Bonsoir tout le monde ! Cette fois-ci, on se retrouve avec les pensées de notre détective favori durant ce passage que nous connaissons bien durant la saison 3 ... Comme toujours, mon style d'écriture a bien changé depuis que j'ai écrit ce texte mais voilà il était grand temps que je le dépoussière et le poste enfin ! En vous souhaitant tout de même une bonne lecture ! ;)


Il court. Depuis combien de temps, il l'ignore. Mais il court. Pour sa survie encore. Il ignorait que son poursuivant était si coriace. Mais il l'était encore plus.

Il voulait à tout prix que tout cette mascarade se finisse. Parce que la vie de clandestin n'était pas faite pour lui.

Il était habitué à son petit confort malgré tout. Et puis … Il s'était habitué à ce que son petit blond de colocataire s'occupe de lui.

Il y avait pris goût mine de rien. Même s'il ne disait rien. Parce qu'il savait que le sujet le gênait plus qu'autre chose.

Un pincement au cœur lui vint en se souvenant de ce fameux jour. Il s'en voulait mais il n'avait pas le choix. C'était ça ou tous les perdre. Et ça il en était hors de question.

Il se reprit et courut aussi vite qu'il le put mais inattentif, il tomba et se fit prendre.

Une cagoule fut mise sur sa tête l'aveuglant totalement. On le força à se lever puis à avancer. La marche sembla durer des heures alors qu'en réalité ils allaient dans une direction proche de celle où on l'avait trouvé.

Perdu, il s'accrocha à la seule chose plus ou moins tangible qui lui restait : John et sa manie de tout ranger, John et son blog, John et ses repas, John et ses sourires, John et ses mains calleuses et encore d'autres pensées pas toujours bien chastes dans la situation où il se trouvait.

Une dernière poussée le fit tomber rudement à terre. Il resta un moment dans une position inconfortable. Les mains dans le dos, la tête toujours cagoulée et les pieds endoloris par la course et la marche forcée.

Une forte poigne le releva et l'installa de force sur une chaise, les bras toujours tordus dans le dos. On lui arracha la cagoule emmenant avec elle quelques poignées des cheveux qu'il avait laissé pousser durant ces deux années à cavaler partout dans le monde.

Une lumière l'aveugla mais une ombre le surplomba de toute sa hauteur. Il plissa les yeux essayant d'apercevoir les traits de l'homme mails il était placé de façon à ce que le visage de l'inconnu reste toujours dans l'obscurité.

Fermant les yeux, il espérait que quelqu'un le sorte du merdier dans lequel il s'était fourré il ne savait trop comment d'ailleurs.

Une voix ayant l'accent russe parla. Il ne comprit pas mais en sentant une vive douleur sur la pommette, il ne se fit guère d'illusions sur un éventuel sauvetage.

L'enfer se déchaîna d'un seul coup. Son corps souffrait, son âme souffrait. Il se voyait dans le même couloir blanc qu'il avait emprunté pour fuir la scène publique. Il se voyait définitivement perdu dans cette blancheur infinie.

Aucune partie de son corps n'était épargnée. Lui qui se pensait fort après deux années passées seul sans personne à ses côtés, il s'était visiblement trompé.

Parce qu'il pensait toujours à John. Quelque soit les circonstances. Bonnes ou mauvaises. Sa présence invisible avait été son soutien tout au long de cette interminable traque.

Son propre gémissement de douleur le réveilla. Son corps hurlait encore et encore. Mais il semblait seul. Semblait seulement car son bourreau était vers la porte prêt à recommencer. Le garde ne bougeait pas mais il était tendu vers lui.

Une voix s'éleva. Anglaise cette fois-ci.

"Bienvenue parmi nous … petit frère, dit une voix faussement enjouée.

- Toi … ? croassa Sherlock.

- Pas content de me voir on dirait, railla Mycroft.

- P...ourquoi ? tenta de dire Sherlock.

- Oh … ça ? Hm … Peut-être pour avoir inquiété … tout le monde de ta … mort ? répondit le gouvernement en s'avançant sous la lumière blafarde.

- J... ohn ? S'avança Sherlock.

- Surtout lui oui mais aussi les parents, dit Mycroft, et moi, pensa-t-il sans l'avouer à haute voix.

- Pas … choix, s'efforça à dire Sherlock en grimaçant.

- Oh si on a toujours le choix très cher" dit Mycroft la tête haute.

Il appela quelqu'un à l'extérieur qui saisit Sherlock par le bras faisant fi de ses douleurs. Traîné cahin cahan dehors, il échangea un regard empli de regrets à son grand frère avant de quitter la pièce vers un autre lieu tandis que Mycroft soupirait devant la stupidité de son frère. Il espérait sincèrement que lui et John pourraient s'entendre à nouveau parce que vraiment … La vie sans Sherlock Holmes, c'était vraiment pas drôle !


A bientôt ! :)