Salut les amis !

Aujourd'hui on retourne à Poudlard ! (non sans apprendre certaines choses...)

Rendez-vous à la fin du chapitre, car je vous propose un peu d'interactivité, vous pourrez choisir un des axes du prochain chapitre !

Réponse review guest:

chlotz : Merci beaucoup pour ta review ! Heureuse que l'histoire te plaise autant ! N'hésite pas à me donner ton avis pour les prochains chapitres ! :)

Bonne lecture !


Chapitre 24 : De retour à Poudlard

Mon crâne tourbillonnait dangereusement, je ne savais pas où j'étais. L'endroit était sombre et humide, j'entendais des gouttes d'eau s'éclater contre le sol en béton brut. Les murs étaient tristes et froids, une lumière aveuglante émanait d'une ampoule dénudée qui pendait du plafond délabré. Mes yeux n'arrivaient pas à voir correctement l'ensemble de la pièce. Une odeur de fer embaumait l'espace, une odeur que je connaissais. Je tremblais de tout mon corps, j'étais en tunique blanche. Mes pieds nus ne supportaient pas le contact glacé avec le sol. Soudain, mes yeux s'habituèrent à l'éclairage, et j'aperçus du sang partout. Il y avait une mare rouge près de moi, cela expliquait l'odeur de fer…

Je me levai avec difficulté, j'avais des bleus sur tout le corps. J'avançai, évitant la flaque de sang… quand je la vis, étendue sur le sol, lacérée, ma mère.

- Où est passé la gamine ?! s'écria une voix rauque.

Il y avait deux hommes en robes noires au fond de la pièce, je me cachais derrière un poteau. Qui étaient-ils ? Et quel était cet endroit ? Pourquoi ma mère était là ?

- Elle a dû filer… râla l'autre homme. Rabiès la veut en vie !

- Gabrielle ? Viens ! On ne veut pas te faire de mal… dit le plus grands des deux hommes en cherchant derrière des meubles.

C'était moi qu'ils cherchaient… Mais pourquoi ? Je restai cachée en espérant qu'ils ne me trouvent pas. Mais tout devenait de plus en plus flou autour de moi… Je sentais mon corps partir, mon esprit s'envolait, les voix des deux hommes devenaient de moins en moins sonores… Et j'entendis une voix détachée m'appeler…

- Miss Arbois… réveillez-vous…

Je me sentis lourde, comme si je reprenais vraiment possession de mon corps. Je bougeai d'abord le bout de mes doigts, et j'ouvris péniblement les yeux…

Rogue était assis près de moi, et ne cessait de me regarder de ses deux onyx noirs.

- P-professeur ? marmonnai-je émergent de mon sommeil.

- Comment vous sentez-vous ? demanda-t-il en posant sa main fraîche sur mon front.

- Fatiguée… et mon crâne… dis-je en me tenant la tête.

- Redressez-vous, conseilla mon professeur.

Je me redressai avec peine contre un gros oreiller. Le soleil inondait la pièce d'une douce lumière chaleureuse, tout le contraire que dans mon cauchemar. Je me trouvais à Beauxbâtons, dans la chambre que l'école m'avait attribuée. Le professeur Rogue revint un verre à la main.

- Vous allez boire ça, ordonna-t-il en me donnant le verre. Il s'agit du dernier remède que j'ai créé pour vous.

- Merci professeur, répondis-je en buvant le liquide d'une traite.

- Bien, de quoi vous rappelez-vous ?

- Je me souviens m'être disputée avec Léane Philister… expliquai-je. Que je me suis sentie très mal… puis cet horrible cauchemar…

- Un cauchemar ?

- Oui… J'étais dans une pièce sombre, ma mère était là, morte, près d'une mare de sang… dis-je en tressautant. Et il y avait deux hommes qui me cherchaient…

- Comment étaient-ils ?

- C'était deux sorciers, vêtus d'une robe noire chacun… Je n'ai pas vu leurs visages… mais ils ont parlé d'un certain Rabiès.

- Intéressant… murmura Rogue à lui-même. Je dois vous informer d'une chose, lors de votre altercation avec Mademoiselle Philister, vous avez subi une crise très violente. Vous avez été dans le « coma » pendant plus de deux jours… Nous sommes mardi.

- Mardi ?! m'écriai-je. Mes amis ont dû s'inquiéter… Il faut que j'écrive à Astrid !

- Calmez-vous, dit Rogue sèchement. Ils sont déjà au courant de la situation. Tenez voici les lettres que vous avez reçu, renchérit-il en me tendant deux lettres. Selon votre état, nous rentrerons à Poudlard ce soir.

Je saisis le courrier, tandis que le professeur sortit de ma chambre. J'avais reçu deux lettres provenant de Poudlard. Je décidai de les ouvrir immédiatement.

Gabby,

Dumbledore nous a prévenu de ce qui t'étais arrivé à Beauxbâtons… Nous espérons tous que tu ailles bien et que tu reviennes vite à Poudlard. Ici, l'ambiance est plus tendue que jamais, à cause du match de Quidditch de la semaine prochaine entre Serpentard et Gryffondor. Ron est le nouveau gardien de Gryffondor, alors on te laisse imaginer ce qu'on raconte au sein de notre maison… Et, Ombrage est pire que jamais. Mais bon, trêve de mauvaises nouvelles, on a tous hâte de te revoir parmi-nous, tu nous manque, enfin surtout à moi (Astrid).

Bon rétablissement !

Tes amis, Astrid, Ethan, Hermione, Harry, Ron et les jumeaux.

J'étais très contente de lire leur lettre, j'avais réussi une chose impossible, faire collaborer des Gryffondor et des Serpentard. Astrid et Ethan avaient dû informer directement mes autres amis de mon état, j'avais vraiment de la chance de les avoir… mais une chose me tracassait, mon retour n'allait pas être de tout repos entre cette rivalité intense et l'autre barbapapa qui faisait des siennes… Je posai la lettre sur ma table de chevet et pris la seconde.

Gabrielle,

J'ai appris ton incident et je tenais absolument à t'écrire. Moi qui me faisais une joie de te revoir dimanche soir, voilà que je vais devoir attendre plus longtemps… Je m'excuse, je suis vraiment mauvais pour écrire des lettres, les seules que j'écris sont pour ma mère donc… En tout cas, ça me fait vraiment bizarre de ne pas te voir pendant aussi longtemps, j'espère que Rogue a bien pris soin de toi et que tu vas pouvoir rentrer rapidement. D'ailleurs, mon père m'a reparlé de son histoire de thé, si tu ne veux plus y aller je comprendrais et je trouverais une excuse. On en reparlera quand tu seras de retour.

Soigne-toi bien,

Drago.

Wouah, Drago m'avait écrit une lettre… J'étais agréablement surprise. Je serrai sa lettre contre ma poitrine et poussai un soupir de contentement. Voilà qui compliquait encore plus la situation…

Rogue entra subitement dans la pièce et se tint debout devant moi, les bras croisés.

- J'ai échangé avec Dumbledore et Olympe Maxime, nous rentrerons ce soir, annonça-t-il. Quand vous rentrerez ne dîtes à personne ce qui s'est passé ici, excepté à vos amis qui sont déjà informés. Ombrage pourrait vous rendre la vie encore plus difficile si elle apprenait ce nouvel incident…

- Mais ce n'est pas de ma faute ! rétorquai-je.

- Je sais bien, concéda Rogue. Mais vous savez comment elle est…

- Oui, soufflai-je. Monstrueuse.

Soudain, je sentis une vague de chaleur m'envahir. Ma respiration devenait haletante, j'avais chaud. Des gouttes de sueur ruisselaient sur mon front et de par et d'autre de mon corps. J'éprouvais une sensation étrange dans mon bas ventre, comme un fourmillement. Je ne pouvais m'empêcher de fixer Rogue, plongeant mes yeux abysses dans ses onyx.

Instinctivement, je me levais vers lui, je ne me sentais plus fatiguée, je me sentais légère. Et je n'avais plus qu'une envie, sauter sur mon professeur.

- Euh… Miss Arbois, que faîtes-vous ? demanda Rogue d'un air dubitatif.

Plus j'avançais, plus il reculait vers le fond de la pièce, près de la porte. À mi-chemin, j'enlevai mon t-shirt, me retrouvant en tenue légère devant lui. Son teint blanchâtre devint écarlate.

- Rhabillez-vous tout de suite, ordonna-t-il en n'osant presque pas me regarder.

- Je suis majeure désormais, je ne vois pas le problème, dis-je d'une voix enjôleuse.

Je n'étais plus qu'à quelques centimètres de lui.

- Le remède, souffla Rogue. J'ai dû faire un mauvais dosage pour la poudre de gingembre, continua-t-il en me poussant avec sa main.

J'étais attirée par lui, comme un aimant. Je ne pouvais pas lutter contre mes envies. J'essayai tant bien que mal de m'emparer de sa robe de sorcier. Quand, j'aperçu d'un coup une tâche noire sur son avant-bras. Je soulevai brusquement sa manche et la vis, la marque des ténèbres.

Je reculai d'un pas vif, toutes mes étranges envies s'étaient évanouies. Je le regardai horrifiée, lui, me fixait d'un air décidé en baissant sa manche.

- Je pensais que vous étiez déjà au courant, assura le professeur. Que votre ami Potter vous en aurait parlé dès votre arrivée.

Je hochai la tête de droite à gauche, incapable de sortir un son.

- Je pense que je vous dois une explication, dit Rogue. Mettez ça et asseyez-vous, ajouta-t-il en me donnant mon t-shirt.

J'enfilai mon haut et m'assis sur le lit. C'était quoi ce délire ? Tous les gens que j'appréciais avaient un lien avec Voldemort ? Après la famille de Drago, voilà que c'était Rogue… J'étais dépitée.

- Je travaille pour Dumbledore, dit-il d'un ton cassant. Je ne suis plus au service du Seigneur des Ténèbres depuis bien longtemps.

- Vous êtes une sorte d'agent double ? demandai-je.

- On peut dire ça, acquiesça Rogue. J'effectue des missions importantes pour la résistance.

- Et comment être sûre que vous me dîtes la vérité ?

- Vous pensez vraiment que Dumbledore me laisserait enseigner à ses élèves si je n'étais pas de son côté ?

- O.K, ça a du sens… avouai-je.

- C'est aussi pour cela que je préfère que vous vous teniez à l'écart des Malefoy pour le moment… dit-il en me regardant profondément dans les yeux.

- Mais… balbutiai-je. J'aime la compagnie de Drago…

- Il en va de votre sécurité, miss. Drago n'est pas un méchant garçon, dit-il, mais en ce qui concerne sa famille, c'est une autre histoire…

- Je sais, expliquai-je. Mais je pense être suffisamment grande pour prendre des décisions seules.

- J'essaie de vous protéger, si vous ne pouvez pas comprendre ça, très bien.

- Professeur ? Je me demandais, un jour, vous m'avez dit que je vous rappelais quelqu'un… de qui s'agit-il ?

- Moi-même.

Il se leva et me tourna le dos les bras toujours croisés.

- Voyez-vous, quand j'étais jeune, j'ai subi quelques situations semblables aux vôtres… dit-il. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais d'une certaine manière, je me suis reconnu en vous.

Quelqu'un toqua à la porte.

Rogue se retourna vivement et alla ouvrir la porte. C'était Andrea.

- Elle est réveillée ? demanda-t-elle.

- Oui, lui répondit froidement mon professeur.

Andrea entra telle une fusée et vint se placer à mes côtés.

- Gabby ! s'écria-t-elle en se jetant dans mes bras. J'ai eu si peur !

- Tout va bien, la rassurai-je. Enfin, évite de m'étouffer…

- Désolée, dit-elle en se retirant. J'ai vraiment cru que… que… que tu allais mourir, sanglota-t-elle.

Voir mon amie aussi émue par la situation me touchait vraiment. J'avais les larmes aux yeux, et je me retins de ne pas pleurer devant elle.

- Tu sais bien que je suis immortelle… blaguai-je.

- Pfff, souffla-t-elle en souriant de toutes ses dents.

- Tu sais ce qu'il m'est arrivé exactement ? demandai-je en espérant avoir des réminiscences.

Elle réfléchit un instant, et frissonna.

- Oui, dit-elle gravement. Tu t'es pris la tête avec Philister, quand je suis arrivée tu étais comme tétanisée, puis tu t'es enfuie. Ensuite, j'ai été prévenir ton directeur de maison, et je suis partie à ta recherche… Quand je t'ai retrouvée tu étais… - elle sanglota fortement – tu étais étendue par terre à convulser… Tu avais les yeux complètement blancs… et du sang coulait de ta bouche… J'ai lancé des étincelles pour prévenir ton professeur, qui t'as ensuite soignée avec une incantation…

- Wouah… marmonnai-je.

Je me souvenais à présent d'avoir lutter contre cette chose, je ne voulais attaquer personne. Et je crois bien que j'avais réussi en payant le prix de ma santé…

- Mais tu es en vie, c'est ce qui compte ! s'écria Andrea. Je t'ai apporté une part de tarte aux pommes.

- Merci, dis-je en saisissant le gâteau. Je pars ce soir…

- Oh… Tu reviens en France à Noël ? s'enquit mon amie.

- Oui, normalement ! répondis-je entre deux bouchées de tarte.

- Je passerai te voir si tu veux !

- Avec plaisir !

- Hum hum… fit Rogue. Miss Arbois a besoin de repos.

- Ah… soupira Andrea. Je passe te voir avant ton départ !

J'adressai un dernier sourire à mon amie et celle-ci disparue derrière le pas de la porte.

- Professeur… je m'excuse de mon comportement de tout à l'heure, je ne sais pas ce qu'il s'est passé… avouai-je déboussolée.

- C'est ma faute, la potion était mal dosée, expliqua Rogue.

- Ah bon ? dis-je l'air surprise.

- Oui, si vous en parlez à qui que ce soit, la prochaine fois je ne vous sauverai pas, dit-il avec un léger rictus. Maintenant, reposez-vous. Nous partirons d'ici quelques heures.

Il sortit à son tour de la chambre, me laissant seule. Je n'avais pas envie de me reposer, de ce que j'avais cru comprendre je venais de passer plus de deux jours à dormir… Je ne cessais de me tourner dans tous les sens… En attendant, je relus plusieurs fois les lettres de mes amis, j'avais vraiment hâte de les retrouver dans quelques heures… Puis, je décidai de sortir prendre l'air. J'avais vraiment envie de sortir de cette chambre et de me changer les idées par rapport à mon affreux cauchemar.

L'air était doux, une brise fraîche me caressait les joues. Un papier virevoltait, je l'attrapai et le lus. Il s'agissait d'un exemplaire du « quotidien des sorciers » l'équivalent français de la gazette. Mes yeux se stoppèrent net quand je vis le gros titre.

« Dolores Ombrage, nouvelle inquisitrice de Poudlard.

Désormais chaque cours de l'école britannique, sera passé au crible par Mrs Ombrage qui travaille en collaboration avec le Ministère de la Magie. Elle est aussi libre, d'imposer de nouveaux décrets qui seront – sans aucun doutes- profitables à Poudlard. »

Cette vieille bique avait réussi à s'emparer de l'école… Je n'étais partie que quatre jours. Elle avait déjà commencé à instaurer des lois, mais de là à inspecter les cours… J'allais devoir la supporter davantage.

Je remontai dans ma chambre, et m'assis sur le lit. Après quelques longues minutes à rêvasser, Rogue revint dans ma chambre l'air grave.

- Un problème professeur ? demandai-je.

- Nous partons, dit-il d'un ton cassant. Locomotor !

Ma valise se mit à léviter et à se diriger vers la sortie. Je me demandais pourquoi Rogue était si froid tout à coup… Je le suivis hors de ma chambre. Jetant un dernier regard, je vis mon reflet dans le miroir j'étais dans état lamentable. Il fallait que je prenne une douche, voire un bain avant que Drago ne me voie comme ça… Je descendis les escaliers en chêne et sortis dehors. Andrea était là pour me dire au revoir ainsi que d'autres de mes anciens camarades.

Je serrai une ultime fois Andrea contre moi, non sans une certaine émotion, et rejoignis Rogue afin de transplaner le plus près possible du château.

Après un bref voyage des plus désagréables et un vomi bien mérité, j'étais fin prête à retrouver le charme de Poudlard. Nous marchâmes quelques minutes dans la neige afin d'atteindre l'école. Le vent était glacé, cela contrastait énormément avec le sud de la France… Rogue ne disait pas un mot.

Le hall d'entrée me parut bien chaleureux. Je regardai Rogue afin de savoir si je pouvais me rendre dans mon dortoir.

- Allez-donc vous prendre un bain, vous en avez bien besoin... dit-il en plissant son nez.

Il était 17 heures, les élèves étaient occupés à vagabonder de par et d'autre du château. J'espérai ne pas croiser Drago avant d'avoir pris mon bain, car Rogue avait raison, j'en avais bien besoin…

Je me dirigeai alors vers les cachots, quand je vis Malefoy face à Potter. Je me cachai et tendis l'oreille :

- Prêt à mordre la poussière Potter ! pesta Drago.

- Dans tes rêves Malefoy, répliqua sagement Harry.

- Humpf… On vous réserve une petite surprise pour le match, rétorqua Drago.

Il tourna la tête brusquement vers moi, je me cachai de plus belle derrière un petit bout de mur.

- Gabrielle ? appela Malefoy.

J'entendais des pas venir dans ma direction. Et soudain, deux têtes apparurent face à moi, une blonde et une brune à lunette.

- Salut… bredouillai-je.

- Tu es rentrée quand ? s'empressa Harry en poussant Drago.

- À l'instant… dis-je gênée.

Les deux garçons se regardèrent d'un air mauvais.

- Je vais t'aider à porter ta valise, assura Drago.

J'acquiesçai d'un hochement de tête et partis avec lui en direction de la salle commune des Serpentard, après avoir saluer Harry et transmis mes remerciements aux Gryffondor concernant la lettre.

- Merci Drago…

- C'est normal, dit-il. Comment tu te sens ?

- Disons que je vais bien… Mais j'ai vraiment besoin d'aller prendre un bain. Rogue m'a autorisé à utiliser la salle de bain des préfets.

- Tu veux que je t'y accompagne ? Enfin je veux dire… Juste… Enfin… balbutia Malefoy en rougissant.

- Merci… Mais je ne voudrais pas t'embêter.

- Ça ne me dérange pas…

Je montai ma valise dans mon dortoir, car celui-ci était protégé contre les garçons. Et rejoignis Drago dans la salle commune qui par chance n'était peuplée que d'élèves que je ne connaissais pas vraiment. Il n'y avait aucun signe d'Astrid ou d'Ethan… J'avais tout de même hâte de les revoir.

- Prête ? demanda Drago.

- Toujours, répondis-je en souriant.

Nous partîmes alors en vadrouille vers le cinquième étage, direction la salle de bain des préfets. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas retrouver seule avec Drago… Surtout que j'avais terriblement honte de mon apparence désastreuse.

- Je me demandais… dit-il. Tu as réfléchi à l'invitation de mon père ?

- Pas vraiment… avouai-je. Tu en pense quoi, toi ?

- Je ne sais pas trop… ce serait sûrement mieux que tu le rencontre.

- Oui et que je lui mente à propos de pleins de choses…

- Certes, concéda Drago. Après c'est toi qui vois… Il pensait te rencontrer jeudi, pendant la sortie à Pré-au-Lard, je me disais que ce serait sympa d'y aller ensemble.

Pré-au-Lard ? J'avais déjà promis aux jumeaux d'aller boire une pinte avec eux… Avec un peu d'organisation, je pourrais réussir à concilier les deux, pensai-je.

- C'est d'accord, dis-je. Je viendrais.

À ce moment-là, je ne savais pas si j'avais pris la bonne décision… Mais je voulais le faire pour Drago.

- Voilà, mademoiselle est arrivée, annonça mon préfet.

- Merci de m'avoir accompagnée, dis-je en lui faisant un bisou sur la joue.

On se regarda pendant un petit moment. J'avais très envie de l'embrasser ou de l'étreindre… mais je décidai d'entrer dans la salle de bain. Je ne voulais pas précipiter les choses… surtout après avoir appris le hobby de son père. J'allais enfin pouvoir me détendre après toute cette mésaventure. Dans mon bain chaud, je ne pouvais m'empêcher de repenser à mon cauchemar… Qui était ce fameux Rabiès ? Et surtout avait-il tué ma mère ?...


J'espère que ce chapitre vous aura plu ! Que pensez-vous du rêve étrange de Gabby ? Ou bien de la découverte de la marque des ténèbres ?

Question pour le prochain chapitre: Gabrielle doit-elle mentir à Lucius Malefoy quant à ses origines, et ses idées ? Ou doit-elle dire la vérité ?

Répondez-moi en laissant une review ou un PM ! Cela pourrait influencer son histoire avec Drago...

À bientôt !

Manosky