20.
Des fois, je me demande si je devrais me taire, parce que mes mots vont plus vite que mes pensées, du moins, la plupart du temps. Ou bien suis-je encore trop secouée par les événements récents ? Qui sait, peut-être un peu des deux, en fait.
Je suis sur le siège passager de la Subaru qui file très vite sur la route périphérique reliant Portland à ma résidence. J'ai un sac plein de médicaments et d'habits sur la banquette arrière. Même tristement abîmé, Seto arrive toujours à conduire, lucide, rapide et prudent. Il a un bleu au coin de la mâchoire qui lui fait tirer de temps en temps une affreuse grimace.
Je le regarde du coin de l'œil, tourmentée. Il est passablement agacé que je le scrute de cette façon, mais il m'inquiète franchement. Surtout qu'il a décidé quand même de me prendre avec lui, sans dire un mot. Je tente de prendre mon mal en patience, mais le temps se fait long, sans parler.
L'asphalte défile à toute allure sous les roues du véhicule. On dirait presque qu'on flotte au-dessus du sol. Portland, à cette vitesse, est proche. À peine une quinzaine de minutes. C'est dans la ville que le trajet risque d'être plus long et plus délicat. Surtout en fin de semaine, un vendredi, vers 18h30. Les voitures sont en train de se presser aux coins des rues, klaxonnant.
Mais Seto s'en fiche, et se met à parcourir rues et avenues de la ville avec une certaine aisance. Il serait en train de conduire les yeux fermés que ça ne serait en rien étonnant. Il déborde de confiance en lui, c'est sûr.
Nous entrons dans une rue dissimulant l'entrée d'un parking privé. Je reconnais l'endroit. Nous sommes chez Seto, ou tout du moins dans le petit endroit privé au privilège des habitants de l'immeuble.
La voiture s'immobilise au milieu d'une rangée d'emplacements réservés à « M. S. Kaiba ». Chacune des places est occupée par une voiture. Une autre place un peu plus loin est réservée au « Staff » et est vide. Ça doit être pour les deux hommes que Seto a envoyé chez moi, pour nettoyer. J'en ai froid dans le dos en tentant d'imaginer les deux gars en train d'assainir la pièce et frotter le sang, un peu partout, dans la chambre et au salon. Brrr... Je n'aurais jamais cru avoir ce genre de pensées, dans ma vie...
Seto sort de la voiture, toujours droit, toujours fier, même si avec ses blessures il ne devrait pas en mener large. Il fait le tour de la voiture, m'ouvre le côté passager avant et va prendre mon sac sur la banquette arrière. Il me fait passer devant en m'indiquant le plus court chemin vers l'ascenseur. Je m'exécute et je me trouve devant une porte grise impeccable où on peut voir notre reflet. Je regarde Seto, il arbore toujours une mine très fermée, ça couplé à la douleur de ses côtes, je pense, en portant le sac.
À l'intérieur de l'endroit exigu qu'est la cabine de l'ascenseur, Seto s'appuie contre une paroi, exténué. Le sac tombe lourdement sur le sol. J'amorce un geste pour le prendre et assurer la relève, mais Seto me barre mon mouvement, un bras devant moi, comme un garde-corps. Je suis peut-être malade, mais au moins, je peux mieux tenir debout que toi ! Il refuse toute aide. C'est que ça promet, et pas qu'un peu.
La cabine de métal file vite et les étages passent à une vitesse folle, mais le temps semble en suspension ici. Comme si tout allait tout de suite plus lentement. Pour cause, même encore un peu dans les vapes, je remarque que Seto s'écroule deux étages avant d'arriver chez lui. Un grand bang indique qu'il s'est cogné fort sur l'une des parois de l'ascenseur. J'aurais dû être prise de peur, de panique, mais je garde mon sang-froid et je sors vite Seto de là. Bons réflexes, ma grande.
À la porte d'entrée, il fouille avec difficultés une poche intérieure de sa veste. Son smartphone brisé est en train de tinter en écho avec un badge et des clés. Il sort un trousseau et me le donne. C'est moi, ou il n'est sonné que maintenant ? Ah, Seto. Il a voulu jouer le fier en conduisant, et en faisant des choses qu'il n'aurait pas dû faire. C'est presque de l'inconscience à ce niveau !
Il entre premier, enfin, « entrer » à faute d'un bien meilleur terme, même si basculer en avant est l'image la plus proche. J'arrive à le soutenir jusqu'à un des canapés dans le grand salon.
Le souvenir des fauteuils blancs démarquant sur un carrelage gris très foncé se remet en place en voyant la pièce. Un bar noir dénote sur un mur blanc au fond, tandis qu'un mur bleu où sont accrochés divers tableaux vient remplir un peu l'endroit de vie. Tout est toujours intact, comme si personne ne venait jamais vivre ici.
Seto est posé sur le canapé, coudes sur les genoux, tête penchée en avant, ses deux larges paumes la soutenant. Son souffle n'est presque plus qu'un râle, et ça m'inquiète énormément. À vue d'œil, je dirais que du sang coule de son nez à sa gorge, et que la quantité ingérée le rend malade. Il tousse de temps en temps, mais à chaque fois de plus en plus fort.
Dans le soir qui tombe progressivement, les teintes orangées du soleil viennent souligner l'atrocité de la scène. Je me sens impuissante dans cet immense appartement où je ne connais rien. Je voudrais vraiment venir en aide, mais...
Une lumière s'allume, au fond du couloir, vers l'arrière du bar. Des bruits de pas se font entendre. Un inconnu ? À ma connaissance, Seto vit seul ici, ou il me cachait la présence d'employés, la fois dernière.
Les pas se rapprochent. Il n'y a qu'une personne. Une ombre s'étire sur le sol gris. Une ombre grande, très grande. Qui.. ?
- Surrrrr... Ouargh !
Un jeune homme de mon âge environ se met à se décomposer devant moi. Il est pas un peu jeune pour faire partie du staff ? Meh, sûrement un stagiaire. Enfin, un stagiaire n'irait pas se mettre à courir comme ça auprès de son employeur, à moins qu'il ne tienne vraiment à sa paie, et encore.
Il me jette un regard de travers. Hé ! J'ai rien fait, moi ! Enfin, pas directement ! Il me tire par le bras et m'emmène dans le couloir d'où jaillit la lumière. Il a une sacrée poigne et il doit être tout aussi fort que Seto. Espérons qu'il n'aura pas à me sauver une nouvelle fois. Ça ne serait pas du tout bon pour son état.
Le type se met face à moi et m'attrape par les épaules. Il fait presque une tête de plus que moi, mais reste quand même moins grand que Seto. Je n'aime pas la façon dont il me tient, car Edo fait pareil. Il fixe ses yeux bleu-gris sur moi, et quand je croise son regard je me sens tout de suite mieux, apaisée, comme si je connaissais ce regard, cette sensation. Je suis secure, là.
Son expression traduit une certaine tension se ressentant dans la pression sur mes épaules. Les traits de son visage ont l'air de dire « c'est toi la responsable de ça ? », chose que je ne peux que comprendre. Parce que, oui, j'en suis en partie responsable. Après un long silence et des regards anxieux, il parle enfin :
- Pourquoi Nii-sama est comme ça ? Toujours plus anxieux, il grimace, l'expression m'est familière. Tu vas pas me dire que.. ?
- Je ne l'ai pas tapé, d'accord ? Enfin, ça m'étonnerait que j'arrive à le mettre dans cet état, tu vois ?
Je suis stressée, tendue, et ma voix s'accorde à cet état d'anxiété avancée. Et puis, pourquoi il appelle Seto « Nii-sama » ? Ce pauvre gars donne de drôles de surnoms, et je devrais lui dire de ne pas faire ça avec son patron, surtout si c'est Seto. Surtout pas.
Le jeune homme me considère un temps, il voit bien que je ne suis pas non plus dans la meilleure des formes. Son attention se reporte enfin sur mes mains, et là, seulement,, il se rend compte que je n'aurais pas pu mettre Seto dans cet état. Il est encore plus choqué que moi, ce type, c'est pas croyable.
Il me regarde encore un temps, et je peux moi-même le détailler un peu plus. Plus grand que moi, d'accord, mais d'une constitution malingre quoique bien assez musclé pour avoir cette sorte de poigne. Des cheveux noir de jais tombent un peu devant ses yeux et recouvrent ses oreilles en ondulant légèrement à certains endroits. Il n'a pas l'air si sévère que ça, même s'il est entre une colère furieuse et une inquiétude monstre. Un moment après, il eu l'air interdit.
- Au fait, tu es qui, toi ?
Quelle gêne. Comment expliquer à un inconnu que j'ai couché avec le mec dans la pièce à côté, qui est à la limite de cracher du sang ? Je ne me vois pas expliquer ça le plus simplement du monde. En même temps, je ne sais pas vraiment comment qualifier ma relation avec Seto. Difficile de trouver les mots...
Trop impatient, le jeune homme enlève ses mains de mes épaules et roule des yeux. C'est un peu, pour lui, un genre de défaite. Décliner mon identité n'est pas sa priorité, mais il met un peu de temps à s'en rendre compte, et ce n'est que parce que Seto tousse, dans la pièce à côté, que le garçon se rend compte de sa bêtise. Tu as encore des choses à apprendre, on dirait.
Il m'entraîne de nouveau par le bras au niveau du grand salon. De retour, on peut apercevoir le visage de Seto maculé de sang. Il a dû se frotter le visage pour garder conscience, rester éveillé.
- On devrait appeler un médecin, mieux, une ambulance, non ?
Ma voix tremble un peu et l'autre type secoue la tête de droite à gauche, levant toujours les yeux au ciel. J'ai l'air de le désespérer profondément. Il devrait se voir un peu aussi ! Son comportement est loin d'être vraiment amical, même si son visage vient à trahir quelqu'un de plutôt jovial habituellement.
- Qui que tu sois, tu restes là, pigé ? Il me parle sur un ton plutôt autoritaire. Tu quittes pas Nii-sama d'un œil, ok ?
Je fais « oui » de la tête alors qu'il tourne les talons en direction du couloir où il disparaît. J'espère secrètement que tous le staff ne ressemble pas à ce garçon tout en contradictions. Quelle plaie.
Je regarde Seto, il est à demi sonné, se passant une main de temps en temps sur le visage, étalant encore un peu plus de sang un peu partout. Même le canapé en cuir blanc a de belles traces en rouge, des empreintes de mains qui se reflètent davantage dans le soleil couchant.
Je me penche un peu en avant, puis je me retrouve accroupie pour mieux voir Seto. Ses paumes cachent son visage et ses grimaces de souffrance. Un moment, il écarte ses doigts et ses yeux croisent les miens. Je pose une main sur son genou en signe de soutien. Il sourit.
- Oh... Oh... Oh... J'ai jamais vu ça, moi.
L'autre type est revenu avec un gros sac brodé d'un signe de secours. Il reste planté là, à nous regarder de loin, et étonné que Seto puisse apparemment sourire.
Ce sourire amuse le jeune homme, d'un côté, en plus de le surprendre, de l'autre. Il approche avec son sac, en l'ouvrant et en fouillant dedans. Il cherche de quoi soulager la douleur, apparemment, et peut-être aussi de quoi nettoyer les vilaines blessures et le sang.
- Pourquoi... Est-ce que j'ai le... Plaisir... De te compter parmi nous... Petit frère.. ?
Je tourne brutalement la tête vers l'autre homme, puis je regarde de nouveau Seto, et mon regard se pose enfin sur... le frère de Seto ? Ah, ah, ah, c'est une mauvaise blague, non ? Et dire que j'ai failli dire de façon très cash que je couche avec Seto. Ça ne l'aurait pas fait du tout. J'ai un petit rire nerveux.
Le jeune homme me regarde, un peu interloqué. Ou bien il pense que je me moque de lui, ou il remarque que je suis vraiment nerveuse. Il hausse les épaules avant de reporter son attention sur son grand frère. J'ai du mal à y croire.
Avant que qu'il n'ait pu s'approcher de Seto, ce dernier lui barre la route d'un bras et attrape le sac de secours d'un coup. Son petit frère lui lance un regard tout à fait interrogateur. Il ne semble pas avoir l'habitude d'une telle réaction de la part de Seto.
- Laisse-nous. S'il te plaît.
Seto siffle entre ses dents, retenant comme il le peut la douleur – et peut-être aussi la frustration de ce visiteur inopportun. Le garçon le regarde, plus interrogateur que jamais, avec une pointe de suspicion au fond des yeux. Seto lui jette un regard noir.
- Mon amie s'en occupera. Retourne dans ta chambre.
- Ton amie ou ton amie ? Goguenard, il enchaîne avec un ton plus assuré. Nii-sama est un grand cachottier.
Seto n'est pas d'humeur à rire, ni à plaisanter. Il jette un œil à son frère, l'examine brièvement. Oui, il se moque bien de toi. Pour finir par lui adresser un regard sévère, l'air de dire « ta gueule ».
Me voilà dans une situation bien délicate et pourtant bien trop réelle. Je voudrais tellement me pincer pour me réveiller à moitié dans les vapes, dans un brouillard total, à méditer sur mes dossiers et mes devoirs à terminer pour la fin du mois. Mais non, à la place, je suis là – et je l'ai un peu cherché, non ?
- Beckie. On y va.
Je ne cherche même pas à m'opposer à cette décision, vu l'air qu'affiche Seto. Il se lève péniblement, prenant le sac en le jetant sur son épaule, et se dirige vers le couloir éclairé. Je me tourne vers le « petit frère » en haussant les épaules avant de suivre Seto.
Le cadet me regarde partir avec son frère. Du coin de l'œil, je crois percevoir un sourire traduisant une certaine espérance mêlée à de l'admiration. Je n'arrive pas à comprendre sur le coup. Pourquoi il me fait cette tête, lui ? Il m'adresse un dernier mot :
- Enchanté ! Au fait, moi, c'est Mokuba !
Le couloir a débouché sur une très grande salle de bains. Enfin, très grand est un euphémisme car immense correspond mieux à ce que j'ai sous les yeux. Tout ça pour une personne, ou même deux, au grand maximum ? On pourrait ouvrir une piscine privée, ici.
En effet, il y a deux grands lavabos en marbre blanc posés sur deux spacieux meubles où chaque côté est occupé par des armoires en colonne. Il y a un vaste bain au milieu de la pièce, avec quelques petites tables gravitant autour, sans oublier un au deux fauteuils spécifiques à la pièce d'eau. Au fond de la pièce, il y a un énorme panneau de verre finement décoré, et que je devine être une douche italienne. Dire que je trouvais la salle de bains attenante à la chambre de Seto déjà immense, mais là, c'est gigantesque.
Seto lâche le sac dans un coin de la pièce avant de se lâcher lui-même dans un des fauteuils. Il est exténué et semble trop bien irrité de la présence de Mokuba, son frère, ici-même. D'un certain point de vue, on pourrait même dire qu'il en est nerveux.
Le voir dans cet état me brise le cœur, sachant que j'en suis en partie responsable. Je sais que je n'aurais pas dû m'approcher de nouveau d'Edo, que c'était une très grosse erreur, mais... Mais j'ai tendance à croire que l'être humain n'est pas totalement mauvais et qu'il peut se révéler bon sous un certain jour. Ça ne s'est avéré qu'avec cependant peu de personnes...
Un pincement au cœur, je vais vers un Seto bien mal en point. Il a un peu le regard dans le vague, sonné, mais quand je me trouve proche de lui, il retrouve un peu plus d'esprit. Je l'encourage d'un sourire auquel il ne prend pas la peine de répondre. Il a le visage fermé, toujours maculé de rouge un peu partout.
Je jette un coup d'œil circulaire à la pièce et je trouve vite ce que je cherche. Quelques gants sont sur un étendoir à serviettes. Parfait. Je passe le linge sous de l'eau bien chaude, prenant garde d'humidifier de manière uniforme tout le tissu. J'ajoute un peu de savon, comme Seto n'a pas de plaies, apparemment, mais est bien taché de sang.
J'approche finalement de lui, tout doucement. D'un regard complice, il m'autorise à venir m'asseoir à califourchon sur ses genoux, face à lui.
Désormais à la même hauteur que lui, et bien en face, je frotte délicatement son visage, tentant au mieux de débarbouiller ces peintures de guerre sanguinaires. Il m'attire davantage à lui en faisant basculer mon bassin, une main passée dans mon dos.
Il écarte ma main gantée qui caresse son visage décrassé et presse sa tête contre mes seins. Il lève les yeux vers moi, un sourire au coin des lèvres.
- Ils peuvent tous aller se faire foutre. J'ai juste besoin de toi. Beckie.
Est-ce un trop plein de sincérité, ou est-il si sonné, si désorienté, qu'il n'en dit n'importe quoi ? C'est déroutant. Mais il est clair que Seto a besoin d'une certaine présence – dont je suis apparemment capable de faire preuve, et de lui apporter.
Tête de nouveau enfouie dans ma poitrine, il commence à soulever précautionneusement mon sweat. Il lève la tête et se met à embrasser mon cou, toujours en tirant mon haut.
Automatiquement, je bascule un peu plus mon bassin vers lui. Je remarque vite son envie pointant de son entrejambe. Quoi ? Même dans cet état ? Il passe de nouveau une main dans mon dos, toujours en tentant d'ôter mes vêtements à sa façon à lui. Je gémis - peut-être en rougissant un peu – l'envie monte en moi. Tellement. Tellement que mon esprit se perd.
Quand je reviens à moi, le gant est à terre, rejoint par mon sweat et mon t-shirt. Seto tire un bonnet de mon soutien-gorge avec ses dents, canines bien visibles. Il grogne tout bas comme un animal sauvage.
- Laisse-moi y goûter.
Il soulève totalement un bonnet, libérant mon sein droit. Il y frotte son nez doucement et lèche le tour avant de s'attarder sur la pointe. Nouveau gémissement de ma part. Et énorme satisfaction du côté de Seto. Mais qu'est-ce qu'il est inconscient.. Dans son état !
- Seto... Tu ne devrais pas... Je murmure dans un souffle, entre l'extase et l'interdiction. Tu ne peux pas...
- J'ai juste besoin de toi, Beckie.
Ses paroles s'évanouissent petit à petit, faisant place à un frémissement. Il est tiraillé lui-même entre douleur et envie, voire même plaisir, et il ne peut pas s'arrêter – pas en si bon chemin, du moins.
Il tire sur mon jean pour l'enlever aussi, mais je trouve que ce geste n'est pas très fair-play. Seto est toujours habillé, lui, tandis qu'il est en train de m'effeuiller progressivement.
Alors qu'il s'occupe toujours de la pointe de mes seins, je m'attaque à sa veste qu'il n'a toujours pas enlevé. Je la tire délicatement, mais je sens quand même Seto grimacer légèrement. Pour toute réponse, il tire conséquemment sur mon mamelon. Ce geste m'arrache un soupir d'extase. Il sourit.
- Mademoiselle Hopkins... J'ai tellement envie de vous faire des choses... follement indécentes...
Seto arbore un air mi sérieux, mi amusé. Ah, mon professeur et ses taquineries grivoises ! Cependant, je sais qu'il faut prendre avec considération ce qu'il dit, car chez lui tous les mots ont leur importance. Oh, ça !
Sa longue veste est aussi tombée par terre, faisant maintenant la bonne compagnie à mes vêtements. Son pull a vite fait de rejoindre le reste, le découvrant peu à peu à mes yeux. C'est ainsi que je peux admirer un Seto magnifiquement taillé sous un t-shirt noir qui lui colle légèrement à la peau.
Il me fait onduler sur lui pour faire davantage monter mon plaisir. C'est que je voudrais bien être sérieuse, mais Seto ne m'aide pas. Mon bon monsieur, touché par la grâce d'Eros, semble oublier toute la douleur. Et c'est que Thanatos lui aussi peut aller bien aisément se faire foutre, on dirait...
Il continue de me faire basculer en agrippant fermement mes hanches. Il me chauffe et s'échauffe. C'est vraiment déloyal. Ce n'est pas bien, ce n'est pas bien du tout... Je n'en peux plus, je ne peux plus languir encore longtemps. Il me faut son contact, sa chaleur.
Je soulève son t-shirt habilement, le découvrant alors tout à fait. Il grimace un peu, ses côtes lui font mal, en atteste une belle ecchymose sur le flanc droit. Je touche la blessure du bout des doigts, inquiète de cette vision. Seto pressent une certaine crainte, et pour tout réconfort, il m'embrasse langoureusement, sa façon à lui de dire « tout va bien », en somme.
Me pressant toujours de son désir entre mes jambes, je m'emporte, déboutonnant son pantalon dans la hâte. Ma réaction semble l'amuser. Il m'écarte un peu et dépose un baiser sur mes seins.
- Pars devant dans la douche italienne. Je viens vite.
Que.. ? Quoi.. ? Sous la... ? Il me fait me lever. Je suis à moitié nue devant lui. Il ne reste que mon jean slim pour me couvrir. Seto le tire un peu vers le bas pour pouvoir apercevoir ma petite culotte. Je rougis.
Il mordille et suçote légèrement la partie découverte de mon bas-ventre. Le côté gauche est marqué d'une petite empreinte rosée grivoise. Laissant mon jean un peu baissé, il me fait tourner vers la douche italienne et me met une petite claque sur les fesses, pour que j'avance. Hé !
Je tourne la tête vers lui, un regard par-dessus l'épaule, un peu boudeuse, mais Seto sourit de plus belle, l'air tout à fait épanoui. J'ai envie d'imiter son geste, mais je ne sais pas ce que mes fesses vont devoir craindre, si je tentais une telle manœuvre.
Je me déshabille totalement, laissant mes vêtements sur le carrelage noir. J'avance lentement, pieds nus, vers le verre finement décoré. Tout est soudain silence. Seto semble avoir disparu, ou tout du moins quitté la pièce. Du moins, c'est ce que je croyais.
Je suis à deux pas de la douche italienne quand je suis soudainement attrapée par la taille. Je tourne un peu la tête, apercevant des mèches brunes se mêler à mes cheveux blond cendré. Sa tête repose sur mon épaule tandis qu'il est nu, tout contre moi.
Il me serre contre lui, pressant son sexe sur mes fesses. Assurément de plus en plus excité, il me fait tourner sur moi-même pour que je me trouve face à lui. Il embrasse mon cou, me rendant tout à fait inoffensive, incapable de résister.
Il passe ses mains dans mon dos et se met à descendre tout du long, finissant par m'attraper tout à fait au niveau des fesses. Il me soulève, m'invitant à passer mes jambes autour de lui, ce que je fais presque immédiatement.
Seto me fait passer le pas de la douche italienne de cette façon incongrue. Un instant je pense à cette tradition durant le mariage, l'homme qui porte la femme pour passer le premier pas de porte. En ce moment-même, s'il s'agissait de cette antique tradition, ça ferait de nous un curieux et choquant jeune couple.
En passant, Seto actionne un mécanisme. L'eau commence à couler au bout du long couloir carrelé qui forme la douche italienne. Elle doit être bouillante, du moins autant que Seto et moi.
Nous avançons tout le long du couloir avant de nous retrouver sous la cascade artificielle provenant d'un large creux au plafond.
L'eau ruisselle sur nos corps qui s'unissent dans la quiétude complète. Il n'y a que le vague murmure de l'eau qui vient se mêler à nos soupirs de contentement et à nos gestes amoureux.
Comblée, dans tous les sens du terme, je laisse mon instinct guider mes mouvements. Le ressenti insufflé par Seto en devient presque animal. Mon bas-ventre se contracte alors que la bête déchaînée vient assouvir ses pulsions en moi. Il s'enfonce en moi à plusieurs reprises, imprimant un va-et-vient douloureusement délicieux. M'arrachant des gémissements de plus en plus forts, Seto sourit, avant d'unir sa voix à la mienne. Une première fois, je jouis. Et c'est loin d'être la dernière fois, c'est certain.
Les sensations sont désordonnées, chaotiques, et ce ne sont que les coups de bassin bruts et réguliers de Seto qui me font garder une certaine conscience – sans parler des sensations de prise de mon Beau Salaud, qui me font percevoir encore mieux mon corps. C'est tout simplement divin. Je ne suis plus que sensations.
Ma Conscience, poings sur les hanches, me dévisage, un drôle d'air mi-irrité mi-inquisiteur sur son visage astral. Que suis-je en train de faire ? C'est un grand n'importe quoi, pas comme ça, quand même, pas ici... Et puis, il est blessé, et pas qu'un peu... Mais j'aime ça, et j'en redemande, encore et encore, jusqu'à épuisement... Mais ce n'est pas bien... Tu cherches les ennuis, vraiment, n'est-ce pas, Beckie ? Peut-être. Je suis du genre à aimer l'aventure, je crois.
Appuyée sur le carrelage de la douche, dans un coin, mes fesses frottent le froid des carreaux. Toujours tenue bien fermement, mes jambes entourant la taille de Seto tandis que j'éprouve ses assauts répétés. Il s'épanche en moi. Quelque chose de chaud, une sensation nouvelle, vient emplir mon bas-ventre.
Cette sensation me secoue quelque peu. C'est comme s'il venait d'insuffler en moi son feu perpétuel. Comme si par ce simple geste, j'étais à lui pour toujours, à jamais. Cette idée me donne une heureuse confusion tandis que j'agrippe plus intensément Seto dans ses derniers coups de bassin.
Je jouis à nouveau avec bruit et force - manquant de peu d'attirer l'attention de notre visiteur inopiné sur nous – mais Seto plaque une main sur ma bouche afin d'empêcher mon cri de se répéter en écho dans la pièce.
Exténuée par cette brève mais intensive séance d'amour, je laisse ma tête se reposer sur son épaule, alors qu'il me tient toujours fermement au niveau de la jonction entre mes fesses et mes cuisses.
De l'eau chaude coule dans mon dos, mais des frissons parcourent tout mon être. Seto me fait poser pied délicatement sur le sol carrelé. D'abord les orteils, ensuite la plante complète. C'est un peu froid. J'ai du mal à garder l'équilibre, ayant été largement bousculée par ce sport à demi aquatique improvisé. Mais je souris très largement, à moitié gênée qu'on ait pu probablement nous entendre. Adolescente, va !
Ma vue est un peu brouillée. Fatiguée, j'entame quand même ma toilette de façon minutieuse. Que très peu habituée à ce genre de situation, je fais totalement dos à Seto qui, lui, ne semble que trop amusé par mon comportement pudique, à la limite puéril.
Je n'ose pas le regarder, bien trop troublée. Non, mais, avec tout ça, j'ai vraiment l'air d'une adolescente. Je peux l'entendre rire tout bas. Il doit secouer doucement la tête de droite à gauche, j'en suis sûre Ah, celui-là... Je fais mine de bouder en sortant vite de l'espace qui compose la vaste douche italienne. J'attrape un peignoir gris moyen, accroché à un paterne, un peu plus loin, et je le passe vite. J'en profite également pour enrober mes cheveux d'une longue serviette pour éviter qu'ils gouttent de partout. Ça me fait une bien drôle de tête. Que mes cheveux soient maudit, à jamais, d'être bien trop longs. Je vois mon reflet ridicule dans un des miroirs, vite escorté par celui de Seto, vêtu pareil à moi, bien que son peignoir à lui soit totalement blanc.
Je frissonne en le voyant, derrière moi. Même cassé par un combat, revigoré par la seule force d'un acte charnel, il reste néanmoins impressionnant. Il se penche légèrement en avant, vers moi, et me souffle dans l'oreille une phrase qui a elle seule me met dans tous mes états :
- Prête pour le second round, Beckie ?
Mes jambes sont totalement engourdies d'un bon épuisement. Un étirement dans un long soupir traduisent ma satisfaction. Je repose dans le grand lit, tête posée sur le torse de Seto. Je peux entendre les battements de son cœur, de fur en mesure, devenir plus réguliers, jusqu'à laisser deviner que la torpeur le gagne. Je lève les yeux vers lui, l'air taquin :
- Épuisé, Monsieur le Professeur ?
Il a les yeux fermés, mais feint d'un grognement ce que je viens de dire. Il tourne la tête en expirant fort, comme s'il était grandement gêné. Mais c'est davantage la fatigue qui est en train de poindre.
- Hum ? Non. Pas du tout. Des sottises. Encore une correction, peut-être ?
Sa voix se fait de plus en plus endormie. Il mâche la plupart de ses mots. Sans surprise, je vois qu'il commence à piquer du nez de plus en plus, sa tête se tournant vers la mienne et se calant tout contre. Il est mignon, quand il dort, et qu'il n'essaye pas d'attaquer qui que ce soit, de quelque façon que ce soit. Il semble si paisible, mais je ne peux pas m'empêcher d'imaginer que, là-haut, dans son esprit, ça cogite.
Dans le mien aussi d'ailleurs, mes idées font leur bout de chemin. Surtout concernant le fait de l'appel, et de ma réponse... disons... quelque peu coup de poing.
Certes, je n'ai pas été très accueillante quand j'ai répondu, mais était-ce bien là une raison de ne pas pouvoir me laisser l'appeler pour lui présenter mes excuses ? Non. Il doit y avoir une autre raison, et plus valable. Je ne vois pas Seto « plier » face à moi. Ou face à mes mots, d'ailleurs. Cette question trotte de plus en plus dans ma tête, creusant une tranchée à mesure d'avancer, non, de tourner en rond.
Je décide de prendre le risque de réveiller Seto. Pas le choix. J'ai envie de savoir, ou je ne trouverais pas le sommeil de si tôt. Je hasarde à donner un petit coup de tête affectueux à la ligne de sa mâchoire, en évitant bien sûr les gestes trop brusques qui pourraient réveiller sa douleur à ce niveau de son visage.
Il tourne la tête en émettant un très infime et léger grognement. Parfait. Pas trop brusque, Beckie. Je souffle quelques mots à son oreille pour le tirer de son endormissement. Irrité, il daigne me regarder, l'œil mi-clos, assez endormi pour paraître anesthésié, mais l'esprit toujours vigoureux pour me répondre :
- Quoi.. ? Encore.. ? Ah. Les jeunes d'aujourd'hui... Jamais crevés... Aucun rythme régulier... Génération à plaindre... Vraiment...
Je lève les yeux au ciel, tournée vers lui, avant de poser mon regard sur son air taquin, bien que son ton fasse mine de trahir une certaine ironie. Ah là là là...
- Tu es vraiment sérieux, là ? Tu as quoi, cinq ou six ans de plus que moi ?
- Précisément cinq ans, cinq mois et vingt-neuf jours.
J'hallucine. Il calcule ça, comme ça, ou bien.. ? Bref. Ce n'est pas le sujet de la conversation, et il s'en doute bien. Il tente de détourner mon attention. Fourbe. Je sais faire pareil. Et il devrait savoir qu'il ne doit pas me mettre au défi. Très mauvaise idée.
Enfin. Le fait du calcul, et sa façon naturelle et si nonchalante de le dire, m'a fait rire. Ce type n'est pas croyable, c'est à se demander s'il est humain, des fois. Après une remarque sur le fait que je devrais respecter l'aîné qu'il est, je me tâte à réitérer une tentative pour lui demander ce que signifiait ce silence radio. C'est difficile à aborder, et je dois m'y reprendre à plusieurs reprises avant de dire quelque chose de convenable – mais autant dire que convenable, chez moi, est une notion que je vais devoir m'efforcer à étudier encore.
- J'ai essayé de te téléphoner... Tu sais... Lundi soir... Quand j'ai décroché, j'ai... Ce n'était pas pour toi... Je suis... Désolée...
Seto, contrairement à ce que je prévoyais, ne se met pas à imposer une certaine distance et froideur gênante entre nous. Bien au contraire, il se tourne totalement vers moi, l'articulation de son coude gauche soutenant sa tête, et le reste de son bras passé sous ma petite caboche qui fuse en tous sens. Il a un sourire léger en me fixant dans la demie obscurité. Mais ce garçon est plein de contradictions, et mes prévisions étaient à moitié justes.
- Je m'en doutais. Mais tâche d'écarter les indésirables de ta vie. Compris ?
Sa voix est en train de trahir de l'agacement qu'il tente de dissimuler avec ses expressions faciales et corporelles, mais il est clairement tendu. S'il savait que l'indésirable que je croyais avoir au téléphone est – probablement, mais je pose de grosses guillemets – sa future belle-mère. Il la trouverait encore plus indésirable, si cela est toutefois possible, même pire encore. Il ne s'imagine pas ça une seconde. Autre chose. Je pense avoir deviné assez rapidement le problème le plus important à traiter. Le souvenir amer d'il y a quelques heures encore doit le travailler. Et je devine qu'il est en train de réfléchir à un moyen de me mettre en sécurité, et loin d'Edo.
Je fais un petit « oui » de la tête. Je n'ai pas envie de réitérer la mauvaise expérience de ce tantôt. Il est clair que même dans ses plus mauvais jours, Seto ne serait pas plus déséquilibré qu'Edo. Qui aurait pu croire ça, en les voyant, là, côte-à-côte ? On donnerait le bon dieu à Edo, tandis qu'on enverrait Seto au diable – si on ne le taxe pas de l'être directement.
- Enfin, à propos de ça... Je... Pourquoi je ne pouvais pas te joindre, après...
Il se renfrogne davantage, évitant au passage le regard que je pose sur lui. Ce point de la conversation a l'air de bien plus le gêner encore, et de l'éveiller davantage. Là où il avait l'air paisible quelques instants auparavant, le voilà parfaitement revitalisé et quelques peu en colère. Ouch.
- Très longue histoire. Bien trop compliquée pour maintenant. Tu ne devrais pas t'en préoccuper.
Ah. Une longue histoire ? Si je n'avais pas été corrompue par ces films et ces séries à l'eau de rose, je ne serais pas en train de penser à une histoire rocambolesque avec une ex, ou je ne sais quoi. Enfin, ce ne sont pas - encore - mes affaires. Et, clairement, je dois me faire des films, vraiment.
Je semble visiblement assez tendue et pas très satisfaite de sa réponse. Seto se met à soupirer, comme si raconter, même que très brièvement, ce qu'il s'est passé était un effort vain, inutile. Il paraît pourtant bien me cerner, sachant que je n'abandonnerais pas de si tôt :
- Disons que, cette histoire, aussi longue et compliquée soit-elle, m'a amenée à retourner chez moi. Et il en résulte mon invité surprise, mon petit frère.
Chez lui ? Ah. Je vois mieux, maintenant, pourquoi je ne pouvais pas le joindre. À moins d'un appel en PCV, et encore, je ne sais même pas si ça se fait encore de nos jours. Je suis un peu plus rassurée par cette rapide réponse un peu tronquée sur les bords. Et puis, grâce à cette « histoire », aussi longue et compliquée soit-elle – et j'en doute, j'ai pu rencontrer le frère de Seto. Un mal pour un bien, comme on dit.
- Je suis contente que tu sois de retour – même avec ton invité surprise.
Beaucoup plus détendue, je m'étire de tout mon long dans le grand lit. Je contemple par la même occasion le plafond : les lumières de la ville, en contre-bas, filtrent à travers les vitres, éclairant la pièce de lueurs tantôt rougeâtres, tantôt dorées, ou bien d'un blanc violent. Je reste ainsi, à fixer les lueurs qui scintillent au-dessus de moi, durant quelques minutes. Bien trop peu de temps pour que je puisse trouver le sommeil, contrairement à Seto qui s'est de nouveau endormi – et pour de bon - à côté de moi.
Plus le temps avance, plus il fait froid, du moins, plus mon corps se refroidit, gagné par la torpeur d'une journée trop longue. Pourtant, je n'ai pas sommeil. Je crois que j'ai eu mon compte d'heures, avec mon vilain état, ce tantôt. Je tire néanmoins un peu plus les draps sur moi, n'en déplaise fortement à Seto qui se met encore à grogner avant de se retourner dans son sommeil, bien trop dérangé. Il n'a pas l'habitude de dormir avec quelqu'un, ça se voit. Moi non plus, d'ailleurs, ce qui éveille un peu plus ma curiosité. Un genre de rigueur scientifique me pousse à l'examiner sous tous ses angles, à le connaître par cœur, autant mentalement que physiquement. Et c'est maintenant le moment rêvé !
- Hum... Voyons voir...
Je me tourne totalement vers lui. Les lueurs ont cessé d'éclairer la pièce pendant un moment. C'est au toucher, en passant mes mains sur son corps, que je commence à le « cartographier ». C'est une drôle de sensation, car, de mémoire, je n'ai pas l'impression qu'il m'ait laissé faire ça, les autres fois, ou du moins, qu'il ne m'a pas laissé assez de temps pour le faire.
Tandis que mes mains parcourent son corps, assimilant et retenant chaque parcelle de lui, je me heurte à quelques irrégularités qui me mettent mal à l'aise, dans son dos, surtout.
- Qu'est-ce que... ?
Mes mains continuent de glisser tout du long, le bout de mes doigts essayant de déchiffrer les choses qui forment comme des marques. Des marques ? Troublée, je m'arrête un instant, concentrée, les yeux ouverts.
Des tâches de lumière vient de nouveau éclairer le plafond. Et c'est dans un mélange de rouge sang et de blanc éclatant que je découvre des entailles, des cicatrices, au bout de mes doigts. L'image me fait mal et trouve une résonance avec des mots, avec une phrase, que sur le coup je ne comprenais pas.
Effrayée par cette découverte, je porte une main à la bouche, tentant d'étouffer un petit cri teinté de stupéfaction et d'horreur. C'est gravé en moi.
