Bonjour à toouuuss !

Bon, cela fait plus d'un mois que je n'ai pas publié et je ne saurais comment m'excuser. La rentrée fut rude et je me suis fait avoir par le temps.

Je m'excuse sincèrement de vous avoir fais attendre et pour éviter les faux espoir je publierai une fois tous les 15 jours, voire deux fois en 15 jours tout dépend de mon emploi qui est assez capricieux !

Voilà je vous laisser lire !

N'hésitez surtout pas à me laisser une petite review ça fait énormément plaisir, (même si c'est négatif x) ) et merci à tous ceux qui m'ont déjà laisser leur avis, normalement je pense avoir répondu à tout le monde.

Bisous sur vos fesses !

Et à bientôt ! :*


L'été pointait le bout de son nez. Le mois de juin commençait et avec lui le flot de touristes. Lexa détestait ça. Trop de monde, vraiment trop de monde. A chaque mètre, une personne l'interpellait pour savoir où telle et telle chose se trouvait. Se promener en pleine rue était devenu un parcours du combattant. Enfin, façon de parler. Le soleil se couchait, elle profitait des derniers rayons de soleil sur la terrasse du loft. Avec elle, un bol de crackers et une bière. C'était la boisson la plus rafraîchissante à cette heure.

La chaleur caressait sa peau. Elle expira doucement. Une légère brise se leva. Elle regardait l'agitation de la ville. Tout ce bruit lui rappelait l'enfer de la guerre. Les balles qui sifflaient, les bruits de pas, l'odeur de la fumée, de la poussière, la chaleur et l'adrénaline dans les veines. L'agitation constante, devoir donner des ordres mais aussi surveiller, anticiper, tirer, protéger, et surtout réfléchir à toutes les issues possibles. C'était cela son quotidien dans l'armée. Alors bien sûr, il y avait aussi la formation des bleus, les jeunes, qui dans un élan patriotique s'étaient engagés pour l'enfer. C'était la phase de repos avant de repartir au combat. La partie qu'elle aimait le mieux était le terrain. Déjà toute petite, son père l'entrainait et dès ses 12 ans il l'amena courir avec lui. Elle était fière de le suivre, de tenir physiquement et mentalement. C'était devenu une drogue. Il fallait qu'elle muscle son corps, que celui-ci soit constamment en action. Pouvoir se donner à 200% chaque jour était pour elle une chance, une façon d'aider et de servir des gens qui n'étaient pas capable de le faire eux-mêmes. Se rendre utile finalement. Elle avait vécu toute sa vie dans l'armée. Un monde à part, elle n'était jamais sortie avec une bande de potes dans un bar, elle n'avait jamais pris de grosse cuite ou autre débauche de jeunesse. Les seules sorties qu'elle ait faites, étaient avec sa sœur ou son père. Cela se résumait à aller boire un verre et danser. D'ailleurs, ses amis étaient des militaires qui respectaient le même code de conduite. Diplômée de l'Académie Militaire de West Point, elle avait ensuite fait ses preuves au Mossad dans les services secrets puis au service de renseignement. Aujourd'hui elle était commandante, avait des hommes sous sa responsabilité et avait le pouvoir de changer les choses dans ce monde.

Elle avait encore des pansements, ses plaies étant encore un peu douloureuses par moment. Les cicatrices ne se verront quasiment plus dans quelque mois sauf pour celle sur le visage. Celle-ci lui laisserait une marque bien visible pour la vie. Soudain, l'arrivée de sa sœur la tira de ses pensées. Anya se posa à côté d'elle et souffla bruyamment.

- Dure journée ?

- A qui le dis-tu …

Lexa se leva et alla chercher une bière avant de la ramener à sa sœur. Elles trinquèrent et regardèrent ensemble l'agitation de la ville.

- Tu sais, j'ai renvoyé un message à Raven, pour la revoir.

- Hum hum

- Et toi avec Clarke ?

- Je ne renverrais pas de message.

- Pourtant je t'ai rarement vu aussi sociable et ouverte avec quelqu'un.

- C'était l'effet des médicaments, de la fatigue, et de l'alcool.

- Est-ce qu'un jour tu vas te décider à prendre ne serait-ce qu'un peu de bon temps ?

- Mais, premièrement ça ne te regarde pas, secundo je prends du bon temps, là n'est pas la question.

- Une fois tous les 6 mois !

- Désolé de ne pas ramener une fille différente chaque soir !

- Le juste milieu existe aussi tu sais.

- Oui.

Lexa était bien décidée à rester seule. Elle voyageait souvent et avait peu de permissions, et quand elle en avait, c'était pour se remettre en état.

- Jeudi à 19h.

- Pardon ?

- Le vernissage de Clarke, si tu ne lui envoies pas de message, va au moins mettre les choses au clair avec elle.

- Je n'ai pas renvoyé de message donc théoriquement, tout est clair.

- Pour une fois fais les choses bien s'il te plaît, juste pour une fois Lexa.

La soirée se déroula tranquillement. Elles avaient leur petit rythme, Anya s'occupait du repas et Lexa de mettre la table.


Clarke rentrait de son atelier, elle était fatiguée, entre la chaleur et le monde dans les rues, les quelques minutes de marche qu'elle avait entre son lieu de travail et son appartement étaient devenues la traversé de l'enfer. Elle regarda son portable une énième fois. Elle avait toujours espoir de recevoir un message de Lexa. Rien que d'imaginer son visage, son cœur se serrait, elle ne savait pas si c'était de la tristesse ou de la rage que le silence de Lexa suscitait en elle. Elle se maudissait d'avoir céder facilement au charme de cette brune. Après tout elles avaient juste dansé ensemble et partager un verre dans leur appartement. Mais les mots de Lexa lui revenaient en tête « j'ai envie de découvrir ton univers » … Surement des paroles en l'air finalement. Pourtant elle avait ressenti une telle sensation de bien-être avec elle. Comme si elle s'était perdue depuis longtemps et qu'elle se retrouvait enfin. Ce genre de sentiment ne pouvait pas être à sens unique, surtout associé aux paroles qui avaient été dîtes. Si elles avaient voulu coucher ensemble le soir même, elles l'auraient fait. C'était plus qu'une simple attirance, c'est ce que Clarke se répétait en boucle pour oublier sa peine.

Clarke avait un esprit vif et de l'imagination à revendre, très vite elle avait trouvé sa voie dans l'art. Son père l'avait encouragé. Quant à sa mère, elle avait tout fait pour que Clarke trouve « un vrai métier ». Elle avait fait plusieurs stages dans les hôpitaux et même une semaine à l'armée. Tout ce qu'elle avait retenu était que ce monde était irrécupérable et que les êtres humains étaient prêts à tout pour gagner un lopin de terre ou quelques pièces. La seule chose concrète qu'elle avait continué, c'était l'entrainement physique de l'armée. Elle aimait pouvoir s'évader à travers le sport. C'est d'ailleurs un des seuls points communs qu'elle avait avec son fiancé. Bellamy Blake était l'homme qui partageait sa vie. Ils s'étaient rencontrés à la salle de sport, avaient commencé à s'entrainer ensemble et de fil en aiguille, ils c'étaient mis en couple. Tout allait pour le mieux, ils étaient heureux. Jusqu'à ce qu'on diagnostique des troubles du comportement chez Clarke. Elle était bipolaire du type 1, c'est-à-dire qu'elle alternait entre des phases d'euphorie et des phrases d'intense dépression. A cette annonce Bellamy s'était engagé dans les forces spéciales de la police, enchainant les gardes le week-end et les semaines de 45h. C'est la mère de Clarke, qui l'avait aidé à se soigner. Entre les séances chez le psychologue et les médicaments, son handicap n'était plus qu'un mauvais souvenir, sauf dans les cas de stress intense.

Le lundi soir était la soirée pizza. Machinalement elle commanda pour se faire livrer, et regarda encore son portable. Aucun message, ne serait-ce que de Bellamy. Elle l'appela.

- Allo ?

- Bellamy ?

- Oui, j'ai beaucoup de travail qu'est-ce que tu veux mon cœur ?

- J'ai commandé des pizzas, je me suis dit qu'on pourrait passer un peu de temps ensemble.

- Non désolé pas ce soir mon ange, j'ai vraiment beaucoup de boulot, demain peut-être.

- Bon d'accord. A demain

- A demain.

C'était toujours comme ça. Sa maladie les avait séparés. Chacun s'évitait. Et quand le dialogue devenait inévitable, ils préféraient correspondre par message.

Elle appela donc sa meilleure amie Raven pour partager sa pizza. Evidement Raven ne loupait jamais une occasion de manger une pizza. Assises sur le canapé, elles pouvaient parler des heures.

- Alors tu as reparlé à Anya ?

- Hum hum, on s'est envoyée quelques messages l'autre soir.

- Et ?

- Elle me plait, et elle va venir à ton vernissage.

- Ah tant mieux, je ne savais pas qu'elle serait intéressée.

- Apparemment plus que sa sœur.

- Oui j'avais remarqué…

- Aucun message ?

- Non toujours rien.

- Et pour Bellamy ?

- Comme d'habitude.

- Je suis désolée Clarke.

- Quand on touche le fond on ne peut que remonter non ?

Raven la pris dans ses bras pour la consoler, elle ne pouvait rien faire d'autre. Elle avait toujours été là et depuis quelques années elle faisait de son mieux pour aider Clarke à garder la tête hors de l'eau. Et quand elle avait vu sa meilleure amie avoir le coup de foudre pour cette inconnue, elle aussi s'était permis de croire à une seconde chance.

- Bellamy a recommencé à boire.

- Clarke ! tu ne peux pas le laisser recommencer !

- Je ne peux rien faire ! On ne se parle quasiment jamais et quand il est là, il m'évite comme si j'avais la peste !

- Quitte-le !

- Tu sais bien que ce n'est pas aussi simple que ça.

- Il y a un mois tu n'aurais pas hésité !

- Il y a un mois je pensais qu'avec Lexa ça pouvait marcher ! il y a un mois j'avais retrouvé quelqu'un avec qui je ressentais quelque chose, aujourd'hui je n'ai plus rien ! Et j'ai peur Raven, je ne veux pas, je ne peux pas me retrouver seule !

- Clarke, tu viendrais vivre dans mon appartement, on serait en collocation.

- Je n'ai pas envie de le quitter Raven, le sujet est clos.

Elles finirent la soirée avec un film, Clarke pensant encore et toujours à Lexa, surveillant son portable. Ce détail n'échappa pas à Raven.


Lexa hésita un moment, seule dans son lit avec le bout de papier et son portable. Envoyer un message à Clarke serait lui donner l'espoir, l'espoir que quelque chose se passait, qu'il y avait une chance. Ou alors, lui envoyer un message ferait tomber la barrière qu'il y avait entre elles. Après tout, Clarke ne connaissait toujours pas son numéro de téléphone. Quelque part, savoir que c'est elle qui contrôlait les choses rassurait Lexa. Elle avait peur. Elle ne savait pas si elle devait tenter quelque chose avec Clarke, si cela valait le coup. Pourtant elle ne se souvenait pas avoir été aussi apaisée en présence de quelqu'un. Lorsqu'elle devra repartir, elle laisserait Clarke seule ici, alors à quoi bon commencer pour ensuite ne pas pouvoir continuer. Et puis il y avait cette histoire avec son père qui était dans l'armée et qui était mort dans une attaque en Syrie.

Lexa décida d'envoyer un message à Octavia :

« Salut O', tu es disponible pour venir boire un verre demain après-midi ? »

Il fallait qu'elle tire cette affaire au clair. Car si réellement son équipe, voire pire, si elle avait tué le père de Clarke, toute relation serait impossible.

« Salut Lex', Désolé mais je ne peux pas avant vendredi, et les bières ne sont pas autorisées à l'hôpital apparemment :') »

La dernière remarque fit sourire Lexa. Elle lui renvoya un message.

« Pas de soucis on remet ça à vendredi, soigne toi bien soldat ! »

Octavia avait été blessée par des bombes, son corps avait été lacéré et c'était un miracle qu'elle s'en soit sortie vivante.

Lexa finit par s'endormir, en se répétant que la nuit porterait conseil.

Le lendemain, Lexa se leva en même temps que sa sœur. Elles prirent leur café ensemble et Anya partit travailler.

Lexa alla sur le balcon, inspira une grand bouffé d'air, et regarda le soleil se lever. Elle avait pris sa décision pour Clarke. Et personne ne pourrait la faire changer d'avis. Elle ne savait pas si c'était la bonne décision, ce que dirait sa sœur, mais peu importe, seule elle décidait de ce qu'elle voulait.

Ce que Lexa ne savait pas, c'était que sa décision aller impacter leurs deux destins, qu'à quelques kilomètres de là, Clarke attendait toujours un signe de sa part qui ne viendrait jamais. Que pour oublier la peine que Lexa lui infligeait, Clarke peignait ses portraits, et se consacrait de toute son âme à son travail.

Mais quelque soit la décision de Lexa, cela ne pouvait détruire le lien qui s'était créé entre elles.