Bonjour à tous et à toutes !
Me revoilà avec un nouveau chapitre ! Je vais faire court, je remercie énormément tous ceux qui m'ont laissé une review et j'encourage ceux qui ne l'on pas fait à le faire :p
Alors oui 3 mois pour faire un chapitre c'est long ... mais il fallait que je prenne le temps de poser le contexte et prochaine fois on attaque les choses sérieuses xD !
Alors merci encore à ceux qui m'ont laisser une petite review, chaque fois cela me booste à 300% vraiment !
Bonne lecture à tous et à toutes :D
Demain est un autre jour
Clarke se réveilla en fin de matinée, complètement perdue, avec un mal de tête monstrueux. Elle analysa la pièce dans laquelle elle se trouvait. Des murs blancs, un tableau avec une fleur dessinée dessus, une table à côté d'elle avec une carafe d'eau et un verre, des rideaux blanc écrus, elle devait être à l'hôpital. Il n'y avait personne d'autre dans la pièce. Elle reposa la tête sur son oreiller et se remémora les événements de la veille. Elle l'avait échappé belle grâce à … cette ombre. Elle se souvenait simplement d'une silhouette menue mais musclée vêtue de noir, une capuche vissée sur la tête.
Soudain, Bellamy et sa meilleure amie Raven, entrèrent dans la pièce.
- Clarke ! Enfin tu es réveillée ! cria Raven tout en allant enlacer la jeune femme.
- Oui ça y est... Mais s'il te plaît, ne crie pas, j'ai un mal de tête pire qu'un lendemain de cuite.
- Ahah tu m'étonnes ! Tu as eu beaucoup de chance tu n'as pas de commotion.
- Tu l'as vraiment échappé belle mon cœur, dit Bellamy tout en déposant un baiser sur les lèvres de Clarke.
- Aouch ! ça fait mal, répondit Clarke en se tenant la lèvre.
- En effet les coups de poings avaient éclaté sa lèvre, elle était rouge et enflée.
- Pardon excuse-moi je ne pensais pas que tu aurais mal.
- Ce n'est rien.
Ils discutèrent ensemble des résultats. Rien d'alarmant, elle l'avait vraiment échappé belle. Quelques bleus sur le visage, son œil droit avait légèrement gonflé ainsi que sa joue. Elle avait un énorme bleu dans le bas du ventre, souvenir du chauve. Mais elle n'avait pas été violée, grâce à sa sauveuse.
- Vous n'avez pas retrouvé la personne qui m'a aidé ? demanda Clarke à Bellamy.
vNon j'ai regardé les caméras de surveillance, mais c'est quelqu'un qui connait bien la ville. Elle a esquivé toutes les caméras et il est impossible de voir son visage. La seule image qu'on a d'elle est ici, mais on ne peut pas l'identifier.
Clarke regarda longuement la photo que Bellamy lui tendait. On y voyait une silhouette plutôt féminine avec un sweat noir, capuche remonté, jogging assez moulant noir et une paire de basket noire. Aucun signe distinctif.
- Je ne pourrais donc jamais la remercier.
- Non, je crois que son but était de rester anonyme.
- Mais ce n'est pas grave Clarke ! Ce qui compte c'est que tu sois saine et sauve et sans trop de casse ! J'ai eu tellement peur quand l'hôpital m'a appelé, expliqua Raven.
La discussion se poursuivit autour de ses agresseurs. Bellamy s'était chargé de les arrêter, ils étaient encore dans la ruelle quand il est arrivé sur les lieux de l'agression. Ils étaient tous les quatre attachés. Encore un coup de ce mystérieux sauveur. Clarke se maudissait ne pas pouvoir se souvenir d'un détail qui lui permettrait d'identifier son ange gardien. Raven et Bellamy finirent par partir, l'un allant en cours et l'autre au travail. Clarke restait en observation aujourd'hui. Le lendemain elle pourrait retourner à sa routine, chez elle.
Anya allait partir travailler, quand elle se rendit compte que sa sœur n'était pas rentrée dormir cette nuit. Elle avait certainement dû finir dans le lit d'une de ses conquêtes d'un soir. Anya souffla, elle aimerait tant faire comprendre à sa sœur qu'elle pouvait s'autoriser à aimer, à espérer plus qu'une nuit avec une femme. Elle avait aussi le droit au bonheur.
Anya avait tout faux, sa sœur avait passé la nuit dehors. Lexa avait une sorte de squat en haut d'un immeuble dans les quartiers plus au sud du loft. Elle adorait être seule avec ses pensées, dans la nuit, sans personne pour l'importuner, pour lui poser des questions ou lui dicter sa conduite. Elle pouvait être elle-même dans l'obscurité : une âme torturée qui ne vivait que pour son métier, qui ne s'autorisait quasiment aucun loisir. Pour honorer la mémoire de ses parents. Elle voulait les rendre fiers même de là où ils étaient. Elle avait passé la nuit allongée sur un vieux matelas posé par terre, à regarder les étoiles. Il n'y a pas plus cliché, mais cela lui permettait de s'évader le temps d'une nuit, de se sentir toute petite face à cet univers qu'elle avait sous les yeux.
Le jour avait fini par se lever et elle avait rendez-vous avec Octavia, une de ses plus fidèles amies et collègue. Elle devait aller la chercher à l'hôpital qui se trouvait au nord de L.A. Elle avait hâte de la revoir et de parler à quelqu'un qui avait vécu la même chose qu'elle.
Après avoir récupéré sa moto qu'elle avait laissé dans un garage au centre de ville, elle se mit en route vers l'hôpital.
Lexa était assise à une table dans la cafétaria de l'hôpital avec deux cafés. Elle regardait les différents médecins et infirmières qui passaient. Ils étaient tous pressés, ils marchaient vite et regardaient sans cesse leur montre. Elle les remercia intérieurement. Sans eux, elle ne serait certainement pas là. Combien de fois un de ces médecins lui avait sauvé la vie. Elle ne comptait même plus. Elle vit arriver une petite brune, enfin petite, du haut de ses 1m75, la plupart des gens était petit. La petite brune se battait avec l'infirmière qui voulait absolument la faire s'assoir dans un fauteuil roulant. Après avoir eu droit à un regard plus noir que les ténèbres elles-mêmes, l'infirmière souffla et repartit avec le fauteuil.
La petite brune avait la peau halée comme Lexa. Elle avait des yeux marron clair, ce qui rendait son regard unique, ses cheveux étaient châtains, un châtain sombre. Un corps fin mais taillé dans le marbre. Une vraie petite boule de muscles !
La jeune femme avança vers Lexa en boîtant légèrement, cela ne l'empêchait pas de sourire. Malgré son visage morcelé de fines entailles, elle restait magnifique et surtout elle gardait tout son charme. S'arrêtant à la hauteur de Lexa, elle exécuta un salut militaire.
- Repos soldat, dit Lexa tout en souriant.
- Comment vas-tu commandant ? répondit la brune.
- Très bien O', comme tu peux le voir je me suis bien remise de mes blessures, tout comme toi apparemment.
- J'ai plutôt intérêt ! Je ne supporte plus cet hôpital ! Je n'ai pas moyen de faire une seule grass' mat ! Tu te rends compte ?! Tous les matins à 5h pile, ils rentrent dans ma chambre pour soi-disant refaire les pansements !
Lexa affichait un grand sourire tout en rigolant intérieurement. Rien ne pouvait détruire le mental de son bras droit. Octavia était pleine de vie et savait profiter de celle-ci. Ce côté-là, Lexa l'adorait.
- Les pauvres plutôt, ils doivent te supporter tous les jours, je les plains vraiment.
- Ah mais on fait dans l'humour maintenant commandant ! répondit O' en tirant la langue.
Elles partirent dans un fou rire. Mon dieu qu'il était bon pour Lexa de retrouver quelqu'un comme elle. Pouvoir être soi-même, avoir quelqu'un qui vous connaît.
- Bon et plus sérieusement, ton état physique sur une échelle de 1 à 10 ?
- 5
- Ah…
- Lexa, on a subi une des plus grosses attaques depuis le début de notre service. Ils nous ont envoyé au suicide, ils savaient que l'armée américaine était déjà sur le coup et pas avec les mêmes méthodes de Pacification que nous, si tu vois ce que je veux dire. La question c'est pourquoi ? Et savoir si les Américains étaient aussi au courant ou pas. C'était un véritable massacre. J'ai failli y laisser ma jambe. Et mon visage… J'aurai pu y rester. Je me suis vu mourir, Lex'. Lincoln est encore dans le coma. A son réveil nous devrons prendre une décision tous les deux. Continuer avec toi dans l'armée mettrait en péril notre couple, notre avenir commun. Et même si j'évite de penser au pire, si Linc' meurt, crois-moi, je passerai du côté rebelle et ferai sauter tous ces pseudos dirigeants qui nous envoient mourir pour leurs intérêts.
Le regard de Lexa se fit plus sombre. On leur avait pourtant répété que quand on entrait dans l'armée, l'amour était une faiblesse.
- Oh ne me regarde pas comme ça ! Je sais très bien ce que tu penses ! Tu te dis qu'en rentrant dans l'armée, nous n'avions pas le droit de nous attacher comme ça à quelqu'un ! Eh bien moi je vais te dire qu'on choisit de rentrer dans l'armée, mais on ne choisit pas de tomber amoureuse. On ne choisit pas de devenir accro à quelqu'un, de vouloir prendre soin de celui-ci, on ne choisit pas d'être heureuse. Alors je choisis le bonheur à la guerre. Et j'ose espérer que si un jour tu rencontres cette personne qui, dès le premier regard, te donne des papillons dans le ventre et te fais sentir bien, enfin toutes ses conneries là, tu ne la lâcheras pas pour retourner dans cet enfer. Tu es humaine avant tout, humaine et libre.
- C'est bon tu as fini là ?
- Oui, je voulais que tu comprennes ma décision. Je ne perdrais pas plus dans cette stupide guerre, j'ai le sens du sacrifice, mais j'ai des limites.
- Heureusement que d'autres comme moi n'en ont pas !
vEt voilà j'en était sûre ! Tu remets ça ! Ce n'est pas parce que tu as été programmée pour ça que tu es destinée à l'être toute ta vie. Tu rencontreras cette perle rare et tu resteras avec elle. Je m'en assurerais moi-même !
- Ben voyons ! sourit Lexa et intérieurement elle pensa à Clarke.
- Bon et toi d'où viennent ces bleus sur ton visage ?
- Ce n'est rien j'ai été à un cours de boxe et disons que j'ai perdu quelques réflexes.
- Tu m'en diras tant, il t'a pas mal amoché.
- Non ça va dans 2 jours on ne verra plus rien.
- Pour une fois que c'est toi l'optimiste, rigola Octavia.
Elles rigolèrent ensemble avant de décider d'aller faire un tour dans la cour de l'hôpital, Octavia insistant pour prendre l'air.
Anya avait rejoint Raven après la fin de leurs cours respectifs. Leur coup de foudre avait été un vrai miracle. Combien de personne peuvent s'en vanter ? Trop peu dans ce monde malheureusement. Elles avaient laissé aller leurs sentiments sans se poser de question et aujourd'hui elles respiraient le bonheur. Elles sont toutes les deux solitaires, peu d'amis. Jetées à corps perdue dans leurs études ou dans leur métier, cela ne laisse pas beaucoup de temps pour les rencontres amoureuses. Il avait fallu une seule soirée, une seule pour que cette rencontre ait lieu. Anya ne sortait qu'avec ces collègues quand ils organisaient des apéros dans les bars du coin. Quant à Raven, c'est quand son emploi du temps le permettait et que Clarke était disponible, qu'elle s'autorisait à sortir. Ce soir elles avaient décidé d'aller au restaurant, pas pour une occasion spéciale, mais simplement parce que ni l'une ni l'autre ne savait cuisiner. Elles allèrent au "Parisien", la cuisine française était leur péché mignon. Une fois installé, la conversation dévia rapidement sur leur protégée respective.
- Alors comment va Clarke ?
- Elle va mieux, elle est sortie de l'hôpital cette après-midi. Elle regrette simplement de ne pas pouvoir remercier son ange gardien.
- Oui je comprends, cette personne devait forcément avoir une raison de rester incognito.
- Va savoir laquelle…. En tout cas si je pouvais moi aussi la remercier d'avoir sauvé Clarke. Je ne sais pas ce que je ferais sans Clarke.
- Hum… On pourrait facilement croire que vous aussi vous êtes sœurs !
- Ahaha oui et vu que nous avons grandi ensemble, ce n'est pas les anecdotes qui manquent !
- Tu sais que je saurai tôt ou tard les 400 coups que vous avez pu faire !
- Ahahah on verra ça, ce n'est pas Clarke qui me balancera, répondit Raven en tirant la langue.
- En parlant de balance, Clarke t'a reparlé de ma sœur ?
- Non pas depuis le vernissage. Je trouve ça tellement stupide que ta sœur refuse de laisser sa chance à Clarke.
- Mais tu as pensé à Clarke qui devrait subir les mois d'absence de ma sœur, avec la peur au ventre ?
- Mais tu n'as pas vu cette alchimie entre elles ? Ce malaise et cette timidité réciproque ? C'était tellement mignon ! Même de la part de Clarke que je pensais hétéro confirmée depuis ses fiançailles avec Bellamy.
- Comme si nos attirances étaient vraiment fixées un jour ! rétorqua Anya en buvant une gorgée de vin.
- Ceci est un autre débat madame, tout ça pour dire qu'il faudrait organiser une sortie avec ces deux-là. Leur laisser une seconde chance.
- Ma sœur a déjà eu une seconde chance avec le vernissage.
- Anya Wood, tant de pessimisme ! Une vraie seconde chance où ta sœur ne peux pas jouer la lâche.
- Ma sœur n'est pas lâche !
- Rooooh mais susceptible avec ça ! Tu as très bien compris Anya.
- Hum, c'est un véritable défi que tu me lances là. Faire venir le commandant Wood à une sortie organisée !
- Je te fais confiance, tu sauras la convaincre, répondit Raven dans un clin d'œil.
- Raven Reyes, tu es la pire manipulatrice que je connaisse !
- C'est tout à mon honneur dans ces circonstances très chère ! rigola Raven.
- Tu pensais à une sortie en particulier ?
- Tout simple, une après-midi, au bord de la plage, près d'un bar où l'on pourra danser.
- Hum ça me paraît négociable.
- J'espère bien, on ne peut pas faire plus simple.
Anya roula des yeux et se concentra sur son plat qui venait d'arriver. Poulet de Bresse à la crème fraîche. Raven avait raison. Il fallait qu'elle tente une deuxième fois de faire rencontrer Clarke et Lexa. Et elle devait le faire pour sa sœur. Lexa n'était pas condamnée à rester seule toute sa vie. Il suffisait de trouver la bonne personne, assez forte, assez patiente pour apprivoiser sa sœur. Et vu l'alchimie qu'il y avait eu entre Lexa et Clarke à leur première soirée, il y avait de forte chance que Clarke soit cette personne. En tout cas Raven et Anya en était convaincu.
« Il est des maux sur lesquels le temps passe en vain, et ne les guérit point. »
Sophie Cottin
De son côté, Clarke était sortie de l'hôpital depuis deux jours, elle avait sa routine, elle se levait le matin, allait donner des cours, rentrait manger et gardait en général ses après-midis pour travailler sur ses œuvres personnels.
Elle avait gardé des images des caméras de surveillance qui avaient filmé l'ombre. Ne pas savoir la rongé, elle aurait aimé comprendre. Elle ne savait pas qui était cette personne, mais un pressentiment la poussait à chercher encore et encore. Cette absolue conviction que cette histoire n'était pas finie. Elle avait décidé de dédier sa prochaine exposition sur cette « ombre » en imaginant son visage, sa posture, sa vie. Ça tournait à l'obsession. Mais Clarke avait besoin de ça.
Bellamy était un capitaine efficace, son supérieur ne s'était jamais plaint de lui. Il était performant et son équipe était une des plus réputée dans son secteur. Mais récemment il travaillait sur un dossier sensible. Une attaque avait eu lieu en Syrie durant laquelle 15 soldats américains avaient été torturés et tués avec une barbarie rarement vue. L'un deux étaient le père de sa fiancée. Le père de Clarke était l'un de ces lieutenants partis au front et morts pour leur soi-disant patrie. Alors pourquoi un capitaine d'un district de L.A enquêté sur cette affaire ? Tout simplement parce que l'armée américaine avait déjà ces suspects et qu'elle les avait tracés jusqu'ici. Elle avait donc passé le relais à l'un des meilleurs pour réunir des informations sur les suspects et espionner leurs moindres faits et gestes. Parmi les potentiels suspects, Lexa Wood, Octavia Kathaero et Lincoln Senaris. Bellamy avait déjà réuni pas mal d'informations sur ces trois individus. Octavia Kathaero avait de la famille à L.A, père et mère aussi dans l'armée américaine tandis que la sœur de la suspecte, Echo, travaillait pour les services secrets israéliens. Cela paraissait assez incohérent. Encore une histoire à approfondir mais on pouvait déjà en conclure qu'Octavia n'était pas forcément une admiratrice des Etats-Unis. Lincoln était originaire d'Israël même. Fervent défenseur de son pays, il s'était engagé très tôt dans l'armée. Un des meilleurs, il s'était fait de nombreux ennemis qui n'hésitèrent pas à s'attaquer à sa famille. Fils unique, il se retrouva rapidement orphelin, ce qui d'après ces propos le rendait plus fort. Une véritable arme de destruction. Et pour canaliser ces deux personnages, Lexa Wood, commandante des armées du Mossad. Une sœur, Anya, professeure en géopolitique à l'université. Parents décédés mais qui faisait aussi partis de l'armée. On peut donc en conclure qu'elles ont toute les deux grandi dans une rigueur et un environnement des plus strictes. Bellamy ne savait que très peu de choses sur les états de service de Lexa, elle était plutôt discrète, et tous les dossiers l'a concernant étaient bien à l'abri et impossible d'accès. Tout ce qu'il avait c'était les photos de filatures de ses hommes. Il prenait cette affaire très au sérieux car il risquait son poste à la moindre erreur. On n'accuse pas des soldats ou commandant de l'armée israélienne comme ça. Ces gens-là sont dangereux et Bellamy le savait. Ce qu'il savait aussi c'est que Clarke avait été en relation avec cette Lexa Wood et que sa meilleure amie Raven sortait avec la sœur de sa suspecte. Il avait décidé de prendre de la distance par rapport à son couple pour ses raisons. Il attendait désespérément que Clarke revoit Lexa pour en apprendre plus sur elle. C'est aussi pour ça qu'il ne rentrait plus et lui laissé le champ libre. Malgré le peu d'informations qu'il avait sur Lexa, il savait que celle-ci préférait les femmes aux hommes. Et sa petite amie faisait l'appât parfait. Qui résisterait à une blonde un peu marginale avec une âme d'artiste ? Douce et attendrissante Clarke était vraiment la personne idéale pour faire tomber les barrières de Lexa. Si pour les filles, leur rencontre au bar était le coup du hasard, pour Bellamy tout avait préparé depuis le début. Bellamy avait initié leur rencontre en demandant à Clarke d'aller tester ce nouveau bar avec Raven le jour du retour de Lexa, car il savait que ce bar était le préféré de Lexa et de sa sœur. Leur rencontre avait été espionnée chaque seconde. Bellamy avait clairement noté le rapprochement de sa fiancée avec Lexa, mais leur deuxième rendez-vous se faisait attendre. Lexa ne semblait pas se laisser avoir comme ça. Il réfléchissait donc maintenant à un nouveau plan pour forcer les retrouvailles.
Après être rentré de sa visite à l'hôpital, Lexa passa vite fait à l'appartement pour mettre de la pommade sur ces plaies et soigner un peu ces blessures. Elle avait quelques bleus et coupure à cause des coups reçus à son cour de « boxe ». En passant dans le salon, elle remarqua le nouveau tableau que qu'Anya avait dû acheter. Elle se reconnu dans ce tableau, ses yeux verts, ses cheveux brun, long, attachés en tresse, une cape rouge déchirée vers le bas et des peintures de guerre sur le visage. Le visage dur, une once de tristesse dans le regard, une épée dans la main et le poing serré. C'était vraiment comme cela que le peintre la voyait ? Une signature en bas à gauche lui indiqua immédiatement l'auteur cette œuvre. Clarke. Ce nom tira un sourire à Lexa. Ce tableau était vraiment magnifique. Elle regretta presque de ne pas être allée à ce vernissage. Après avoir contemplé le tableau pendant 5 bonnes minutes, elle décida alors d'aller dormir. Il était maintenant 18h, Anya n'allant pas tarder de rentrer, le mieux à faire était d'aller reprendre des forces et d'éviter toutes questions sur ces blessures.
Demain était un autre jour. Lexa retournerai voire Octavia pour parler avec elle du père de Clarke. Elle s'était promis de révéler elle-même la vérité à Clarke si elle était responsable de sa mort. Elle trouvera la vérité et l'assumera.
Anya rentra comme tous les soirs vers 19h, elle se prépara une salade agrémentée de champignons et de fromage. Elle mangea face à la ville, réfléchissant à la façon de persuader sa sœur de passer une après-midi avec elle et surtout avec Clarke.
Octavia, seule, dans son lit d'hôpital pensait à Lincoln, elle avait peur, peur de ne jamais revoir son sourire, peur de ne plus jamais pouvoir l'embrasser. Lexa ne pouvait pas comprendre, elle avait toujours fui l'amour. Alors que l'amour apporte tellement plus que la haine et la guerre. Octavia s'était décidée, elle ne remettrait plus les pieds dans l'armée, cela lui avait déjà couté trop cher.
Raven était sur un petit nuage, elle s'entendait tellement bien avec Anya, le véritable coup de foudre. Comment aurait-elle pu l'imaginer ? Elle, petite ingénieure, était tombée amoureuse d'une magnifique professeure de géopolitique de renom. Seul point sombre dans ce bonheur, Clarke, elle allait bien, mais cette solitude allait vite la faire rechuter. Elle avait peur pour elle.
Et Raven avait bien raison, Clarke, dans son lit, seule, à fixer son plafond, pleurait. Bellamy était encore au travail et elle ne pensait qu'à en finir avec cette vie de tristesse et de mélancolie. Elle était si seule, Raven était là mais déjà heureuse avec Anya, elle n'avait pas besoin d'elle. Soudain elle reçut un message.
« Salut, j'espère que tu vas bien, je voulais juste te dire que tu es vraiment douée, le tableau que tu as fait, de ta vision de moi en commandante, il est vraiment sublime. Je te remercie de l'avoir fait. Tu ne reproduis pas seulement les gens, mais tu copies avec eux, leur âme, c'est vraiment incroyable. Encore une fois, il est magnifique, merci. Bonne soirée. Lexa. »
Et pour la première fois depuis longtemps, Clarke s'endormit avec le sourire, en oubliant tous les démons qui la hantaient deux minutes plus tôt.
En effet, demain était un autre jour.
Alors ? Votre avis sur la suite ? :D
