Bonjour à tous et à toutes !
Alors, je tiens à m'excuser de ne pas avoir répondu aux reviews, je les ais lu, j'ai répondu à voix haute et je n'ai jamais répondu à leurs auteurs ! Milles excuses !
Ensuite niveau timing, j'ai du mal avec mes études donc j'abandonne tout timing, je publierai le plus vite possible, le plus simple et de follow l'histoire je pense :)
Je n'abandonnerai pas cette fic, même si je met du temps je la finirai, j'ai des chapitres d'avance, mais il faut savoir que ma correctrice ( je pense que ce mot se dit ^^') et autant débordé que moi x) !
Alors pour ce chapitre, je suis moyennement fière de ce que j'ai écrit, les ambiances et les sentiments ne sont pas comme je l'aurai voulu, j'espère qu'il vous plaira quand même un petit peu :D !
Sur ceux une petite review ça fait toujours plaisir et je m'engage à répondre cette fois ! x)
Bonne lecture et à bientôt les zoubidous !
Lexa se leva, s'étira, grimaça de douleur et se dirigea vers la cuisine. Comme tous les matins, elle se servit un grand café, légèrement caramélisé avec un soupçon de lait. Sa sœur était déjà partie travailler. Elle s'était autorisée une petite grasse matinée. Elle regarda le soleil matinal à travers les grandes baies vitrées du loft. Le soleil arrivait à la hauteur des buildings. D'ici elle pouvait voir l'université où travaillait sa sœur. L.A était une des villes les plus peuplées des Etats-Unis. Elle faisait rêver la plupart des gens simplement par la présence des stars qui habitaient à Hollywood. C'était une ville avec de nombreux espaces verts avec par exemple le Pershing Square où Lexa adorait aller courir. Pouvoir voir de hauts peupliers et chênes et respirer un semblant d'air pur était vraiment revigorant.
Nous étions mercredi, demain avait lieu le vernissage de Clarke. Lexa décida d'aller faire les boutiques. Si elle devait rester ici encore quelques temps, autant avoir autre chose à se mettre que ses uniformes qui ne font pas vraiment civile.
Elle partit donc seule à la recherche de vêtements potables et confortables.
Clarke était levé depuis 3 heures déjà, il était 10h et elle entamait son 4ème café. Avec son vernissage demain il fallait que tout soit parfait. Le gratin de L.A avait été invité pour admirer son travail et pourquoi pas acheter une ou deux toiles. Elle avait déjà terminé 3 retouches sur des œuvres assez importantes. Elle continua ses retouches jusqu'à 13h. Le camion et les déménageurs devaient arriver vers 16h pour charger ses toiles et les amener au lieu du vernissage. Elle prit donc une douche rapide, se maquilla rapidement et prit deux menus à emporter au camion à sandwichs au coin de la rue. Elle allait rejoindre Bellamy. Elle savait qu'il avait sa pause de midi dans 5 minutes, ce qui lui laissait le temps d'aller jusqu'au commissariat. Elle adorait se promener dans ces rues, marcher au milieu de toutes ces ethnies, côtoyer des gens de tous âges et de toutes origines. Elle ne pouvait s'empêcher de penser que ce monde, quand on savait le voir, était vraiment magnifique. Les hommes pouvaient donc vivre en paix et s'entraider, c'était possible. Clarke avait une foi aveugle en l'humanité, malgré les coups bas que les gens ou la vie avaient pu lui faire. Elle continuait de penser qu'un monde de paix était possible. Et puis il y avait cet environnement. L.A grouillait de ruelles étroites où les tags s'enchainaient pour devenir une splendide et poétique fresque urbaine. Même la façon dont les murs s'abimaient était magnifique, la façon dont le crépi fendait en zigzaguant jusqu'au sol était unique. Chaque maison, chaque couleur, chaque recoin, faisait de L.A la ville aux milles merveilles. Clarke en avait le sentiment. Après avoir tourné à droite sur le grand boulevard Adams, elle se trouva devant le commissariat.
Elle rentra et se dirigea vers l'ascenseur. Bellamy travaillait au 4ème étage. Elle avança dans le couloir et arriva devant le bureau de son fiancé. Il était en grande conversation avec son supérieur, l'inspecteur Pike. En la voyant arriver, les deux hommes mirent fin à leur discussion, l'inspecteur partit en saluant Clarke et Bellamy la reçut avec un sourire forcé.
- Bonjour mon cœur !
- Bonjour Clarke, qu'est-ce que tu fais là ?
- J'ai apporté le repas, je me suis dit que ça serait l'occasion de parler un peu… ça fait 3 jours que je ne t'ai pas vu.
- Oui tu as bien fait. Viens, assis toi. Je suis désolé mais je suis sur une affaire vraiment très importante et le boss compte vraiment sur moi pour la résoudre.
- Secret d'Etat ?
- Hum en quelque sorte.
- D'accord. Je me demandais si …
- Clarke, je ne pourrai pas être là à ton vernissage demain, je suis de permanence et je ne pense pas pouvoir arriver à temps. Encore une fois je te demande pardon, mais mon affaire est vraiment très importante. Je t'expliquerai une fois qu'elle sera résolue.
- Oui, bien sûr...
- Eh, je te demande juste de la patience, tu me fais confiance n'est-ce pas ?
Est-ce qu'elle lui faisait confiance ? Grande question. Elle ne savait pas, elle ne savait plus. Ils avaient tout et elle avait l'impression que depuis son diagnostic, ils avaient tout perdu par sa faute, sans le vouloir. Leur couple était en miettes, alors répondre oui serait mentir, répondre non détruirait le peu qu'il reste entre eux. Entre rien et un peu, l'écart pouvait être énorme à certain moment.
- Oui. Evidement que oui.
Bellamy sembla rassuré et lui répondit par un sourire. Ils finirent de manger en discutant de choses et d'autres sans réel importance. Clarke rentra seule et elle en profita pour se balader en attendant 16h.
A quelques kilomètres de là, Lexa rentrait de sa matinée shopping, elle avait littéralement dévalisé les boutiques et avait bien dû flamber deux mois de salaire dans des vêtements, chaussures et autres accessoires. Elle monta les escaliers et ouvrit la porte du loft tant bien que mal. Il faut dire qu'avec la centaine de sacs qu'elle tenait, cela devenait une épreuve digne des commandos de l'armée !
- Tu pourrais venir m'aider !
- Ah quand on fait du shopping, on assume jusqu'au bout madame !
- Ça t'arrange bien ça, hein !
- Assez oui ! répondit Anya en rigolant.
Anya était assise sur un tabouret près du bar et sirotait un thé vert à la menthe.
- Voilà, avec ça maintenant je ne retourne plus dans une boutique avant au moins 3 ans !
Anya explosa de rire.
- C'est vraiment le supplice à ce point-là ?
- Tu ne rends pas compte du monde qu'il peut y avoir dans les boutiques, j'ai dû attendre 30 min pour essayer des vêtements, 30 MINUTES ! Incroyable !
- Tu es vraiment la pire sociopathe que je connaisse, tu le sais ça ?
- C'est facile pour toi, tu vis ici tout le temps, tu as l'habitude.
- C'est vrai, et c'est toi qui a choisi de partir d'ici.
- Oui et je ne regrette pas !
Anya baissa le regard et fit mine de se concentrer sur sa tasse. Lexa se rapprocha et prit sa sœur dans ses bras. Ce geste surpris Anya, qui n'avait pas l'habitude de telle démonstration venant de sa sœur.
- Ne va pas croire que là-bas à l'autre bout du monde je t'oublie. Et ne crois surtout pas qu'ils auront ma peau sans que je ne me sois battue jusqu'au bout.
Anya sourit dans le cou de sa sœur et resserra l'étreinte autour de sa sœur. Elles restèrent quelques instants comme ça. Juste le temps d'un instant, pour ressentir la chaleur de l'autre, pouvoir sentir l'autre, en vie. Le lien qui unit deux sœurs est plus fort que n'importe quoi. Malgré les différences de caractères, de goûts, des sœurs resteront toujours des sœurs, deux êtres voués à s'entraider et à avancer ensemble coûte que coûte. Encore plus quand celles-ci avaient quasiment dû grandir seules.
- Attend j'ai quelque chose à te montrer ! Sur ces mots, Anya disparut dans sa chambre.
Lexa attendit patiemment sa sœur pendant 5 longues minutes, 5 trèèèès longues minutes.
- Tu es prête, cria Anya de derrière sa porte de chambre.
- Etant donné que je t'attends depuis une éternité, oui je suis prête. répondit Lexa.
Anya sortit de sa chambre. Et là, Lexa resta figé, la bouche pendante, les yeux rivés sur sa sœur. Elle était tout simplement magnifique. Anya avait enfilé une magnifique robe de soirée noire, avec un décolleté qui arrivait au milieu de son ventre, une ceinture marron entourée ses reins, au milieu du ventre et la robe était cintré de manière à faire ressortir toutes les courbes de son corps. La robe était noire avec de légers reflets argentés qui donnaient à l'ensemble un coté classe et chic.
- Alors tu en dit quoi ?
- Euuuh pfff, tu es vraiment …. Epoustouflante, à moins que le mot exact soit sublime ou encore splendide !
Anya éclata de rire devant l'air mi gêné mi admirateur de sa petite sœur.
- Et pour quelle occasion est-ce que tu vas porter cette robe ?
- Eh bien demain, pour le vernissage.
- Ah oui c'est vrai. Tu risques de détourner l'attention, les gens ne regarderont plus que toi ! rigola Lexa.
- C'est fort possible mais je ne cherche qu'à avoir l'attention d'une personne.
- Oh faut-il que j'aille dormir à l'hôtel demain soir ? plaisanta Lexa.
Cette remarque lui valut un coup de poing dans l'épaule. Elles rigolèrent ensemble et Anya se pavanait avec sa robe imitant les grands mannequins durant les défilés. Anya finit par se changer et elles optèrent pour une balade au parc pour finir l'après-midi.
Il était presque 16h lorsque Clarke arriva chez elle pour attendre le service de transport des œuvres. Elle aurait bien aimé que Raven vienne l'aider, mais elle était en cour. Elle devait donc une fois de plus se débrouiller seule. Les hommes arrivèrent pour charger les œuvres. Clarke leur indiqua minutieusement toutes les œuvres à prendre. Elle avait bien réfléchi et avait optait pour prendre 60% de son travail et le reste de l'exposition se composerait des œuvres de ses élèves.
- Excusez-moi mais, on la prend celle-là ?
Clarke se retourna et observa l'œuvre que l'homme montrait du doigt. C'était un portrait de Lexa. Un tableau d'un mètre cinquante sur deux mètres. Il représentait la jeune femme de trois quarts regardant une personne imaginaire droit dans les yeux. Une épée luisait dans son dos et son visage était couvert de peintures de guerre. Comme un masque, la peinture noire couvrait ses yeux, du bas de son front pour descendre le long de son visage et semblait dégoulinait sur ses joues. Elle portait un pantalon en cuir et une cape rouge tel un chef qui part à la guerre. Les couleurs du tableau tiraient sur le jaune, marron et noir. Un surprenant mélange qui donnait un air imposant à l'œuvre. Elle avait tellement travaillé sur la finesse et la dureté du regard de la commandante que celui-ci paraissait plus que réel.
Clarke mit quelque seconde avant de se décider. Après tout Lexa ne viendrait pas, alors pourquoi ne pas le prendre.
- Oui, prenez-le aussi.
Toutes ses œuvres avaient été chargées et amenées sur le lieu du vernissage. Le lendemain il ne lui resterait plus qu'à tout ranger et mettre en ordre. Le traiteur avait prévenu qu'il livrerait vers 16h. Tout était en ordre. Clarke ne pouvait s'empêcher de ressentir un certain stress, le travail d'une année allait être exposé, pour le meilleur et pour le pire.
La journée passa à une allure folle pour Clarke. Il était maintenant 17h, il lui restait 2h pour se doucher, s'habiller, se maquiller, se coiffer et rejoindre le lieu du vernissage. Elle rentra en vitesse et sauta dans le douche. Entre temps, elle avait reçu un message de Bellamy lui souhaitant une bonne soirée, elle avait répondu brièvement puis avait éteint son portable.
Du côté des Wood, Anya avait enfilé sa superbe robe et monopolisait Lexa pour l'aider à se maquiller et à se coiffer.
- Tu es certaine de ne pas vouloir venir ?
- Pour la énième fois, OUI !
- C'est dommage, d'après Raven elle est vraiment douée tu sais.
- Peu importe, l'art n'a jamais été une véritable passion chez moi.
Une sonnerie coupa leur conversation. Raven venait chercher Anya. Raven était habillé sobrement. Un slim noir, des talons qui la grandissaient juste ce qu'il fallait et un chemisier blanc avec un cravate et un blaser venait compléter le tout. Elle s'accordait parfaitement avec Anya. Elles partirent donc toutes les deux pour le vernissage de Clarke. Raven lança un dernier regard vers Lexa, comme une demande, un appel, pour lui dire de venir, mais le regard de Lexa resta de marbre.
Elle avait un tout autre programme pour cette soirée et cela n'incluait pas le vernissage.
Cela faisait maintenant une heure que Clarke accueillait ses invités. Elle avait eu la chance d'attiré des pointures en art parmi lesquels se trouvaient de prestigieux professeurs d'art et de culture artistique. Elle avait aussi rencontré ses élèves et leurs parents venus, eux aussi, admirer le travail de leur année.
Soudain, elle vit Raven et Anya arrivaient dans la salle. Elle ne put s'empêcher de chercher Lexa du regard. Malheureusement, la belle brune semblait absente. Elle alla quand même accueillirent ses deux convives.
- Bonjour vous deux !
- Bonjour Clarke, répondit poliment Anya.
- Bonjoouuurrr toi ! Alors pas trop stressé ? T'as déjà vendu des œuvres ? Raven avait directement pris Clarke dans ses bras et lui posait tout un tas de questions.
- Tu pourrais nous faire faire un tour et nous expliquer les œuvres, tu es la mieux placée pour ça après tout, demanda Anya.
- C'est vrai, suivez-moi.
Clarke leur fit faire le tour de la galerie, elle présenta d'abord les œuvres de ses élèves puis termina avec les siennes. Raven ne pouvait s'empêcher de commenter chaque œuvre, et d'alpaguer chaque personne qu'elle connaissait. Clarke voyait bien que cela rendait mal à l'aise Anya qui elle, était de nature discrète. Clarke lança donc un regard noir en direction de Raven pour lui dire de se calmer. Enfin elles arrivèrent devant la dernière œuvre.
- Ah. Wah wah wah ! s'exclama Raven.
- Mais c'est …. Ma sœur !
- Euh oui effectivement il y a quelques ressemblances, répondit Clarke gênée.
- C'est magnifique, fini par dire Anya, c'est vraiment dommage qu'elle ne soit pas là.
Elles continuèrent de parler du tableau représentant Lexa pendant quelques minutes débattant des similitudes entre le modèle et l'œuvre.
- Combien coût il ?
- Je n'ai pas fixé de prix pour celui-là. Je n'étais pas censé l'exposer au départ.
- Ah ! Disons que 15 000 dollars suffiront alors, répondit Anya tout en cherchant son portefeuille.
- Quoi ? Non mais Anya je te l'offre ! Après tout c'est ta sœur et puis je l'ai fait pour le plaisir.
- Non tu as travaillé pour le réaliser, je te l'achète, c'est non négociable Clarke.
Le ton autoritaire employé par Anya ne laissait plus aucune marge de manœuvre à Clarke. Elle accepta donc l'argent et expliqua que le tableau lui serait livré dans la semaine. Les trois filles continuèrent de faire le tour de la galerie tout en se régalant de petits fours et en sirotant leur coupe de champagne.
La soirée se déroula tout à fait bien. Clarke vendit la quasi-totalité de ses œuvres et prit même des commandes pour certains clients. Il était 3heure et tous les invités étaient partis. Raven et Anya saluèrent Clarke avant de prendre congé elles aussi. Seule dans la salle, Clarke admirait une dernière fois toutes ses œuvres. Elle resta un moment sur le tableau représentant la commandante. Elle aurait aimé la voir ce soir. Elle ferma la porte de la salle et choisit de rentrer à pied. Elle fit un détour et se balada un moment dans les ruelles, profitant du calme et du charme de la ville plongée dans la nuit. Elle ne s'aperçut pas que trop tard qu'elle était suivie. Ils étaient trois. Quand elle s'en rendit compte, elle essaya de rejoindre le boulevard principal le plus rapidement possible mais tout en restant discrète. Elle avait sur elle un taser et un déodorant qui pouvait toujours servir à les aveugler, mais ils n'en restaient pas moins en supériorité numérique. Elle sortit son portable et commença à taper le numéro de Bellamy.
Elle tourna à droite, il ne lui restait que quelques mètres avant de rejoindre la rue animée. Elle lança l'appel vers Bellamy, mais au même moment un homme surgit devant elle la faisant sursauter.
- Trop tard ma jolie !
Clarke, trop paralysée par la peur, ne répondit même pas. Elle n'en n'eut pas le temps, les trois autres la tiraient déjà dans une ruelle sombre. Elle essaya de se dégager, de crier, elle se débattit de toute ses forces. En son for intérieur, elle se maudit de n'avoir jamais pris de cours de self-défense où simplement de se balader seule, dans la nuit, en étant une femme qui, pour que ça soit encore plus drôle, ne savait pas se défendre ! Elle tentait toujours de crier et réussit à mordre la main d'un de ses ravisseurs qui l'empêchait de crier. Elle en profita pour hurler de toutes ses forces. Le plus grand des quatre lui colla une baffe monumentale avant de la frapper dans le bas ventre.
- Tu as plutôt intérêt à la fermer si tu veux rester en vie !
Celui qui s'était faire mordre partit au bout de la ruelle faire le guet, ce qui était mauvais signe.
Clarke, malgré la douleur, continuait à se débattre, mais les deux autres la tenaient fermement.
- Tu vas t'arrêter oui ! hurla le grand.
Et il la frappa encore dans le bas ventre, deux fois, pour finalement lui envoyer une droite en plein visage. Clarke s'écroula à terre, complètement sonnée. Les trois en profitèrent pour discuter, mais la jeune femme n'entendait rien. D'un œil, elle observa ses agresseurs. Elle vit simplement que le plus grand était chauve avec un tatouage sur le bras droit. Il devait surement faire de la musculation ou un métier physique vu sa carrure. Un de ceux qui la tenaient était roux, assez musclé lui aussi, mais beaucoup moins que le chauve et le dernier avait un grand nez et était brun. Ils étaient tous les trois habillés en noir, leurs vêtements pour la plupart déchirés.
Le chauve s'approcha de Clarke et se baissa à son niveau avant de défaire la ceinture de son pantalon.
- Bon allez ! On n'a pas toute la nuit, tenez la bien les gars.
Soudain Clarke dans un ultime effort redoubla d'effort pour de se défaire de cette emprise. L'homme commença par lui arracher sa robe en la déchirant. Elle se retrouva rapidement en sous vêtement. Elle cria, se débattit, pleura, elle était impuissante devant ce qu'il allait arriver. Encore une fois, elle était seule, elle allait être violée ici, dans une ruelle sombre et insalubre, sans personne pour l'aider. Elle pleura, elle pleura pour ce qui allait arriver, pour sa vie, pour son couple qui partait en vrille, pour sa vie sans but, rythmée par un quotidien monotone et morne. Elle pleura, elle pleura encore et encore, elle ne pouvait rien faire d'autre.
L'homme allait maintenant lui arracher sa culotte quand un sifflement retentit. Il venait du bout de la ruelle. Les hommes tournèrent la tête sur la droite pour voir ce qui se passait. Puis soudain un cri de douleur se fit entendre, suivit d'un bruit sourd.
- Vous deux, allez voir ce que c'est ! ordonna le chauve.
Ils lâchèrent donc Clarke et se levèrent pour aller vérifier que tout allait bien. Ils n'eurent pas le temps de faire trois pas, qu'une silhouette noire leur tomba dessus. L'ombre frappa d'abord le roux au visage, une droite bien placée qui l'envoya direct au tapis. Elle esquiva ensuite le crochet de l'autre gars, avant de lui donner un coup de pieds qu'il stoppa net.
Pendant ce temps, Clarke profitait de cette diversion pour essayer d'échapper au grand chauve. Malheureusement il n'était pas de cet avis et lui asséna trois coups de poing en plein visage. Clarke, à moitié assommée, pouvait seulement percevoir le combat qui se déroulait à deux pas d'elle. L'ombre avait réussi à mettre K.O le petit au grand nez en lui donnant un coup de genou dans le bas ventre avec en supplément une droite dans le visage. Mais le chauve répliqua en faisant trébucher l'ombre avant de lui asséner un violent coup de pied dans les côtes. Puis il s'assied sur elle pour la frapper au visage. Clarke aurait voulu l'aider mais tout son corps était douloureux, elle priait pour que l'ombre se relève. Sa prière fut exaucée. L'ombre donna un coup de tête au chauve, lui permettant, par un habile jeu de jambe, à se dégager de son emprise. Le combat continuait et chacun encaissait les coups. Ni l'un ni l'autre ne lâchaient l'affaire. Le chauve prit pourtant l'avantage, il attrapa l'ombre par le col de son sweat, la balança contre le mur de droite, puis sur le mur de gauche. Elle s'écroula à quelques centimètres du visage de Clarke. Leur regard se croisa l'espace d'une seconde. Clarke était bien trop sonné pour y faire attention, mais ce regard, elle le connaissait. L'ombre se releva difficilement. Son seul avantage par rapport à cette brute était sa vitesse d'attaque, alors elle accéléra ces mouvements. Après avoir donné un coup de poing au chauve, elle prit son élan, sauta sur le mur de droite de la ruelle et asséna un magistral coup de pied au chauve, qui percuta le mur d'en face, l'assommant pour de bon. L'ombre prit des photos des têtes des agresseurs, surement pour aller les dénoncer plus tard.
Puis elle s'avança vers Clarke et la prit dans ses bras.
- Merci, qui que tu sois, merci, se fût les derniers mots que Clarke parvint à chuchoter avant de perdre connaissance.
L'ombre récupéra le portable de Clarke qui était tombé par terre. Bellamy était toujours en ligne et hurlait le nom de Clarke.
- Elle va bien, elle sera à l'hôpital Dignity.
- Mais qui êtes-vous ?
Aucune réponse.
- QUI ETES-VOUS ?
L'ombre raccrocha, appela les urgences, et vérifia que l'ambulance emmenait bien la jeune femme dans l'hôpital souhaité. Une fois sa mission accomplie, elle s'effaça dans la nuit au détour d'une ruelle.
