Salut les amis ! :)
Un chapitre mouvementé aujourd'hui j'espère qu'il vous plaira !
Un grand merci à vous, de me lire, ça me fais tellement plaisir ! :)
Réponse reviews (guest):
drou : Je suis contente que ma fiction te plaise et j'espère qu'elle continuera à te plaire encore longtemps aha ! :) Merci pour ta review ;)
Guest : Très heureuse que Beauxbâtons t'ai plu aha ! Bien vu, même en me relisant je n'avais pas vu que j'avais écris Astrid (l'habitude je suppose aha). Pour Drago, tu verras dans les futurs chapitres quand Gabrielle sera retournée à Poudlard. J'espère que ce chapitre te plaira ! :) Encore merci pour ta review!
Bonne lecture!
Chapitre 23 : Made in France
Il était bientôt l'heure de se rendre à la remise de diplôme. J'enfilai alors une robe de soirée bleu foncé, ouverte un peu dans le dos. Après une dernière retouche de maquillage, je sortis de ma chambre et vis Rogue sur le palier, il m'attendait. Si j'avais su, je me serais préparée beaucoup plus vite, car le pauvre homme avait dû patienter de longues minutes.
- Que vous pouvez être lente, souffla Rogue en levant les yeux au ciel.
- Juste le temps de me coiffer et de me maquiller, assurai-je en lui jetant un regard séducteur.
- Eh bien on ne voit pas de différence, vous paraissez toujours aussi négligée, dit-il avec un sourire sadique.
Je restai bouche bée, Rogue venait de me « clasher ». Je n'en revenais pas, et décidai de le suivre en silence, je ne savais pas quoi répondre à ça. Je descendis les escaliers et passai devant les écuries des abraxans. Il faisait sombre en ce mois de novembre, mais bien plus chaud qu'à Poudlard. Rogue tourna à gauche en direction du bâtiment principal…
- Hum, professeur, l'interpellai-je. L'amphithéâtre est de l'autre côté…
- Maudits français… grommela-t-il avant de me suivre.
Nous marchâmes alors vers la fontaine de Nicolas Flamel, l'amphithéâtre se situait à côté. Il y avait du monde dehors, je voyais Andrea avec Barnabée, son petit ami, et plus loin Léane Philister et ses copines. Elle aussi avait remarqué ma présence, car elle me regardait comme un chien pouvait fixer un jambon. Ni l'une ni l'autre, ne lâchait du regard. La pression montait, tel un duel de cowboy, je me rapprochais d'elle petit à petit, comme si mes jambes étaient incontrôlables. Rogue m'attrapa par l'épaule et me ramena à lui, Léane afficha un sourire satisfait comme si elle venait de remporter la première manche.
- Mme Maxime m'a dit de vous tenir à l'écart de cette élève, déclara Rogue. Je sais que l'incident s'est passé avec elle…
- Elle a réussi à obtenir un périmètre de sécurité, la bougresse… marmonnai-je en français dans ma barbe imaginaire.
- Ne vous amusez pas à parler français devant moi pour que je ne vous comprenne pas, dit Rogue en fronçant les sourcils.
Ce professeur était vraiment loin d'être idiot… J'acquiesçai d'un hochement de tête. Mme Maxime fit entrer les élèves, et les professeurs. Rogue et moi étions avec eux, tout en haut de l'amphithéâtre, surplombant les étudiants. L'ambiance était en quelque sorte solennelle, mes anciens camarades attendaient en rang d'entendre leur nom et de monter sur l'estrade récupérer leur diplôme de BUSE.
- Ça aurait dû être moi… soufflai-je avec un pincement au cœur.
- Ce le sera, quand vous aurez brillamment réussi vos BUSEs cette année, dit Rogue en me réconfortant.
Il voulait certainement se rattraper pour sa remarque cinglante de tout à l'heure, pensai-je.
- Barnabée Larson ! appela Olympe Maxime.
Le garçon monta sur la scène et récupéra son diplôme, tout le monde l'applaudit. J'attendais impatiemment le tour d'Andrea, car elle avait amplement mérité ce diplôme.
- Foster Lee ! continua la directrice de Beauxbâtons.
Après quelques instants c'était au tour de ma meilleure amie, je tressautais.
- Andrea Leroy !
Je me levai de mon siège et applaudis le plus fort possible. Mon amie monta à son tour rejoindre Mme Maxime et saisit ce bout de papier si important. Elle était radieuse, et affichait un sourire sincère. Je n'avais qu'une envie, la rejoindre, mais Rogue ne voulait plus me quitter d'une semelle maintenant…
- Asseyez-vous, je vous ai dit de ne pas vous faire remarquer… soupira Rogue.
- Mais c'est mon amie… rétorquai-je. J'ai bien le droit de la soutenir !
Il ne me répondit pas, qu'allait-il se passé après ? Un bal était prévu pour après la cérémonie, il n'allait tout de même pas m'empêcher d'y aller… La cérémonie se poursuivait et Rogue avait l'air de s'ennuyer de plus en plus, je pouvais même l'entendre souffler et marmonner des choses incompréhensibles. Je décidai de ne pas y prêter attention et regardai les autres élèves récupérer leur diplôme non sans une certaine once de jalousie.
- Léane Philister, prononça Maxime.
Ses copines se mirent à hurler, et je ne pus m'empêcher de la huer. Rogue poussa alors un gloussement semblable à un rire et m'attrapa fermement le bras me faisant signe de me taire. Mon ennemie se trémoussait fièrement sur le devant de la scène brandissant son diplôme, elle était égale à elle-même, égocentrique et narcissique.
- Pfff… soufflai-je énervée. C'est bon on a vu que tu avais eu ton diplôme…
- Miss… dit sèchement Rogue.
- Désolée, répondis-je alors que je ne l'étais pas du tout.
Tous les élèves avaient été appelés, la cérémonie avait durée plus d'une heure, je commençais vraiment à avoir faim.
- Encore félicitations à tous ! déclara Olympe Maxime de sa voix sonore. Nous allons pouvoir nous restaurer, le bal commencera à 21h30.
Je jetai un regard interrogateur à mon professeur.
- N'y pensez même pas, lâcha le maître des potions.
- Mais… Tout le monde va y aller ! répliquai-je. Je pensais que je pouvais au moins y faire un tour rapidement…
- Je vais y réfléchir… dit Rogue en soupirant.
Je sortis de l'amphithéâtre telle une fusée, et rejoignis Andrea pour la féliciter chaudement. Elle était dehors, près de l'immense fontaine, en train de discuter avec son petit ami. Je m'approchai lentement, je n'avais pas envie de les déranger dans leur conversation. Quand soudain j'entendis quelqu'un m'appeler :
- Gabby ?
- Antoine ! m'écriai-je en voyant le garçon.
- J'avais complètement oublié que tu venais à la remise de diplôme, avoua-t-il honteusement. Comment tu vas ? Je suis vraiment désolé de ne pas t'avoir écrit plus souvent…
- Oh ce n'est rien, je n'ai pas eu le temps de vous écrire beaucoup non plus… dis-je. Félicitation pour tes BUSEs ! J'espère que cette année sera la bonne pour moi.
- J'en suis persuadé ! dit-il en me tapant amicalement dans le dos. J'y pense, on joue avec le groupe pendant le bal, ça te dit de te joindre à nous comme au bon vieux temps ?
- Hum je ne sais pas si je peux… répondis-je en jetant un regard à Rogue qui parlait avec le professeur Vertoison.
- Allez ! supplia Antoine. Ça pourrait être fun !
- Hum… Après tout, on a qu'une vie ! m'écriai-je. Je marche !
- Super Gabby ! On se voit après le repas, viens avec Andrea ! assura mon ancien camarade.
Je fis un petit cri de joie, j'allais pouvoir rejouer avec mon ancien groupe de musique. Une preuve que sur certaines choses, Beauxbâtons était une école plus tolérante que Poudlard… Nous n'avions eu aucun problème pour créer un atelier de musique. J'imaginai la tête d'Ombrage si elle apprenait qu'un club de musique avait été créé… Je ris intérieurement, quand je remarquai qu'Andrea venait vers moi.
- Aha, c'est vrai que je t'ai un peu accaparée aujourd'hui… plaisanta Andrea. Antoine n'a même pas eu le temps de te voir.
- C'est pas grave, tu es ma meilleure amie, dis-je en souriant. En tout cas, encore bravo pour ton diplôme…
- Merci ! dit-elle en me serrant dans ses bras. Sinon, j'ai pas rêvé, quelqu'un à hué Léane pendant la cérémonie, continua-t-elle morte de rire.
- Je ne vois pas de quoi tu parles… mentis-je.
- Je savais que c'était toi ! pouffa Andrea.
- Je ne pouvais pas m'en empêcher… avouai-je. Bref, Antoine m'a proposé de jouer avec vous ce soir !
- C'est une super idée ! s'écria mon amie. On pensait jouer Bittersweet Symphony.
- Parfait ! Vous avez besoin d'une pianiste ? demandai-je.
- Non, Charlie s'en occupe… Mais si tu es d'accord pour être le chant principal ? Ta voix nous manque énormément…
- Si je suis d'accord… Un peu mon neveu !
Un raclement de gorge, me tira de toute joie. Une ombre planait au-dessus de mes frêles épaules. Je reconnaissais son odeur, Rogue était là. Je me demandais si il avait entendu le reste de notre conversation… Il me fit signe de le suivre pour aller dîner. Nous traversâmes les jardins parfaitement entretenus de l'école. Il commençait à faire vraiment noir, mais par chance il ne faisait pas très froid, l'avantage des Pyrénées. Le ciel allait être particulièrement étoilé ce soir, et la lune était pleine. J'eus alors une pensée pour mes camarades de Poudlard. Je me demandais ce que pouvait bien faire Astrid, ou ce qu'avait mangé Ethan… Mais je me demandais surtout si Drago pensait autant à moi que je ne pouvais penser à lui. Car sa présence me manquait, je devais bien me l'avouer.
Nous entrâmes dans le bâtiment principal, et nous dirigeâmes vers le réfectoire qui était bondé. Heureusement que nous avions une table réservée, même si c'était celle des professeurs. Je m'assis alors entre Rogue et Mme Tournefeuille. Le dîner apparût comme à Poudlard, je me demandais si il s'agissait également d'elfes de maison. Au menu, baguette française, foie gras et langoustines au citron. Je ne pouvais rêver plus alléchant, cela me changeait de la nourriture anglaise qui parfois était peu ragoûtante.
- Bon appétit, dit Mme Maxime ce à quoi tout le monde lui répondit sauf Rogue…
Je lui donnai alors discrètement un coup de coude sous la table, et lui fis les gros yeux. Car il était très impoli en France de ne pas souhaiter bon appétit à quelqu'un.
- Bonne appétite, râla le maître des cachots avec son accent purement anglais.
Je me régalais, mes papilles gustatives avaient atteint le nirvana. Le foie gras était délicieux, et les langoustines… Je n'avais plus de mots pour décrire la succulence de ces plats. Soudain, un sentiment de honte m'envahit… Rogue, contrairement à nous tous, avait décortiqué ses langoustines avec l'aide de la magie. Les autres professeurs lui lancèrent un regard interloqué. Car cela faisait partie intégrante de la gastronomie française, de savoir décortiquer ses fruits de mer… Enfin, il avait au moins l'air d'apprécier le plat, du moins c'est ce que je pensais.
Le repas touchait à sa fin, Mme Maxime et les professeurs référents s'éclipsèrent afin de préparer le début du bal de la remise des diplômes. Seuls les élèves de la promotion y étaient invités, j'étais la seule exception, mais ayant fait partie de ce groupe d'étudiants, je trouvais ça normal. Je sortis dehors prendre l'air, le bal commençait dans une demie heure. Mon directeur de maison me suivit à l'extérieur du bâtiment.
- Vous avez apprécier le repas ? demandai-je tout sourire. Moi j'ai a-do-ré.
- Humpf… Je ne comprends pas cette obstination de manger ces horreurs si difficiles à consommer… pesta mon professeur. Et puis les français font beaucoup trop de chichi…
- Ah… soufflai-je. Je me demandais, allez-vous venir au bal de ce soir ?
- Par votre faute oui… dit-il froidement. Je suis dans l'obligation de vous accompagner, donc je vous autorise à y faire un passage. Cependant à 23 heures au plus tard, vous irez vous coucher, nous partons tôt demain matin.
- Très bien… râlai-je à mon tour.
C'était mieux que rien, me dis-je. Mais Rogue n'était pas encore au courant que je jouais une chanson avec mon ancien groupe de musique, comment allait-il réagir ? Mon professeur s'écarta et se dirigea vers le bâtiment où nous étions logés. Il avait sûrement oublié quelque chose dans sa chambre… Andrea en profita pour me rejoindre, elle s'était changée et était tout simplement magnifique dans une robe rose poudré.
- Tu es splendide… lui dis-je.
- Merci ma puce, répondit-elle. Tu veux une cigarette ? proposa-t-elle en ouvrant son paquet.
- Hum, oui allez c'est soir de fête, dis-je. À Poudlard c'est interdit, donc j'ai en quelque sorte arrêté, expliquai-je.
- C'est interdit ? Même si tu es majeure ? s'enquit Andrea.
- Ouais… acquiesçai-je.
- Et moi qui pensait que Beauxbâtons était stricte comme école, pouffa mon amie en allumant sa cigarette.
Je saisis le paquet, et pris une cigarette. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas fumé, je savais que ce n'était pas raisonnable, mais après tout, je n'étais pas à Poudlard. Je l'allumai et pris une bouffée, je toussai un peu ce qui fit rire Andrea.
- Si Rogue me voit, je suis morte, plaisantai-je.
- C'est ton directeur de maison c'est ça ? demanda Andrea. Il n'a pas l'air commode…
- Il faut le connaître c'est tout… assurai-je. J'ai de la chance, avec moi il est à peu près gentil… Avec les autres, surtout avec mon ami Harry, c'est tout le contraire.
- Tout ça car tu es forte en potion, rigola Andrea. Je me souviens que tu m'aidais à faire tout mes devoirs… Maintenant que tu n'es plus là, ce n'est plus pareil…
- Je sais bien… dis-je. Tu sais pour moi aussi tout a changé. Heureusement que j'ai rencontré Astrid et Ethan… Ils sont vraiment supers avec moi.
- Ils ont l'air… dit-elle timidement. Bon on devrait y aller, le bal va commencer.
J'écrasai ma cigarette et suivis Andrea en direction du réfectoire qui avait été aménagé exprès pour ce bal de remise de diplôme. Les tables avaient disparu, et une petite scène avait été installée à la place de la table des professeurs. Il y avait des bancs contre les murs, le centre de la pièce était réservé à la danse. Il y avait déjà un bon nombre d'élèves présents dans la salle, je regardai rapidement autour de moi, mais ne vis aucun signe de Rogue. Où était-il passé ? Andrea me fit signe de venir derrière la scène, il y avait le reste du groupe que je connaissais bien. Nous fîmes un briefing, j'allais jouer la chanson d'ouverture avec eux, puis j'allais laisser le relai à Andrea pour profiter du bal.
Il était 21h30, toute la promotion était arrivée dans le réfectoire, je reconnaissais beaucoup de visages parmi les étudiants. Mme Maxime monta alors sur l'estrade, pour faire un petit discours rapide concernant la soirée. Tandis qu'elle parlait, je me préparais en backstage avec mon ancien groupe.
- Prête Gabby ? demanda Antoine le guitariste.
- Toujours ! répondis-je.
Le discours toucha à sa fin, Mme Maxime nous annonça :
- Et maintenant, je laisse la place au Frenchies Wizards !
C'était le moment, on se tapa à tour de rôle dans la main pour se donner du courage et on monta sur scène. Je sentis la pression grimper en moi d'un seul coup, et me plaçai sur le devant de la scène, face au micro et face aux élèves. Ils nous applaudirent vivement et Antoine lança la première note de la musique. J'entamai à mon tour les paroles de la chanson, accompagnée d'Andrea en seconde voix. Mes yeux vadrouillaient dans la salle, j'aperçus enfin Rogue, il était près de la porte d'entrée, debout les bras croisés. Léane me regardait horrifiée, elle n'en manquait pas une pour me huer avec ses amies…
Alors que je chantai le dernier refrain :
No change, I can't change, I can't change, I can't change,
but I'm here in my mold, I am here in my mold.
But I'm a million different people from one day to the next
I can't change my mold, no, no, no, no, no, no, no
Les huées gagnèrent en intensité, Léane s'était mise devant la scène et était très impliquée à se faire entendre.
- BOUH ARBOIS EST NULLE, cria-t-elle.
Les dernières notes de la musique sonnèrent, les autres élèves nous applaudirent et je quittai la scène rapidement. Je me dirigeai vers la sortie de la salle pour prendre l'air, quand je passai devant Léane. Soudain, celle-ci me poussa violemment.
- Eh ! Mais t'es malade ! lui criai-je.
- Moi ? rigola-t-elle. C'est toi la cinglée ! Mais je dois te remercier, ta prestation de ce soir était vraiment… très comique ! Surtout que tu as pris du poids Arbois ! se moqua-t-elle.
- On aurait dit une grosse dinde ! rajouta une de ses copines.
Je me frayai un chemin et marchai d'un pas déterminé.
- C'est ça ! Sauve-toi le boulet ! Comme tu l'as toujours fait ! s'écria Léane derrière moi.
Je n'y prêtai pas attention et sortit en trombe du réfectoire. Cette fille avait le don de m'énerver, à côté d'elle Pansy Parkinson était un petit chiot trop mignon à qui on avait envie de faire des câlins. Je m'assis dans un coin tranquille, et mis ma tête entre mes genoux. Bien que j'avais du caractère, je n'avais pas confiance en moi… Cette garce venait de réussir à pourrir mon voyage en France. À ce moment précis, j'avais envie de transplaner et de retrouver mon amie Astrid…
- Vous avez très bien chanté, miss, dit une voix maussade.
Je relevai la tête et vis Rogue qui se tenait à côté de moi.
- Vous aviez raison… dis-je en reniflant. J'aurais dû vous écoutez, et ne pas me faire remarquer…
- Ça c'est sûr, assura le professeur. Mais, quand je vous ai vu sur cette scène… J'ai vu votre vraie personnalité.
- Comment ça ? demandai-je.
- Vous sembliez vraiment heureuse, continua Rogue. Vous avez du talent, miss Arbois. Et je ne pensais pas que cette petite peste de française pourrait vous blesser avec ses remarques infantiles. Vous êtes plus forte que ça, sinon je n'aurais pas voulu de vous comme assistante.
Ces mots me touchèrent en plein cœur. Jamais je n'aurais imaginé que le directeur de Serpentard puisse me dire de telles choses… Je me relevai et allai pour le prendre dans mes bras.
- Pas de contact, ordonna-t-il. Et puis, vous sentez la transpiration c'est abominable.
Sa remarque me fit lâcher un petit rire discret. Le professeur Rogue était vraiment une personne exceptionnelle. Il était le meilleur professeur que j'avais jamais eu.
Je retournai alors dans la salle de bal, et décidai d'ignorer Léane. J'en profitais pour discuter avec d'autres anciens camarades tandis qu'Andrea jouait toujours avec le groupe. Beaucoup me posaient des questions sur Poudlard et sur Harry Potter, j'y répondis très vaguement en disant que je ne connaissais pas ce garçon personnellement… On me demanda aussi quelle école je préférais, ce qui était compliqué car les deux étaient radicalement différentes. J'en profitai également pour me débarrasser de la boîte à flemme des jumeaux, le groupe de garçons qui en avait hérité semblait ravi. La soirée battait son plein, et l'heure défilait, j'allais bientôt devoir partir, comme me l'avait ordonné Rogue.
- Gabrielle… Je suis désolée pour mon comportement de tout à l'heure, dit la voix nasillarde de Léane. J'aimerais qu'on aille discuter toutes les deux afin de mettre les choses à plat.
- Euh… eh bien c'est très mature de ta part, dis-je très lentement.
Elle faisait un premier pas vers moi, je ne pouvais pas l'envoyer paître. Les autres élèves nous dévisageaient, et tous se demandaient pourquoi elle et moi parlions ensemble. Elle ouvrit la marche, et m'emmena dehors dans un coin reculé. Je me demandais ce qu'elle allait bien pouvoir me dire.
Il faisait nuit noire désormais, une brise glacée venait souffler dans mes cheveux. L'endroit était extrêmement calme, seules les basses de la musique du bal brisaient ce lourd silence.
- Je t'écoute, dis-je sèchement les bras croisés.
- Hahaha, se mit à glousser Léane.
- Bon j'ai pas que ça à faire… m'énervai-je.
- Tu es vraiment trop bête Arbois ! pesta Philister. Tu as vraiment cru que je voulais m'excuser ?
- Qu'est-ce que tu veux Léane ? m'impatientai-je.
- Te faire virer définitivement de Beauxbâtons et de ta nouvelle école… dit-elle d'une voix basse.
- Quoi ? Et après c'est moi la cinglée… maugréai-je.
Elle se mit à rigoler encore plus fort. Elle avait un plan, et je sentais que je m'étais fait piégée d'une façon débile.
- AU SECOURS ! hurla Léane. AU SECOURS ARBOIS ESSAIS DE ME TUER ! continua-t-elle. AIDEZ-MOI ! JE VOUS EN PRIE CETTE FILLE EST FOLLE !
- M-mais ?! MAIS QU'EST-CE QUE TU RACONTES ! hurlai-je à mon tour.
Une de ses copines était cachée derrière un buisson et fila en direction du bal. Elle allait sûrement prévenir Maxime.
- Haha, tu es foutue Arbois, pouffa Léane. Tu es vraiment stupide ma pauvre. En plus d'être moche et grosse je veux dire… Ah la la Gabby… Tu aurais vraiment dû te foutre en l'air l'année dernière… renchérit-elle. Mais en même temps, les chiens ne font pas des chats… Ta mère était tarée, ça se transmet, c'est ce qu'on appelle la génétique. Maintenant ce n'est plus qu'une question de temps avant que tu ne sois renvoyée et que ta vie ne soit réellement détruite… dit-elle en affichant un énorme sourire.
Je ne pouvais plus rien dire, ni rien faire. C'était comme si mon corps refusait de m'obéir. Je sentis seulement mes doigts se serrer très fort autour de ma baguette. Mon souffle devenait haletant, la noirceur que j'avais en moi essayait de sortir. Combien de temps pourrais-je la retenir ? Mon bras droit se stoppa, et ma baguette magique visa la tête de Léane. Mes muscles tressautaient, je n'allais pas tenir longtemps.
- NON, criai-je à cette chose même si j'avais très envie de blesser Léane.
Dans un ultime effort, je jetai ma baguette au sol. J'étais comme figée, incapable d'émettre le moindre mouvement. Mes jambes sursautaient à cause des spasmes que j'avais. C'était une lutte acharnée contre cette chose. Mais si je la laissais gagner, les dégâts seraient beaucoup trop importants.
- Gabby ? dit Andrea qui venait d'arriver. Qu'est-ce qui se passe ?! Maxime va arriver ! Gabrielle ?! QU'EST-CE QUE TU LUI A FAIS ?! hurla-t-elle à Léane.
- Rien ! C'est elle qui est trop bizarre ! se défendit la brune.
Je ne sentais presque plus rien, mais je ne voulais absolument pas blesser Andrea. Je poussai mon esprit dans ses derniers retranchements et partis en courant vers nulle part. Je ne savais pas jusqu'où j'étais allée, mais tout devenait noir autour de moi, je chutai violemment contre le sol, et puis plus rien…
Point de vue d'Andrea Leroy :
Gabrielle était partie en courant… Elle semblait au plus mal, que lui avait fait cette garce de Léane Philister ?! Sans réfléchir, je couru en direction du réfectoire. Je croisai Olympe Maxime mais décidai de ne pas aller la voir. Il fallait que je trouve son directeur de maison. J'ouvris avec fracas la porte du réfectoire et criai :
- ROGUE ! OU EST ROGUE !
Une silhouette noire et imposante arriva devant moi, aucun doute il s'agissait de son directeur de maison.
- GABRIELLE EST EN DANGER, criai-je hors d'haleine. Elle est dehors !
Le visage méprisant de son professeur se transforma en une expression des plus inquiètes.
Sur le chemin menant à l'endroit où Gabrielle avait fui, je racontai tout ce que j'avais vu à l'homme. Olympe Maxime se trouvait avec Léane Philister à cet endroit précis.
- Vous dîtes qu'elle est partie dans cette direction ? demanda Rogue sans se préoccuper de ma directrice.
- Oui ! acquiesçai-je.
- Bien dans ce cas, séparons-nous, si vous la trouvez, lancez des étincelles rouges avec votre baguette ! ordonna-t-il.
- Monsieur Rogue… l'interpella Maxime.
- Pas maintenant, répliqua-t-il sèchement avant de partir vers la direction que je lui avais indiquée.
J'allais partir moi aussi quand ma directrice m'interpella également…
- Pas maintenant, répondis-je en partant en courant la laissant perplexe.
Il faisait terriblement noir, comment retrouver Gabrielle ?
- Lumos, dis-je en agitant ma baguette.
J'y voyais déjà plus clair. Je courus dans tout les sens, appelant mon amie en espérant recevoir une réponse. Si j'étais elle, j'aurais été me réfugier dans ma chambre, je me dirigeai donc vers les écuries des abraxans quand soudain je trébuchai sur quelque chose. C'était Gabrielle. Elle était étalée par terre, convulsant comme pas possible. Ses yeux étaient complètement révulsés, il n'y avait plus que deux orbites blancs et injectés de sang… Je m'assis près d'elle et entre deux sanglots pris ma baguette et lançai des étincelles. Mon amie n'était plus elle-même, et à ce moment précis, j'avais peur de la voir mourir…
CRAC !
Son professeur apparût et me fit signe de m'éloigner… Je laissai alors le corps inerte de Gabrielle dans les bras du professeur Rogue.
Voilà, c'est tout pour chapitre mouvementé! Qu'en avez-vous pensé ? Dîtes moi tout ! :)
J'espère que cela vous aura plu, moi, j'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre qui se déroule en France aha
Crédit musique: Bittersweet Symphony - The Verve (1997, petit anachronisme mais cette chanson correspond beaucoup à Gabrielle)
À très vite les amis !
Manosky
