Disclaimer: Les persos ne nous appartiennent pas!
Merci pour les favoris, suivis et reviews! Ca m'a fait plaisir de voir ce premier chapitre bien accueilli!
Voilà le second chapitre tant attendu! Enfin j'espère… C'est moins long que le premier, certes, mais il y a une petite surprise à la fin du chapitre, profitez-en bien~
Bonne lecture à tous! ^^
Je t'aime à la folie
Chapitre 2
Depuis la séance de la confession, deux mois avait passé. Le quotidien avait reprit son cours normal. Ground Zero était revenu sur le devant de la scène, pour le plus grand bonheur de ses fans, alliant son travail de héros et ses séances chez Midoriya Izuku. Le héros était bien sur heureux d'avoir diminué le travail administratif au profit du travail sur le terrain. Une fois par semaine, il apprenait comment surmonter son problème. Parfois ils parlaient de la source de son traumatisme, parfois de tout et de rien, d'autre fois, ils faisaient quelques exercices de relaxation et autres méthodes lui permettant de retrouver son sang froid.
- Ground Zero, je vois que tu vas mieux. Tu recommences à insulter tes fans, félicita Red Riot.
- Hein? De quoi tu causes?
- Mec, j'suis allé sur ta fan page! Elles pleurent de joies! T'as repris du poil de la bête et de jolies minettes ne demandent qu'à se faire injurier par toi.
- Tu me fais gerber, cracha le héros explosif. J'vais exploser ta sale gueule de merde!
Alors que les deux héros faisaient leur patrouille dans le centre ville, des cris les alertèrent. Immédiatement, ils regardèrent autour d'eux afin d'identifier la source du désordre et se dirigèrent vers celle-ci. En arrivant sur les lieux, ils virent un immeuble en feu ainsi qu'un vilain qui faisait du grabuge. Celui-ci était immense et déformé avec une peau de couleur bleu. Il avait des sortes de verrues sur les bras et un visage marbré. Son corps était disproportionné par rapport à ses petites jambes. Ses bras étaient trop musclé et ses mains paraissaient minuscules en comparaison.
Rapidement, les taches furent réparties. N'étant pas à l'aise avec les victimes, Ground Zero s'occupa du vilain tandis que son camarade évacuait la zone le temps que des renforts ne viennent prêter main forte. Dans les minutes qui suivirent, les deux héros furent rejoints par d'autres membres de la même profession. Katsuki reçut également de l'aide pour maitriser le monstre déchainé. Des coups fusèrent, des explosions bombardèrent de partout et de l'eau arrosait le bâtiment embrasé. Chacun avait un rôle à tenir et participait dans la mesure de ses moyens. Toute aide reçue était la bienvenue.
Seulement, l'ennemi était plus fort que prévu. Surement un consommateur de cette nouvelle drogue récemment en circulation. C'était à la mode en ce moment. Enfin…drogue était un bien grand mot puisque la substance n'était pas encore détectable. Il y avait plusieurs théories à cela, mais ce n'était actuellement pas le moment d'y penser.
Après un enchainement de coups alternant attaques et défenses, feintes et contre-attaques, l'un d'eux toucha le héros explosif qui se fit éjecter vers l'un des immeubles en grandes parties détruites environnant le champ de bataille. Il s'apprêtait à repartir sur le front quand il entendit des pleurs semblant provenir du dessus de sa tête. Alerté, il se releva rapidement malgré la douleur dans son dos pour sortir des décombres. Il leva les yeux pour voir un enfant en pleurs coincé sur un balcon du troisième étage. Il jeta un rapide coup d'œil aux alentours. Quelqu'un de mieux qualifié que lui devait bien être dans le secteur, n'est-ce pas? Malheureusement, il n'y avait personne. Il lâcha un claquement de langue exprimant son mécontentement. Non pas qu'il rechignait à sauver une vie, loin de là, c'était son métier après tout, mais le sauvetage n'était vraiment pas sa spécialité. Surtout un enfant. Ses collègues étaient tous trop occupés avec le monstre pour lui prêter main forte. Non pas qu'il avait besoin d'aide. Il était un héros professionnel, le futur numéro un. Il avait été formé pour agir dans ce genre de situation. Simplement, l'enfant pleurnichard aurait surement préféré un autre héros. Un héros à l'image plus amical que la sienne par exemple. Mais il était seul. Il allait devoir se débrouiller avec le gamin.
Il envisagea une seconde à pénétrer dans l'immeuble. Il devait simplement rejoindre le troisième étage pour atteindre l'enfant. Mais au moment où cette idée effleura son esprit, une explosion retentit à l'intérieur, faisant s'écrouler les escaliers menant à l'étage supérieur. Résultat, l'incendie grandissait à vu d'œil, l'empêchant de rejoindre le braillard. Il ne restait donc plus que la voie extérieure. Mais au vue de l'intensité des flammes, l'escalier extérieur était également inutilisable. Sans parler de la façade avec toutes ces fenêtres qui crachaient des gerbes de feu. Il avait à un moment imaginé rejoindre le balcon par propulsion en courant sur le mur pour emporter le petit, mais la fragilité de la structure n'inspirait que peu de confiance quand à la résistance face à son poids d'homme adulte. Il ne ferait qu'empirer la situation. Sans ajouter que son alter n'était pas vraiment compatible avec ce genre de situation. Il ne ferait que détruire le maigre espoir du gamin de rejoindre le plancher des vaches. Et qui sait ce que ferait un aussi jeune enfant en le voyant s'approcher avec ses bombes aux mains et sa tête de tueur? Si ce pleurnichard dérapait et tombait sans qu'il ne puisse le rattraper à temps? Ne répéterait-il pas la dernière tragédie? Où était donc cette maudite femme qui contrôlait la gravité quand il en avait besoin? Il devait trouver un autre moyen d'atteindre son objectif. La vie du gamin pleurnichard en dépendait. Il prit une profonde respiration et cria. Première étape: calmer la victime.
- Arrête de chialer, d'mi portion!
- Ah… Il n'avait pas voulu être aussi brusque mais c'était sorti tout seul. Il devait se maitriser un maximum. Surtout que l'interpelé s'était figé, arrêtant ses larmes une seconde, avant de reprendre de plus belle.
- Papa! Maman! J'ai peur! Couina l'enfant en ignorant la brute sur la terre ferme.
- T'as pas à avoir peur! Moi, Ground Zero, est là pour te sauver!
Le petit garçon ne se calmait toujours pas. Au contraire, ses pleurs redoublèrent en intensité. Katsuki ne pensait pas cela possible. La chaleur et la fumée ne l'aidaient absolument pas. De même pour les craquements de l'immeuble et les bruits de bataille en fond.
- Je vais venir te sauver, ne bouge pas!
Le héros chercha un moyen rapide et efficace d'atteindre le petit garçon par l'extérieur. Le problème des murs peu fiables le freinait énormément. Il ne pourrait pas prendre appuie sur la façade fissurée sans craindre de le transpercer, risquant de détruire ce qui soutenait encore cette bâtisse. Même s'il avait une confiance absolue en sa maitrise de son alter pour atteindre l'étage voulu, il ne pouvait pas placer cette même confiance en la victime surement âgée de moins de cinq ans. Ce petit démon ne parviendrait pas à rester immobile en le voyant arriver en explosant de partout. Il détestait admettre son impuissance. Et pourquoi après tout ce temps, il n'y a toujours pas l'ombre d'un autre putain de héros avec un alter compatible avec ce genre de situation. Son alter explosait les vilains. Il n'était pas fait pour le secourir un gamin coincé sur son balcon.
Alors qu'il digressait, son attention revint sur l'enfant qui lâcha un cri de terreur causé par une flamme qui le frôla d'un peu trop près. Il n'y avait plus d'autre issue. Le feu gagnait de plus en plus de terrain. Le temps était compté. Le blond avait beau réfléchir, encore et encore, il n'en avait plus le temps. Ce n'était plus qu'une question de seconde et qu'une seule solution. La pire de toute. Pour lui comme pour le petit. Malgré tout, ses membres étaient paralysés en vue d'un possible échec. Il se maudit d'être devenu si pitoyable.
Au moment de crier, sa gorge s'assécha soudainement, bloquant sa voix au fond de sa gorge. Des images funestes commençaient à l'envahir. Il secoua énergiquement la tête. Non. Il devait se reprendre. Il ne pouvait pas persister dans la faiblesse. Il se devait d'avancer. Sa thérapie chez Deku n'avait pas été veine. Après tout ce temps, il avait pris sur lui et fait face à l'humiliation de quémander de l'aide à quelqu'un de plus faible que lui. Impossible d'échouer à ce stade là.
- Courage! Kacchan! Tu peux le faire!
Kacchan leva la tête en direction de la voix mais ne vit personne. Aurait-il rêvé? En tout cas, cela avait le mérite de lui faire reprendre ses esprits. Il respira profondément, faisant le vide, donnant ainsi un coup de poings à ses peurs. Son plan? La pire de toute. Il allait sortir le gamin de son perchoir.
Il se remémora rapidement les conseils reçus ainsi que les gestes à effectuer pour se calmer. Chaque seconde était précieuse mais se précipiter maladroitement le mènerait vers la pire des fins. Il inspira et expira profondément, fixant l'objet de sa mission, déterminé. Il contrôla un maximum sa voix. Il était un héros merde! Il devait sourire, comme son idole, son modèle, son objectif: All Might, l'éternel numéro un des héros. Ses bras tremblotants étaient habilement dissimulés. Ses pieds fermement ancrés au sol. Il cria enfin vers le prisonnier des flammes.
- Eh gamin! Saute! Je te rattraperais!
- Impossible!
L'enfant tétanisé par la peur s'accrocha aux barreaux du balcon sans parvenir à s'en décrocher. Il ne parvenait plus du tout à bouger, tremblant de tout son corps. Malheureusement, le béton atteint ses limites et s'effrita. Ni une ni deux, le grand Ground Zero se propulsa vers le corps en chute libre. Il fonça vers les débris à une vitesse folle, n'ayant qu'une seule idée en tête, sauver cet enfant d'une mort certaine.
C'était maintenant que les choses allaient se corser. Il devait maitriser sa dernière propulsion pour pouvoir atteindre le gamin. Une erreur de dosage et il pouvait rajouter une vie à sa funeste liste de ses victimes.
Soudain, un énorme morceau du bâtiment s'écroula. Au diable toute ces réflexions, un héros agissait avant tout avec son corps. Malgré son équilibre bancal, il frôla juste assez l'enfant pour l'attirer à lui. Un de ses bras maintenait le petit corps contre lui, quand à l'autre, elle visait le bloc afin de la transformer en poussière. La puissance de feu était tel qu'un des débris vola jusqu'au monstre.
- Accroche-toi petit! Ça va secouer un peu!
A présent dos face au sol, il devait choisir la meilleure solution pour atterrir sans blesser le pleurnichard. Son bras libre fut dirigé vers le sol et puisa dans ses dernières réserves pour balancer une petite explosion qui atténua leur vitesse de chute tout en les déviant légèrement mais tout de même assez pour être hors de portée du danger.
Une fois son dos collé contre la terre ferme, Ground Zero se laissa quelque instant pour reprendre ses esprits. Il vérifia ensuite que son petit passager respirait toujours et poussa un soupir de soulagement. Le bâtiment n'était à présent que des ruines, ne pouvant tomber plus bas.
- Kacchan!
Levant les yeux vers la voix familière, Katsuki vit Deku courir vers lui avec une équipe médicale à ses trousses. Le blond se redressa. Maintenant qu'il avait retrouvé son calme, il sentit un peu trop bien son uniforme mouillé, et il ne préférait pas savoir par quel orifice du gamin cela était sortie. Vraiment. Sentir le tissu humide sur sa peau était des plus désagréables. Son costume était bon pour le pressing. Ou la poubelle, cela dépendra de l'étendue des dégâts.
L'enfant soulagé recommença à pleurer, évacuant les derniers soupçons de peur, et serra plus fortement son héros qui le tenait toujours dans ses bras. Le héros explosif se mit debout et avança vers l'équipe en portant son fardeau. Il voulut leur transférer son poids mais celui-ci avait décidé de jouer les sangsues.
- Tch! Lâcha Ground Zero, se doutant bien que cela ne serait pas aussi facile. Deku, fait quelque chose. Après, je veux savoir ce que tu fous sur le terrain.
Deku lâcha un petit rire gêné et se positionna à la hauteur du petit koala qui refusait de lâcher son patient. Il lui murmura quelques mots doux dans le but de le rassurer tout en caressant gentiment sa tête. Peu à peu, les pleurs se calmèrent. La petite bouille de l'enfant sortie de sa tanière et regarda avec ses yeux rougis l'homme aux cheveux verts.
- Bonjour. Je m'appelle Midoriya Izuku. Et toi?
- …
- Et le héros au regard mauvais, c'est Ground Zero.
- J't'ai pas sonné Deku! Grogna le héros au regard mauvais.
- …Riku… Répondit timidement le petit.
- Riku? C'est un joli nom. Tu as du avoir peur. Mais ne t'inquiète pas. Tu es sauvé, grâce à Ground Zero.
- C'est…c'est vrai?
- Hn! C'est vrai!
Riku vérifia les dire du gentil monsieur en regardant par-dessus l'épaule du héros qui le portait toujours. Sa maison était à présent tombée en miette avec des pompiers et des héros qui lançaient de l'eau pour éteindre l'incendie. Mais il ne put continuer son observation car le monsieur aux cheveux verts lui parla.
- Est-ce que t'aimes les héros, Riku?
- … Oui!
- Qui préfères-tu?
- Euh… U-Uravity! Elle nous a fait voler avec des copains… C'était trop cool!
Au fur et à mesure de la petite discussion, le petit Riku se détacha de son sauveur et termina l'éloge de son héroïne préférée dans les bras d'un des secouristes. L'enfant allait être emmené plus loin quand Katsuki reçut un violent coup de coude dans l'estomac avec un regard appuyé de son psy qui fit un signe de la tête vers la victime secourue. Le blond soupira en se frottant le cuir chevelu. Il fit un pas vers l'enfant et posa sa main sur la petite touffe légèrement brulée du pleurnichard.
- Tu as été très courageux Riku. Bravo. J'en parlerai à Uravity.
- C'est vrai?
Les yeux du gamin s'illuminèrent et ses joues rougirent légèrement, heureux d'avoir été félicité par un héros, malgré son regard mauvais. Il acquiesça et fit de grand signe vers les deux adultes qui l'avaient calmé alors que les secouristes poursuivirent leur route.
A présent que cet incident fut clos, Bakugou rattrapa par le col un Midoriya qui tentait de filer en douce. Sa manœuvre d'évasion fut avortée.
- Et toi, qu'est-ce que tu fais ici, Deku?
- Hum… Il m'arrive parfois de…euh…de faire des petites visites surprises…
- Des visites surprises, hein… Répéta Katsuki, suspicieux.
- Oui… Je voulais, comment dire… T'observer sur ton lieu de travail sans que tu n'aie conscience que je sois là? Habituellement, j'observe une petite routine mais il a fallut qu'il y ait cette attaque et ce sauvetage. En tout cas, je suis extrêmement fier de toi, Kacchan. On se fera un petit compte-rendu plus tard.
- Et le fait que t'ai pu avancer aussi loin alors que t'es pas un héros ni un secouriste?
- Je ne te l'ai pas dit?
Izuku sortit de sa poche une petite carte plastifiée portant sa photo qu'il montra à son ami d'enfance.
- J'ai une autorisation de la préfecture pour agir en cas d'urgence sur le terrain. C'est un genre de permis de secouriste volontaire. Tu t'inscris sur une liste et le préfet décide de l'accorder le statut de secouriste volontaire ou non. Il y a différent niveau selon l'alter que tu possèdes et j'ai le plus bas niveau, comme tu t'en doutes. Selon les degrés de la carte et les besoins, je peux être appelé à intervenir sur le terrain. Bien sur, cela ne m'autorise pas à jouer les héros mais je peux au moins rejoindre une équipe de secouriste pour vérifier l'état des patients.
- Parce que t'as aussi un diplôme de toubib?
- Mentalement, je veux dire. Mais il est vrai que je connais au moins les gestes de premier secours, si jamais les secouristes ont besoin de bras supplémentaires. De manière générale, je calme les victimes et effectue un rapide bilan avant qu'ils ne soient transportés à l'hôpital. Et selon les cas, je peux poursuivre ma consultation à l'hôpital.
- Donc ta place reste en arrière et non sur le terrain.
- Arriver jusqu'ici est ma limite. Aller plus loin serait mettre inutilement ma vie et celle des héros en danger. Je connais ma place, ne t'en fait pas.
- C'est que t'a grandi depuis le collège, dis moi, lança Katsuki en faisant référence à l'un de leur souvenir commun avec un certain gluant.
- Ahah… Bref. Grâce à toi, Riku ne gardera peut-être pas un aussi mauvais souvenir que cela de cet incident. Quoiqu'il faudra vérifier s'il ne va pas développer une phobie du feu ou un vertige. Je vais le rediriger vers un confrère qui sait s'y prendre avec les enfants. Enfin, je vais retourner en arrière. Bonne chance pour la suite, Kacchan.
- Tch! Claqua Kacchan de la langue. C'est Ground Zero quand je porte mon costume, stupide Deku.
Le héros explosif reprit sa route vers le vilain après une courte pause. Mais lorsqu'il arriva sur les lieux, le géant avait été immobilisé par les différentes équipes venues en renfort. Étrangement, un énorme bloc de béton avait pris place autour de la tête du monstre. Le blond laissa échapper un léger soupir de soulagement et entreprit de rejoindre Kirishima afin de passer le relais aux diverses équipes de secours et autres formalités.
Suite à ce retour en force, Katsuki reçut énormément de message de félicitation de la part de ses amis, aussi bien ceux au courant de son petit problème que des autres qui cherchaient juste à discuter de tout et de rien, comme cette Uravity qui avait réussi à chopper son numéro il ne savait comment. Il allait la laisser sans réponse quand il se souvint de Riku. Le blond n'était pas du genre à faire le messager, mais une pensée pour ce petit garçon qui l'avait aidé, sans le savoir, à surmonter son traumatisme lui donna envie de le récompenser. Il appuya sur le bouton envoyé. La seconde d'après, il regrettait déjà son geste. Un bruit insupportable et continu l'obligea à mettre le silencieux sur son smartphone. Il savait très bien qu'il allait se maudire d'avoir fait cela quand il vit l'avalanche de message de son ancienne camarade de classe. Mais au milieu de cette violente tempête, un message noyé parmi tant d'autre lui fit plus que plaisir dans la soirée: celle de Midoriya Izuku. Il réussit à l'attraper avant qu'il ne disparaisse de la première page de sa messagerie et le héros ne put s'empêcher de sourire à la lecture du texto, pourtant si court et simple. C'était quasi automatiquement qu'il l'invita à boire un verre avec lui. Le vert accepta et ils se donnèrent rendez-vous chez le blond.
Habituellement, les deux hommes se rejoignaient devant leur bar préféré, mais la journée ayant été très mouvementée, il y avait énormément de choses à raconter et un lieu public ne correspondait guère. Impatient, Katsuki avait préféré la tranquillité et l'intimité de son cher soi. Izuku qui venait de quitter son bureau avait été tout de suite enchanté par cette idée. Loin du cadre professionnel habituel un peu lourd ou d'une simple beuverie dans un bar bruyant, ils accédaient en quelque sorte au niveau supérieur dans leur relation amicale redémarrée. Se faire ainsi inviter par le blond rappelait au vert leurs anciennes soirées pyjamas. Certes, ils n'avaient plus quatre ans mais la joie était au rendez-vous. En chemin, le psy vit une enseigne lumineuse et décida de faire un petit détour au conbini pour prendre de quoi approvisionner leur soirée.
Aux alentour de vingt et une heure, Deku arriva enfin devant la porte du blond et sonna, un peu nerveux. Celui-ci lui ouvrit en râlant, cachant extrêmement bien sa réjouissance. Comme d'habitude.
- C'est pas trop tôt, Deku!
- Désolé Kacchan! Il y a eu la queue au conbini.
- Dépêches-toi d'entrer. J'ai la dalle!
Midoriya entra dans l'antre du héros explosif et se déchaussa. Il pénétra ensuite dans le salon où il déposa ses courses. Bakugou prit le relais et rangea les bières dans le frigo, histoire de les garder au frais, laissant deux canettes sur la table du salon. Le dîner se passa agréablement autour d'un katsudon préparer avec soin par le propriétaire des lieux qui avait toujours été un as de la cuisine, contrairement à son invité.
- T'aime toujours ça hein, le katsudon.
- Hm! C'est mon plat préféré! Ah… Ca doit être le meilleur que j'ai jamais mangé! Je pourrais en manger tous les jours!
Durant le repas, Ground Zero conta fièrement sa journée héroïque malgré le fait que le vert soit déjà au courant de tout. Pour compléter le compte-rendu, il devait rajouter à son récit son ressenti, passant de la ronde journalière à l'incident, de son sang froid trouvé face à la peur envahissante et du sauvetage in extremis de Riku. Les émotions étaient présentes. La joie, la peur, la fierté… Ce qu'il avait vécu ces derniers mois l'avaient grandement fait murir, aussi bien sur le plan professionnel que personnel. Il avait fait un pas de plus vers son rêve.
Sans doute grâce à l'alcool, les langues se délièrent du fur et à mesure qu'avançait la soirée et Deku entendit quelque chose d'invraisemblable. Il n'aurait jamais cru l'entendre ce mot sortir un jour de la bouche de son ami. Surement était-il trop ivre pour avoir de telles hallucinations auditives.
- …ci…
- Hein?
- … Merci! Cria presque le blond.
- Que- Quoi? Pourquoi?
Izuku scruta le visage rouge de Katsuki qui ne savait plus où se mettre, vidant sa canette de bière d'une traite. Ce côté adorable teinté de gêne fut rapidement effacé par l'air colérique habituel du blond. Ce fut court mais plaisant. Heureusement, il avait appris à sauvegarder ces rares images dans son cœur aussi vite que son ombre.
- Quand je pense que t'es qu'un putain d'nerd…
- Eh! Protesta Deku plus pour la forme qu'autre chose. C'est quoi le rapport?
- … J'étais paralysé…quand j'ai vu le gamin sur son balcon… Mais grâce à ta voix et à ta pseudo thérapie…j'ai pu agir et le sauver. Alors… Merci…
- Kacchan… dit le vert, ému.
- Alors profites-en car c'est la dernière fois que j'te dirai un truc pareil!
Se laissant porter par l'ambiance festive qui s'était instaurée, les deux amis d'enfance qui approchaient la trentaine trinquèrent, assis par terre près de la table basse. Ils vidèrent une à une les canettes de bière, dégustant de temps à autre quelques apéritifs en accompagnement. A croire que l'alcool pouvait changer une personne, le Bakugou colérique semblait aussi doux qu'un agneau ce soir là. Avec un pique d'agressivité, mais tellement adorable. C'était là quelque chose qu'il fallait absolument imprimer dans sa mémoire.
L'heure tournait et les facultés cognitives n'étaient plus aussi fonctionnelles qu'en début de soirée. Leur corps était en surchauffe. La douce saison y était peut-être pour quelque chose. Le visage bien rougi, les dernières gouttes de lucidité menaçait de s'évaporer à tout moment.
- Deku…
- Hm?
Le surnommé Deku avait aussi quelques verres en trop dans le sang. Ses joues avaient pris une jolie teinte, cherchant à rivaliser avec celle de son ami presque affalé sur la table basse. C'était à peine s'il parvenait à se maintenir éveillé. Il se sentait sombrer petit à petit quand sa conscience fut retenue.
- Pourquoi…?
- … De quoi?
- Pourquoi… pourquoi tu m'as aidé? Alors que j'ai été aussi cruel avec toi…toutes ces années?
Le vert se redressa du mieux qu'il pouvait, l'alcool dans le sang semblant se dissiper progressivement. Il observa son camarade de beuverie qui le regardait sérieusement. Aussi sérieusement que quelqu'un imbibé d'alcool. Il se demanda vaguement combien de verre ils avaient bu. Retournant son attention vers le blond, il pouvait lire de l'incompréhension dans son regard, mélangé à une pointe de regret. Le psy s'approcha de son patient à quatre pattes et le prit dans ses bras pour y transmettre sa chaleur. Décidément, les langues se déliaient trop facilement ce soir.
- Je te mentirais si je te disais que c'est uniquement parce que je suis ton psy… et que l'idée d'une petite vengeance ne m'avait pas traversé l'esprit…
Le héros n'osa pas rendre l'étreinte, comme si le fait de toucher ce corps allait le brûler, s'envoler et le laisser seul dans son appartement rempli de cadavres de canettes de bière. Seul avec ses cauchemars qu'il avait pourtant appris à maitriser avec le temps.
- Kacchan… Je t'ai toujours admiré… du jour de notre rencontre jusqu'à notre séparation… à la fin du collège… Je n'ai jamais réussi à couper notre lien. Je ne savais pas pourquoi. Alors que tu semblais tant me détester. J'étais sans doute trop jeune pour m'en rendre compte mais… maintenant qu'on a chacun prit du recul… Je peux te dire que je… enfin…
L'ancienne victime se détacha légèrement de son ancien bourreau. Il lui adressa le plus beau de ses sourires accompagné de petites perles aux coins des yeux.
- Je t'aime Kacchan. Je t'ai toujours aimé.
Le bras de Kacchan se leva doucement, voulant certainement vérifier qu'il ne rêvait ou n'hallucinait pas avec tout cet alcool dans le sang. Il toucha du doigt le visage de celui qui venait de se déclarer à lui puis lui caressa la joue. Deku pencha légèrement sa tête afin de mieux sentir le contact si doux, si chaud. Dire qu'habituellement, Kacchan était bien plus brusque, bien plus agressif. Leurs visages se rapprochèrent dangereusement, leurs lèvres se frôlaient. Avec leurs yeux, ils se contemplèrent. Ils sentaient le souffle chaud de l'autre caresser leur peau.
- Kacchan…
- La ferme, Deku.
Sa voix résonnait de manière bien plus affectueuse que d'ordinaire malgré son tic de langage peu raffiné. Le blond franchit les derniers centimètres, attiré comme un aimant, et posa ses lèvres sur celle du vert. Ils restèrent quelques secondes sur ce chaste baiser avant de se séparer, se regardant dans les yeux encore légèrement embués par leurs boissons. Mais ce simple contact ne suffisait pas. Il leur en fallait plus. Un déclic s'enclencha dans leurs esprits et Katsuki bascula Izuku par terre, l'embrassant à pleine bouche. D'un coup, la douceur présente une seconde auparavant laissa place à une bête affamée. Le dos plaqué sur le tapis, Midoriya s'accrocha plus fermement à son ami d'enfance, répondant avec ardeur à cette passion qui papillonnait au creux de son ventre.
Des mains se perdirent sous les différentes couches de vêtements. Certains disparurent en cours de route. Des bruits de succions et des gémissements résonnèrent dans l'appartement. Le propriétaire des lieux explora la gorge de son invité, laissant des traces rouges sur son passage, marquant son territoire. La chemise déboutonnée, limite arrachée, lui permit d'accéder assez facilement aux protubérances pointées et durcit par le doux traitement tortueux offert par des coups de langue bien placés. Ses dents offraient également quelques surprises à cette palette de sensation. Le blond prit un certain plaisir à varier l'intensité de sa parade amoureuse sur ces deux bouts de chairs malmenés en les touchant du doigt, les léchant, les mordillant, les pinçant, s'appliquant à poursuivre avec ardeur son supplice à l'entente des soupirs de bien-être de son martyr.
- Ka-Kacchan…
Leurs parties inférieures s'éveillèrent et se frottèrent l'une contre l'autre à travers les fins tissus de leurs sous-vêtements, faisant grogner Katsuki. La main du blond descendit et toucha la bosse déjà légèrement humide. Il fit des mouvements lents de bas et en haut, plus ou moins appuyés. Il sentait la pulsation de plaisir sous ses doigts.
- Je t'ai à peine touché et t'es déjà dans cet état là.
Perdu dans une douce délectation de sensations enchanteresses, Izuku entrouvrit difficilement les yeux, embrumés par la luxure. Il dirigea sa main vers le gonflement plus que visible de son partenaire. Il n'était pas juste que celui-ci soit le seul à profiter de ce petit moment d'intimité.
- Toi aussi t'es déjà comme ça… et je n'ai eu qu'à t'embrasser.
Les derniers remparts qui les séparaient de la nudité la plus complète furent rapidement écartés. La sensation de leurs deux membres fièrement dressés et pressés l'une contre l'autre était tout à fait exquise. Ils n'auraient jamais imaginé en arriver là un jour. Avec chacun une main, ils s'empoignaient mutuellement leur virilité et les frictionnèrent l'une contre l'autre. Leurs souffles étaient courts. Leurs mouvements avaient été tantôt impatient, tantôt joueur, tantôt taquin, tantôt maladroit, tantôt doux, tantôt violent. Ils s'exploraient sur ce petit morceau de territoire. A mesure que le temps passait, ils perdirent le contrôle de leurs mains qui bougeaient de plus en plus frénétiquement. Leur souffle ne firent plus qu'un. Bientôt, la délivrance pointa le bout de son nez et ils jouirent l'un sur l'autre, dans le petit espace entre leur deux corps. Essoufflés par l'effort, ils s'autorisèrent un chaste baiser chargé d'émotion pure et innocente.
Ils venaient à peine de se découvrir. Ils avaient encore tout le temps devant eux pour reprendre cette aventure. Du moins, c'était ce que croyait Bakugou jusqu'à ce que les bras autour de son cou raffermissent leurs prises, approfondissant le baiser, tel un gourmet. Pas que cela ne le dérangeait mais quelque chose manquait malheureusement à son éducation. Ce fut tant bien que mal que le blond décolla ses lèvres de celles de la source de tentation.
- Oï… Deku, tu…
- J'ai envie de toi Kacchan… en moi… très envie…
Le héros n'était absolument pas contre, bien au contraire. Ce n'était pas ce petit prélude qui allait calmer son appétit à peine entamé. Il n'en était qu'à l'entrée après tout. Et il restait tout un plat et un dessert à consommer. Mais il savait que s'il laisser son instinct prendre le dessus, il ne ferait que blesser Izuku. Sa fierté l'empêchait de se reposer sur l'expérience du psy et d'en découvrir son étendu. Il avait plus ou moins une idée sur la question mais hors de question de vérifier à quel point elle était véridique. Il risquait même de casser l'ambiance si confortable entre eux par simple jalousie. Il ne s'était jamais senti aussi bien. Il voulait que ce moment ne reste qu'à eux. Si seulement il avait admit ce qu'il ressentait avant, sans avoir quelques grammes d'alcool dans le sang, il aurait effectué des recherches préalables. Il se maudissait vraiment.
Voyant la mine tourmentée de son amoureux, Deku éclata de rire, ce qui fit exploser Kacchan qui sentait la moquerie le viser. Ses pensées n'étaient quand même pas si transparente, si?
- Qu'est-ce t'as à rire, Deku?
- Je te montre?
- Hein?
Écartant leur corps, le vert partie en cuisine pour revenir avec une bouteille d'huile sous le regard incrédule du blond. L'expérimenté ouvrit le récipient.
- Si j'avais su qu'on en arriverait là, j'aurai amené ma lotion, mais ça, ça nous dépannera pour ce soir.
Un baiser volé plus tard, Izuku coucha Katsuki sur le dos et se positionna à quatre pattes au dessus de lui. Tête et entrejambe se faisaient face des deux côtés, de manière assez embarrassante. Mais pour une leçon particulière, il fallait bien y mettre du sien. Deku versa une bonne dose d'huile sur sa main droite et la fit disparaitre derrière son dos, regardant son spectateur la tête à l'envers par l'espace entre leur deux corps, droit dans les yeux, une once de gêne dans le regard.
- Regarde bien Kacchan… Il faut faire comme ça…
Le vert s'inséra un doigt et fit quelques mouvements pour s'y habituer. Il élargit doucement son entrée, de manière bien visible pour le blond qui ne pouvait détourner son attention des bruits causés par les mouvements de va et vient dans cet orifice juste au dessus de ses yeux. Rapidement, le nombre de doigts augmenta et l'enseignant nocturne gémit de plus en plus fort. Son souffle de plus en plus rapide termina sa course sur l'alléchante verge qui se réveillait près de son visage, jusqu'à durcir sous ses yeux émerveillés. N'y tenant plus, la langue chaude et humide de Deku se posa sur le mont dressé de Kacchan et entreprit de s'en occuper soigneusement avec tout son savoir faire.
Du point de vue de Katsuki, ses mains le démangèrent. Il voyait l'entrée pour pénétrer à l'intérieur de Izuku s'élargir sous ses yeux, prêt à l'accueillir d'un moment à l'autre. Quand à l'organe pendant sous son nez, elle se gorgea de sang et durcit. Il était impatient de pouvoir s'insérer dans l'être représentant la luxure actuellement devant lui. Il avait envie d'y participer. Très envie. Une de ses mains s'actionna et se positionna sur la verge qui pointait vers lui. Il entreprit de s'en occuper en attendant le plat de résistance, observant minutieusement les réactions de son professeur du jour, devinant ses expressions érotiques. Quand à l'autre main, elle vint en renfort pour préparer son futur passage. Il avait vraiment envie d'y gouter. Peut-être commencer par un coup de langue ou deux…
- Ah…! Si tu fais ça… Kacchan… Ahah… Je vais pas tenir…
Tremblant de désir et d'impatience, Deku retira ses doigts huileux de lui. Il se releva légèrement pour changer de position et se plaça correctement au dessus de la tour érigée qui l'attendait. Il était prêt à amorcer la descente.
- Deku, tu…
- Laisse-moi faire… Kacchan… Depuis le temps… que j'en rêvais…
Aussitôt ces mots prononcés, le passif plutôt actif s'empala, laissant échapper un râle de plaisir. Il se laissa glisser tout le long, jusqu'à atteindre un recoin assez profond en lui. Il gouta à cette nouvelle sensation avec gourmandise. Son sourire béat ne quitta plus son visage. Il se sentait tellement empli par la présence imposante de son patient. Mais cela était insuffisant. Il en voulait plus. Il désirait plus. Il obtiendrait plus. Il commença par de petits mouvements de va et vient illustrés par de petits sauts avant que cela ne devienne incontrôlable.
Voir l'objet de sa convoitise s'agiter dans un plaisir solitaire au dessus de lui renforça son désir. De part son caractère belliqueux, il n'était pas fait pour rester inactif devant un tel spectacle effectué sans lui. Il décida alors d'accompagner son danseur avec des mouvements de hanches synchronisés.
- Att- Pas si vite! Je vais-
Ce n'était pas quelque mot qui allait lui faire perdre le rythme. Loin de là. Cela ne faisait que l'encourager. C'était de loin la soirée la plus mémorable que le blond avait vécu et il comptait bien en profiter. Prêtant une oreille plus attentive aux gémissements aguicheurs qu'aux mots dénués de sens, Katsuki inversa leur position d'un coup de rein pour dominer la situation. Il bougea de manière plus bestiale, laissant son instinct faire le travail. Il sentait sa tête se vider. Il explora du mieux qu'il put l'intérieur de ce corps brûlant dégoulinant d'érotisme, recherchant l'endroit le plus sensible qui augmenterait le plaisir de son amant sous lui. Comment Deku pouvait-il à ce point envahir ses pensées? Plus rien n'avait d'importance que ce corps qui se cambrait sous chacun de ses coups, allant et venant au gré de ses pulsions.
Les deux hommes sentirent la délivrance survenir à nouveau. Des baisers passionnés furent échangés. Le rythme plus saccadé de leur respiration s'accrut au fur et à mesure que la fin approchait. Encore quelques coups, quelques secondes. La connexion entre leur deux corps allait se rompre d'un moment à un autre. Un cri synchronisé retentit lorsque l'orgasme fut atteint. La semence blanchâtre se déversa sur leur corps recouvert de fluides et de sueurs.
Le reste de la nuit fut dédié aux ébats dont Bakugou Katsuki engrangeait beaucoup d'expérience sur les différents moyens de faire grimper son Midoriya Izuku au septième ciel.
Quelques heures plus tard, le soleil avait déjà dépassé son point culminant et poursuivait sa course vers la lune ronde. Le héros émergea doucement de son sommeil. Ses yeux papillonnèrent tout en maudissant les rideaux beaucoup trop fins. Il voulut s'asseoir pour s'étirer un bon coup quand quelque chose de plutôt lourd lui bloqua tout mouvement. Son bras avait vraisemblablement été réquisitionné pour faire office d'oreiller au psychologue encore plongé dans le pays des rêves. Avec sa main libre, il balaya d'un geste les quelques mèches vertes qui masquaient le visage de l'homme qui avait partagé sa couche la nuit dernière. Il admira cette petite frimousse appartenant à l'homme qu'il aimait.
Ah.
Il se l'était enfin avoué. Il l'avait enfin accepté. Bien que ses souvenirs furent légèrement troublés, il savait ce qu'ils avaient fait la nuit dernière et ne le regrettait pas. Jamais.
- Bonjour, Kacchan.
Sursautant légèrement, Kacchan vit deux yeux grands vert qui le fixaient avec douceur. Il sentait la température monté de quelques degrés à la vision de cet ange enveloppé dans ses bras.
- B-Bonjour.
Bon sang! Pourquoi rougissait-il? Il était une adolescente ou quoi? Et pourquoi bafouillait-il? Ce n'était pas comme s'il avait vécu sa première expérience. Quoiqu'avec un homme, c'était bien sa première fois, et surtout, c'était avec Deku. Mais ils avaient fait tellement de chose cette nuit qu'il n'aurait pas du ressentir de gêne à cet instant. Enfin, lui exprimer son amour de manière plus ou moins rude et sauvage et avoir une discussion sur l'oreiller, c'était deux choses différentes. Katsuki revint à lui quand il entendit celui qui avait partagé son lit avec lui rire. Encore. Immédiatement, il démarra au quart de tour.
- Pourquoi tu ris, Deku? Encore!
- Tu es vraiment mignon, Kacchan. Je t'aime!
- Que-! Tu-! Qui est mignon? Tu oses me dire ça alors qu'il y a quelques heures encore, tu gémissais à t'en briser les cordes vocales en me grimpant dessus!
Cette fois, ce fut au tour d'Izuku de rougir comme une pivoine. Il n'aurait jamais pensé avoir l'audace de faire tout ce qu'il avait osé faire la veille. Et de surcroit avec son cher Kacchan.
- Je-je suis pas comme ça d'habitude… Mais…mais parce que c'était Kacchan… je…
Le blond tiqua au mot habitude. Cela sous-entendait pas mal de chose. Et il n'aimait pas cela. Il était vrai que son ami d'enfance n'en était pas à sa première nuit, il en avait eu la preuve sous les yeux. De plus, en se rappelant de ce qu'il avait vu quelque mois plus tôt, le vert ne s'était pas contenté que de relations sérieuses dans sa vie sexuelle et sentimentale. Il grinça des dents, irrité à cette pensée.
Sentant que l'atmosphère n'était soudainement plus aussi euphorique, Izuku leva la tête pour voir la tête contrariée de son amant. Pourquoi? Avait-il dit quelque chose de mal?
- Kacchan?
- Je t'interdis… murmura Kacchan.
La suite ne parvint pas jusqu'à ses oreilles. Deku se redressa et se rapprocha de son amant.
- Quoi? J'ai pas bien entendu.
- Je t'interdis d'aller voir ailleurs, dit-il plus fermement et fortement. T'es à moi. Si un autre gigolo t'approche et que tu oses ne serait-ce que te rincer l'œil, je t'explose! Cette putain d'merde avec!
Se rendant compte de ce que cela impliquait et du sens caché de cette phrase, Deku rougit et acquiesça doucement, se rapprochant du corps de son partenaire, heureux. Il passa ses bras autour du torse offert à ses yeux et enfoui son visage dans la nuque de l'homme qu'il aimait.
- Je t'aime, Kacchan!
- Hn… Je ne te déteste pas…
Le héros resserra sa prise sur le corps qui épousait parfaitement le sien. Il ne put s'empêcher d'y laisser une caresse. Il venait tout juste de se rendre compte de se sentiments alors il ne se sentait pas encore prêt à prononcer cette phrase qui semblait si facile à son ami d'enfance. D'ailleurs, celui-ci semblait se contenter de cette version pour le moment vu les petits baisers qu'il laissait dans son cou. Mais un jour, il réussirait à lui exprimer ses sentiments, de vive voix. Et il savait, au fond de lui, que Deku l'attendrait.
Mais en attendant, il devait donner une leçon au vert pour lui apprendre à rester à sa place. Il n'était pas quelqu'un que l'on pouvait taquiner sans en subir les conséquences. Il s'en léchait déjà les babines.
Alors? Comment l'avez-vous trouvé? Lâchez les reviews! A la semaine prochaine!
Et oui! Il y a une suite! J'espère que vous serez nombreux à revenir lire la suite ^^
