NDA: salut, je suis de retour. Désolée pour ce chapitre court, j'essaie de me remettre peu à peu.

Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas

Bonne lecture!


30 décembre 2010

12 heures, Tokyo, Japon.

Des cris de haine, des ricanements, un attroupement, une foule qui bouscule, des gens qui courent dans la forêt la nuit, des aboiements, des mines fatiguées, apeurées, des hommes en noir. Elle était recroquevillée sur une banquette, une couverture sur les épaules, le visage salé, le regard désespéré, ses caresses enivrantes, et lui qui éclatait de rire….

Le sommeil de Nami n'avait jamais été aussi agité. Elle se réveilla en sursaut, se demandant où elle était, reconnaissance finalement sa chambre, elle poussa un long soupir de soulagement. La pièce comprenait un lit, une armoire et deux chevets assortis,en placage en bois de loupe. La tête du lit était signée par son créateur. Nami avait apprécié la beauté du meuble, sans oser imaginer ce qu'il pouvait coûter.

Il faisait jour, mais quelle heure était-il, combien d'heures avait elle dormi ? Une heure, deux jours? Elle n'avait plus la notion du temps, seulement une grosse migraine qui lui broyait le crâne comme un étau. Et qu'elle était cette sonnerie tenace? Tout à coup, tout se remit en place dans son cerveau. Elle prit le pistolet qu'elle avait déposé sur le chevet du lit, et courut ouvrir la porte d'entrée. Elle découvrit Robin, sa coéquipière, le visage terriblement inquiet. La jeune femme rousse laissa tomber son arme. Elle avait eu tellement peur de ne plus jamais la revoir.

« Nami, qu'est ce qui se passe ?

-Mais c'est à toi de me le dire ! Tu refuses de venir au Japon avec nous, on te laisse des messages, tu ne rappelles pas et là, là….

Elle ferma les yeux et prit une grande inspiration.

-J'ai failli mourir d'angoisse.

-Pardon Nami, répondit -elle, en prenant son amie dans ses bras. Tout va bien, rassure-toi, je peux entrer?

Une grosse marque d'oreiller traversait la joue gauche de Nami, et ses cheveux en bataille interpellaient Robin.

-Tu as l'air en effet de très bien aller. Tu as vu ta tête.

Nami se tourna vers le miroir d'entrée. Elle hésite entre le rire et les sanglots. Finalement, un fou rire s'empara d'elle. D'abord interloquée, Robin se laissa gagner par le rire nerveux et les deux femmes s'assirent sur le canapé.

-Je vais nous préparer un petit déjeuner dit La rousse en se redressant du fauteuil.

-Un dîner ? Tu plaisantes, un petit déjeuner plutôt, il est neuf heures! Tu m'inquiètes vraiment là.

Nami pensait s'être embarquée dans une sieste, elle avait en réalité dormi plus de seize heures.

-Mon Dieu … laissa t elle échapper, culpabilisant d'avoir perdu autant de temps.

-Robin, il faut que tu me racontes...J'appelle Zoro et Sanji vite fait pour les informer, tu me dis tout.

-Et ta sortie ?

-Ce n'est pas grave.

Le pourtour des quatre oeufs prit une teinte dorée dans la poêle. Nami coupa le gaz et les fit glissé dans deux assiettes, à côté de feuilles de salade. Elle remplit à Ras Bord son mug de café, espérant émerger définitivement de son interminable nuit. Elle s'assit face à son amie et elle l'écouta raconter ...Tout. Sa mission, sa rencontre avec Raleigh, et son enquête sur Arlong.

Au fil du récit, la jeune femme brune réalisa à quel point se confier, la soulageait. Certes elles étaient des criminelles, mais ça les arrivaient parfois de vivrent mal après une mission, après tout elles restaient avant tout des êtres humains.

Atterrée, Nami recevait ses confidences sans un mot. Elle n'imaginait pas ce salaud Arlong au coeur d'une intrigue aussi terrifiante, encore moins dans une mafia aussi puissante. Une fois l'inquiétude dépassée, elle se prit à sourire en songeant, que cet imbécile était mort et avait fait échouer le plan de son boss.

-Il y a quand même quelque chose de pas très logique dans ton histoire, rétorqua Nami. Pourquoi ils ne l'ont pas tué ? Arlong comptait leur balancé à la police.

-Ils ont probablement attendu qu'il soit meurt de façon naturelle .. Imagine les bien embêtés qu'un membre de leur organisation tue Arlong, la police n'aura pas besoin d'enquêter puisque Arlong les avait prévenus que s'il mourrait ce serait de la faute de Doflamingo.

-Mais c'est moi qui l'ait tué!

-Alors tu as la MDQ et la police à ta recherche….

-Il ne manquait plus que ça souffla Nami.

Sa coéquipière esquissa un doux sourire.

-Mais j'ai aussi une excellente nouvelle.

-C'est?

-Je connais le contenu de la lettre qui était adressé à Don Quichotte.

La rousse affichant un grand sourire.

-Il est dit :Si quieres encontrar la caja fuerte que dejé, ve al gran puerto de Sicilia

-Quoi! En Sicile ?

-Oui. Et plus précisément à Palerme.

-Et comment on va faire ? C'est le territoire de la mafia italienne!

-T'as oublié qu'on avait déjà notre espion sur les lieux. Nous allons le contacter et lui confier sa première mission.

Le sourire de Robin fit froid dans le dos de la rousse. Comment pouvait-elle rester si calme avec tous les problèmes qu'elles avaient maintenant ? Robin était tellement époustouflante et la rousse avait une grande admiration pour elle.

.

.

.


30 décembre 2010

Villa Moby Dick, Palerme

Luffy suivait Ace dans un couloir interminable aux portes surmontées de numéros dorées. Il réfléchissait à la manière dont il allait se présenter aux autres membres. Ce Ace lui donnait l'impression d'être une personne gentille, peut être les autres l'étaient ainsi. Puis même, il fallait qu'il reste sous ses vigilances, ces hommes étaient des mafieux, pire encore, ils avaient tué son petit-ami. Ils s'arrêtèrent devant une lourde porte en bois que Ace tapota d'une façon qui semblait codée. Après quelques instants, un déclic retentit et le loquet s'ouvrit. Ils entrèrent dans une grande chambre décorée somptueusement et luxueusement. L'immense pièce était plongée dans une pénombre lumineuse, comme un ciel noir criblé d'étoiles. Une baie vitrée gigantesque donnait directement sur la mer, par dessus les palmiers. Luffy suivit le mafieux dans ce qui semblait être le bureau. Les rideaux étaient tirés mettant la pièce dans une pénombre lugubre. Derrière le bureau se tenait un homme très grand, avait un visage émacié, parcheminé, et portait une longue moustache blanche qui défiait les lois de gravité.

" Voici Luffy, père dit Ace.

Alors qu'il regardait l'homme à la moustache blanche, Luffy rougit et se sentit gêné, il avait lu, ou cru lire quelque chose de chaleureux dans son regard.

- Il a réussi sa mission ? Demande le dit " père" avec une voix très grave, prête à rugir et à écraser une bête.

- Oui, d'après Marco et Thacht ça s'est passé sans accro, il a été très brillant.

Mais de quelle mission parlaient-ils ? Je n'ai reçu aucune de leur part et je ne connaissais pas ce Marco et Thacht.

- Il sera alors un très bon membre.

Le grand homme lança un sourire complice au jeune membre.

" Bienvenue dans la famille, je suis à présent ton père et toi, mon fils. Et comme tu es mon fils, tu seras sous ma protection. Il y a seize caporaux dans cette villa, ils sont tes frères et tu les devras obéissance. Si tu ne respectes les règles de notre famille, c'est la mort qu'il t'attendra. "

.

.


30 décembre 2010

Hôtel "Les rois", Paris.

France

Les jours suivants, l'hiver explosa soudain, amenant une vague inattendue de froid. La neige tomba toute la nuit, abondamment, gênant terriblement la circulation dans les rues ; les trottoirs devenus d'insidieux et dangereux tapis de verglas. Law et Kid restèrent de nombreuses journées à l'Hôtel, à cause de la température glaciale qui régnait au dehors. Enfin, ils sortirent un après- midi, parce que le roux avait insisté pour faire du « tourisme » . La conséquence de ce caprice fût qu'il attrapa une bonne bronchite et qu'il fut contraint de garder le lit durant trois ou quatre jours, avec plus de trente-huit de fièvre.

Le malade en profita pour tyranniser littéralement Law, ne lui permettant pas de s'éloigner, fût-ce un seul instant, de la chambre. Sur leurs deux lits il y avait une véritable exposition d'objets lus fous : depuis de morceaux de journaux, des couteaux aux armes de différents calibres.

Le brun revint des toilettes, pris la chaise du bureau et s'assit face à Kid qui rêvassait, couché sur la moitié du lit.

« J'ai trouvé plein de choses intéressantes commença t-il

Depuis qu'ils étaient arrivés, Law n'avaient pas perdu une seconde et s'était lancé dans une longue recherche pour trouver l'assassin d'Arlong. D'ailleurs, il avait payé un informateur pour l'assister dans son enquête.

- Qu'as-tu trouvé monsieur l'enquêteur ? Demanda Kid moyennement intéressé à trouver la femme rousse. Cette fille avait été bien gentille de nous faciliter le travail. Il ne comprenait pas cette obsession du brun à la détruire.

-La fille n'est plus en France.

- Super, on est venu ici pour rien et j'ai attrapé la crève à cause d'elle.

- Raison de plus pour la retrouver et l'abattre répondit froidement Law .Il y a eu récemment un règlement de comptes à Saint Denis

Le roux arqua un sourcil, il ne voyait pas où voulait en venir son partenaire.

- C'est juste un meurtre entre les petits dealers du quartier, qu'est ce qu'on a à faire de ces cons ?

- Justement, c'est ce qu'ils ont voulu faire croire aux médias.

- C'est qui ce « ils » ? interrogea kid complètement perdu dans la conversation. Le brun avait ce maudit don de faire des énigmes dans ces phrases.

- La mafia japonaise dont fait partie la fille rousse. La seule chose qui nous reste à faire maintenant est de savoir le mobile de ce crime et le liens qu'entretenaient ce garçon avec la mafia Yamaguichi

- Donc, ils ne sont pas que venus pour Arlong ces gens. …. Cette histoire devient très complexe remarque le roux l'air songeur.

« Oui, et si nous restons les bras croisés, nous allons tout perdre... »

.

.

..

.


30 décembre 2010

Centre-ville, Palerme

Italie

C'était un jour spécial aujourd'hui : le jour du marché.

Il faisait un temps sec et doux. La brume du matin commençait à se dissiper laissant autour de beaux bâtiments et des arbres.

Luffy traversait les étals de fruits et légumes, de pains frais et denrées orientales comme les poivrons farcis ou les olives au citron. Beaucoup de personnes se pressaient sur le marché. Les cris des vendeurs, le brouhaha de la foule , le klaxon des voitures amusaient Luffy. Cet atmosphère changeait celle bas et lourde de Paris où les gens avaient tendance à faire la tronche.

«vieni a comprare i miei bei pomodori, non costoso»

Cria un vendeur à la droite de Luffy. La concurrence devait être rude ici, car pour le jeune homme tous ces fruits et légumes avaient l'air d'être délicieux. Il s'empressa de suivre Ace qui l'avait vu entrer dans un bar. L'endroit était calme et sombre. Il y avait deux, trois clients à tables qui paraissaient ivres. Ace partit s'installer au comptoir et la jeune recrue fit de même .

« Paquito ! » cria le mafieux.

Luffy sursauta à l'attente de ce nom. C'était l'homme qui l'avait conduit dans une cabane pour son initiation au sein de la famille. Donc c'était son bar et ici qu'il travaillait L'homme en question sortit de l'ombre et s'approcha d'eux. Lorsque Luffy croisa son regard, il lui sourit.

- Ici tu peux m'appeler Raleigh, Ace.

- Je sais parfaitement ça répondit le brun, mais s'il se trouve qu'il y a un policier infiltré dans le bar ?

- Je lui dirai que je ne suis plus un mafieux.

Le vieil homme tourna la tête vers le jeune membre pour lui proposer à boire. Luffy refusa dans un premier temps, il avait tellement mal à la tête et ce n'était pas de l'alcool qui allait arranger cela. Alors Raleigh lui conseilla de prendre un verre d'eau, comme la boisson se trouvait à l'étage, il demanda à Ace d'aller la prendre. Celui-ci bouda comme un enfant quelques secondes avant de céder et partir. Luffy ne put s'en empêcher de sourire devant la scène.

- C'était un prétexte pour le faire partir dit Raleigh, il avait soudain pris une voix sérieuse, le ton de sa voix avait durcit.

- La mafia yamaguichi a une mission pour toi . Continua t-il. Tu dois intercepter un coffre à la Marina di ragusa le plus rapidement possible, fit -il à voix basse.

- Et comment je m'y prends ? J'ai Ace dans mon dos à longue de journée.

« Tu es un mafieux à présent donc agis comme tel. »

Luffy commençait à regretter de s'être embarqué dans ces histoires de mafia. Il ne connaissait même pas où se trouvait ce port alors comment allait-il récupérer ce colis ? Il fallait qu'il se débarasse de deux choses à présent :

-De sa peur et de Ace, pour réussir à bien cette mission.