Watching from afar

Coucou ! Bienvenue pour un nouvel OS !

J'espère que votre week-end s'est bien passé, le mien a été épuisant ! :p

J'ai fait un autre recueil de OS semblable à celui-ci mais cette fois avec le personnage d'Ezio Auditore da Firenze avec un autre OC que Kisara ! Et oui, Kisara appartient à Altaïr et à lui seul... (je fais ma pub je fais ce que je veux)

Profitez bien de ces 1105 mots, bonne lecture !


A chaque fois qu'Altaïr rentrait de mission, il s'arrêtait toujours devant le terrain d'entraînement à observer les Novices se battre.

Enfin, c'est ce que tout le monde croyait.

Ce qu'Altaïr venait voir, c'était Kisara Kesler, l'une des rares femmes Assassin qui existaient, et la seule de la Confrérie Levantine.

Cette femme venait tout droit de la Confrérie des Assassins Anglais, servant de preuve d'amitié entre les deux Ordres des Assassins. L'un ne trahirait jamais l'autre à cause des croisades.

Ils avaient envoyé un de leurs fraîchement promu au rang d'Assassin, Hamza. Ce dernier était particulièrement content d'aller par delà les mers, surtout qu'il avait entendu que les femmes étaient magnifiques là-bas. Ces rumeurs étaient vraies.

Quelle fut sa surprise quand la jeune femme se montra aux portes de la forteresse des Assassins, portant la robe des Assassins Anglais avec fierté.

C'était la première fois qu'ils voyaient une femme Assassin.

Au départ, les Novices se moquaient d'elle, disant qu'elle devrait être une novice parce qu'elle était une femme et qu'elle devait être faible. Altaïr, très bon pour lire les personnes, remarqua la façon dont la jeune femme bougeait, regardait aux alentours, était attentive, et surtout, le sacrifice de la lame secrète.
Le Maître Assassin avait presque envie d'aller frapper les novices pour ne pas avoir remarqué ni la lame secrète, Ni le sacrifice pour son utilisation. Ils recrutaient vraiment des idiots parfois.

Il fut surpris et fier de voir Kisara botter l'arrière-train de ces idiots de Novices. Bien fait.


Après cette belle démonstration de force, Kisara fut respecté par tout les Novices qui doutaient d'elle. Al Mualim, satisfait de ce gain de respect, la plaça en tant qu'instructeur aux côtés de Rauf mais les aida dans l'utilisation d'un arc, arme de prédilection (outre la lame secrète) chez les Assassins Anglais. Même les Maîtres Assassins n'échappaient pas à la leçon, pour étrangement le plus grand plaisir d'Altaïr. Il se débrouillait assez bien pour quelqu'un qui n'utilisait quasiment jamais d'arc. Sa précision dans les lancers de couteaux aidait surement.

Voyant son habilité, Kisara le félicita et lui donna quelques conseils. Altaïr écoutait avec attention, appréciant sa voix mélodieuse.

Autant dire qu'il pensait même à rater quelques cibles pour qu'elle vienne l'aider et corriger sa posture en guidant son corps.
Mais il avait une réputation à tenir.


Depuis, Altaïr venait l'observer quand il avait le temps libre. Ses cheveux roux luisaient presque au soleil, sa voix autoritaire lui donnait des frissons et lorsqu'elle se battait durant les entraînements à l'épée, il avait du mal à détacher son regard de ses formes qui rebondissait à chaque mouvement. Cela lui prenait une concentration folle de ne pas avoir une érection et de ne pas lui sauter dessus.
C'était encore plus dur à la fin du combat, quand elle était en sueur, essoufflée et rougissante par l'effort, quand elle regardait Altaïr directement dans les yeux et lui souriait d'un air narquois.

Autant dire qu'à chaque fois, le jeune Maître Assassin dépassait les records pour atteindre sa chambre sous le regard amusé de Kisara.


Au bout du quatrième mois, Altaïr se mit d'accord sur le fait qu'il était tombé amoureux d'elle.

Certes, ils ne s'étaient jamais parlés ou autre hors de l'entraînement, mais il admirait sa force, sa manière de parler aux Novices, sa douceur lorsqu'elle leur donnait des conseils, son rire, son corps, en bref, il l'aimait toute entière.

Cependant, il ne voulait pas lui en parler. La peur du rejet ? Non. C'était Altaïr Ibn-La'Ahad. Il n'avait peur de rien.

Si.

Il avait une certaine appréhension à propos de se faire rejeter. Mais ce n'était pas la seule raison.

Kisara n'était pas membre de la Confrérie Levantine. Elle devrait un jour les (le) quitter pour retourner la d'où elle venait. Et ce moment là, Altaïr le redoutait.

C'est à cause de cela qu'un jour, Altaïr décida de ne plus la revoir au terrain d'entraînement pour se garder de tomber de plus en plus amoureux et de tenter d'effacer ses sentiments.


Un soir, Altaïr s'était posé au sommet de la tour ou les Novices pratiquaient leur Saut de la Foi. Cet endroit le calmait au retour des missions. C'était un peu son endroit pour se relaxer depuis qu'il avait arrêter d'observer Kisara de loin.

Des bruits de pas le surprirent dans sa réflexion. Il se retourna vivement et vit Kisara dans toute sa splendeur, les bras croisés en dessous de la poitrine.

"Je peux savoir ce que tu fais ici ? demanda Altaïr quelque peu ennuyé que la personne qu'il évitait se retrouve ici.

- Je te cherchais.

- Pour ?

- Je ne te vois plus au terrain d'entraînement. "

Altaïr haussa simplement les épaules et retourna s'assoir au bord de la plateforme en bois, une jambe au dessus du vide. Kisara s'assit à côté de lui en tailleur.

" Pourquoi tu m'évites ?

- Je ne t'évite pas. "

La jeune femme leva les yeux au ciel.

"Mais bien sûr. À chaque fois qu'on se croise dans la forteresse, soit tu fais demi-tour, soit tu vas directement parler à un autre Assassin ou Novice."

Elle n'avait pas tord.

"Tu t'imagines des choses.

- Certainement pas.

- Tu es têtue.

- Toi aussi Altaïr. "

Le jeune homme ne put s'empêcher d'aimer la façon dont elle prononçait son prénom. L'accent Anglais s'entendait bien lorsqu'elle parlait Arabe.

"C'est pour ça que je t'aime."

Attendez. Elle a bien dit ce qu'il a entendu ?
Altaïr retourna vivement sa tête vers elle, admirant son visage rouge d'embarras et le regard fuyant, paniquant légèrement.

"Qu'est ce que tu as dit ?

- Je sais que c'est soudain mais je sais pas c'est sorti tout seul et j'ai paniqué... Je suis désolée."

Altaïr ne put s'empêcher de sourire en la voyant perdre les moyens, elle qui semblait si confiante lors des entraînements.

"Je te voyais toujours au terrain d'entraînement et je n'ai pas pu m'empêcher de tomber amoureuse de toi, et puis d'un coup tu as arrêté de venir puis je me suis dit que tu ne devais pas partager mes sentiments, donc j'ai voulu quand même venir me déclarer mais ce n'est pas grave si tu ne partage pas mes sentiments, nous pouvons rester am-"

Altaïr coupa son discours paniqué en l'embrassant. Il sentit la jeune femme se figer un instant avant de se relaxer complètement contre le Maître Assassin.

Ils coupèrent vite court à leur baiser par manque d'air et Altaïr posa son front contre celui de Kisara et la fixa tendrement.

" Je t'aime Kisara.

- O-Ohibok Altaïr..."

Altaïr ne put que trouver la jeune femme adorable, son accent mêlé à cette déclaration en Arabe laissait un sentiment plaisant en lui. Il ne put s'empêcher de l'embrasser encore une fois, pour le plus grand plaisir de Kisara.


Ohibok : Je t'aime