Il y avait eu beaucoup de monde à l'enterrement. Il s'était tenu dans un coin, éloigné de tous ceux qui était venu. Il avait eu le droit à un hommage du Yard et à un lancer de fleurs blanches sur son cercueil. Une fois la foule partie, il s'avança au bord du trou béant. La pluie commença à tomber, et il la laissa dégouliner sur son manteau hors de prix. Il ne voulait pas se souvenir de cette nuit-là. Il se sentait vide. Et en colère. Comment des médecins renommés n'avaient-ils pu voir qu'une de ses côtes avait perforé un poumon ? Il soupira en se rappelant avoir viré tous ces gens. Il avait peut-être, encore une fois, mal réagi. Il ferma les poings et se remémora le toucher de sa peau. Sa chaleur. Son sourire. Son rire. Ces images qu'il essaya de graver dans sa mémoire.

Après avoir fait arrêter l'avocat Harry Weirrod, il avait dû rédiger un rapport. Lui, rédiger un rapport. Il n'avait pas mentionné leur relation, comment ce dernier s'était servi de lui, l'avait déshumanisé, brisé pour pouvoir avoir accès à des informations confidentielles pour les fournir à la mafia espagnole qui projetait de faire entrer sur le territoire britannique une toute nouvelle drogue, trois fois plus mortelle que le LSD. Anthea l'avait terminé pour lui. L'avocat fut jugé et condamné à vingt ans de prison. Mycroft n'intervint pas. Il savait que l'inspecteur aurait voulu qu'il laisse la justice s'en occuper.

Il avait fait juger les tortionnaires de l'inspecteur. Le jury avait été beaucoup moins clément avec eux. Mais Mycroft ne s'était pas renseigné sur la peine. Un pas de travers et les agents du MI-6 savaient quoi faire.

.

Il attendait dans son bureau du club Diogène. Il ne savait pas quoi exactement, mais il attendait quelque chose. Ou plutôt quelqu'un. Il n'avait plus aucune notion du temps. Sherlock lui avait rendu visite. Chose improbable. Mais il n'avait pas bougé, était resté impassible face aux paroles de son frère. Ce dernier avait fini par lui dire au revoir. Et Mycroft, alors qu'il était parti depuis longtemps, sortit de sa torpeur pour sourire. Pour lui sourire. Il se leva et se posta devant sa fenêtre. À 17:30 son calvaire prendrait fin.

.

.

Je suis désolée. Non vraiment, j'ai pas réussi à écrire une bonne fin en happy end ! Mes amants favoris ne pourront jamais avoir de fin heureuse.

Cependant, dites-moi en review si vous aimeriez une « fin alternative ». Si vous êtes convaincants, je ferai un effort… :))

Merci d'avoir suivi cette histoire jusqu'au bout ! J'étais parti sur 3/4 chapitres de base, mais bon, je me suis laissée prendre au jeu :') Je posterai bientôt quelques OS/TS (je ne promets rien mais je vais essayer de ne rien faire de triste. ESSAYER.), toujours sur du mystrade (je ne me lasse pas de ce couple!) et peut-être sur un autre univers, qui sait ?

À bientôt. XOXO

- JimmM