection qui pulsait douloureusement dans son pantalon. Il plongea son regard dans celui de Draco avant de reprendre la parole.

« Est ce que je semble ne plus te désirer mon cœur ? Est-ce que j'ai l'air de ne pas vouloir de toi ?

_ Mais… tes yeux ?

_ Mes yeux sont verts parce que ce n'est pas le vampire qui te désire le plus à cet instant amour, c'est l'homme. JE te désire. Je t'aime Draco, et je veux juste te le montrer. »

Harry se pencha alors vers le visage surprit et choqué de son dragon pour lui ravir les lèvres. Draco gémit et répondit avec empressement. Sa main libre vint agripper les cheveux du vampire, l'autre était toujours pressée contre le désir de son amant. Désir qu'il s'empressa d'ailleurs de caresser à travers les tissus. Sa propre érection commencée à ce faire douloureuse, ils étaient bien trop habillés. Sans lâcher les lèvres de son amant il libera sa main de la poigne de celui-ci et entreprit de déboutonner la chemise du vampire avec empressement. Le brun grogna d'amusement mais le laissa faire, l'aidant même à la lui retirait complétement. Les mains de Draco se mirent à danser sur sa peau, traçant des arabesques exquises sur son ventre, ses épaules et son dos. Il frissonna de plaisir, lâchant les lèvres de Draco que pour gémir son nom. Il replongea son regard dans celui du blond avec un sourire quand il sentit une des mains de celui-ci déboutonner son pantalon. Draco se mordit la lèvre en rougissant et Harry se sentit fondre. Le garçon allait le rendre dingue. Il se releva légèrement et entreprit de dévêtir à son tour le Serpentard, dévorant de baisés la moindre parcelle de peau qu'il rencontrait. Il embrassa la gorge puis descendit lentement. Taquinant un téton de sa langue, caressant les flancs du bout des doigts, léchant les ados fermes. Draco n'était plus que gémissement, il agrippait les draps et les cheveux d'Harry avec force. Il ne put empêcher un hoquet de plaisir quand la bouche d'Harry arriva sur son sexe, le léchant sur toute sa longueur avant de le prendre entre ses lèvres avec une lenteur exaspérante. Le va et vient était lent mais le vampire le sucer fort, le prenant jusqu'à la garde à chaque allée et venue, le rendant à moitié fou de désir. L'une de ses mains caressait tendrement ses bourses alors que l'autre le préparait avec patience. Il se cambra quand Harry trouva sa prostate, gémissant son prénom en une prière pour plus. Il se sentit proche de la délivrance mais Harry arrêta sa douce torture et il gémit de frustration. Les yeux fermés il tentait de reprendre son souffle quand il sentit le brun revenir au-dessus de lui.

« Draco ouvre les yeux, regarde-moi. »

Et Draco obéit, plongea son regard dans les émeraudes et une bulle de bonheur gonfla dans son cœur en y voyant l'amour que le brun lui portait. Et puis il sentit Harry le pénétrer lentement sans le quitter des yeux et il entrouvrit les lèvres dans un gémissement, lutant pour continuer à regarder le brun. Harry se mordit la lèvre en gémissant, ses yeux se voilant de plaisir alors qui complétait le blond jusqu'à la garde. Ils restèrent un moment immobiles, jusqu'à ce que Draco relâche sa respiration qu'il n'avait pas eu conscience d'avoir retenu. Et Harry commença à bouger en lui alors que lui-même se mettait à lancer son bassin vers le haut. Ces yeux ne quittant ceux d'Harry que quand celui-ci se penchait pour l'embrasser. Le brun imposa un rythme lent, il ne couchait pas avec lui, il ne le baisait pas, il lui faisait l'amour. Des larmes de plaisir et de joie coulaient sur les joues du blond. Et il suppliait Harry de ne pas s'arrêter. Supplique auquel le brun se faisait un devoir de répondre, se mordant férocement la lèvre quand le plaisir devenait trop grand. Et puis il referma sa main sur le sexe jusque la délaissée de Draco, lui imposant le même rythme que ses allée et venue et il eut raison de la résistance du Serpentard. Avec un cri Draco se libera entre eux, son intimité se resserra sur Harry qui le suivit avec un gemisement rauque et il se laissa retomber contre le blond, se degagant doucement avant de le prendre dans ses bras, le serrant fermement contre lui et lui embrassant la tempe alors qu'ils reprenaient tous deux leur respiration. Avec un soupir Harry les installa sous les draps, bougeant le moins possible ne voulant pas briser leur bulle de sérénité. Il prit appuis sur un coude et effaça doucement les dernières traces humides sur les joues de Draco qui lui souriait paresseusement. Il sentit ses yeux redevenir à nouveau rouge et Draco poussa un soupir amusé. Avec un sourire en coin Harry leva un sourcil interrogateur. Une demande de permission silencieuse à laquelle Draco répondit tout aussi silencieusement en offrant doucement sa carotide au vampire. Le prédateur s'approcha doucement, embrassa doucement la gorge offerte avant de plonger ses crocs dans la chair tendre. Draco soupira d'aise et se blottit un peu plus contre Harry. Quand le vampire retira ses crocs son amant s'était endormi. Avec un sourire il remonta correctement le drap sur eux et il resta là un long moment à admirer le sommeil de son trésor.

Draco se réveilla seul le lendemain. La lumière filtrait doucement au travers les rideaux et il s'étira avec bonheur. Il était bien, reposé et détendu. La seule chose qui lui manquait pour être parfaitement comblé était un certain vampire. Avec un soupir il s'extirpa du lit aussi nu que le jour de sa naissance. Il se passa la main dans les cheveux en faisant le tour de la pièce à la recherche des vêtements de la veille. Mais de vêtements il n'en trouva point et il dut se résoudre à explorer le contenu de la grande armoire présente dans la pièce. Avec un sourire il constata que tous les vêtements qu'il avait à Poudlard était là, soigneusement plier et ranger à côté de ceux d'Harry.

« Maitre ? »

Il sursauta légèrement et fit face à la voix. Oraune se tenait à ses côtés, il ne l'avait pas senti arriver, sans doute parce que la dryade était partout ici. Immobile, nullement perturber par la nudité du jeune homme face à lui la servante se tenait immobile le dévisagent calmement attendant que la parole lui fût accorder.

« Oui Oraune ?

_ Le prince m'a demandé de vous préparer un bain ainsi que votre petit déjeuné. Puis je vous guider à la salle de bain ? Ou souhaitez-vous vous restaurer avant maitre ? »

Draco la regarda un instant surprit avant de sourire un peu. Etre servi par une dryade était tout de même plus agréable que par un elfe de maison. Il hésita un moment avant de faire son choix. Son estomac lui faisait ressentir son mécontentement d'avoir était négliger depuis la veille mais son corps porter encore le stigmate de leur activité crapuleuse et il était hors de question de s'habiller sans passer par la case toilette.

« La salle de bain s'il te plaît Oraune. »

Avec déférence la créature s'inclina avant de se transformer en volupté nuageuse traçant une piste jusqu'à une porte dérobe qui s'entrebâilla. Draco découvrit la pièce d'eau avec plaisir. La salle était grande, une immense baignoire, ou plutôt une petite piscine qui n'avait rien à envier à celle de la salle de bain des préfets de Poudlard trôner au milieu de la pièce. Une douche à l'italienne était installée contre le mur du fond. Le sol et le mur était en carrelage bleus et blanc. Aucune fenêtre n'éclairait la pièce, seule des feux follets de la taille d'un ballon apportaient une lumière douce au lieu. La baignoire débordait presque de mousse et Oraune attendait à côté de celle-ci. Draco se glissa dans l'eau avec délice, appréciant la chaleur de l'eau sur sa peau.

« Désirez-vous autre chose Maitre ?

- Pas pour le moment, juste dis-moi, où est Harry ?

_ Le prince est avec Severus actuellement, le roi a trouvé qu'il avait trop de retard dans ses connaissances. »

Draco lâcha un « ho » déçu mais ne dis rien. Il avait tendance à oublier qu'Harry n'était pas qu'un vampire. Il lui paraissait évident maintenant qu'il était normal que le brun à d'autre chose à faire de plus important que s'occuper de lui.

« Il a laissé un message pour moi ?

_ Oui… il vous demande de ne pas sortir de vos appartements seuls. »

Draco grimaça à la perspective de rester seul enfermé ici mais il n'avait visiblement pas le choix. Il se laissa aller dans l'eau chaude avec un soupir laissant la dryade redevenir immatériel et rejoindre le plafond sous une forme éthéré. Il se prélassa un moment dans le bain, profitant du réconfort que les parfums lui apportaient et n'ayant pas vraiment autre chose à faire pour le moment. Au bout d'une heure, peut-être même deux il se décida enfin à en sortir et d'aller s'habiller. Face à l'armoire il hésita un moment avant de choisir une chemise blanche et un pantalon noir : classique mais efficace. Une fois vêtu il fronça les sourcils, il lui manquer encore quelque chose. Il leva les yeux au plafond, hésita un peu puis fini par appeler la dryade. Celle-ci apparut moins de trois seconde plus tard.

« Oui Maitre ?

_ Dis-moi sais-tu où est ma baguette Oraune ? »

La dryade sourit légèrement, bien que son sourire ne révèle pas vraiment d'émotion, et la lui tendit sans que Draco n'ait la moindre idée de l'endroit d'où elle la sortait.

« Le prince m'a demandé de vous la gardez jusqu'à votre réveil. »

Draco la lui prit avec un remercîment discret. Il ne savait pas trop comme s'adresser à la créature. Devait-il la traiter avec respect ? Ou comme un elfe de maison ? D'ailleurs en y repensant Draco ne savais pas grand-chose d'elle, mis à part ce qu'Harry lui en avait dit, à savoir qu'elle n'exister que pour le servir. Avec curiosité il l'observa du coin de l'œil alors qu'ils se dirigeaient vers le salon. La dryade était impassible, suivant le jeune homme comme une ombre sans pour autant être inquiétante ou même agaçante. Au fait en y repensant la dryade avait tendance à se faire oublier sans que cela ne pose vraiment de problème. Elle était toujours là, elle l'avait vu nu, bon sang elle l'avait même vu s'envoyer en l'air, plusieurs fois, avec Harry et pourtant, ce n'était pas gênant. C'était étrange de se dire qu'il trouvait ça naturel.

Ses réflexions disparurent cependant quand il franchi la porte et que ses yeux tombèrent sur la table massive. Les yeux écarquillée Draco contempla le festin. Pas un seul espace de la table n'était visible tellement il y avait de victuailles dessus. Son ventre gronda sourdement devant la montagne de viennoiserie encore chaude, des œufs frais et des coupes de fruit multicolore.

« Oraune… on attend un régiment ou quoi ?

_ … Le prince voulait que vous ayez le plaisir de manger tous ce qui vous ferez envie et autant que vous le désirerez, je n'ai fait que répondre à cette volonté… Est-ce trop ? »

Draco la regarda avec la bouche entrouverte et le regard effaré. Elle était sérieuse en posant la question là ? Même en n'ayant pas mangé depuis deux semaines Draco n'aurait pu en avaler un dixième. La dryade le regardait toujours calmement, ne voyant visiblement pas où était le souci.

« Oui Oraune, c'est beaucoup trop… mais je te remercie juste, essaye d'en faire un peu moins la prochaine fois s'il te plaît. »

La dryade s'inclina avec un sourire, acceptant les nouvelles directives de Draco qui s'installa à table et piocha dans les diverses douceur qui lui était proposé. Il sourit en se disant qu'Oraune était comme son Maitre, elle ne faisait pas les choses à moitié. Un silence calme s'installa alors que la dryade attendait la fin du repas de Draco, se tenant juste en périphérie de son champ de vision. Immobile elle regardait droit devant elle, semblable à une statue, ou à un automate. La curiosité grandit de plus en plus chez Draco, il voulait en savoir plus sur son étrange servante et lui poser les questions lui semblait la meilleur façon d'avoir des réponses.

« Dis-moi Oraune il y va-t-il d'autre dryades comme toi ici ? »

Oraune tourna doucement la tête vers lui et lui sourit doucement.

« Il y a trois autres dryades dans le château, mais aucune n'est comme moi. »

Son sourire devint un peu espiègle et Draco lui répondit sans trop savoir pourquoi.

« Explique-moi Oraune. Qu'est ce que tu es exactement ? Je n'ai jamais rencontré ou entendu parler de créature telle que toi. »

La dryade s'approcha de lui presque au point de le toucher et Draco se demanda un instant s'il l'avait fâché. Mais la créature éthérée se contenta de le dévisager avec un sourire et en levant la main pour lui caresser la joue. C'était juste un effleurement mais Draco frissonna. Il aurait du être dérangé par cette proximité et la tendresse qu'il pouvait voir dans ses yeux.

« Je suis la servante du Prince, je suis née de son âme et de sa volonté. Je suis sa protectrice, sa conscience et l'instrument de sa volonté. Je ressens ce qu'il ressent, je protège ce qu'il aime, je choie (du verbe choyer) ce qu'il adore. Je suis la gardienne de ses secrets et la protectrice de ses trésors. Je suis une extension de lui tout en étant moi-même. Lui obéir et le servir jusqu'à sa mort est ma seule raison d'être. Voilà jeune Maitre ce que les dryades sont.

_... Si tu es la servante d'Harry, alors pourquoi m'appelles-tu Maitre ? »

Le rire léger de la dryade courra dans l'air, entourant Draco comme un ruban de soie. Elle se pencha vers lui et posa ses lèvres sur le front de Draco qui se figea de stupeur. Il était surprit à la fois par le geste mais aussi par le plaisir du geste. Cela n'avait rien de sexuel, c'était plus comme le baisé d'une mère ou d'une sœur. La dryade se releva à peine quelques secondes après s'être baisser et cela sembla avoir duré des heures pour Draco.

«Je vous appelle ainsi car vous l'êtes, tout comme vous être le Maitre du cœur du Prince. »

Draco déglutit avec peine. Il se détourna de la dryade gêné d'entendre de tels mots. Et soudain la réalité de sa position lui sauta aux yeux. Bien sûr il avait entendu quand le vampire lui avait déclaré qu'il ferait tous pour lui mais ce fait devint bien plus réel par l'intermédiaire d'Oraune. Un rire désabusé franchit ses lèvres quand il réalisa qu'il pouvait obtenir, avec un peu de persuasion et de subtilité, tout ce qu'il voulait du brun et à travers lui, dans quelque année, peut-être moins, ce qu'il voulait des vampires. Son sourire se fit sombre. Oui, il était exactement là où l'avait voulu son père…