Ce matin là, comme tous les jours pendant mes rares vacances, je sortis de l'ancienne chambre de papa, les vêtements déjà imbibés de sueur à cause de la chaleur mêlée à l'échauffement du matin et mon balai à la main. Aujourd'hui encore, j'allai m'entraîner à viser non loin de la grande mare.
Là bas, j'avais réussi à trouver quelques arbres qui avaient poussé étrangement ; l'un deux avait ses branches entrelacées en une sorte de cercle et les autres formaient comme des bras qui barraient le chemin... C'était parfais ! Surtout lorsque le vent commençait à souffler dans les branches et faisait donc s'agiter celles en formes de bras de façon random.
Alors, tous les jours depuis que j'avais découvert ça, je passais mes journées à essayer de marquer des 'buts'. À m'entraîner à viser, attendre le bon moment, mettre la bonne force, voir comment la vitesse de mon balai pouvais changer la force de mon lancé, sa trajectoire ou même comment la balle se comportait lorsque je lui donnais une petite rotation en la lançant...
Pour tout avouer, ce n'était pas vraiment concluent ; trop haut, trop fort ou bien trop à côté... je ne comptais même plus le nombre de fois où j'avais dû descendre de balai et me contorsionner entre les branches, ronces et autres pour récupérer mon ballon... quand il ne finissait pas dans la mare elle-même... Au moins ça avait le mérite de me rafraîchir... Mais ça n'en jouait pas moins sur mes nerfs.
- « Alors ? » demanda grand-mère lorsque, presque sèche, je passai le pas de la porte.
- « Génial. » répondis-je d'un ton monocorde en traînant des pieds jusqu'à ma chaise.
- « Ça n'en a pas vraiment l'air... » dit grand-père en tournant la tête vers moi, l'air inquiet ; ma langue claqua contre mon palais.
- « J'ai juste encore besoin d'entraînement. » répondis-je en me levant un peu, mon assiette en main et la fourchette du plat de viande dans l'autre. Je pris un gros morceau de steak avant de passer aux brocolis puis me rassis en mâchonnant mon repas... certainement avec l'air le plus renfrogné de la terre car mamie et papy ne me lâchèrent pas des yeux du repas.
Mais je ne leur en tins pas rigueur et, à mon habitude, demandai la permission de sortir de table lorsque mes yeux se posèrent sur les aiguilles de l'horloge. Je l'obtins et, le plus vite possible, je partis d'un pas déterminé vers la porte, agrippai mon balai avant de l'enfourcher et partir en trombe dans les cieux ; la raison pour ce départ ?
L'arrivée de Potter.
Donc, jusqu'au soir, je restai sur mon balai, m'entraînai, m'arrachai les cheveux, criai, hurlai de frustration et surtout pestai contre ces satanées branches !
ça faisait pas loin de cinq heures que j'étais retourné à l'entraînement et depuis, je n'avais réussi à rentrer qu'une dizaine de buts !
- « Manquerait plus qu'il pleuve... » grognai-je en essorant mes chaussettes au bord de la mare. Soudain, un chant beau mais triste s'éleva dans les airs.
C'est alors que le tonnerre retentit et, en quelques secondes seulement, un véritable torrent s'abattit sur ma tête.
- « RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH ! » rugis-je en frappant des poings contre la berge avant de voir la balle rouler dans la mare. « Non non non non noooonn ! » criai-je avant qu'elle ne retombe dans l'eau.
Vlam
- « J'suis rentrée... » grommelai-je en enlevant mes chaussures complètement trempes.
- « Ah enfin ! Je commençais à me faire du soucis ! » s'exclama grand-mère. Comme d'habitude, elle avait ses mains plantées sur ses hanches ; je la regardai un instant avant de lever silencieusement ma main droite puis me diriger d'un pas traînant vers l'escalier. « Franchement, tu aurais pu surveiller le ciel ! » continua-t-elle pendant que je montais les marches. « Un orage n'est pas à prendre à la légère. « Et reviens ici. » ordonna-t-elle ; je soupirai et, résignée, je me retournai lentement et descendis la rejoindre. « Tu te rends compte de la peur que tu m'as faite ?! Imagine seulement ce qui aurait pu se passer ! Tu aurais pu te tuer ! Prise dans l'orage ! »
- « Tiens, j'ai comme une impression de déjà vu~ » chantonna la voix de papa derrière moi ; je sursautai et tournai la tête vers lui. Je lui souris.
- « Ah tu est là, toi ?! » s'exclama mamie d'un air féroce en se tournant vers papa ; elle pointa un doigt menaçant vers lui. « Tu ferais mieux de lui inculquer un certain sens du danger ! On a pas mis fin à cette maudite guerre pour que nos enfants se tuent d'eux-même. » vociféra-t-elle, les dents serrés.
- « Ma petite maman.. » commença papa d'un air décontracté et le sourire au lèvres.
- « Il n'y a pas de ''ma petite maman'' qui tiennent. Je ne veux plus qu'elle sorte sur un balai quand il y a un orage dans le coin ! » ordonna-t-elle en pointant sur nous un doigt accusateur. « C'est compris ? » demanda-t-elle ; ça sonnait quand même comme un ordre...
- « Oui... » dis-je en baissant la tête.
- « Ok... Anny, va te laver ; on va pas tarder à manger... » dit papa en faisant un signe de tête. Sans rien dire, je vis sa main se serrer sur quelque chose dans sa poche. C'était sa baguette... sans doute...
Dans la salle de bain, je fermai la porte à clef et enlevai mes habits trempés ; deux ans auparavant, ils me les auraient sécher d'un coup de baguette... J'aurais encore pu sentir cette chaleur magique faire s'évaporer l'eau du tissu...
'Ça me manque...' murmurai-je en entrant dans l'eau de la baignoire.
Après mon bain, je sortis et, une fois en pyjama, je descendis mettre la table. Je mangeai rapidement et une fois finis, j'allai au lit... mais d'abord, je me mis à chercher de la cire.
Mon balai n'avait pas été ciré depuis trois semaines et c'était justement maintenant que j'avais intérêt à le faire. Donc, mon balai en main, je sortis ma mallette, l'ouvris, déballai mes outils puis la cire. Après avoir déposé mon balai sur un vieux drap en coton, je pris un chiffon, le pot de cire et, lorsque je l'ouvris...
- « Merde ! » m'exclamai-je en laissant le pot vide pour voir si j'en trouvais un autre dans mes affaires ; il n'y avait rien. Dépitée, je me laissai retomber, assise sur mes talons, les bras ballants... Qu'est-ce que j'allais faire ?
'Et avec une autre cire ?' me demandai-je en ramassant mon balai. Dans le silence, je me dirigeai vers la porte à pas de souris et descendis l'escalier avant de mettre mes chaussures. Il pleuvait encore des trombes dehors... mais je savais qu'il y avait de la cire dans la vieille grange. Alors, avec mon balai bien serré contre moi, je me mis à courir vers le vieux bâtiment en bois et défonçai presque la porte avec mon dos avant de la refermer immédiatement après.
- « Bon... maintenant faut juste... trouver... » commençai-je avant de me retourner et me rendre compte que ici, il faisait on ne peut plus noir.
Le son des gouttes qui martelaient le toit, celui du bois qui travaillait, bougeait et aussi, à certain moments, celui de petits murmures commençaient à prendre le dessus sur moi... Je savais parfaitement ce qu'il m'aurait fallut. Mais je n'en avais pas.. ou plutôt... je n'en avais pas la maîtrise. J'aurais eu beau utiliser n'importe quelle baguette du monde... Jamais elle ne m'aurait répondu... Elle m'aurait juste ignorée... elle m'aurait peut-être même rejetée...
Je serrai un peu plus mon balai contre moi et me laissai lourdement aller en arrière. Mon dos claqua contre la vieille porte en bois humide, la clenche en métal gelé s'enfonça dans mon dos... mais je n'arrivais plus à avancer. Seulement à me rouler sur moi-même comme un cloporte.
Moi, la fille qui faisait fuir presque la totalité de mes assaillants Moldus, j'étais là. Assise par terre. Le dos voûté, le cul dans la boue et mon balai... la seule chose... magique qui ne me mette pas de côté... Tous les deux, nous étions dans le noir. Seuls dans un endroit que nous connaissions, dans un endroit qui nous avait créé, dans lequel nous avions été élevés... mais qui, à présent, était devenu terrifiant, froid et possiblement hostile.
Et s'il y avait un Gnome ici ? Et si je ne le voyais venir ? Et s'il me mordait ? Et s'il me faisait chuter ? Et si je finissais assommée ? Ou même si je me brisais le crâne ...?
'Et pourtant, tu l'avais fait plusieurs fois...' commença une petite voix dans ma tête. 'Dans les airs... tu as déjà fait bien plus dangereux... tu as déjà été plus inconsciente...' continua-t-elle...
Je fermai les yeux, pris une grande inspiration et me relevai avant de virer la boue de mon pyjama et fis un premier pas dans le noir, mon balai dans ma main gauche. De temps à autres, des éclairs venaient éclairer la pièce. Ce n'était que pendant quelques secondes, parfois rien qu'une... mais je faisais de mon mieux... de mon mieux pour me souvenir de tout ce qui était sur mon chemin.
Je me pris les pieds, je trébuchai, m'arrêtai parfois en entendant des bruits suspects autour de moi... mais au final, je continuai et, plus je marchais, moins je ressentais cette peur. Je cherchais à tâtons quand les éclairs ne pouvaient pas illuminer les endroits qui m'intéressaient, passais souvent mes mains sur des objets coupants, rouillés, sans doute... mais, après pas loin d'une ou deux heures, je finis par trouver une boîte. Cylindrique, lisse dans laquelle, sans faute, il devait y avoir de la cire...
Rapidement, je la pris et, sans trop y penser, je fis demi-tour, toujours guidée par les éclairs qui traçaient les contours de la porte de sortie...
En seulement quelques dizaines de secondes, j'atteignis la clenche, ouvris la porte et sortis sous la pluie battante avant de rejoindre le Terrier et, finalement, la chambre. Là, je remis mon balai sur son linge et passai le cirage sur tout le manche avant de contrôler les crins blancs et gris. Une bonne heure après, je remis tout à sa place, laissai sécher mon balai et allai me coucher ; demain serait une longue journée.
En effet, ce jour là, j'aidai papa au magasin. Bien sûr, je ne pouvais pas vraiment faire grand chose à part conseiller les gens sur des jeux, des friandises... Friandises que je ne pouvais d'ailleurs pas manger... enfin, pas toutes... mais celles qui avaient des effets spéciaux ; les Caramels canaris, nougats Néansang... non, en fait... tous avaient des effets indésirables plutôt étranges sur moi.
Par exemple, les pastilles de Gerbe... l'antidote n'y faisait rien ! Donc, j'avais passé pas loin de dix jours. Dix. Jours. Dans un lit à Sainte Mangouste à manger et boire par intraveineuse tout en vomissant à heures régulières.
Encore des signes de ma 'constitution'... J'avais beau être grande et avoir plus d'abdos que la plupart des garçons de ma classe, voire au dessus... je serais toujours une... Moldu aux yeux du monde magique. En y repensant, j'aurais dû le savoir... Nous aurions dû le savoir... Maman aurait dû le savoir. Elle- elle savait que les Moldus pouvaient réagir différemment à certaines substances magiques mais alors, dans ce cas... pourquoi était-elle restée jusque là ?
…
'Pour papa...' m'étais-je dit d'un ton morose en déposant une nouvelle caisse de marchandises. Mais d'un autre côté, j'avais envie de penser que... qu'elle m'appréciait malgré tout... Qu'elle savait mais était bien avec nous malgré tout... mais encore... pourquoi n'était-elle pas revenue ? Était-elle là où papy avait dit qu'elle pouvait être ? Mais, encore une fois, je n'avais pas envie de me dire que... que je ne la reverrais... jamais... Mais...
- « Anny ? » appela soudainement papa. Surprise, je tournai la tête vers lui, les yeux ronds avant de me calmer. « Tu veux bien aller fermer dehors ? » demanda-t-il avec un grand sourire au visage ; j'acquiesçai.
Sans un mot, je me dirigeai vers la pièce principale et, avant de refermer le rideau derrière moi, je jetai un dernier coup d'œil ; il était en train de déplacer toutes les caisses d'un coup de baguette magique... Je regardai le sol un moment avant de soupirer puis d'abaisser le rideau et me diriger vers le comptoir où les clefs étaient suspendues à des crocs de Nundu.
Seule dans la pièce à présent, je traînais des pieds jusqu'à la porte de l'appartement, l'ouvris et, en attendant que papa arrive, je me mis à sortir tout ce dont on aurait besoin pour le repas. Un reste de ragoût que mamie nous avait donné dans un tupperware ; papy avait longuement insisté pour qu'elle en utilise quelques uns... En fait, il avait presque tout mis dans ses boîtes en plastique ; nourriture, potions, outils... tout y était passé.
Je ne le comprenais pas. Comment une personne vivant dans un monde aussi fantastique pouvait s'extasier devant quelque chose d'aussi trivial qu'un toasteur ou un tupperware ?! Peut-être aimait-il le fait que, tout dans les objets humains pouvait être expliqué entièrement... mais le problème c'est que, quand on explique tout... il n'y a plus de magie ! C'est comme apprendre un tour de magie Moldu. C'est de la poudre aux yeux... mais qui semble tellement merveilleux à ceux qui n'y connaissent rien...
Ou peut-être faisais-je fausse route ? Peut-être que ce monde avait un certain charme...
Ouais, en fait, non. Quand on est retourné en cours, vers la fin octobre, tout était froid, gris, morne... Ouais, le charme n'était vraiment pas là. Toujours le même uniforme, pas d'écharpe de couleur, pas d'élèves touchant le ciel de leurs doigts, pas de banquets somptueux, pas de cours passionnants... Tout le monde ici avait les pieds à terre, la tête affaissée dans ses mains, l'estomac dans les talons et le moral bas... Seule chose ici qui pouvait décoller, était l'imagination... et encore, si les autres voulaient bien nous laisser tranquille assez longtemps pour ça...
- « Et vos vacances, ça allait ? » demanda soudainement la voix de Russel ; j'acquiesçai mollement.
- « Meh, moi j'attends Noël. Au moins là je pourrais aller à la gym. » répondit Quentin en faisant défiler les images sur son portable. Si papy savait que ça existait, je crois qu'il deviendrait accro !
- « T'en as pas marre de sonder la merde des autres ? » demandai-je d'un air absent en voyant de plus en plus de photos d'ados bourrés, de fins de soirées qui s'étaient mal terminées etc...
- « Mh ? » dit-il en faisant encore défiler les posts. « Rire un bon coup, ça remonte le moral, tu sais ...? » répondit-il en se laissant aller contre le dossier du banc. « Non mais sérieux. Mates-moi ces abrutis ! » rit-il en pressant presque l'écran sur mes yeux. Sur l'écran, il y avait de tout, des mecs qui se faisaient mettre des algues répugnantes dans leur caleçon, des filles qui se faisaient asperger d'eau en pleine rue...
Je fermai les yeux et utilisai ma main gauche pour sortir ses images de devant mon nez.
- « J'ai assez d'idiots sous les yeux dans ma propre vie, merci. » dis-je après avoir rouvert les yeux ; Quentin haussa les épaules avant de retourner dans sa 'liste' d'amis.
- « Fais comme tu veux. » dit-il avant d'écarquiller les yeux et rire à gorge déployé.
- « Tu sais... » commença Russel en s'assaillant un peu plus près de moi. « C'est aussi pratique pour parler avec ceux qui ont les mêmes passions... » expliqua-t-elle avec un grand sourire en me montrant des photos d'épaves, avant et après restauration ; elle souriait comme une gamine.
- « Et celle de ton frère ? Ça a avancé ? » demandai-je en me penchant en avant, mes coudes appuyés sur mes genoux.
- « I-Il a dû la vendre... » murmura-t-elle alors que son visage s'assombrissait ; je la regardai avec des yeux ronds. La vendre ?
- « La type-E ? » demandai-je médusée ; elle acquiesça.
- « Ça faisait un moment qu'il voulait quitter la maison... et il avait besoin d'argent... » expliqua-t-elle. « Alors il l'a vendu. » ajouta-t-elle avec un sourire qui cachait bien mal ce qu'elle pensait vraiment. Cette voiture, elle m'en avait montré tellement de photos... tellement d'ailleurs, que j'avais même fini par en retenir le nom !
- « Il l'a bien vendu au moins ? » demanda Quentin d'un air détaché ; Sarah tourna immédiatement la tête vers lui avant de la baisser, les poings serrés sur sa jupe.
- « Pas assez à mon goût... » murmura-t-elle. De suite, je donnai un coup de coude à Quentin.
- « He- » commença-t-il avant que, d'un geste rapide de la tête, je ne lui montre Sarah ; elle avait la tête basse et commençait à trembler. Ses yeux s'écarquillèrent vaguement avant que, une fois de plus, il ne se plonge dans son portable. « AH-HA ! » s'exclama-t-il avant de nous tapoter sur l'épaule frénétiquement.
- « Quoi ? » demandai-je un peu irritée.
- « Écoutez ça ; dimanche 15 novembre, rendez-vous vieilles bagnoles à Barnet. » lit-il avant de se tourner vers nous avec un grand sourire aux lèvres en secouant son téléphone. « ça vous tente ? »
Je ne répondis pas pendant un moment et pris le téléphone avant de lire la suite de l'affiche.
- « Bon, ça ouvre vers huit heures et c'est dix livres l'entrée pour les moins de quinze ans... » dis-je en faisant défiler les informations.
- « Bah c'est nickel ! » s'exclama Quentin en se laissant aller sur le banc. « Alors ? » demanda-t-il en regardant Sarah derrière moi. « tentée ? »
- « Mais... on va y aller tous seuls ? » demanda-t-elle au bout d'un moment ; elle avait raison... on avait même pas encore treize ans pour la plupart...
- « Ouais... perso je sais pas si mes parents seront chauds... » murmura-t-il en regardant le sol fixement.
- « J'ai peut-être une idée... » dis-je en me levant ; la cloche avait déjà sonné.
- « Ok. » dit Quentin en rangeant rapidement son portable. « Par contre, va vraiment falloir que tu t'en prennes un. » ajouta-t-il en tapotant sa poche de pantalon. « Sinon ça va être chaud pour se prévenir... »
J'acquiesçai en silence avant d'aller, comme tout le monde en cours. Là, comme d'habitude, c'était fade, mais au moins, ça passa vite et, une fois la journée passée, je retournai chez moi, entre les yo-yos hurleurs et les pendus réutilisables...
- « Hey ! » s'exclama la voix de papa au dessus de moi. « Comment va ma petite gargouille ?! » rit-il en me soulevant ; il avait transplané.
- « Ça va ! » répondis-je en poussant sur ses épaules ; il me lâcha... « Tu veux plus faire de câlins à ton popa ? » demanda-t-il en faisant la moue ; il sembla extrêmement triste. J'écarquillai les yeux, choquée avant de lui sauter au cou.
Je lui avais déjà fait perdre maman... Qu'est-ce que je ferais si lui aussi finissait par me détester... ?! Ou pire... Par penser que je ne veux plus être sa fille ?!
- « Je t'aime papa... » murmurai-je en enfouissant ma tête dans le creux de son cou.
- « Moi aussi ma petite gargouille... moi aussi... » dit-il en passant une main sur mes cheveux ; je sentis les larmes me monter aux yeux... mais je me retins, je devais rester forte.
Chers lecteurs, je tenais à vous présenter mes excuses pour le retard monumental qu'a pris ce chapitre (qui n'est pourtant pas si rempli et palpitant que ça).
Le fait est que, j'avais commencé à l'écrire il y a déjà un moment mais que mon ordi m'a lâché à cause d'une tasse de thé qui a tenté un salto avant...
En d'autres mots
IL EST MORT JIM!
Bref, donc j'ai pas eu le temps de récupérer toutes mes notes ainsi que mon début de chapitre (4 pages quand même) et j'ai donc décidé après pas moins de 190 heures de yoga de tout recommencer... encore heureux que je poste chapitre par chapitre parce que je pense que j'aurais commencé une guerre atomique si tout était passé à la trappe... _
Enfin bref. Je vais essayer de pas trop tarder pour le reste des chapitres (enfin moins que pour celui-là) et je vous dis à bientôt pour la suite.
Salut!
