Comme promis (quoi-qu'avec un peu de retard), le chapitre 2.

Petit disclaimer : cette fiction est toujours de caractère anatomiquement sexplicite et peut toujours causer des dommages mentaux à long terme.

Bonne lecture, n'oubliez pas de reviewer, ça fait toujours plaisir et pourrait fortement influencer notre envie de poster la deuxième partie des Feux de l'amour : Fifty Shadès...

F et L


Twilight

Chapitre 2 : Tentation

Lorsqu'Undertaker s'était promis qu'il n'approcherait plus jamais Break, il avait passablement oublié un détail – et de taille : le devoir maison de Michaelis. Alors, quand Break l'aborda le lendemain – sa fidèle Emilie sur l'épaule le saluant joyeusement et sans moquerie (une première) – il crut qu'il allait commettre un meurtre.

_ Le devoir, Taker, le devoir, grogna Break agacé par la stupidité de son vis-à-vis.

_ Tu sais, le truc sur les goules, glissa sournoisement la poupée.

Undertaker lui renvoya un regard noir tandis que Break s'interrogeait sur ce qu'il se passait entre eux.

_ Oui, je vois parfaitement de quoi il s'agit.

_ Alors tu seras à l'heure à la bibliothèque, cette fois ? En espérant que tu n'ai pas d'autres heures de colles.

Il avait lâché ce dernier mot avec une ironie sous-jacente qui lui disait clairement d'arrêter ses jérémiades. Il but une gorgée de jus de citrouille.

_ Ouai, je serais à l'heure. En espérant que toi aussi tu sois dans les temps.

Non mais pour qui il se prenait, ce freluquet ? Break décida de se venger : il se pencha son corps à quelques centimètres de celui de son camarade avant de lui glisser à l'oreille avec un sourire mutin – sans oublier de caresser le lobe de ses lèvres :

_ Évite d'avaler de travers surtout, ce serait dommage d'en perdre…

Undi recracha une partie de son jus de citrouille sur Vincent (qui regretta de s'être mis en face de lui pour le déjeuner) et rougit de façon prononcée.

_ Si tu n'es pas capable de tout garder en bouche, inutile de te venter, se moqua alors Break, se foutant ouvertement de sa gueule.

Emilie hurla de rire, attirant l'attention de ceux qui se trouvaient dans la Grande Salle. "Journée de merde", pensa Undi alors que Break s'éloignait en ricanant et que ses potes le regardait avec un air goguenard et moqueur. Vraiment, une journée de merde.

Elle se passa toutefois sans trop de soucis pour Undi. Et à part quelques égarements intempestifs, son humeur était redevenue frivole. Enfin, ça, c'était juste avant qu'il ne se souvienne d'une certaine personne aux yeux rouges qui l'attendait à la bibliothèque.

C'est donc le pas trainant qu'il s'y rendit. Il aperçut quelques camarades de classes dans le même cas que lui. Dont un certain Nightray qui était très proche de Lau – pour une fois, sans sa sœur.

Lâchant un discret ricanement derrière sa manche, il chercha du regard Break mais il brillait par son absence. Soupirant d'exaspération, il trouva une table de libre à l'écart des autres au cas où Break déciderait de l'humilier ou de le faire rougir.

Au bout de quelques minutes, comme il ne voyait toujours pas son camarade, il décida de faire une petite sieste. Avachi avec beaucoup de grâce sur la table, il commençait à s'endormir quand il sentit quelques choses bouger le long de ses jambes. Se redressant vivement, il aperçut la tête de Break entre ses cuisses qui lui lançait un sourire plein d'entrain.

_ Héhéhé ! Ce n'est pas très sérieux de dormir, mon cher Taker.

_ Heu… Je… C'est toi qui es en retard.

Sortant une montre à gousset de sa veste, Break jeta un bref coup d'œil à l'heure.

_ Non, je suis pile à l'heure. Bien, mettons-nous au travail.

Undi n'attendait plus que ça, n'ayant pas tellement envie de rester dans cette position inconfortable. Enfin, c'était sans compter sur Break qui, au lieu de sortir de sous la table comme toute personne normalement constituée, posa les mains sur ses cuisses afin d'y prendre appuie et de se retrouver à califourchon sur lui. Sentir les cuisses galbées entourer ses hanches et les fesses fermes glissées sur ses jambes réveilla quelque chose en lui qu'il ne contrôlait pas. Pour se donner bonne contenance, il se racla la gorge avec son air le plus ironique – mais son effet tomba à l'eau à cause de ses joues rouges pivoine et de son incapacité à rester parfaitement immobile.

_ Descend, t'es lourd.

_ Dis plutôt qu'il t'excite, se moqua Emilie.

Undi leva les yeux au ciel… Ce que personne ne put voir avec ses cheveux qui lui arrivaient devant les yeux.

Taquin, Break resserra ses cuisses, se frotta légèrement contre son camarade, posa ses mains sur ses épaules et chuchota à son oreille :

_ Il n'y a pas que mes hanches qui sont lourdes.

Sa voix était fondante, sexy juste ce qu'il faut. Undi dû retenir le frisson qui lui chatouillait la nuque et s'obligea au calme pour ne pas laisser une certaine zone de son anatomie faire son suricate et le mettre dans l'embarras. Imaginer Lau et Vincent ensemble y contribua.

Break fit la moue devant le manque de réaction de son camarade. Vexé, il décida de passer en mode chieur (comme s'il ne l'était pas tout le temps). Il glissa ses doigts le long du visage d'Undi qui s'apprêtait à le balancer par terre mais Break le surprit en tirant en arrière les brins blancs qui couvraient son visage.

Undertaker perdit toutes ses couleurs en sentant sa cicatrice à l'air libre. Il chercha à se dégager de la poigne de Break mais celui-ci était bien trop fasciné pour le laisser s'échapper.

_ Tu ne devrais pas caché de si jolis yeux.

Les "si jolis yeux" se plissèrent, témoignant du mépris profond de leur propriétaire.

_ Tu peux parler pour toi, cyclope. Pourquoi tu planques ton deuxième œil ?

_ Ce ne sont pas tes affaires, gamin, répliqua Break en approchant sa deuxième main de la cicatrice qui découpait le visage de son interlocuteur.

La réaction d'Undi fut fulgurante : il attrapa le poignet du Serdaigle avant que celui-ci n'ai pu effleurer la marque et le serra à l'en faire mal, tout désir envolé en même temps que son air léger. Désormais, les yeux lucioles étaient implacable, le visage glacial. Et Break en eut presque peur.

_ Et c'est là que vous vous roulez un patin ! Suggéra Emilie, pas émue une seule seconde par la tension dans l'air.

Undertaker mit quelques instants à assimiler les paroles d'Emilie et à se rendre compte que Break était près, vraiment très près de son visage. Il oublia momentanément l'envie de briser le poignet de son camarade pour se concentrer sur ses lèvres qui s'étendirent en un sourire sardonique avant de partir dans un grand éclat de rire.

Un instant plus tard, Break était assis en face de lui, Emilie posée sur un tas de livres parlant de goules. Undi cligna des yeux, incapable d'aligner une pensée cohérente pendant quelques secondes. Une fois fait, il se passa une main dans les cheveux pour les faire retomber proprement sur sa cicatrice et reprit son air habituel : à la fois moqueur et détendu, mettant de côté la petite pointe d'excitation qui était montée en lui. Il posa même les pieds sur la table, laissant apercevoir le début de ses bottes à clous. Il en était… Sexy.

Break prit une seconde de trop pour contempler le spectacle puis se saisit des bouquins et en tendit une dose à Undi. Ils se mirent au travail.

Deux heures plus tard, le Serdaigle avait enfoui la tête dans ses bras, somnolant alors qu'Undi finissait de faire un croquis délicat de la dentition d'une goule. Le dernier coup de crayon posé, il releva la tête, l'air vide et se mit à contempler le tas blanc devant lui. Il essayait de ne pas penser aux goules (ce qui tombait bien puisqu'ils avaient fini leur devoir) et se repasser le film de tout à l'heure était juste parfait. Il pouvait presque sentir le galbe des cuisses, la fermeté des fesses, regoûter le sucre des lèvres…

Sentant qu'il commençait à se sentir à l'étroit dans son pantalon, il tenta de freiner ses pensées mais c'était sans compter sur Emilie qui se mit à ricaner.

_ Un petit souci, Taker ?

Seul un grognement agacé lui répondit, intensifiant l'hilarité d'Emilie. Undi essaye de la faire taire comme il put, mais le mal était fait : la vieille peau de bibliothécaire l'avait repéré. Celle-ci s'approcha de la table en le fusillant du regard.

_ Jeune homme, cet endroit n'est pas un lieu de divertissement mais d'étude. Je vous prierai de ne plus rire.

_ Madame, ce n'est pas moi mais Emilie, tenta de se défendre Undi.

En regardant la petite marionnette affaissée contre l'épaule de Break, elle jeta un regard de dégoût à l'élève qui osait accuser une poupée en chiffon pour se défendre.

_ Vraiment mature. De plus veillez retirer vos immondes bottes de la table. Cet établissement n'est pas fait pour les vauriens.

_ Huhuhu, veuillez m'excuser, je ne savais pas qu'il était réservé aux vieilles biques.

La bibliothécaire devient rouge écarlate au commentaire du garnement aux long cheveux blancs. Quand des rires se déclenchèrent à sa gauche. Fixant l'autre blandin aux yeux rouges et sa poupée rire, elle eut la pressente envie de partir d'ici. Cet homme la mettait vraiment mal-à-l'aise. Si Dumbledore n'avait pas insisté, elle n'aurait jamais permis qu'un tel individu pénètre dans l'école.

_ Bien trouvé, Taker. Cette vieille peau adore emmerder le monde.

_ J'ai vu ça, ricana Undi, ses désirs refaisant surfaces devant l'air joyeux de son camarade.

Pour éviter une nouvelle situation gênante, il se leva.

_ Puisqu'on a fini, je me casse. Sutcliff m'a demandé de l'aider à reconquérir "Willy" (il mima les guillemets des doigts).

Le Serdaigle sourit mais Undi était déjà partis d'une démarche féline qui faisait rouler ses reins d'une manière hypnotique. Le Chapelier ne put s'empêcher de le fixer, incapable de regarder autre chose, l'envie de les mordre lui grignotant le ventre. Et la façon dont les longs cheveux venaient caresser les hanches souples… C'était terriblement érotique. Il regrettait juste l'uniforme qui ne mettait pas bien en valeur les courbes sensuelles et essaya de l'imaginer avec des vêtements plus adaptés. Et il se rendit compte qu'il ne savait absolument pas à quoi ressemblait Undertaker en temps normal. Il ne parvenait qu'à peine à imaginer son corps nu. L'idée de cette réalité le frustra plus qu'il voulait bien l'admettre.

_ Vous êtes à point, dit Emilie avant d'éclater de rire. Si vous ne couchez pas ensembles, vous êtes des cas sociaux.

La poupée était très fière d'elle. Elle avait réussi à s'arranger pour que son maître veuille se faire un autre élève. Elle exultait.

Break lui lança un regard noir avant de se lever à son tour mais une vive douleur dans sa jambe gauche le déséquilibra un instant avant qu'il ne reprenne contenance et rejoigne sa chambre par le premier placard venu.

(O.o)

Le lendemain matin, au petit déjeuné, Undertaker avait une tête horrible. Heureusement pour lui, ses cheveux cachaient les dégâts. Pas de sa faute si un certain Serdaigle avait hanté sa nuit.

_ Tu m'as l'air bien épuisé, mon petit Undi. Est-ce que cela aurait un rapport avec la canne de ce cher Xerxès ?

_ Lau, ton humeur à l'air proportionnelle à celle de Nightray. Une coïncidence ou votre séjour à la bibliothèque s'est bien conclu ?

Les deux énergumènes se toisaient du regard – autant qu'il était possible quand l'un avait les yeux masqués par ses cheveux et l'autre les yeux fermés.

_ D'ailleurs, je ne savais pas que Xerxès avait une canne.

_ Oh ? Tu l'appelles déjà Xerxès ?

_ Déjà ? Je croyais que tu nous pensais ensembles depuis un moment.

_ Vraiment ? J'ai dit ça, moi ?

_ Oui, hier avant qu'on ne parle des capacités de Vincent.

_ Oh ! Je m'en souviens. Tu étais aussi rouge qu'une jouvencelle après le passage de Break. Mais tu n'as plus l'air aussi vierge de ce côté-là… Même si je n'aurais jamais pensé que tu serais le dominant.

_ Huhuhu ! Tu sous-estimes mes capacités.

_ Eh bien, nous n'avons qu'à demander au principal intéressé.

Undertaker suivit le regard de Lau qui observait Break entrer dans le réfectoire, canne à la main et démarche légèrement boitillante.

Il ne fut pas le seul à l'observer. Dumbledore étudiait son ami/élève dont l'état ne semblait pas s'améliorer. Il se pencha vers Mme Pomfresh qui lui glissa quelques mots à l'oreille et il hocha la tête. Il prit note dans son esprit qu'il avait une petite discussion à avoir avec Breakinou.

Breakinou, quant à lui, se laissa tomber avec soulagement à côté de Willy, galérant à plier sa jambe et sentant la faiblesse s'emparer de son corps peu à peu. William le regarda d'un air inquiet mais n'eut pas le temps de dire quoique ce soit que la chose rouge se glissait sur ses genoux, fusillant Xerxès du regard. Elle fut rapidement rejoins par Vincent et Lau, Undi restant en arrière mais ne les quittant pas de son regard narquois.

_ Alors, Xerxès… La nuit a été longue et… Dure ?

Le Chapelier ricana ironiquement. S'ils savaient…

_ Parle pour toi ! Je vois qu'avec Nightray, vous avez franchi un cap. Il avale bien ?

_ Je pensais que tu aurais pu nous raconter ta nuit avec Taker, mais si tu insistes je peux –

_ Avec Taker ? Le coupa Break avant d'exploser de rire.

Les autres le regardèrent perplexe. C'était définitif : selon eux et la réaction de Xerxès, c'était mort. Il plaignait presque leur ami.

_ Il en a rêvé toute la nuit, se moqua Emilie. Il fallait l'entendre : "oh, oui ! Undi ! Plus fort !".

Cela eut le don de lui valoir une claque à l'arrière de la tête alors que Break reprenait son sérieux. Il ne se souvenait pas d'avoir dit cela pendant la nuit. En avoir rêvé, oui, même s'il ne l'avouerait pas pour tout l'or du monde. C'était la faute du petit cul parfait d'Undi et de cette conversation sur la façon d'avaler. Ça n'arrivera plus quand Taker aura disparu de son cercle de villégiature.

Préférant ignorer les ricanements de Lau et le regard d'Undertaker, il vola toutes les sucreries présentes sur la table et commença à s'empiffrer sous le regard ébahit des autres. Après tout, il mangeait même les assiettes ce que ne put s'empêcher de faire remarquer Grell :

_ Breakinou, ce n'est pas très bon de manger de la porcelaine.

_ Héhéhé ! C'est tout moi, ça, je mange trop vite.

Suivant sa parole, il rentra sa dernière sucrerie, assiette compris, dans sa bouche pour en ressortir une petite guirlande aux couleurs de Serdaigle. Proprement flippant pour les occupants de la table.

Profitant de leur inattention, Break s'empara de leur chocolat et autres petits régals sucrés. Mal lui en prit car après avoir volé Grell et Lau, Undertaker remarqua ses mouvements et interrompit la fourchette prête à piquer dans sa jolie tartelette. N'étant pas âme à abandonner, le Serdaigle continua à essayer de chiper le dessert son vis-à-vis mais celui-ci n'avait pas l'intention de se laisser faire. Enervé, Break fourchetta le thé de Taker qui l'injuria de tous les noms. La fourchette d'Undi vola, vient crocheter la sienne d'un geste habile et s'ensuivit un combat d'escrime de haut vol qui finit avec les deux protagonistes valsant sur la table, Undi gardant sa tartelette et son assiette dans la main et Break redoublant d'agilité pour essayer d'y planter sa fourchette – finissant à chaque fois bloquée par celle de son camarade.

Ils se battirent pendant environ cinq minutes sous les yeux ébahis de la Grande salle avant qu'Undi ne trébuche sur le bord de la table et ne perde l'équilibre. Break le rattrapa in extrémiste, un bras s'enroulant autour de la taille de guêpe du fossoyeur, l'autre plantant sa fourchette dans la tartelette.

_ Gagné ! Cria-t-il triomphant.

Ce qu'il n'avait toutefois pas prévu, c'est que son regain d'énergie dû au sucre cesserait de faire effet à ce moment précis alors qu'il maintenait Undertaker en équilibre par sa seule force. Sa jambe fut la première chose qui le lâcha dans une douleur aiguë, suivit de la deuxième et Undi eut à peine le temps de s'accrocher à lui dans un cri qu'ils s'effondraient au sol, Break sombrant dans une inconscience instantanée.

Cela fit "outch !" lorsqu'ils heurtèrent le carrelage. Undi essaya alors de se redresser et ne le pus que partiellement grâce au poids presque plumesque de son compagnon. Puis il s'étonna, ralla et finalement s'inquiéta de l'immobilité de ce dernier. Il levait les yeux, mal-à-l'aise, à la recherche d'aide lorsque Mme Pomfresh et Dumbledore les rejoignirent avec un air extrêmement inquiet sur le visage. L'infirmière prit le poignet de Break et soupira de soulagement en sentant un pouls battre sous ses doigts. Puis elle approcha sa joue de ses lèvres.

_ Il respire, Mr le directeur, dit-elle à Dumbledore. Ce n'est qu'une petite crise.

Dumbledore hocha la tête.

_ Mr Taker, pouvez-vous transporter votre camarade jusqu'à l'infirmerie ?

_ Mais… Je…

_ Vous êtes responsable de ces clowneries et ni moi ni Mme Pomfresh ne pouvons le porter.

Ça, Undertaker en doutait beaucoup, Break ne pesait pas plus lourd qu'un sac d'os auquel il manquerait des pièces. Mais ne voulant pas subir les foudres du directeur, il prit le Chapelier dans ses bras et le porta à la suite des deux adultes.

Discrètement, il étudia le visage de Break qui semblait beaucoup plus pâle qu'hier. Qu'est-ce qui avait pu lui arriver en aussi peu de temps et, surtout, pourquoi Dumbledore et Mme Pomfresh pensait ne pas trouver de pouls ? S'attendaient-ils à ce qu'il meurt ?

Un frisson parcouru l'échine d'Undertaker tandis qu'il resserrait son étreinte sur Xerxès.

Arrivé à l'infirmerie, il le déposa soigneusement sur un lit. Et se glissa dans un coin pour ne pas gêner les allées et venues de Mme Pomfresh et sa clique. Il attendait des explications mais savait qu'e ce n'était pas le moment. Alors il prit son mal en patience en surveillant sa montre. Arrivé en retard pour le cours de Mc Gonagal était exclus. Mais là, il avait une putain d'excuse qui lui vaudrait de ne pas finir en descente de lit.

Alors qu'il attendait patiemment, il perçut des brides de conversations entre Dumbledore, Mme Pomfresh et Emilie.

_ […] Ҫa empire. Les crises sont de plus en plus fréquentes, disait Emilie, anxieuse.

_ Il fallait s'y attendre après cent-trente-deux ans, tenta de l'apaiser Albus.

_ Même moi, je ne peux pas y faire grand-chose. Vous connaissez la prochaine étape si les choses empirent. Il faudrait qu'il s'en débarrasse pour espérer quelque chose.

_ Et qu'il meurt ? Non merci !

_ Il finira par mourir de toute façon.

_ Oui, mais pas comme ça !

_ Voyons, madame Pomfresh, intervient Dumbledore en empêchant cette dernière de répliquer. Ce n'est pas le moment pour cette conversation. Attendons que le principal concerné s'éveille : c'est à lui que revient cette décision. Et non à vous deux. De plus, nous avons un indiscret qui écoute aux portes.

Tout le monde se tourna vers Undi qui ne sut plus où se mettre. Mme Pomfresh fronça les sourcils.

_ Que faites-vous encore ici, Mr Taker ?

_ Heu… Je…

_ Il voulait voir si son plan cul était en état, siffla Emilie, désobligeante.

_ Hey ! J'ai le droit de m'inquiéter non ?! Il s'est effondré sur moi sans raison !

_ Par ta faute, répliqua vertement Emilie, beaucoup moins amicale depuis qu'elle avait eu la peur de sa vie.

Manquait plus que son maître clamse comme ça ! Sa peur se transformait en colère injustifiée pour le pauvre Undi. Plus tard, elle s'en voudra sans doute mais, à l'instant, elle avait juste besoin d'être méchante avec quelqu'un.

_ Comme les goules de Sainte-Mangouste, hein ! C'est toi qui a ouvert la porte, non ? Cracha-t-elle sans aucune pitié.

Les yeux d'Undertaker s'écarquillèrent de stupeur et son teint devient plus livide que la normale. Des images de chairs déchiquetées et de hurlements dansèrent devant sa rétine. Réprimant tant bien que mal un excès de panique, il murmurait pathétiquement des "pas ma faute".

Comme si l'ambiance n'était pas déjà assez lourde, Break choisit ce moment pour revenir à lui et vomir proprement du sang sur les chaussures de Dumbledore. Il s'essuya la bouche d'un revers de manche comme si de rien n'était et il se leva d'un bond, saisit sa canne et planta tout le monde avec un grand "j'ai cours, à plus !".

Stupéfaite, Mme Pomfresh resta coïte. Dumbledore regarda l'état de ses chaussures d'un air peiné tandis Undi et Emilie regardaient la porte par laquelle Break s'était volatilisé. Inquiète, Emilie finit par crier sur Dumbledore mais celui-ci lui fit remarquer que si Break se cachait, ils ne pourraient pas le trouver avant que celui-ci ne le décide.

Rouspétant, la poupée se jeta sur Undertaker et tel un chevalier sur son fier destrier, elle lui intima l'ordre d'avancer. Encore trop choqué pour réagir, Undi suivit les instructions de la petite fripouille.

Quand les portes de l'infirmerie se furent refermées sur eux, le directeur poussa un soupir de résignation. Il se faisait trop vieux pour ces conneries.

_ Vous n'allez pas le laisser se cacher et mourir tout seul dans un coin.

_ Pompom, comme je l'ai dit, je n'ai aucune chance de le trouver s'il ne le veut pas. Laissons agir Emilie, elle saura quoi faire.

Effectivement, la poupée savait quoi faire : aller chercher Sharon et Reim.

_ Sharon, cria Emilie, Break a disparu !

Une jeune fille blonde et jolie comme un cœur fit volteface, suivit par un garçon effacé.

_ Quoi ? Mais pourquoi Grand-pa disparaîtrait ? Demanda Sharon d'un air inquiet.

_ Crise, se contenta de répondre Emilie.

_ Grand- pa ? S'étonna Undi, perplexe.

Personne ne lui expliqua, préférant avoir des réactions s'approchant de l'hystérie.

_ Maintenant, il faut le retrouver, dit Emilie.

_ Il est sans doute dans un placard, suggéra Undi.

_ La cuisine ! S'exclama Sharon.

De toute façon, personne n'écoutait ce que disait le blandin. Pour Sharon et Reim, ce n'était qu'un élève lambda porteur provisoire d'Emilie. Pour Emilie, c'était le mec qui les avait collés dans cette situation et qu'elle ne tolérait que parce qu'il la portait. Elle était toujours en colère même si la peur la tenait en laisse. Quant à Undi, il se concentrait sur le moment présent pour ne pas repenser aux paroles de la poupée. Se concentrer sur tout, sauf sur ça. Et trouver Break était une énigme parfaite.

Après de multiples propositions sur l'endroit où se trouvait Break, ils se mirent en route. L'idée première était d'aller voir dans les cuisines de Poudlard. No way, aucun elfe de maison n'avait eu le plaisir de croiser l'amateur de sucreries et ils se retrouvèrent bredouilles.

_ Les placards, insista Undi, un poil agacé après qu'ils aient fait le tour de l'école.

_ Qu'est-ce que tu en sais, toi ? Tu crois vraiment que Break se serait caché dans un endroit si évident ? Se moqua Emilie. Il a plus de classe que toi.

_ Ma proposition de te balancer du haut de la tour de l'observatoire tient toujours, tu sais, répliqua froidement le Serpentard en allant ouvrir le premier placard du coin.

Placard qui révéla un Break frissonnant qui ne leur laissa que le temps d'apercevoir ses yeux fiévreux avant qu'il ne referme les portes. Lorsque Sharon les rouvrit, à peine une seconde plus tard, il avait disparu.

_ Oh, merde ! C'est pas le moment de jouer à cache-cache, Grand-pa ! Hurla-t-elle après le trentième placard.

Un sacré remue-ménage commença à se propager. Sharon et Reim ouvrait tous les placards qu'ils croisaient. Undertaker les suivaient sous les ordres d'une Emilie qui jonglait entre rage et angoisse. Malheureusement, ils n'eurent pas le temps de continuer leur petite exploration, Mc Gonagal les renvoyant sèchement dans leur dortoir avant qu'ils ne dépassent l'heure du couvre-feu. Sans oublier d'engueuler Undertaker pour avoir loupé son cours.

D'un pas trainant, Undi retourna chez les Serpentards, ignorant hostilement les injonctions d'Emilie.

Epuisé, il balança sa veste quelque part dans le dortoir avant de se diriger vers son armoire. Une chose à tête blanche se cachait parmi ses vêtements.

_ Break ?

Le dit Break n'eut pas le temps de tourner son regard vers le Serpentard qu'Emilie lui sautait dessus en l'injuriant de tous les noms tout en lui foutant des baffes, poupée vengeresse et soulagée. Voyant que Break ne réagissait pas, l'air totalement épuisé, Undi tenta désespérément de décrocher la marionnette.

Break se retrouva à rouler hors du placard et Undi en profita pour lancer Emilie dans celui-ci avant d'en verrouiller les portes qui tremblèrent sous les coups de la poupée. Pour plus de sécurité, il coinça une chaise sous les poignets, Emilie ayant surement assez de ressources pour crocheter une serrure.

Une fois fait, il attendit quelques secondes pour être sûr qu'elle n'était pas capable de détruire son armoire puis se retourna vers l'autre blandin. Il le vit se trainer et s'écrouler sur son lit à bout de force avant de s'étaler comme une étoile de mer sur son rocher.

_ Hey ! Mais c'est mon lit ! Ralla Undi, pas franchement d'accord pour ce squattage intempestif.

Un simple bruit inintelligible lui répondit avant que Break ne soit pris d'une quinte de toux. Undi leva les yeux au ciel, soupira et se mit à ricaner ironiquement. Lui qui le voulait dans son lit, il était servi. Il imaginait déjà les réactions de Vincent et Lau quand ils débarqueraient… S'ils débarquaient, pensa-t-il avec un sourire mesquin. Ils devaient être en train de profiter de la lumière de la lune dans la salle sur demande… Quant à Grell, la réponse à son absence n'était pas bien difficile et se tenait en un mot : "Willy".

Bref, sur ces considérations, il retira son haut, envoya ses bottes valser dans un coin et défit son pantalon. Il commençait à avoir sommeil et ce n'était pas la pudeur qui l'étouffait quand il était fatigué. Il grimpa donc sur le lit, poussant sans vergogne le pauvre Breakounet et s'étala comme une crêpe sur le ventre, passant ses bras sous son oreiller, bien décidé à dormir.

Mais c'était sans compter sur Break qui gigotait dans tous les sens. Ouvrant paresseusement un œil, Undertaker se retrouva aux premières loges pour admirer le torse glabre de Xerxès qui ne se sentait absolument pas mal-à-l'aise de squatter le lit d'un autre. Après s'être déshabillé sous le regard appréciateur de son voisin, il s'enroula dans la couette privant Taker du peu de chaleur qu'il y avait dans la pièce.

Undi chercha à récupérer son bien mais Break s'était enroulé tel un rouleau de printemps et ne semblait pas vouloir se laisser manger. Tentant une nouvelle tactique d'approche, le Serpentard tenta de faire émerger la tête du Serdaigle de l'amas de tissu, ce qui lui valut un regard torve du blandin.

_ T'es lourd, descend.

_ Seulement si tu me rends ma couette.

_ Impossible, il fait trop froid.

_ Moi aussi je me les gèle !

_ Mais t'es pas malade.

_ Et qu'est-ce que tu as exactement ?

_ Ça ne te regarde pas.

_ Un peu vu que tu t'es effondré sur moi et que j'ai dû te porter comme une princesse jusqu'à l'infirmerie.

_ T'étais pas obligé de le faire.

_ Mais je l'ai fait.

_ Bravo, tu gagnes un bonbon.

_ Non, je gagne une couette, répliqua Undi en réussissant à chopper un pan et à dégager Break de la couette et du lit.

Un "ouille" sonore précédé d'un fracas ne sembla pas déranger Undi qui s'installa confortablement dans son lit en mode cocon, sa tête étant la seule chose qui dépassait.

Break bouillait. Il se redressa avec quelques difficultés et remonta sur le lit pour repartir à l'assaut de la couette. Comme un cowboy chevauchant un taureau furieux, il arrima ses hanches à celles d'Undi et le chatouilla jusqu'à ce que celui-ci cède à la l'attaque. Le fossoyeur résista quelques secondes, tenant fermement la couette de ses deux mains mais les chatouilles furent plus sournoises que prévue. Il commença à se débattre, étouffant des rires incontrôlables alors que les mains de son vis-à-vis partaient en exploration des zones sensibles à ce genre de stimuli. Ses hanches se mirent à onduler, glissant contre celles de Break sans le faire réellement exprès, sollicitant par mégarde une zone anatomique relativement sensible... Et ce, à multiple reprise. Et ce, pendant une bonne dizaine de minutes.

Et Break laissa échapper un petit gémissement qui ne passa pas inaperçu aux oreilles d'Undertaker qui regardait, avec beaucoup d'intérêt, son tortionnaire tentant de faire passer ça en douce.

_ Huhuhu ! Quelqu'un serait-il sensible ?

Vexé, Break asséna un coup de hanche vicieux à Undi qui se retrouva lui-aussi à pousser quelques gémissements.

_ Il semblerait que je ne sois pas le seul à avoir un petit problème de sensibilité.

Lubriquement, Break remonta ses mains le long du corps de Taker qui frissonnait de plaisir avant de s'arrêter, les deux mains autour du cou de sa victime. Undertaker et lui se regardèrent droit dans les yeux, faisant passer par ce biais les émotions qui les traversaient : désir, plaisir, envie, besoin de faire mal, nécessité de céder à des pulsions plus viles, tentation… Lentement, comme si une force extérieure les transformait en aimants, ils se rapprochèrent l'un de l'autre, désireux de dominer l'autre dans un instinct qui les dépassait.

Les mains de Break se refermèrent un peu plus sur le cou d'Undi, gênant légèrement sa respiration. Les doigts du fossoyeur se posèrent sur ses hanches, les serrèrent pour les forcer à onduler contre lui… Un gémissement commun leur échappa alors que leurs lèvres flottaient a à peine quelques millimètres l'une de l'autre. Avant d'achever de faire chuter les derniers bastions de conscience qui les séparaient.

Le baiser n'avait rien de tendre. C'était un entrechoquement de volonté, de lèvres, de dents et de langues. C'était exquis et en même temps proche de l'insoutenable. Il fallait lutter pour ne pas se laisser embarquer dans la passion de l'autre, pour pouvoir respirer…

Les mains de Break se serrèrent un peu plus mais Undi était trop perdu dans leurs langues qui se battaient pour protester ou même sembler le sentir. Cependant, comme en réponse, ses ongles noirs se plantèrent dans la chair meuble des hanches de Break, juste au-dessus de la ligne de son caleçon.

Ils se séparèrent un instant pour reprendre leur souffle avant de céder à nouveau à leurs pulsions destructrices. Break garda en main la gorge d'Undi, la faisant caressante un instant puis griffante un autre, tandis que son autre main venait agripper sauvagement les mèches soyeuses qui cachaient le visage du Serpentard.

Undertaker tenta de l'en empêcher mais Break lui asséna un coup de hanche traitre et il perdit le fil de ses pensées.

Xerxès s'écarta de la bouche de son cher Taker pour mieux l'entendre gémir. Il admira son visage et, prit d'une impulsion soudaine, il fit glisser sa langue sur la cicatrice qui barrait son visage, coupant le souffle à Undi dont les yeux s'agrandirent comiquement. Ce dernier hésitait sur le ressentit mais il devait admettre que la langue sur sa chair abimée lui envoyait de doux frissons d'exaltation, le dissuadant d'essayer de faire taire cette agréable souffrance.

Continuant la cartographie du corps suturé, Break laissa sa langue voyager sur toutes les cicatrices qui barraient le corps frémissant de son camarade.

Pour Undi, chaque caresse était comme un électrochoc. Entre plaisir, dégoût et peur, il gémissait. Dans un réflexe primaire, il envoya sa hanche à la rencontre de celle de Break. Il perdait la tête, le cœur battant de plus en plus vite, ses ongles grimpant le long du corps longiligne de son compagnon. De son autre main, il se saisit des doux cheveux blancs, obligeant Break à remonter vers son visage pour se saisir de ses lèvres et le faire basculer. Ainsi, c'est lui qui menait la danse, forçant le passage entre les cuisses laiteuses de son vis-à-vis. Hanches contre hanches, membres contre membres, lèvres contre lèvres…

Toutefois, au bout de quelques minutes, il se recula pour admirer Break, fasciné par ce corps splendide quoique mince… Et il se laissa glisser, langue parcourant les creux et les bosses de son corps. Ses ongles noirs s'infiltrèrent sous la mince couche de tissus qui recouvrait encore le corps pâle pour s'en débarrasser, sa langue glissant vers le membre érigé de Xerxès. S'arrêtant avant pour embrasser ses cuisses laiteuses, il remonta vers le centre de plaisir de son Break.

Sa langue titilla d'abord la pointe pleurante avant de répondre aux gémissements d'excitation du suggar addict qui n'appréciait pas de mariner plus longtemps. Glissant ses doigts dans les longues mèches blanches de Taker, il lui imposa un rythme plus soutenu.

La chaleur humide de la bouche d'Undi était si exquise qu'il se sentit encore durcir sous la caresse buccale. Lentement, le plaisir commença à monter alors que son compagnon effleurait la lisière entre ses cuisses et son aine, puis la base de son membre dur avant de masser tendrement ses bourses avec les doigts. Break se contracta sous le contact et gémit de plus en plus intensément et réclama doucement à Undi d'accélérer, les mains crochetées dans les cheveux soyeux comme si sa vie en dépendait. Undi décida de faire travailler sa langue contre son frein, sa bouche contre le mat et sa main vient exercer des vas et viens intenses.

Pour Break, le plaisir était presque insoutenable. Il haletait, le cœur battant furieusement dans sa verge tendue, incapable de retenir les cris indécent qui s'échappaient de sa gorge, la tête rejetée en arrière. Undi, accélérant légèrement le rythme, entraînait Break dans une doucereuse course vers le plaisir qui ne cesserait de s'échapper en vague continue par sa bouche. Taker devenait accros aux gémissements de son compagnon qui aiguillaient son membre vers une dureté insoutenable. Le plaisir monta et, soudain, Break se senti au bord du gouffre. Sans avoir eu le temps de prévenir son tortionnaire, il jouit dans la bouche de celui-ci avant que son corps ne le lâche. Une douce torpeur enveloppa son esprit, l'entrainant dans une inconscience réparatrice.

Undi sentit le relâchement de la main du Serdaigle en même temps qu'il finissait d'avaler la semence étonnamment sucrée de Break (et non pas salée et amère comme il s'y attendait). Lentement, il se retira, embrassant une dernière fois le membre mollissant de son compagnon. Puis, se dégageant sans aucune difficulté, il remonta sur le corps du Chapelier en déposant de doux baisers sur la peau humide de sueur de Break… Et il stoppa.

Pourquoi ne bougeait-il pas ? Il releva la tête, scruta le visage de son camarade et soupira en comprenant que celui-ci s'était endormis. Il se redressa, profondément frustré, le membre lui faisant presque mal de ne pas avoir eu d'attention.

_ Tu es bon pour utiliser ta main droite, ricana une petite voix aigüe.

Undi regarda vivement autour de lui avant de repérer Emilie, posée sur la tête de lit avec un sourire moqueur. Il fronça les sourcils, rougissant furieusement. Depuis quand avait-elle réussit à sortir du placard ? Qu'avait-elle vue ? Comme si elle avait pu lire dans ses pensées, elle lui répondit d'un petit air moqueur et pervers :

_ Tout. D'ailleurs, je vais pouvoir confirmer que tu avales très bien.

Rougissant encore plus, Undertaker cacha son visage dans le cou de Break. Puéril mais il tentait de sauver son honneur comme il pouvait.

Descendant de son perchoir pour se blottir plus près de Break, Emilie racla sa gorge de chiffon avant de laisser un petit "désolé" et de faire la morte.

Undi resta interdit quelques secondes puis se leva pour ramasser la couette (qui avait fini par terre durant leur petite séance). Il s'installa au mieux, collé contre Break, les couvrit comme il pouvait et s'endormit bien plus tard, une fois son membre apaisé par des ruminations d'ordre philosophiques.

Son sommeil fut peuplé de corps blancs dansant sous lui.