Bonjour tout le monde, comment allez-vous ?

Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne suis pas vraiment bien, il se passe beaucoup de choses dans ma vie et le seul moyen de relâcher un peu la pression, c'est d'écrire ou de jouer. Aujourd'hui, j'ai donc pris le médium de l'écriture pour me détendre un peu. Je vous avoue que l'écriture de ce One Shot était fluide, les idées me venaient immédiatement en tête et mes doigts semblaient exactement traduire ce que je voulais.
Bref, je ne suis pas là pour vous raconter ma vie ! Je vous laisse sur ce One Shot, j'espère que vous l'apprécierez quand même !

1294 mots.

Attention, ce One Shot contient quelques idées de suicide donc si vous vous ne sentez pas bien quand l'on traite de ce sujet, veuillez vous reporter à un autre chapitre.

Bonne lecture si vous êtes restés !


Kisara se disputait souvent avec son père. Elle en avait marre de se disputer autant avec lui, mais ce dernier la prenait presque pour une esclave. "Fait-ci, fait-ça" était presque les seuls mots qu'il lui adressait. La rousse avait tenté quelques fois de lui tenir tête, en vain. À chaque fois, son père était plus têtu qu'elle, et c'était toujours elle qui avait tord, même si toute la logique du monde plaidait pour sa raison. Kisara en avait marre de tout ça. Il fut un temps où la jeune fille pensait à mettre fin à ses jours, mais elle résistait à cette forte envie et se relevait à chaque fois plus forte, mais quand même de plus en plus fragile. Elle le faisait pour les autres personnes les plus proches d'elle. Kisara ne voulait pas rendre triste tout ceux qu'elle aimait.

C'est pour ça que lorsqu'elle sortait de ces disputes avec son père, Kisara se retirait dans sa chambre, loin de tout le monde et allumait son ordinateur. L'une des rares choses qui lui faisait oublier tout. Surtout un jeu.

Assassin's Creed.

Elle avait quasiment tout les jeux, mais son préféré reste le tout premier. Kisara adorait Altaïr. La rousse avait toujours eu un faible pour les hommes un peu ténébreux comme lui, certes, les autres Assassins (ou Templiers dans le cas de Shay) avaient leur charme, mais Altaïr avait quelque chose en plus.

Un petit quelque chose qui faisait son cœur battre de plus en plus vite et qui lui faisait souvent oublier que ce n'était qu'un personnage de jeu vidéo.

Le fait qu'Altaïr puisse la voir.

Ce n'était qu'une supposition mais à chaque fois qu'elle lançait le jeu pour se défouler en tuant une horde de Templiers et qu'elle lançait n'importe quel souvenir, Altaïr semblait se retourner et lui sourire. C'était perturbant d'abord mais au fur et à mesure que ça arrivait, ses soucis s'envolaient et son esprit était bien plus léger qu'avant.

Altaïr était devenu son Assassin préféré. C'était un peu devenu son ancre, son moyen de relâcher la pression.

Kisara était tellement attachée à lui qu'elle en est tombée amoureuse.

La jeune fille attendait toujours ce moment lorsqu'elle rentrait des cours, allumer son ordinateur, lancer le jeu, voir Altaïr lui sourire et même de plus en plus faire des choses qu'elle ne pouvait pas contrôler.

Elle était persuadée qu'il pouvait la comprendre et la voir.

Il faisait tout pour l'aider à sa manière. Son contrôle qu'elle avait sur lui était beaucoup plus fluide qu'auparavant, comme si Altaïr, au lieu de rejeter le contrôle, allait dans son sens et se laissait contrôler. Et en plus, à chaque fin de "massacre de Templiers", Altaïr se retournait et lui faisait un signe discret, comme pour lui dire "bien joué". Elle n'échangerait ces moments contre rien au monde.


Il eut un moment où pendant qu'elle jouait, son père avait fait éruption dans sa chambre et commençait à la disputer. Cette dispute était longue et laborieuse. Kisara avait les nerfs qui commençaient à lâcher.

Quand son père quitta la chambre avec un énième reproche, la rousse se jeta sur son lit pour pleurer à chaudes larmes, oubliant que son jeu tournait en arrière plan. Kisara ne pleurait pas en hurlant, c'était des pleurs silencieux, des pleurs qu'elle ne laissait jamais transparaître, des pleurs qu'elle cachait en publique avec un grand sourire et un comportement jovial. Elle réservait ses pleurs à sa chambre, son cocon, son endroit privé. Son coussin absorbait ses larmes et sa frustration.

Elle ne vit pas le regard peiné d'Altaïr.

Elle ne vit pas son bras se lever vers elle.

Elle ne vit pas la douce lumière émaner de son écran.

Elle ne vit pas le jeune homme sortir de son écran avec grâce.

Elle sentit juste une main sur sa tête, caresser doucement sa chevelure rousse.

Kisara releva rapidement la tête en sentant la main de l'autre sur son crâne. Elle rencontra le regard doré d'Altaïr. La jeune fille était bouche-bée.

"Je sais que c'est dur à croire mais je suis bien réel Kisara, je t'ai observé pendant tout ce temps et je me sens mal de te voir abattue. Sois forte."

Oubliant tout sens logique de pourquoi un personnage de jeu vidéo était dans sa chambre, Kisara se jeta dans ses bras, redoublant de pleurs.

Altaïr la serra dans ses bras en caressant doucement des cheveux. Il ne disait rien. Aucun mot n'avait besoin d'être dit. Juste le réconfort était la.

Quand les pleurs de Kisara se ralentirent, l'Assassin prit délicatement le menton de la jeune fille et soutint son regard.

"Qu'importe si je ne suis qu'un personnage fictif, commença Altaïr, mais sache que je serais toujours la pour toi, tant que tu ne te disposeras pas de cette machine. Je n'ai pas beaucoup de temps ici, et j'en suis désolé. J'aurais voulu rester un peu plus longtemps avec toi, sécher tes larmes et te tenir dans mes bras jusqu'à ce que tu ailles mieux.

- Pourquoi fais-tu ça, pourquoi tu t'inquiètes autant pour moi...

- Parce que depuis que tu possèdes mon jeu, je t'ai observé habibi, je détestais au départ ce sentiment de contrôle puis peu à peu, j'attendais de plus en plus ta présence Kisara, de plus en plus j'attendais de te voir, de voir ton regard admiratif sur moi, d'entendre tes commentaires aussi."

Kisara se sentit rougir jusqu'à la pointe des oreilles en entendant cela. Cela voulait dire que...

" Oui Kisara, j'entendais tout. Même que tu m'aimais, que tu m'aimais comme un véritable humain aimait un autre."

La jeune fille cacha son visage rouge dans ses mains. Qu'est ce qu'elle était embarrassée !

"Ne soit pas embarrassée habibi, sache que je ressens la même chose.

- Qu'est-ce que...

- Je n'ai pas pu m'en empêcher mais je suis aussi tombé amoureux de toi."

Sur ces mots, Altaïr embrassa Kisara. Cette chaleur sur ses lèvres semblait si réelle, ce n'était donc pas un rêve ? Tout était bien réel ? Altaïr Ibn-La'Ahad, l'un des plus célèbres Assassins du monde vidéo ludique ? Écartant ses pensées, Kisara agrippa les robes de l'Assassin, approfondissant leur baiser.

Ce n'était pas la première fois qu'elle échangeait un baiser avec un homme, c'était la première fois qu'elle se sentait aussi bien avec quelqu'un. C'était la première fois qu'elle se sentait aussi comblée.

Par manque d'oxygène, ils se séparèrent, Kisara les joues encore rouge et légèrement essoufflée. Altaïr posa son front contre le sien.

"Je sens que l'énergie de la Pomme d'Eden s'épuise peu à peu... Je vais bientôt devoir repartir.

- Déjà ?

- Oui, mais je reviendrais. Je te le promets. Je trouverais un moyen pour venir de manière permanente.

- Altaïr...

- Je te le promets Kisara."

Le jeune homme se mit à luire légèrement. Kisara mit ses bras autour de son torse, sa tête contre sa poitrine. Altaïr la serra contre lui et posa sa tête contre son menton.

"Je reviendrais. Je te le promets. Jusqu'à la, je serais la à travers le jeu Kisara. Je ne te laisserais jamais tomber."

La jeune fille resserra sa prise. La lumière était de plus en plus intense.

" Je t'aime Altaïr. Reviens vite.

- Moi aussi habibi. Je ferais de mon mieux pour revenir à tes côtés."

Kisara sentit une légère pression sur le haut de sa tête avant de voir l'Assassin disparaître complètement.

Elle regarda son écran, regardant fixement le personnage d'Altaïr. Ce dernier la regardait avec des yeux doux et un petit sourire presque invisible.

"Je t'attendais Altaïr. Je t'attendais de pied ferme, fit-elle en caressant doucement son écran, là où l'avatar de l'Assassin se trouvait. Je t'attendais."

Kisara se rassit et reprit la manette en main, souriant encore plus quand elle entendit légèrement la voix de l'Assassin presque absorbée par les bruits ambiants de Jérusalem.

"Je t'aime."