Hey !
Merci pour vos reviews ! Merci à Hrisson ! :)
Aujourd'hui on est en heure de colle...
Il n'y aura pas de chapitre la semaine prochaine, pour cause de vacances ! (Bonne vacances à ceux qui le sont, courage aux autres)
Bonne lecture !
Chapitre 29 : Heure de colle
Le cours de Soin aux créatures magiques avait été très spécial. Déjà, car c'était Hagrid qui l'avait donné, mais aussi car j'avais appris pourquoi j'étais une des seules à pouvoir voir des Sombrals. Tout le monde m'avait posé un tas de question dont je ne pouvais donner la réponse.
En plus de ça, le temps virait à l'orage et nous dûmes courir pour rentrer au château. Cela n'arrangeait en rien mon humeur maussade.
- Gabrielle, il y a quelque chose que tu voudrais me dire ? demanda Astrid une fois dans le château.
- Non, dis-je sèchement, je t'ai déjà dit que je ne sais pas pourquoi je peux voir ces trucs !
- Désolée…
Je passai le reste de la journée à réfléchir. Du plus loin que je me souvienne je n'avais jamais vu quelqu'un mourir devant moi. Ma mère était décédée quand j'avais neuf ans, mais je ne savais pas comment… La seule chose que je savais c'est qu'elle était morte à cause de la magie…
Le lendemain, cette histoire me hantait toujours. Cependant, mes pensées étaient fixées sur ma retenue avec Ombrage. J'angoissais, car je savais ce qu'elle faisait aux élèves pendant les retenues, ma main s'en souvenait encore.
Ma mauvaise humeur commençait à se voir… J'avais besoin de tranquillité, et en même temps d'attention, en bref j'étais énervante.
Affalée dans un des canapés de la salle commune, je restai là à me morfondre.
- Il reste une petite place pour moi ? demanda la voix traînante de Drago.
Je me redressai quelque peu, et enlevai mes jambes du canapé. Le Serpentard s'assit donc à mes côtés, et me regarda en souriant.
- Tu as fini de bouder ? reprit-il.
- Non… maugréai-je. J'ai une retenue avec Ombrage…
Il continua de me regarder avec son petit sourire en coin, il était vraiment craquant. Malheureusement, la salle commune n'était pas vide…
- C'est un mauvais moment à passer, mais ça ira, assura Drago.
- Mouais… lâchai-je en m'affalant de nouveau mais sur le Serpentard cette fois-ci.
Je me rendis soudain compte que je venais de me blottir contre lui. Je m'attendais à une réaction de sa part, mais il me prit tout simplement la main. Mon ventre se réchauffa d'un coup, et je sentais comme des papillons…
- Si tu veux, je viendrais te chercher après ? proposa-t-il.
- Avec plaisir… répondis-je en caressant sa main.
Je me sentais bien avec lui… Et ce moment de complicité me remontait vraiment le moral. J'avais vraiment envie de le serrer contre moi, et de l'embrasser mais il y avait bien trop de serpents autour de nous… Et nous devions rester discret. D'ailleurs, nous n'avions pas vraiment discuté de notre relation, nous laissions les choses venir d'elles-mêmes.
L'heure fatidique arriva. Je devais me rendre dans le bureau rose poudré d'Ombrage… Je laissai cet instant fabuleux au loin et me levai pour vivre un instant beaucoup moins agréable.
Après avoir marcher de longues minutes en traînant des pieds, j'arrivais devant le bureau de cette vieille harpie. Je toquai trois fois et attendis.
« Entrez » sonna la voix mielleuse d'Ombrage.
Je franchis le seuil de la porte et vis Harry qui était déjà installé devant le bureau de la Grande Inquisitrice. Je ne savais pas qu'il était lui aussi en retenue… Bien que nous étions toujours en froid depuis sa remarque de la dernière fois, j'étais contente de le voir. C'était un peu égoïste de ma part, je l'avoue, mais j'étais rassurée de ne pas être seule dans cette pièce remplie de chatons.
- Asseyez-vous Miss Arbois, ordonna Ombrage tirant une chaise à l'aide de sa baguette.
Je m'exécutai et m'assis à côté d'Harry. On se jeta un regard complice, lui aussi avait l'air de vouloir recoller les morceaux. Car cette embrouille n'avait pas de sens.
- Bien, reprit Ombrage, Monsieur Potter vous connaissez la chanson. Quant à vous, Miss Arbois, vous allez également faire des lignes…
- Que dois-je écrire ? demandai-je sèchement.
- Vous allez écrire : « Je ne dois pas parler français ».
Je relevai brusquement la tête, et me levai de ma chaise.
- C'est une blague ! Vous voulez que je renonce à ma langue maternelle ?! m'écriai-je outrée.
- Vous n'aviez qu'à rester à Beauxbâtons si vous vouliez parler français, assura-t-elle d'un air hautain au possible. Ici, à Poudlard, nous parlons anglais, c'est ainsi.
- M-mais je rêve ! pestai-je. J'ai le droit de parler la langue que je veux ! Vous vous prenez pour qui sérieusement ? Dieu ?
- Miss Arbois ! s'énerva la bonne femme. Asseyez-vous immédiatement sinon je vous renvoie de l'école !
- Je ne crois pas que Dumbledore sera de cet avis ! rétorquai-je.
- Ce n'est plus lui qui décide, avoua Ombrage, c'est moi. Alors vous allez faire ce que je dis, sinon vous pouvez faire vos valises dès ce soir pour rejoindre la France.
Harry allait parler, sans doute pour prendre ma défense, mais je lui fis signe de se taire. Le pauvre garçon avait déjà assez de problèmes avec cette femme. Je m'assis, et me tus. Poudlard était ma dernière chance, je ne pouvais pas me faire renvoyer d'une seconde école de sorcellerie…
- Parfait, dit-elle d'un air réjoui. Vous pouvez commencer.
Je saisis la plume noire et commençai à écrire cette horrible phrase. Contre ma volonté, je me retrouvais à renier mes origines, ma culture et mon pays. Je retrouvai la même douleur intense que la dernière fois. C'était comme si un scalpel passait et repassait sans cesse sur le dos de ma main gauche… Les mots apparaissaient petit à petit, je préférais ne pas regarder et je continuais à écrire, je ne voulais pas flancher devant Ombrage. Non, je ne devais pas capituler, je devais me battre et ne pas me montrer faible. C'était sans doute ce que se disait Harry, car lui aussi écrivait sans s'arrêter. Sa main était ensanglantée et on pouvait y lire « Je ne dois pas mentir ».
Après une heure et demie de torture, nous fûmes autorisés à quitter les lieux. J'avais à peine passé le pas de la porte que je m'effondrais sur le sol. Mes nerfs venaient de me lâcher, j'étais tremblante et poussais de longs sanglots.
Harry me prit par les épaules et m'emmena de force sur le côté afin de s'éloigner du bureau d'Ombrage.
- C'est fini Gabby… me réconforta le Gryffondor.
Je regardais avec horreur ma main pleine de sang et vis la phrase qu'elle m'avait forcé à écrire…
- Cette femme ! crachai-je.
- Je sais… Je suis vraiment désolé pour ta main… dit Harry. Et pour l'autre fois…
- Ce n'est rien, assurai-je entre deux sanglots.
- Ne t'inquiète pas pour ça, dit-il en désignant ma main, ça partira rapidement…
- Pas sûr, je suis collée tous les soirs pendant trois semaines…
- Pareil… lâcha Harry avec un sourire compatissant. On est dans le même bateau.
- C'est clair… ça me rassure que tu sois avec moi, avouai-je.
- C'est aussi fait pour ça les amis, répondit le Gryffondor en rougissant.
Je me jetai dans ses bras et le remercia encore d'avoir été là pour moi.
- Ah, voilà ton préfet… souffla Harry en s'enlevant de notre étreinte.
Effectivement, Drago arrivait dans le bout du couloir, il m'avait sans doute vu dans les bras de son pire ennemi, Harry. Mais je n'en avais que faire, cette femme venait de me faire souffrir.
Il s'approcha de nous, jeta un regard noir au Gryffondor, et se concentra sur moi. Mon visage était toujours rouge et ruisselant de larmes de colère.
- C'est Ombrage… dit Harry comme pour m'éviter d'expliquer.
J'acquiesçai sans mot dire.
Drago regarda Harry de haut en bas, j'avais peur que la situation ne dégénère.
- Bien, je vais ramener Gabrielle dans notre salle commune, dit finalement le Serpentard.
Il me prit le bras et me conduisit en direction des cachots. C'était la première fois que ces deux là n'avaient pas essayés de s'entretuer… Il suffisait que je pleure pour que Potter et Malefoy arrive à aligner deux phrases sans injures.
- Que s'est-il passé ? me demanda Drago sur le chemin.
Je lui montrai ma main en guise de réponse.
- C'est pas sérieux ? s'enquit le garçon l'air choqué.
- Malheureusement… répondis-je. C'était soit ça, soit elle me renvoyait de Poudlard.
- Il faut aller voir Rogue, décréta Malefoy.
- Non… Ce n'est pas la peine, assurai-je.
- Je suis ton préfet Gabrielle, et je t'ordonne d'aller voir Rogue, dit-il gravement.
- Mais…
- Il n'y a pas à discuter, tu es blessée.
Le Serpentard paraissait vraiment inquiet ce qui n'était pas dans ses habitudes. Il frappa à la porte du bureau du maître des cachots, qui s'ouvrit pratiquement aussitôt.
- Professeur, Gabrielle est blessée, expliqua-t-il en me poussant devant lui.
- Entrez, souffla Rogue. Montrez-moi, ordonna-t-il une fois que nous étions dans le salon.
Je lui montrai ma blessure et je vis sur son visage que cela le mettait en colère. Rogue savait qui m'avait fait ça, mais préférait ne pas poser la question. Il alla dans une autre pièce et revint quelques minutes plus tard avec un petit bol remplie d'une crème blanchâtre.
- Mettez ça, la douleur devrait passer… Vous pouvez garder le pot pour les trois prochaines semaines, n'hésitez pas à revenir me voir si besoin, expliqua le vert et argent. Drago, vous avez eu le bon réflexe.
Nous allions partir quand Rogue me retint par le bras.
- Surtout n'écoutez pas ce que dis cette femme, me chuchota-t-il.
Je hochai la tête et lui souhaitai la bonne nuit avant de repartir errer dans les cachots avec mon préfet.
- Merci Drago… d'avoir pris soin de moi, dis-je avant de rentrer dans la salle commune des serpents.
- C'est normal, répondit le blondinet, je n'aime pas te voir comme ça…
Les cachots étaient déserts, les élèves devaient tous être dans la salle commune, vu le bruit que nous pouvions entendre de l'extérieur. Je pris ses mains et me mis sur la pointe des pieds afin de l'embrasser, profitant de cet instant de calme et de solitude. Car une fois la porte passée, nous ne pourrions plus être ensemble.
Le lendemain j'étais fatiguée, toute cette histoire m'avait fait oublier ce qu'il s'était passé avec les Sombrals. Je ne savais toujours pas pourquoi je pouvais les voir et cela commençait à me stresser. Il fallait que je trouve des réponses, je décidai alors d'envoyer un hibou à mon père, peut-être que lui avait des idées.
Mais je devais aussi me concentrer sur mes cours de transplanage que j'avais le samedi matin avec les sixièmes années. J'étais contente car je retrouvais Ethan et Samuel, que je n'avais pas eu le temps de voir beaucoup dernièrement. La Grande Salle avait été modifiée, les tables avaient disparues pour libérer l'espace. Le moniteur, Wilkie Tycross, était envoyé par le Ministère de la Magie et était vraiment étrange.
Le moniteur fit un speech sur les trois D du Transplanage : Destination, Détermination et Décision. Il avait aussi appuyé sur le fait qu'il fallait vraiment être déterminé si nous ne voulions pas nous désartibuler. Cette remarque ne m'avait vraiment pas rassurée… Mais j'essayais de faire de mon mieux. Personne n'avait réussi à transplaner lors de ce premier cours, ce qui était tout à fait normal d'après le moniteur. Il nous donna des devoirs pour le prochain samedi, nous devions nous entraîner à nous concentrer sur notre destination et notre détermination…
Astrid n'arrêtait pas de me demander comment s'était passé le cours. Ethan, était lus courageux que moi et lui avait expliqué le contenu du stage.
- Gabby est largement meilleur que moi, lâcha Ethan en rigolant.
- Oh je n'en suis pas si sûre, pouffai-je. Je n'ai pas avancé d'un centimètre.
- On verra ça, samedi prochain, assura le brun.
Cela me faisait du bien de retrouver Ethan. Je pouvais penser à autre chose, même si j'étais toujours hantée par la curiosité qui m'entourait.
J'espère que ce chapitre vous aura plu ! J'espère aussi qu'Ombrage ne vous aura pas trop énervé haha
À bientôt ! Bisous
Manosky
