Hello tout le monde !

Aujourd'hui c'est le grand départ pour les vacances de Noël !

Gabrielle va apprendre un lourd secret.

N'hésitez pas à me laisser une review pour me donner votre avis ! (je réponds toujours)

Bonne lecture ! :)


Chapitre 31 : Bye Poudlard, Bonjour Bretagne

Mes amis,

J'ai appris la malheureuse nouvelle… Je souhaite beaucoup de courage à votre père pour qu'il guérisse et je pense très fort à vous tous. Je suis sûre que tout ira bien, si j'ai bien appris une chose à vos côtés, c'est qu'un Weasley n'abandonne jamais. Pour ma part, cela m'a valu un duel de magie avec Parkinson, que j'ai bien évidemment remporté… mais tout cela je vous le raconterai de vive voix.

Je vous souhaite un joyeux Noël en attendant de vous revoir, je vous embrasse fort.

N'hésitez pas à me donner de vos nouvelles,

Votre amie, Gabrielle.

Je glissai la lettre dans une enveloppe et déposai de la cire rouge afin de la marquer d'un sceau. Je profitai de mes derniers instants pour me rendre à la volière de l'école, pour emprunter un hibou. L'hiver s'était bel et bien installé, il pleuvait de gros flocons blancs. J'étais soulagée d'avoir pris mes gants verts et argents.

- Tu ne rentres pas chez toi Gabrielle ? demanda Luna qui se trouvait dans la volière.

- Oh si, j'ai seulement une lettre à envoyer avant… répondis-je en attachant ma lettre à la patte d'une chouette bringée. Et toi, tu vas chez tes parents ?

- Oui, je retourne chez mon père… dit-elle le regard dans le vide.

- Moi aussi, chez mon père, assurai-je.

J'avais un point commun avec Luna, nous avions toutes les deux perdu notre mère. Ma remarque fit naître un sourire sur les lèvres de la Serdaigle, nous étions dans le même bateau en quelque sorte.

Nous retournâmes ensemble au château. L'entrée était pleine de valises et d'autres bagages. Le départ du Poudlard Express approchait de plus en plus, le train partait gare de Pré-au-Lard dans deux heures.

Je retournai dans ma salle commune, pour profiter une dernière fois de mes amis. Je n'allais pas les voir pendant deux semaines… enfin tous sauf Malefoy que j'allais retrouver durant les vacances dans son Manoir familial.

Astrid était en train de faire une tresse à Daphnée. Cela ne me surprenait pas vraiment, elles étaient amies bien avant que j'arrive. Et même si je trouvais Greengrass stupide, elle n'en était pas moins gentille. Pansy avait dû tenir sa langue, personne n'avait parler d'une quelconque relation entre Drago et moi… D'ailleurs où était-il passé ?

- Hum… Goyle, l'appelai-je pour la première fois de ma vie, tu sais où est Drago ?

- Il est dans le dortoir, tu veux que j'aille le chercher ? proposa-t-il gentiment.

- Non, ça ira, merci Gregory, répondis-je.

C'était la première fois de l'année que je m'adressai personnellement à lui. Il pouvait s'avérer serviable quand il voulait, qui l'eut cru ? Je me demandais ce qu'il pouvait bien faire dans le dortoir des garçons, ses valises étaient sûrement déjà dans l'entrée. Leur chambre n'étant pas protégée par des enchantements contrairement à celle des filles, je montai les escaliers qui menaient à un palier desservant plusieurs chambres. Mince, laquelle était celle de Drago ? Les préfets n'avaient pas de chambre à part, comment savoir quelle était la sienne ?

Et puis zut, j'ouvris une des portes au hasard…

- Gabby ?! s'écria Samuel le meilleur ami d'Ethan.

Le garçon était torse nu, il était en train de troquer sa robe de sorcier pour un pull bien plus adapté à un trajet de train.

- Je suis désolée ! répondis-je en tournant la tête.

J'étais toute rouge d'avoir perturbé ainsi son intimité, même si il n'y avait rien de choquant à voir un garçon torse nu…

- C'est rien, reprit Sam avec un pull gris sur le dos, tu cherches Ethan ?

- Euh… bredouillai-je. En réalité, je cherche Drago… Tu sais quelle est sa chambre ?

- Ouais, c'est la porte en face…

- Merci Sam ! Je te laisse finir de te changer…

Heureusement que ce n'était que Samuel et non un garçon que je ne connaissais pas. Je refermai doucement la porte et m'avançai à celle qui se trouvait en face de moi. Je posai ma main sur la poignée ronde et la tournai. Drago était assis sur son lit, quelque chose dans les mains.

- Je vous ai dit que je voulais être tranquille, râla Malefoy sans détourner ses yeux de ce qu'il tenait dans les mains.

- Hum hum… fis-je en m'éclaircissant la gorge.

Le blondinet, tourna la tête et devint rouge pivoine en me voyant.

- Gabrielle ?! dit-il en tentant de cacher l'objet qu'il tenait. Qu'est-ce que tu fais là ?

Il rangea ce qu'il tenait dans un de ses bagages, je n'avais pas eu le temps de voir ce que c'était.

- On m'a dit que tu étais là, donc je suis venue te voir, assurai-je.

- Je devrais te retirer des points, les filles n'ont pas le droit normalement de venir ici… dit-il de sa voix narquoise.

- Oh Monsieur Malefoy veut me punir, pouffai-je en m'asseyant près de lui. Trèves de plaisanterie… je voulais te demander quelques trucs au sujet des vacances.

- Je t'écoute, dit-il simplement.

- Eh bien… commençai-je. Je voulais savoir si je venais dès le lundi de la deuxième semaine et si quelqu'un de ta famille pouvait venir me chercher ? J'ai toujours pas mon permis de transplanage et les réseaux de cheminées ne fonctionnent pas aussi loin…

- Ah, fit Drago, c'était prévu que mon père vienne te chercher chez toi pour te ramener ici…

- O.K… mais il verra ma petite maison perdue en campagne bretonne, ce n'est pas gênant ?

- Je dois t'avouer que j'y avais pas pensé… Tu as menti sur ta famille en plus…

- Tu veux dire, TU as menti sur ma famille et mon sang ! m'énervai-je.

- Oui bon d'accord, J'AI menti, cassa Drago. Tu n'as qu'à te rendre devant une villa ou dans une plus grande ville ?

- Ou sinon je peux essayer de transplaner moi-même… j'ai réussi la dernière fois, enfin à peu près…

- Si c'est pour que tu arrives complètement désartibulée non merci !

- Mmh… réfléchis-je. Je sais ! Je vais utiliser un Portoloin ! Je connais le sortilège…

- Bonne idée, tu n'es pas si bête que ça Arbois, plaisanta Drago.

- Ne m'oblige pas à te faire du mal, rétorquai-je en souriant.

Nous nous regardâmes un certain moment, sans rien se dire. Il prit ma main dans la sienne, ce que je trouvais vraiment mignon de sa part…

- Tu as fini tes bagages ? demandai-je en brisant ce silence.

Je m'en voulais d'avoir coupé cet instant romantique, je ne savais pas ce qu'il m'avait pris.

- Oui, tout est prêt, il faut que je descende cette dernière malle dans l'entrée… le train part bientôt, on pourrait se mettre à côté si tu veux ? J'ai pas vraiment envie d'être avec les autres préfets…

- Ce serait avec plaisir, mais je ne prends pas le Poudlard Express…

- Je ne comprends pas… balbutia Drago.

- Rogue va me ramener en transplanage chez moi… Ce serait trop long pour moi de prendre le train, puis l'avion jusqu'en France, expliquai-je.

- Ah… Tu pars à quelle heure ? demanda-t-il.

- À vrai dire, je dois me rendre dans son bureau d'ici dix minutes… avouai-je.

- Dans ce cas, j'imagine qu'on doit se dire au revoir…

Je savais ce qu'il avait en tête et c'était loin de me déplaire.

Après avoir échangé un délicat baisé, je retournai saluer Astrid et Ethan.

- Tu vas me manquer Gabby ! lâcha Astrid.

- Toi aussi… mais bon deux semaines ça va passer vite ! répondis-je.

Mon amie se jeta dans mes bras… Je ne lui avais toujours pas dit que je me rendais au Manoir Malefoy… Je me demandais quelle aurait été sa réaction. Après, avoir promis à mes camarades de leur écrire, je filai en direction du bureau du professeur Rogue.

- Locomotor ! lançai-je.

Mes valises se mirent à léviter au-dessus du sol, heureusement pour Rogue, je voyageais léger avec seulement deux bagages. Les cachots grouillaient de Serpentard qui se rendaient dans le hall de l'école pour prendre leur train. Je me faufilai entre les serpents, et arrivai enfin devant la porte en bois massive du professeur de potion. Je toquai à trois reprises, et ouvris la porte quand j'entendis la voix sombre de Rogue.

- Bonjour professeur, dis-je en posant mes valises d'un geste de baguette.

- Bonjour miss Arbois, répondit le directeur des Serpentard, je vois que vous avez écouté les consignes cette fois, poursuivit-il en regardant mes bagages.

- En tout cas, je vous remercie de faire ça pour moi, cela m'évite bien des soucis de transport, assurai-je.

- Oh, vous savez je ne fais pas ça de gaieté de cœur, lâcha mon professeur.

- Euh… balbutiai-je.

Depuis notre retour de Beauxbâtons, lui et moi étions moins proches. Je ne savais pas pourquoi, il s'était montré distant, avais-je fait quelque chose de mal ?

- J-je suis désolée professeur… m'excusai-je tristement.

- Ne vous excusez pas, Gabrielle.

Je ne savais pas comment réagir, ni quoi répondre…

- Votre main n'est pas totalement guérie, remarqua Rogue.

Je fis non de la tête et lui montrai le dos blessé de ma main gauche. La cicatrice provoquée par mes multiples heures de colle avec Ombrage… on y voyait encore très nettement la phrase « Je ne dois pas parler français ». Je haïssais tellement la vue de cette marque, que j'avais porté mes gants le plus souvent possible ces derniers temps.

- Je vais chercher du dictame, reprit-il, j'imagine qu'il vaut mieux que votre père ne voit pas cette blessure.

Il ouvrit une armoire et en sortit une fiole d'essence de dictame. Ce traitement était douloureux mais vraiment très efficace. Rogue me prit la main, et versa quelques goutes de la mixture. Je sentis des picotements parcourir ma cicatrice et une fumée verdâtre s'éleva de celle-ci. Petit à petit, ma plaie se referma et laissa place à une peau neuve.

- Merci professeur ! dis-je en lui souriant pour détendre l'atmosphère.

Il ne répondit pas et alla directement ranger la fiole dans son armoire. Rogue se retourna et regarda mes bagages.

- Vous êtes prête ? demanda-t-il en s'approchant à nouveau de moi.

- Oui… dis-je sans conviction.

Je n'avais pas envie de transplaner mais je n'avais pas le choix… La sensation allait être désagréable. J'attrapai fermement le bras de Rogue et fermai les yeux. Soudain, je me sentis tourbillonner sur moi-même, le haut devenait le bas, le blanc devenait le noir, tout se mélangeait dans ma tête, quand mes pieds se posèrent durement sur le sol.

Je me tenais à côté de Rogue, mes bagages derrière moi. Nous étions dans ma rue, qui était déserte, seuls des bonhommes de neige paradaient fièrement devant les maisons du quartier. Ma petite maison arborait une guirlande de Noël multicolore. Mon père n'avait jamais manqué une année pour l'accrocher sous notre toit.

Le professeur Rogue fit léviter mes bagages et s'avança vers ma porte d'entrée.

- Professeur, je peux me débrouiller seule, ne vous embêtez pas pour moi, assurai-je.

- Je dois m'entretenir avec vous et votre père, lâcha-t-il sans même me regarder, à propos d'un sujet abordé avec Dumbledore.

- De quoi s'agit-il ? demandai-je avec empressement.

Il n'avait jamais été question de rencontrer mon père… Même si j'étais une sorcière, mon père étant moldu n'avait pas vraiment côtoyé de sorciers depuis la mort de ma mère.

- Votre mère, dit Rogue toujours tourné dos à moi.

- Ma mère ?! m'écriai-je.

- Oui, et le reste de votre famille, continua mon directeur me laissant toujours dans le flou.

- Je ne comprends pas… bredouillai-je.

Rogue finit enfin par se retourner vers moi, il plongea ses deux onyx dans mes yeux azurs et annonça :

- Vous êtes une sang-pur.


J'espère que ce chapitre vous a plu ! Que pensez-vous de cette révélation de fin de chapitre ? Faîtes-moi part de vos théories je me ferais un plaisir de les lires ^^

À très vite ! Bisous

Manosky